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SUBURBAN COMMANDO (1991) - «Pas trés recherché mais bon enfant, une petite sucrerie désuète plutôt sympa au final ...»
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GRAVITY (2013)
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KILLER JOE (2012) « Friedkin est et reste un sorcier de la pelloche, doublé d’un embobineur de première »
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 « HANSEL ET GRETEL WITCH HUNTERS réécrit le conte des frères Grimm à la façon Luc Besson»
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« Divertissement de qualité (...) les fans de Tom Cruise vont en avoir pour leur argent »
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HOLLYWOOD MAN (1976)

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Manu  le 19/05/2024 à 18:20
Réalisé par Jack Starrett
Avec William Smith, Jennifer Billingsley, Mary Woronov, Tom Simcox, Don Stroud.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 47min.
Année de production : 1976
Titre français : L'homme d'Hollywood

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Hollywood man est le onzième long métrage de l’acteur et réalisateur Jack Starrett. Le film est coécrit par deux de ses interprètes principaux, William Smith et Ray Girardin, ainsi que coproduit par Smith lui-même. Il se situe dans la carrière de Don Stroud entre le thriller horrifique Death weekend de William Fruet et le néo-noir de Burt Kennedy, The Killer inside me.

Je ne serais pas trop surpris d‘apprendre que Quentin Tarantino ait notamment pensé à cet Hollywood man en préparant son Once upon a time… in Hollywood. L’univers dépeint, le personnage incarné par William Smith comme, au final, le côté inclassable de ce titre rapprochent inévitablement et assez curieusement les 2 titres, quand bien même le film de Starrett, sorte de quintessence du cinéaste bis maverick post-hippie, demeure infiniment moins abouti que celui de son fils spirituel.

Porté par l’indéniable investissement de Smith et sa troupe, tous trop heureux de dépeindre ici leur quotidien d’outsiders sans grade du septième art,Hollywood man ne manque clairement pas d’ambition comme d’intérêt. Mais difficile néanmoins de totalement occulter son tempo en dents de scie, sa fragile direction d’acteurs, aux talents pour certains limités, comme la difficulté des scénaristes à combiner de façon satisfaisante les 2 axes narratifs d’un récit tenant à la fois de la peinture d’un microcosme artistique et du drame mafieux saupoudré d’action spectaculaire.

En résumé, un titre bien bordélique, plus attachant que réussi, mais qui mérite néanmoins le coup d’œil dans la filmographie de Starrett car se situant incontestablement à part dans son œuvre.

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LA DEROBADE (1979)

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Manu  le 19/05/2024 à 09:45
Réalisé par Daniel Duval
Avec Miou-Miou, Maria Schneider, Daniel Duval, Jean Benguigui, Niels Arestrup.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 53min.
Année de production : 1979

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La dérobade est le troisième long métrage cinématographique réalisé par l’acteur Daniel Duval. Coécrit par le romancier, scénariste et futur réalisateur, le film adapte le roman autobiographique éponyme de Jeanne Cordelier, publié en 1976. Il se situe dans la carrière de Miou-Miou entre la comédie romantique Au revoir, à lundi de Maurice Dugowson et le drame policier La Femme flic d’Yves Boisset. Beaucoup aimé. Âpre certes, mais pas racoleur ni misérabiliste, à mon goût. La Dérobade ne raconte que du très banal, mais c'est cet ancrage tranquille dans le quotidien qui en fait peut-être la grande force. Ça et cette tristesse et résignation infusant chaque image. J'avoue que je ne m'attendais pas à ce type d'ambiance, qui m'a d'ailleurs un peu rappelé, en plus travaillé, La ville bidon de Jacques Baratier, film dans lequel avait débuté Duval, quelques années auparavant. Et puis sinon sacrée distribution tout de même autour de Miou-Miou ! Bref, une belle réussite pour Duval, sur un sujet tout de même assez casse-gueule, qui me rend très curieux de découvrir son précédent long, L'ombre des châteaux, et m'amène à regretter que sa carrière de réalisateur ait un peu tourné court (d’autant que je garde un plutôt bon souvenir d’Effraction et Un chien écrasé, 2 de ses réalisations suivantes).

BLACK WARRANT (2022)

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Manu  le 18/05/2024 à 19:58
Réalisé par Tibor Takács
Avec Tom Berenger, Cam Gigandet, Jeff Fahey, Rafael Cabrera; Tonantzin Esparza.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2022
Titre français : Blackout mission

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Trente-septième long métrage de Tibor Takács, Black warrant est coécrit par D. Glase Lomond, précédemment scénariste de plusieurs films de Daniel Zirilli, dont l’actioner The Asian connection avec Steven Seagal, d’après une histoire imaginée par l’acteur Michael Paré (vu par ailleurs dans plusieurs films de Zirilli). Tourné à Tijuana, au Mexique, le film se situe dans la carrière de Tom Berenger entre le thriller The Most dangerous game de Justin Lee et le drame criminel As good as dead de R. Ellis Frazier. Si Tibor Takács n'a jamais confirmé son grand prix d'Avoriaz, il n'a jamais lâché l'affaire non plus. Au grès des modes, son parcours bis aura croisé des genres aussi divers que le néo-noir érotique, le thriller science-fictionnel façon John Woo, l'épouvante rayon attaque animale ou le film catastrophe de type destruction massive. Soit le genre de filmo qui force ma sympathie et que j'aime à égrainer. En ce moment, Tibor semble s'intéresser au polar hard boiled, et, après un tout juste moyen Blowback, nous sert ce sous-Sicario plutôt satisfaisant côté réalisation - c'est soigné, lisible. On sent que le bonhomme a du métier - mais, comme souvent chez ce cinéaste, partant vite de traviole au niveau de l'écriture, monotone et truffée de facilités. Bref, pas le DTV de l'année mais pas une purge non plus, qui m'aura par ailleurs permis de prendre quelques nouvelles de Tom Berenger, qui je n'avais pas croisé à l'écran depuis une dizaine d'années et qui a pris un méchant coup de vieux.

THE WHITE RAVEN (1998)

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Manu  le 18/05/2024 à 12:17
Réalisé par Andrew Stevens
Avec Ron Silver, Joanna Pacula, Roy Scheider, Hannes Jaenicke, Jan Rubes.
Film canadien, polonais
Genre : Aventures
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1998
Titre français : Le Solitaire

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Coproduction canado-polonaise, The White raven est le neuvième long métrage cinématographique de l’acteur, scénariste, réalisateur et producteur Andrew Stevens. Le film est écrit par l’acteur, romancier et scénariste Michael Blodgett. Il se situe dans la carrière de Ron Silver entre les téléfilms Rhapsody in bloom de Craig M. Saavedra et Love is strange d’Annette Haywood-carter. Fin de carrière tout de même assez compliquée pour Roy Scheider, ma motivation principale à découvrir ce DTV à la très faible côte de popularité. La vedette de Sorcerer se sera en effet, à partir du milieu des années 90, très souvent retrouvé réduit à cachetonner dans des productions Concorde, PM Entertainment ou, comme ici, Royal Oaks. Après, ce qui sauve un peu l'acteur, c'est qu'on ne l'aperçoit en général pas longtemps dans tous ces films. Ici 4 petites scènes, juste histoire de décorer l'affiche, et c'est ensuite à ce pauvre Ron Silver de se coltiner cette tortueuse histoire de chasse au diamant planqué par un nazi croupissant dans une prison polonaise depuis la fin de la guerre. Un récit d'aventures / espionnage qui aurait pu être amusant avec des moyens à la hauteur, des acteurs dirigés, un script qui tente par moment d'expliquer le pourquoi du comment de ce que l'on voit à l'écran et une réalisation a minima compétente. Reste donc, à défaut de tout ça, suffisamment de scènes autres ou foirées, de moment de gênance pour distraire, voire amuser, 90 minutes durant.

TATTOO (1981)

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Manu  le 17/05/2024 à 20:08
Réalisé par Bob Brooks
Avec Bruce Dern, Maud Adams, Leonard Frey, John Getz, Rikke Borge.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1981

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Tattoo est l’unique réalisation cinématographique du publicitaire Bob Brooks. Le film est écrit par la scénariste et réalisatrice Joyce Buñuel, belle-fille de Luis Buñuel et collaboratrice, l’année suivante, dans un genre très différent, de Jean-Paul Rappeneau sur son Tout feu tout flamme. Il se situe dans la carrière de Bruce Dern entre le drame conjugal Middle age crisis de John Trent et le western Harry Tracy, desperado. Certainement pas un bon film, mais clairement l’une des plus belles bizarreries de la filmographie de Bruce Dern. Ultime production de Joseph E. Levine, Tattoo est un essai psychologico-horrifique aussi malaisant qu’inclassable, au carrefour de The Collector, Taxi Driver, L’empire des sens, Maniac et des films de « stalkers » du début des années 80 (The Fan ou encore The Seduction). Un improbable mélange qui, armé d’une réalisation et d’un scénario sachant davantage ce qu’ils veulent, aurait facilement pu devenir culte, la prestation habitée de Dern, en mode Black Sunday, invitant spontanément à cela. Objectif malheureusement raté, l’ensemble laissant seulement sur l’amère sensation d’un essai davantage confondant audace et prétention, en plus d’être quelque part assez douteux dans le fond.

HORSEMEN (2009)

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Manu  le 17/05/2024 à 15:44
Réalisé par Jonas Akerlund
Avec Dennis Quaid, Ziyi Zhang, Lou Taylor Pucci, Clifton Collins Jr., Patrick Fugit.
Film américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2009
Titre français : Les Cavaliers de l'Apocalypse

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Horsemen est le second long métrage cinématographique du suédois Jonas Akerlund. Tourné à Winnipeg, au Canada, le film est écrit par Dave Callaham, futur scénariste de Wonder Woman 1984 et Mortal Kombat cuvée 2021. Il se situe dans la carrière sur grand écran de Dennis Quaid entre le biopic sportif The Express de Gary Fleder et le film d’action G.I. Joe : The Rise of Cobra de Stephen Sommers. Pas vraiment de réévaluation, comme je l'espérais secrètement, à l’occasion de cette révision. On demeure sur du film de serial-killer un peu passe-partout, un brin moralisateur également, qui se distingue essentiellement de ses congénères en se lâchant sur le gore, non sans complaisance d’ailleurs - c'était l'époque des Saw, il ne fallait sans doute pas paraitre trop timoré là-dessus. Pour le reste, Horsemen a tout de même du mal à s'affranchir des classiques du genre, en particulier de Se7en. Avec quelques bonnes grosses ficelles au menu de cette intrigue, même si j'ai déjà vu plus fantaisiste ou idiot encore dans le genre. Après, on reste tout de même sur un produit travaillé, à la belle patine ciné, avec un bon et bien entouré Dennis Quaid qui s'investit sans trop en faire non plus. Bref, un essai tout juste moyen donc, sous fortes influences, quelque peu décevant de la part du clippeur star Akerlund.

L'ORA DI RELIGIONE (IL SORRISO DI MIA MADRE) (2002)

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Manu  le 17/05/2024 à 11:56
Réalisé par Marco Bellocchio
Avec Sergio Castellitto, Chiara Conti, Gigio Alberti, Gianfelice Imparato, Bruno Cariello.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2002
Titre français : Le Sourire de ma mère

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L’ora di religione (Il sorriso di mia madre) est le dix-huitième long métrage cinématographique de fiction de Marco Bellocchio. Le film et écrit et coproduit par Bellocchio. Présenté en compétition à Cannes en 2002, il s’agit du premier des 2 films tournés par l’acteur Sergio Castellitto sous la direction de Bellocchio. Beaucoup de thématiques bellocchiennes se retrouvent, et parfois se télescopent, dans cet Ora di religione d’une grande richesse, mais aussi d’une accessibilité parfois ardue, comme la plupart des œuvres mystico-politique du cinéaste. Aux habituels élans opératique de Bellocchio, ici un peu abscons, et coups de gueule pas toujours évidents à saisir du personnage central, un révolté en quête de réponses, dans la plus pure tradition des personnages jadis interprétés par Lou Castel et Yves Beneyton, on pourra donc préférer ce portrait interrogatif et sans complaisance, mêlant brillamment la rêverie au très documenté, de l’Eglise dans la société italienne du début des années 2000. Bref, un titre assez représentatif de l’aspect de l’œuvre de Bellocchio à laquelle j’adhère le moins, car me laissant un peu sur le carreau, mais un film qui fait tout de même du bien parce qu’il interpelle constamment, qu’il en laisse jamais le spectateur passif et laisse forcement quelques traces chez lui.

THE GREEN GLOVE (1952)

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Manu  le 17/05/2024 à 08:34
Réalisé par Rudolph Maté
Avec Glenn Ford, Geraldine Brooks, Cedric Hardwicke, George Macready, Jany Holt.
Film américain, français
Genre : Aventures
Durée : 1h 28min.
Année de production : 1952
Titre français : Le Gantelet vert

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The Green glove est le neuvième des 28 longs métrages réalisés par Rudolph Maté entre 1947 et 1963. Le film est écrit par Charles Bennett, collaborateur d’Alfred Hitchcock sur plusieurs de ses travaux d’avant-guerre, de Blackmail à Foreign correspondant. Tournée intégralement en France, et notamment aux studios de la Victorine, à Nice, il se situe dans la carrière de Glenn Ford entre le western The Secret of convict lake de Michael Gordon et la comédie dramatique Young man with ideas de Mitchell Leisen. Généralement plutôt client du cinéma de Maté, j'ai largement trouvé ce que j'étais venu chercher dans ce cocktail de suspense et d'action, intégralement tourné en France. L'ensemble s’avère sans doute un peu trop décontracte dans le ton comme le rythme, mais j'ai néanmoins suivi cette chasse au gantelet avec plaisir, sans jamais trouver le temps long. Le charisme de Ford, les grands yeux de Geraldine Brooks, les extérieurs français bien exploités, incluant une séquence de filature dans le métro parisien - la seconde de ce type dans l’œuvre de Maté après Union City - et le petit parfum hitchcockien planant sur l'ensemble compensent ainsi sans trop de mal l'absence d'enjeux forts du récit et sa gestion en dents de scie de la tension. Par contre, il semblerait qu'il n'existe actuellement aucun moyen de découvrir ce film libre de droit dans de bonnes conditions. J'ai donc dû me satisfaire d'une copie de qualité VHS pirate qui en rebutera sans doute plus d'un ici.

THE BALLAD OF LITTLE JO (1993)

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Manu  le 16/05/2024 à 19:22
Réalisé par Maggie Greenwald
Avec Suzy Amis, Bo Hopkins, Ian McKellen, David Chung, Heather Graham, Carrie Snodgress.
Film américain
Genre : Western
Durée : 2h 00min.
Année de production : 1993
Titre français : La Ballade de Little Jo

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The Ballad of Little Joe est le troisième long métrage de la réalisatrice Maggie Greenwald. Le film s’inspire de l’histoire vraie de Josephine Monahan. Il est écrit par Greenwald elle-même et se situe dans la carrière d’Heather Graham entre la comédie sportive Diggstown de Michael Ritchie et le road-movie de Gus van Sant, Even cowgirls get the blues. Un quart de siècle que j'écoute son excellente bande originale, signé David Mansfield, et je mets enfin des images sur celle-ci. Avec la satisfaction de découvrir un joli petit bout de cinéma indépendant US du début des années 90. Certes l'ensemble est plutôt sage dans la forme, la réalisation n'a rien d'extraordinaire, et Maggie Greenwald n'a d'ailleurs jamais vraiment transformé l'essai (je serais tout de même curieux de voir son Songcatcher de 2000), sa carrière s’étant même, à ce jour, arrêtée sur un piètre téléfilm de fêtes de fin d’années. Mais ce classicisme ne pénalise point une histoire singulière bien racontée, qui joue adroitement du trouble engendré par le travestissement de son personnage-titre. Par ailleurs, Suzy Amis y trouve sans doute son plus beau rôle – pour l’anecdote, je ne me souvenais plus qu'elle avait arrêté sa carrière en 1999, au bout de 23 films, ni qu'elle était Madame Cameron à la ville ! Le reste du casting s’avère tout aussi inspiré, avec notamment de chouettes prestations de Bo Hopkins et Ian McKellen, dans des quasi contre-emplois pour les 2. René Auberjonois et Carrie Snodgressne font en revanche que passer, la seconde en fin de film, dans le rôle de l'épouse de Bo Hopkins. Un beau film et western notable de son époque donc, ainsi qu’incontestablement le haut du panier de la filmographie de sa réalisatrice.

THE LAST SON (2021)

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Manu  le 16/05/2024 à 08:37
Réalisé par Tim Sutton
Avec Sam Worthington, Colson Baker, Thomas Jane, Emily Marie Palmer, Heather Graham.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2021

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The Last son est le sixième long métrage du scénariste et réalisateur Tim Sutton. Tourné en extérieurs dans l’état du Montana, le film est écrit par le débutant Greg Johnson. Il se situe dans la carrière cinématographique d’Heather Graham entre le thriller Wander d’April Mullen et le drame familial On a wing and a prayer de Sean McNamara. Notons enfin que Graham et Thomas Jane figuraient déjà au générique du Boogie nights de Paul Thomas Anderson, 24 ans plus tôt. Qu’il semble difficile de réussir un bon western actuellement ! Les tentatives ne manquent pas vraiment, mais pour un réjouissant Dead for a dollar, combien de Terror on the prairie et autres Murder at Yellowstone City ? Avec souvent, comme c’est le cas ici, l’impression que l’on n’arrive plus à faire confiance au genre, qu’il faut désormais absolument chercher à le remodeler ou en disséquer les codes lorsqu’on investit le genre. Et, dans l’art de complexifier les choses, de les enrober d’une ambition souhaitant dépasser le seul cadre du western, The Last son met les bouchées doubles, transformant son récit en une sorte de, tragédie shakespearienne horrifique, à la fois réflective et contemplative. Soit un titre qui ne se mouche clairement point du coude, et qui se révèle vite rasoir malgré l’investissement de ses comédiens et l’indéniable soin porté à son ambiance, voire plus globalement à sa confection. Un film tout en pose, irritant au possible, qui ne pousse guère à la découverte des autres (relativement confidentiels) travaux de son auteur.

SPELLBINDER (1988)

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Manu  le 15/05/2024 à 21:10
Réalisé par Janet Greek
Avec Tim Daly, Kelly Preston, Rick Rossovich, Audra Lindley, Cary-Hiroyuki Tagawa.
Film américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1988
Titre français : L'ensorceleuse

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Spellbinder est le second long métrage cinématographique de l’américaine Janet Greek. Le film est écrit par Tracy Tormé, fils du chanteur et comédien Mel Tormé, et scénariste du subséquent Fire in the Sky de Robert Lieberman. Il se situe dans la carrière de Kelly Preston entre sa participation au film à sketchs Amazon women of the moon et la comédie d’Ivan Reitman, Twins. J'ai du mal à me décider sur ce qui l'emporte, dans ce thriller satanique : le fun nostalgique ou le stupide. Spellbinder navigue en tout cas un peu entre les deux. D'un côté une ambiance nocturne californienne eighties, éclairée par Adam Greenberg, pas désagréable du tout, une distribution d’époque qui fait plaisir, un bon petit score synthétique de Basil Poledouris et des effets spéciaux assez remarquables pour l'époque. Et de l'autre un scénario loin d'être solidement ficelé, parsemé de situations à la limite du risible, à la progression un brin attendue et au personnage central pas franchement des plus éclairés. Poussant sans doute à davantage de clémence aujourd’hui qu’à l’époque de sa sortie, une essai horrifique inabouti, un peu maladroit mais non sans charme ni (modeste) cachet, en résumé.

MAN, WOMAN AND CHILD (1983)

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Manu  le 15/05/2024 à 11:15
Réalisé par Dick Richards
Avec Martin Sheen, Blythe Danner, Craig T. Nelson, David Hemmings, Nathalie Nell.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1983
Titre français : Un homme, une femme, un enfant

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Man, Woman and Child est l’avant-dernière réalisation de Dick Richards. Le film marque notamment les retrouvailles du cinéaste avec son scénariste de Farewell, my lovely et March or die, David Zelag Goodman. Il se situe dans la carrière de Blythe Danner entre les téléfilms Inside the Third Reich de Marvin J. Chomsky et In defense of kids de Gene Reynolds. Le dernier des 7 longs métrages de Richard Richards qu'il me restait à voir. Un drame conjugal coécrit par le scénariste de Love Story, Erich Segal, d'après son propre roman, et un film qui ne m'éclaire pas davantage que les précédents sur son réalisateur, sorte de Robert Benton dans son petit côté touche-à-tout, mais en moins ambitieux, beaucoup plus appliqué qu'inspiré. Là, Dick nous livre un film certes pas inefficace - le récit est même plutôt rondement mené - mais tout de même aisément dispensable, pénalisé par un scénario bien clichetoneux, qui surligne un peu tout et ne fait que survoler ses quelques intéressants dilemmes. Néanmoins, si l’on est d’humeur pour un mélodrame tout simple, qui s’assume comme tel, ce superficiel mais jamais pénible Man, Woman and Child remplit donc plutôt correctement son petit contrat, au son, qui plus est, d’une jolie partition du grand Georges Delerue.

SOLITARY MAN (2009)

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Manu  le 15/05/2024 à 09:02
Réalisé par Brian Koppelman, David Levien
Avec Michael Douglas, Susan Sarandon, Danny DeVito, Mary-Louise Parker, Imogen Poots.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2009

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Solitary Man est le second long métrage réalisé par le binôme de scénaristes Brian Koppelman et David Livien après la comédie criminelle Knockaround Guys, sortie en 2002. Le film se situe dans la carrière de Michael Douglas entre le suspense Beyond a reasonable doubt de Peter Hyams et le drame Wall Street: Money never sleeps d’Oliver Stone et marque sa quatrième réunion à l’écran avec Danny DeVito. Michael Douglas dans un rôle de séducteur à la fois arrogant, irresponsable et charmeur, un peu ringard également. J'ai l'impression d'avoir déjà croisé ça plusieurs fois dans sa carrière, et le film, produit par Soderbergh et écrit par les scénaristes d'Ocean's thirteen, ne propose que de l'attendu dans le traitement de ce personnage un brin schraderien. On suit ainsi la chute de ce Solitary Man avec à peu près un quart d'heure d'avance sur chaque péripétie, dans l'attente d'un épilogue rédempteur que j'ai par ailleurs trouvé ici excessivement facile. Reste quelques dialogues amusants et une belle distribution pour nous divertir. Mais, comme tout ce que j'ai vu avec Douglas issu de la décennie 2000, à l'exception de Traffic, sans être infréquentable, tout cela n'a strictement rien de mémorable.

SIX DEGREES OF SEPARATION (1993)

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Manu  le 13/05/2024 à 11:08
Réalisé par Fred Schepisi
Avec Stockard Channing, Will Smith, Donald Sutherland, Ian McKellen, Bruce Davison.
Film américain, italien
Genre : Drame
Durée : 1h 52min.
Année de production : 1993
Titre français : Six degrés de séparation

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Six degrees of separation est le dixième long métrage signé par le producteur et réalisateur australien Fred Schepisi. Le film est écrit par le scénariste et dramaturge John Guare, d’après sa propre pièce, initialement jouée à New York en 1990. Il marque la troisième collaboration du cinéaste avec le compositeur Jerry Goldsmith et se situe dans la carrière d’Heather Graham entre la comédie Even Cowgirls get the blues de Gus Van Sant et le biopic Mrs Parker and the vicious circle d’Alan Rudolph. L’un des temps forts de la carrière de Schepisi. Et il est vrai que le cinéaste revient à son top niveau avec cette étude de mœurs acide, à la réalisation virevoltante, offrant quelque chose d’assez étonnant et excitant en terme de narration fracturée (dont le principe un peu « marabout de ficelle » ne fait peut-être cependant que reprendre celui initié par la pièce, ne connaissant pas celle-ci). Quoi qu’il en soit, cette transposition à l’écran est un petit régal de piquant, un brin caricatural certes mais néanmoins constamment savoureux. Avec évidemment, comme souvent chez Schepisi, des interprètes livrant des prestations 4 étoiles. Et l’on retiendra ici en particulier celles de Donald Sutherland - pour moi son grand rôle de la décennie 90 - Will Smith et Ian McKellen. Bref, du réjouissant cinéma adulte grand public (comme on n’en fait plus, a-t-on tout de suite envie d’ajouter derrière).

LOS INOCENTES (1963)

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Manu  le 13/05/2024 à 08:49
Réalisé par Juan Antonio Bardem
Avec Paloma Valdés, Alfredo Alcón, Zelmar Gueñol, Pepita Meliá, Fabio Zerpa.
Film espagnol, argentin
Genre : Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1963
Titre français : Les Innocents

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Los Inocentes est le neuvième des 20 longs métrages cinématographiques signés par le scénariste et réalisateur Juan Antonio Bardem entre 1953 et 1997. Cette coproduction entre l’Espagne et l’Argentine, tournée en Argentine, est coécrite par Bardem lui-même. Elle a été présentée en compétition au Festival de Berlin en 1963. Bel exemple de cinéma mélangeant habilement le romanesque - et, plus largement, une certaine ambition populaire - et le politique, tel que Bardem me semble l’avoir pratiqué tout au long de sa carrière. Une méthode qui, ici, fonctionne à plein régime, portant ses fruits des 2 côtés. Los Inocentes s’avère ainsi un film à la fois d’une belle exigence dans la forme, avec une mise en scène très précise, qui parvient notamment assez brillamment à entretenir un malaise sourd, et d’une totale accessibilité quant à son récit, portrait de 2 êtres s’émancipant d’une société hypocrite et cloisonnée. Mon premier Bardem, et une belle réussite qui me donne envie d’en découvrir d’autres.

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