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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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THE MAN WITH BOGART'S FACE (1980)

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Manu  le 13/09/2019 à 07:22
Réalisé par Robert Day
Avec Robert Sacchi, Michelle Phillips, Franco Nero, Herbert Lom, Olivia Hussey.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1980
Titre français : Détective comme Bogart

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The Man with Bogart’s face est la dix-septième et ultime réalisation pour le grand écran de Robert Day, ancien opérateur d’Alberto Cavalcanti, Edmond T. Greville et Guy Hamilton. Le film est écrit et produit par Andrew J. Fenady d’après son propre roman. Notons ici que l’italien Franco Nero et l’autrichienne Sybil Danning se retrouveront la même année sur le Giorno del Cobra d’Enzo G. Castellari.

La parodie de film noir aura presque constitué un mini-genre en soi pendant une petite dizaine d’années à Hollywood, avec peut-être comme apothéose l’incontournable Dead men don’t wear plaid de Carl Reiner. Quelque peu oublié aujourd’hui au sein de ce mini-cycle, tout comme le Peeper de Peter Hyams du même tonneau, The Man with Bogart’s ne mérite pourtant pas plus que ce dernier sa mise au placard post-génération VHS.

On pourra certes lui reprocher sa mise en scène très télévisuelle, en tout cas beaucoup moins élaborée que celles de Hyams ou Reiner, mais même cette réserve contribue quelque part au charme de cette œuvrette possédant un p’tit cachet série B que ses 2 consœurs ne possèdent certainement pas.

Moins contestables comme atouts sont les qualités d’écriture et d’interprétation du titre, proposant un spectacle définitivement ironique mais néanmoins respectueux de ses modèles, naviguant assez habilement entre premier et second degré en s’assurant la complicité d’acteurs en mode cabotinage pour le meilleur.

Bref, sans génie aucun mais un généreux dessert définitivement rétro, à l’âme cinéphilique qui ne pourra qu’enchanter les fins connaisseurs de bandes noires fifties de seconde zone.

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3.8
2.9
2.5
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3.6
3.6
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3.5
3.6
0.8
3.2
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CORRIDORS OF BLOOD (1958)

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Manu  le 12/09/2019 à 05:29
Réalisé par Robert Day
Avec Boris Karloff, Detta St. John, Christopher Lee, Finlay Currie, Adrienne Corri.
Film anglais, américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 26min.
Année de production : 1958

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Corridors of blood est le quatrième long métrage cinématographique de l’ancien opérateur anglais Robert Day. Le film marque la seconde et dernière collaboration de ce dernier avec l’acteur Boris Karloff. Notons par ailleurs que Karloff et Christopher Lee se retrouveront une seconde fois l’affiche, 10 ans plus tard, sur le Curse of the Crimson Altar de Vernon Sewell. Bien que semble-t-il sorti 2 ans après dans les salles obscures anglaises, ce petit film historico-horrifique annonce, avec 2 ans d’avance, le supérieur The Flesh and the fiends de John Gilling. Les à-côté de la science médicale « moderne » y sont le théâtre de séquences d’épouvante flirtant avec le Grand-Guignol sous le parrainage d’un Boris Karloff toujours aussi imposant (quelque peu raide, diront ses détracteurs). Beau sujet et interprétation de qualité, baignant dans une chouette ambiance de studio / esthétique anti-glamour propre à ces modestes mais soignées séries B anglaises de la période, hors Hammer Films. Dommage pourtant que le résultat ne parvienne pas à convaincre autant qu’il le devrait, la faute à un script et une réalisation bien plus sages que celles de The Flesh and the fiends. Dit autrement, cela manque de sel au niveau des personnages comme de nerfs dans la réalisation. Bref, intéressant de par son histoire, plutôt joli à regarder mais un mou et conventionnel.

SKIN TRADE (2014)

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Manu  le 10/09/2019 à 18:47
Réalisé par Ekachai Uekrongtham
Avec Dolph Lundgren, Tony Jaa, Michael Jai White, Ron Perlman, Peter Weller.
Film thaïlandais, canadien, américain
Genre : Action
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2014

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Cinquième long métrage cinématographique du singaporienEkachai Uekrongtham, Skin trade se situe dans la filmographie de Dolph Lundgren entre le blockbuster The Expendables 3 de Patrick Hughes et la série B guerrière War pigs de Ryan Little. Coécrite par Lundgren, cette production américano-canado-thaïlandaise marque notamment la troisième réunion à l’écran de la star suédoise et l’acteur d’origine japonaise Cary-Hiroyuki Tagawa après Showdown in Little Tokyo en 1991 et Bridge of dragons en 1999. Série B un peu plus luxueuse que d’habitude pour Dolph Lundgren, ayant même connue une sortie en salles sur certains territoires, Skin trade n’est sans doute pas tout à fait à la hauteur de sa prometteuse réunions de castagneurs et gueules aujourd’hui has been du cinéma d’action des décennies précédentes. On eut notamment apprécié une écriture plus fouillée que celle proposée par ce récit de seconde main peuplé de vilains manichéens. Maintenant, passée la relative déception causée par le manque d’approfondissement / ambition d’un script écartelé entre discours sérieux et baston spectaculaire, cela reste un « Lundgren flick » des plus fréquentables, mené tambour battant sans jamais oublier d’étaler ses dollars à l’écran. Bref, autant dire que le contrat de base est plus que rempli et que, pour qui suit de près la carrière de son acteur principal, l’impression dominante reste celle de tenir là l’un de ses récents travaux les plus honorables, voire même un peu plus.

12 JOURS (2017)

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Manu  le 08/09/2019 à 11:38
Réalisé par Raymond Depardon
Film français
Genre : Documentaire
Durée : 1h 27min.
Année de production : 2017

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Après s’être longuement penché sur l’univers hospitalier et le monde judiciaire, Raymond Depardon croise en quelque sorte les 2 à travers ce nouveau documentaire coup de poing, dévoilant l’incapacité du second à répondre aux besoins et questionnements du premier. Dispositif sobre et millimétré, faisant pour la première fois dans son œuvre intervenir une partition musicale originale, comme l’on pouvait s’y attendre très intelligemment et parcimonieusement employée, pour un résultat émotionnellement terrassant, captivant d’un bout à l’autre, balayant en authenticité et humanité d’un revers d’image n’importe quelle fiction, faisant parfois surgir un humour salvateur des situations les plus tragiques. Formidable réflexion sur la folie et l’impossibilité des hommes à y répondre, 12 jours est un grand film d’utilité publique, un de plus dans la filmo de carrière de Depardon.

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Manu  le 07/09/2019 à 08:17
Réalisé par James Orr
Avec Jennifer Beals, Rick Roberts, R.D. Reid, Jordan Prentice, Sam Malkin.
Téléfilm canadien
Genre : Comédie fantastique
Durée : 1h 28min.
Année de production : 2010
Titre français : L'avant-veille de Noël

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The Night before the night before Christmas est le septième long métrage de fiction signé par le scénariste et réalisateur canadien James Orr. Cette production télé, coécrite par Orr et James Cruickshank, son partenaire d’écriture depuis leurs débuts, sur le Tough guys de Jeff Kanew, marque la seconde incursion du duo dans le registre de la « comédie de Noël » après Christmas in Wonderland, signé 3 ans plus tôt. Auteur de comédies consensuelles s’il en est, très ancrée dans ce conformisme moralisateur propres aux années 80 de ses débuts, James Orr n’était certainement pas le candidat idéal susceptible de bousculer les codes du film de fêtes de fin d’année. On ne s’étonnera donc pas du caractère totalement inoffensif de ce conte de Noël célébrant les habituelles valeurs familiales et principes de générosité. Tout comme l’on regrettera aussi sûrement la panne sèche d’idées neuves ou l’absence de magie d’un récit pourtant censé baigner dans le merveilleux et la fantaisie. Reste une interprétation de bon niveau, tirée vers le haut par la charmante Jennifer Beals. Mais bon, ce n’est clairement pas avec un petit produit télévisuel Hallmark sans saveur de ce type que James Orr va retrouver le chemin des grands studios, côtoyés dans les années 80-90.

HAIL, CAESAR! (2016)

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Manu  le 06/09/2019 à 16:24
Réalisé par Ethan Coen, Joel Coen
Avec Josh Brolin, George Clooney, Alden Ehrenreich, Ralph Fiennes, Jonah Hill.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2016
Titre français : Ave, César !

Critique cinema   Critique film de Manu

Dix-septième long métrage cinématographique des frères Coen, Hail, Caesar! permets à ces derniers d’investir à nouveau le registre de la pure comédie, 8 ans après Burn after reading. L’occasion également pour eux de revenir au monde du cinéma de l’âge d’or d’Hollywood, déjà exploré à travers leur quatrième film, Barton Fink. Enfin, le film marque la quatrième collaboration en 16 ans des Coen avec l’acteur George Clooney. Unanimement considéré comme un titre mineur au sein de la brillante filmographie de ses 2 auteurs, voilà un film qui n’en demeure pas moins d’une exceptionnelle qualité. Soit un concentré d’humour et d’intelligence travaillant son cadre et son sujet aux petits oignons tout en offrant de formidables occasions de briller à son défilé de talentueux interprètes. Aussi, le seul reproche que l’on pourrait éventuellement faire à ce Hail, Caesar! serait que celui-ci est tellement bon, tellement riche qu’il ne peut qu’inévitablement nous laisser légèrement sur notre faim au bout de ses bouillonnantes 106 minutes paraissant n’en durer qu’à peine la moitié. Bref, Hail, Caesar! c’est presque trop de bonheur cinématographique, au point donc d’en devenir frustrant. Autant dire que des films mineurs comme celui-ci, on aimerait en croiser plus souvent !

HOME BY SPRING (TV) (2018)

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Manu  le 06/09/2019 à 08:54
Réalisé par Dwight H. Little
Avec Poppy Drayton, Steven R. McQueen, Mary-Margaret Humes, Kix Brooks, William Shockley.
Film américain
Genre : Romance
Durée : 1h 23min.
Année de production : 2018
Titre français : Deux jours pour une demande en mariage

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Productions ciné et télé incluses, Home by spring est le quinzième long métrage signé par Dwight H. Little. Cette production télévisuelle Hallmark partiellement filmée en Louisiane est écrite par le scénariste spécialisé dans le divertissement romantico-familial Eric Brooks. Dwight H. Little confirme ici, pour qui en doutait encore, sa réputation d’homme à (vraiment) tout faire. Le voilà en effet aux commandes de cette comédie romantique couleur vieux sud, rassemblant quelques évadés de séries télé et chanteurs country de seconde zone. Un programme comme nous en sert une bonne trentaine chaque année la chaîne Hallmark, tenant de la bluette sentimentale à l’écriture sans vie et l’esthétique proche de la publicité pour déodorant d’intérieur. Difficile donc de demeurer concentré face au manque intégral d’enjeu de cette affaire amoureuse à l’issue évidente. Après, reconnaissons que le métier de Dwight H. Little, tout comme le professionnalisme de comédiens et techniciens certainement rôdés à ce type d’exercices pondus à la chaîne, rendent au final l’ensemble relativement supportable. Mais, en l’absence de personnages vivants comme d’une intrigue ayant quelque chose d’intéressant à raconter, l’affaire n’en demeure pas moins condamnée d’emblée à la lourde peine d’inutilité artistique.

STUCK IN LOVE. (2012)

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Manu  le 05/09/2019 à 20:26
Réalisé par Josh Boone
Avec Greg Kinnear, Jennifer Connelly, Lily Collins, Nat Wolff, Kristen Bell.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2012

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Stuck in love. est la première réalisation du scénariste et producteur Josh Boone. Cette production indépendante marque les retrouvailles à l’écran de Greg Kinnear et Jennifer Connelly tout juste 1 an après la comédie satirique Salvation Boulevard de Gregory Ratliff. Pour son galop d’essai, le futur réalisateur de The Fault in our stars réunit un distribution assurément chic et pro. Soit 2 qualificatifs faisant parfaitement écho à la teneur globale de son œuvre, glam, efficace mais ultra calculée. Difficile en effet de vraiment partager les tourments de cette galerie de personnages superficiellement brossés. Certes Greg Kinnear est ici idéalement « casté » et Jennifer Connelly, actrice visiblement imperméable au vieillissement, apporte avec elle sa classe naturelle, gage d’implication minimum chez le spectateur. Mais difficile tout de même de ne pas se montrer réservé face à ce script gentiment tire-larmes, encombré de références pop-culturelles racolant méchamment son audience dans sa tentative appuyée de s’assurer une cool attitude. Bref, un mélo romantique mignon mais téléphoné.

SEEMS LIKE OLD TIMES (1980)

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Manu  le 05/09/2019 à 11:42
Réalisé par Jay Sandrich
Avec Goldie Hawn, Chevy Chase, Charles Grodin, Robert Guillaume, George Grizzard.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1980
Titre français : Comme au bon vieux temps

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Seems like old times est le premier et seul long métrage cinématographique du réalisateur de télévision, vétéran de sa formule sitcom comique, Jay Sandrich. Ce script original de Neil Simon se situe dans l’œuvre sur grand écran du célèbre scénariste / dramaturge new yorkais entre 2 autres transpositions de ses pièces produites sous la supervision de Richard M. Rothstein, le Chapter two de Robert Moore et l’Only when I laugh de Glenn Jordan. Du plutôt prometteur au générique de ce Seems like old times, marqué par la réunion de 3 des plus talentueuses vedettes comiques de leur époque, évoluant dans des registres assez différents, exerçant leur art sur un texte signé du pro de la comédie introspective Neil Simon. Et pourtant le résultat se révèle une comédie poussive au possible, tombant complètement à plat les trois quarts du temps. La faute en incombe sans doute beaucoup à la réalisation de Jay Sandrich. Figée, sitcomesque, théâtrale dans ce que ce qualificatif possède de plus navrant, celle-ci manque terriblement de vie comme de rythme et oublie au passage de cadrer ses comédies, entre un Charles Grodin transparent, une Goldi Hawn épuisante de surjeu et un Chevy Chase un peu perdu, à côté de son rôle la plupart du temps. Bref, un flagrant ratage dont on ne s’étonne pas, à sa découverte, qu’il soit tombé dans un relatif oubli au sein des carrières de ses prestigieux intervenants.

DEEP POWDER (2013)

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Manu  le 01/09/2019 à 19:16
Réalisé par Mo Ogrodnik
Avec Haley Bennett, John Magaro, Shiloh Fernandez, Logan Miller, Colby Minifie.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2013

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Deep powder est le second long métrage cinématographique de Mo Ogrodnik, 17 ans après le drame romantique Ripe, interprété par Monica Keena. Le film se situe dans la carrière d’Haley Bennett entre le téléfilm Outlaw country d’Adam Arkin et Michael Dinner et la production indépendante After the fall de Saar Klein. Mélange de drame adolescent, de romance et suspense, Deep powder présente sur le papier un programme intéressant, soutenu de surcroit par une distribution séduisante. Ne restait donc plus qu’à espérer que tout cela suive l’exécution. Et là, malheureusement, les choses prennent rapidement une tournure relativement décevante, avec un traitement s’avérant bien trop classique, que ce soit du côté de l’écriture ou de la réalisation. Point désagréable à suivre mais fadassou, superficiel, inoffensif, Deep powder ne dépasse pas le stade du petit indie propret et sans surprise, aux antipodes du drame passionnel fiévreux qu'il aurait pu être. Un film dans lequel les drames que vivent ses personnages ne nous interpellent finalement jamais comme ils le devraient. Et la qualité de la distribution n’y change rien… Bref, correctement et honnêtement fait, mais sans saveur et sans grand intérêt.

THE PICKLE (1993)

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Manu  le 25/08/2019 à 10:45
Réalisé par Paul Mazursky
Avec Danny Aiello, Dyan Cannon, Clotilde Courau, Shelley Winters, Jerry Stiller.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1992

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The Pickle est la quatorzième et avant-dernière réalisation cinématographique de Paul Mazursky. Le film est écrit et produit par Mazursky. Il marque les retrouvailles du cinéaste avec l’actrice Dyan Cannon, 14 ans après Bob & Carol & Ted & Alice, son premier long métrage, ainsi que sa troisième et ultime collaboration avec Shelley Winters. Etude satirique du milieu hollywoodien des années 80-90 parsemée de notations que l’on imagine sans mal autobiographiques, The Pickle se présentait sur le papier comme une affaire diablement alléchante, aussi séduisante dans ses intentions que son éclectique et brillante distribution. Extrêmement rageant par conséquent de voir le ratage que constitue le produit fini, démoli par la critique en son temps et boudé par le public. Il n’y a pourtant pas que du mauvais dans ce Pickle, à commencer par tout ce qui touche à l’environnement du personnage d’Harry Stone, du petit monde joliment croqué des agents / exécutifs du septième art aux touchants flash-backs sur la jeunesse du héros en passant par ce délicieux parfum juif-new yorkais typique du cinéma de Mazursky, traversant le film d’un bout à l’autre. Le riche score jazz orchestral de Michel Legrand est un autre atout non négligeable, appelant au passage urgemment à une édition de celui-ci. Autant de bons points qui malheureusement ne peuvent gommer le principal et insurmontable problème du film : l’absence de crédibilité de son personnage central. Déjà peine-on à s’attacher à lui tant l’écriture, baignant dans une agaçante complaisance à son égard, en fait quelqu’un d’antipathique. Mais dès lors que le récit bifurque du côté du « film dans le film », cette défiance vire à l’indéfendable, tant tout ce que l’on découvre de son « Pickle », sinistre farce atrocement jouée, n’accrédite à aucun moment la thèse du grand et célèbre cinéaste soutenue par l’œuvre dans sa partie « réelle ». Un ratage évident donc, même si l’ambiance « mazurskienne » et la distribution poussent malgré tout à la redécouverte de ce titre parfois attachant, le plus souvent boiteux.

THE OUTRAGE (1964)

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Manu  le 25/08/2019 à 07:22
Réalisé par Martin Ritt
Avec Paul Newman, Laurence Harvey, Claire Bloom, Edward G. Robinson, William Shatner.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1964
Titre français : L'outrage

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The Outrage est le dixième long métrage de Martin Ritt. Il se situe dans sa filmographie entre le triplement oscarisé Hud et The Spy who came in from the cold, première transposition à l’écran de l’univers du romancier John Le Carré. Ecrit par l’également oscarisé Michael Kanin, le film marque la cinquième et avant-dernière collaboration de Ritt avec l’acteur Paul Newman. Cinéaste remarquablement inspiré en plus d’une occasion (Hombre, The Molly Maguires, Conrack, The Front, Norma Rae ou encore le moins connu Pete ‘n’ Tillie), Martin Ritt s’est aussi, avec la même régularité, cassé les dents sur des projets semblant pourtant, à priori, tout aussi bien lui convenir, qu’il agisse d’ambitieuses transpositions de matériel littéraire / théâtral ou d’essais originaux d’aspect plus modestes. Adaptation de la pièce « Rashomon » de Fay et Michael Kanin, elle-même inspirée par le film éponyme d’Akira Kurosawa, The Outrage tombe dans la première catégorie. Et Martin Ritt ne se loupe pas à moitié cette fois. Le film semble en effet relever du cas d’école de ratage cinématographique, sonnant totalement faux les trois quarts du temps, coulé en autre par une prestation de Paul Newman en bandit mexicain grimaçant à voir pour y croire. L’étrangeté de cette affaire, le métier de Martin Ritt et la magnifique photographie de James Wong Howe aidant, le résultat se laisse néanmoins suivre agréablement, avec évidemment nettement plus de curiosité que d’enthousiasme. Mais force est de reconnaitre que Ritt et Newman ne se sont sans doute jamais fourvoyés ainsi tout au long de leur association comme de leurs carrières respectives.

DJANGO SFIDA SARTANA (1970)

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Manu  le 22/08/2019 à 18:20
Réalisé par Pasquale Squitieri
Avec George Ardisson, Tony Kendall, José Torres, Salvatore Billa, Fulvio Mingozzi.
Film italien
Genre : Western
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1970
Titre français : Django défie Sartana

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Django sfida Sartana est la première réalisation du napolitain Pasquale Squitieri, ici crédité sous le pseudonyme de William Redford. Ce « cross-over » scellant la rencontre de deux des plus célèbres héros du western transalpin marque également l’unique rencontre cinématographique entre les 2 vedettes bis, voire parfois Z, Tony Kendall et George Ardisson. Futur signataire d’honorables films dossier historico-politiques, Pasquale Squitieri aura donc démarré sa carrière sur cette œuvrette bis au postulat fleurant bon l’opportunisme à l’italienne. D’autres cinéastes tout aussi sérieux que lui, tels que Carlo Lizzani, Florestano Vancini ou encore Franco Giraldi, en sont également passés par là. Mais avec des résultats nettement plus probants… Car il faut bien dire que si l’aspect guindé et le manque d’imagination comme de subtilité de ses plus prestigieuses réalisations à venir n’en saborderont pas non plus les quelques qualités annexes, cette rigidité fait ici virer l’ensemble à la catastrophe, faisant notamment tomber à plat les rares velléités d’ironie contenues dans le script (signé Squitieri). Bref, entre des acteurs limités maladroitement utilisés lorsqu’ils ne sont pas simplement livrés à eux-mêmes, un script béta aux enjeux maigrichons et une réalisation raide comme une croix de cimetière, il faut bien admettre que cette rencontre entre Django et Sartana vire rapidement au non-événement, nous amenant par ailleurs à fortement regretter ce qu’aurait pu en tirer un Giuliano Carnimeo.

SHORT EYES (1977)

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Manu  le 22/08/2019 à 09:03
Réalisé par Robert M. Young
Avec Bruce Davison, José Pérez, Nathan George, Don Blakely, Joseph Carberry.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1977

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Short eyes est le premier, et tardif, premier long métrage cinématographique de fiction du documentariste new yorkais, Robert M. Young. Adaptation de la pièce éponyme de Miguel Pinero présentée pour la première fois à New York en 1974, le film a été tourné dans une véritable prison située au sud de Manhattan. Il marque par ailleurs les débuts à l’écran de l’indispensable second rôle américain Luis Guzman. Plongée frontale, sans filet, dans l’univers carcéral américain inspirée de la propre expérience du dramaturge Miguel Pinero, Short eyes n’est certainement pas le film de prison le plus célèbre de sa décennie. Un déficit de notoriété quelque peu injuste car l’œuvre, à la fois coup de poing et d’une indéniable intégrité dans sa description des rouages de l’organisation officieuse carcérale, tient de l’expérience cinématographique marquante, dont certaines images vous trottent encore dans la tête longtemps après leur vision. Mais force est d’admettre qu’il ne s’agit également pas là d’un film témoignant d’une grande amabilité envers son public. La mise en forme peut en effet rebuter dans son extrême austérité tandis que son propos finit de vous refroidir jusqu’à la nausée. Honnête, brillamment interprété et très intelligemment mis en scène, mais rude, éprouvant et, dans son absence totale de concession, inévitablement recommandé à une audience restreinte. En tout cas, l’une des plus belles réussites du relativement mésestimé et souvent exigeant Robert M. Young.

OFFICE CHRISTMAS PARTY (2016)

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Manu  le 21/08/2019 à 18:39
Réalisé par Josh Gordon, Will Speck
Avec Jason Bateman, Olivia Munn, T.J. Miller, Jennifer Aniston, Courtney B. Vance.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2016
Titre français : Joyeux bordel !

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Office Christmas party est le troisième long métrage cinématographique de Josh Godon et Will Speck après Blade of glory en 2007 et The Switch 3 ans plus tard. Le binôme retrouve ici pour la seconde fois les acteurs Jason Bateman et Jennifer Aniston, ce titre marquant par ailleurs leur cinquième réunion à l’écran. Comédie débridée au fond vaguement social – proposant ici une vision amusée du monde de l’entreprise – Office Christmas party, avec son petit côté The Hangover meets Horrible bosses, ne se distingue guère par l’originalité de son traitement et développement, de même que via ses numéros d’acteurs ou bien encore la teneur générale de ses gags. Pourtant, comme souvent avec les comédies américaine standard Deluxe de ce type, l’ensemble se laisse suivre sans déplaisir, carburant à l’efficacité du côté de la réalisation et du montage, toujours alimenté par une poignée de gags valables, contrebalançant l’aspect consensuel du message, au niveau de l’écriture. Avec en bonus non négligeable des acteurs souvent rodés à l’exercice qui assurent leur partition sans jamais démériter. Bref, un titre qui ne fera pas date dans l’Histoire de la comédie US mais peut à défaut se targuer dans d’en illustrer l’exemplaire savoir-faire (par rapport notamment à nos comédies hexagonales souvent pas très drôles et rarement mises en scène).

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