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GLORIA (1999)

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Manu  le 17/06/2026 à 08:42
Réalisé par Sidney Lumet
Avec Sharon Stone, Jean-Luke Figueroa, Jeremy Northam, Cathy Moriarty, George C. Scott.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1999

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Gloria est l’antépénultième long métrage signé pour le grand écran par Sidney Lumet. Remake du film de 1980, écrit et réalisé par John Cassavetes, il repose cette fois sur un script de Steve Antin, acteur précédemment croisé dans The Goonies de Richard Donner et The Accused de Jonathan Kaplan et scénariste et réalisateur du subséquent drame musical Burlesque avec Cher.

La meilleure séquence de ce remake du classique de John Cassavetes, c’est, pour moi, l’excellente poursuite automobile dans les rues de New York, à la fois sans fioriture et spectaculaire tout en demeurant réaliste, finalement très seventies dans l’esprit. Malheureusement le responsable de celle-ci n’est probablement pas Lumet, mais plus sûrement son réalisateur de seconde équipe, Jack Gill. Là se trouve d’ailleurs le principal problème de Gloria : Lumet y semble absent. Ou du moins peu concerné par ce qu’il met en scène, comme s’il n’y croyait qu’à moitié.

La tête un peu ailleurs, Lumet laisse donc Sharon Stone se dépatouiller seule ici. Et si l’actrice est un régal pour les yeux, on a, pour cette même raison peut-être, un brin de mal à croire à son personnage de femme cabossée par la vie s’entichant en un week-end de ce petit orphelin, au point de se rêver bientôt mère de substitution. Trop classe, trop désinvolte également, l’actrice se donne mais ne convainc pas, et fait encore moins oublier la Gena Rowlands du film originel.

Maintenant ce n’est pas non plus irregardable (comme ne l’étaient déjà pas The Morning after, A Stranger among us et Guilty as sin dans l’inégale carrière de leur réalisateur). Sidney Lumet sait filmer New-York et sa Gloria, à défaut de générer tension et / ou émotion, fonctionne comme une jolie ballade au cœur de la grosse pomme. L’implication est en partie absente mais l’œil et le métier demeurent.

Enfin, on peut également souligner la richesse du score hispanisant d’Howard Shore, au croisement de son travail sur The Game, avec prédominance du piano au sein de la composition, et celui à venir sur The Departed, via une couleur latino très prononcée, notamment mise en avant par quelques chouettes morceaux pour guitare.

Voilà, c’est un tout petit Lumet, une œuvre globalement pas très utile mais qui ne mérite pas non plus sa vilaine réputation.

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MURDER IN MY MIND (TV) (1997)

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Manu  le 16/06/2026 à 19:11
Réalisé par Robert Iscove
Avec Nicollette Sheridan, Stacy Keach, Peter Outerbridge, Peter Coyote, Ian Tracey.
Téléfilm américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 27min.
Année de production : 1997
Titre français : La Peau d'une victime

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Murder in my mind se situe dans la filmographie du chorégraphe, réalisateur et producteur canadien Robert Iscove entre le thriller Dark Angel, interprété par Eric Roberts, et la comédie musicale Cinderella. Cette production destinée au petit écran, initialement diffusée sur CBS le 19 février 1997, est écrit par Tom Swale, précédemment coscénariste du drame The Man in the attic de Graeme Campbell avec Anne Archer. Et un (télé)film de serial-killer de plus. Avec cette fois un petit argument science-fictionnel pour faire la différence, puisque notre enquêtrice vedette se fait ici greffer une partie de la mémoire d’une des victimes du tueur, laissée pour morte par ce dernier, clouée sur un lit d’hôpital dans le coma. Soit un pitch finalement pas si éloigné que ça de celui du Unforgettable de John Dahl, sorti 1 an auparavant et dans lequel apparaissait déjà Peter Coyote. Et le Robert Iscove de ne finalement pas s’en sortir si mal que cela face au film de Dahl. Avec évidemment un peu moins de panache dans la réalisation et une écriture plus sage, surfant gentiment sur les codes narratifs instaurés par le Se7en de Fincher. Mais en pouvant se prévaloir d’une prestation pas déshonorante de la belle Nicollette Sheridan, secondée ici par les impeccables en toutes circonstances Stacy Keach et Peter Coyote, et d’un récit constamment divertissant, à défaut d’afficher un niveau de sérieux / crédibilité très élevé. Clairement pas une pépite télévisuelle donc - ce dont semble s’être aperçu Michael Colombier, qui nous sert ici le strict minimum en matière de musique à suspense - mais un honnête, voire même amusant, produit télévisuel grand public.

BALLS UP (2026)

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Manu  le 15/06/2026 à 20:53
Réalisé par Peter Farrelly
Avec Mark Wahlberg, Paul Walter Hauser, Sacha Baron Cohen, Benjamin Bratt, Daniela Melchior.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2026

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Balls up est le seizième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Peter Farrelly. Notamment produit par ses 2 scénaristes, Rhett Reese et Paul Wernick, et l’également réalisateur J.B. Rogers, vieux complice du cinéaste, le film se situe dans la carrière de Mark Walhberg entre la comédie d’action The Family plan 2 de Simon Cellan Jones et le drame criminel By any means de Elegance Bratton. Mark Walhberg faisant l’andouille chez l'un des frères Farrelly, j'avoue que ça m’inspirait un peu plus que les dernières incursions de l'acteur dans le registre de la comédie (les Dadddy’s home et autre Family plan). Malheureusement, Balls Up, c’est du Farrelly en toute petite forme. Avec certes un rythme encore suffisamment soutenu pour que l'on ne lâche pas complètement l'affaire, et bien une ou deux occasions de sourire (l’épisode avec Sacha Baron Cohen en parrain de cartel notamment, le gag du traducteur prenant la voix de Larry David). Mais rien non plus qui ne vienne altérer cette grosse sensation de paresse laissée par le film, de redite par rapport aux Dumb and dumber, à Kingpin et Hall Pass d'antan. Après, je suis bien conscient qu’il ne fallait pas que j’espère trop du binôme Rhett Reese & Paul Wernick, précédemment scénaristes de cette mauvaise blague de Spiderhead (ainsi que de la série des Deadpool, que je ne suis pas pressé de découvrir).

VIE PRIVEE (2025)

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Manu  le 14/06/2026 à 19:33
Réalisé par Rebecca Zlotowski
Avec Jodie Foster, Daniel Auteuil, Virginie Efira, Mathieu Amalric, Vincent Lacoste.
Film français
Genre : Thriller
Durée : 1h 47min.
Année de production : 2025

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Vie privée est le sixième long métrage cinématographique de la scénariste et réalisatrice Rebecca Zlotowski. Présenté en compétition à Cannes en 2025, le film est notamment écrit par Zlotowski elle-même et Anne Berest, scénariste et actrice ayant précédemment participé à l’écriture de L’évènement d’Audrey Diwan. Il se situe dans la carrière de Daniel Auteuil entre le drame judiciaire Le Fil, réalisé par Auteuil lui-même, et la comédie dramatique L’objet du délit de et avec Agnès Jaoui. De cette Vie privée, je veux bien retenir les 3 excellentes prestations de Jodie Foster, toujours bluffante lorsqu’elle s’exprime en français, Daniel Auteuil, dans un beau rôle romantique, et Vincent Lacoste, délicieusement caustique. Mais c'est bien grâce à eux que j'ai réussi à tenir devant ce vague suspense psychanalytique hitchcockien. Et encore, j'ai dû décrocher un petit moment car je n'ai pas vu passer Irène Jacob ! Sinon, le gros souci ici, c’est que cette Vie privée part dans tous les sens pour ne pas raconter grand-chose au final. Je vois passer ici une flopée de thèmes, d’influences, allant de Woody Allen à Hitchcock donc, en passant par le Polanski du Locataire (l'immeuble, Foster qui passe pour une parano, l'antisémitisme), mais aucune de ces piste n’est vraiment creusée et n’apporte quelque chose de solide au récit, au final. La conclusion de tout ça me semblant juste être que Foster a désormais balancé son carnet et appris à être à l'écoute de ses proches et ses patients. C'est léger, je trouve, par rapport à tout ce qui précède. Par ailleurs, j’avoue n’avoir pas trop adhéré non plus à cet humour grinçant, qui en met constamment plein la gueule à son personnage principal. Bref, j'avais vraiment envie de l'aimer, ce film. Pour ses acteurs, pour ce qu'avait fait récemment Zlotowski (Les Enfants des autres, sa participation à l'incomprise Emmanuelle de Diwan), mais c'est malheureusement vraiment trop poussif, trop flou dans les intentions comme le résultat.

THE UNFORGIVEN (1960)

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Manu  le 14/06/2026 à 16:54
Réalisé par John Huston
Avec Burt Lancaster, Audrey Hepburn, Audie Murphy, John Saxon, Charles Bickford.
Film américain
Genre : Western
Durée : 2h 05min.
Année de production : 1960
Titre français : Le vent de la plaine

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The Unforgiven est le seizième long métrage cinématographique de John Huston. Tourné en extérieurs l’état de Durango, au Mexique, le film adapte le roman homonyme d’Alan Le May publié en 1957. Il marque la seconde collaboration de Huston avec le scénariste Ben Maddow après The Asphalt jungle, 10 ans plus tôt, et se situe dans la carrière de Burt Lancaster entre la tragi-comédie historique The Devil’s disciple de Guy Hamilton et le drame Elmer Gantry de Richard Brooks. Tournage et post-production compliqués pour ce second western signé John Huston. Des aléas qui malheureusement se font quelque peu ressentir dans le résultat final, traversé de belles fulgurances mais d’une intensité dramatique inégale. The Unforgiven réserve ainsi quelques scènes très fortes, dans lesquelles on retrouve pleinement le Huston que l’on aime, à la fois âpre évocateur des passions et faiblesses humaines et technicien affuté sachant conférer une force peu commune à ses cadres. Le premier tiers de l’œuvre s’avère ainsi particulièrement brillant, tirant notamment remarquablement parti du spectaculaire cadre sauvage mexicain de l’intrigue. Il va par ailleurs sans dire que l’interprétation participe beaucoup à la force dramatique des meilleurs moments offerts par cet Unforgiven. Avec notamment, aux côtés du charismatique en diable Lancaster, un inattendu Audie Murphy, en frère de lait de l’héroïne, rongé par le doute et les préjugés. Au final, un western peut-être en deçà de ce que son riche sujet laissait espérer, mais tout de même remarquable dans l’ensemble, pouvant aisément être classé au rayon des belles réussites de son réalisateur.

WE BURY THE DEAD (2024)

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Manu  le 13/06/2026 à 18:10
Réalisé par Zak Hilditch
Avec Daisy Ridley, Brenton Thwaites, Mark Coles Smith, Matt Whelan, Chloe Hurst.
Film américain, australien
Genre : Epouvante
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2024

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We bury the dead est le sixième long métrage cinématographique de l’australien Zak Hilditch. Cette coproduction américano-australienne est écrite par Hilditch lui-même. Elle se situe dans la filmographie de l’actrice britannique Daisy Ridley entre le biopic Young woman and the sea de Joachim Rønning et le film d’action Cleaner de Martin Campbell. Comme un petit parfum d’ozploitation traverse ce We bury the dead, essai au croisement du film de zombies, du suspense catastrophe et, dans son ambiance de désolation au grand air, de l’œuvre post-apocalyptique. Avec au centre de son intrigue une prometteuse réflexion sur le difficile travail de deuil chez « ceux qui restent ». Indicateurs plutôt au vert donc, au départ. Avec un premier tiers original, qui fonctionne bien, au moins jusqu’à l’arrivée du personnage de Riley. Ensuite, malheureusement, on commence à réaliser qu’Hilditch a oublié qu’une bonne idée ne fait pas un bon film, qu’il faut ensuite se pencher dessus et la travailler pour espérer transformer l’essai. Avec pour conséquence un film malheureusement uniquement fait de promesses non tenues, qui ne fait plus que se chercher dans sa seconde partie, perdant toute force et crédibilité à hésiter entre épouvante classique et quelque chose de plus réflectif et plus intéressant. Bref, un bon point pour la tentative d’offrir du neuf et de l’ambitieux au sein d’un sous-genre surexploité ces 2 derniers décennies… et un mauvais pour avoir bâclé le résultat du côté de l’écriture.

MR. SCORSESE (TV) (2025)

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Manu  le 13/06/2026 à 12:12
Réalisé par Rebecca Miller
Avec Martin Scorsese, Jay Cocks, Thelma Schoonmaker, Paul Schrader, Robert De Niro.
Mini-série américaine en 5 épisodes
Genre : Documentaire
Durée : 4h 45min. environ
Année de production : 2025

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Mr. Scorsese est une mini-série documentaire en 5 parties réalisée par Rebecca Miller, fille de l’écrivain Arthur Miller et épouse de l’acteur Daniel Day Lewis. Originellement diffusée sur la plateforme Apple TV+, celle-ci devait au départ revêtir la forme d’un unique long métrage, avant que l’importance de la matière recueillie ne pousse sa réalisatrice à opter pour un découpage en plusieurs épisodes. Probablement à ce jour ce qu’il convient d’appeler l’œuvre documentaire de référence sur cette figure incontournable du septième art de ces 50 dernières années. De référence car la plus complète qui soit, à travers une flopée d’intervenants de premier choix, aussi bien artistes, amis que ou membres de la famille du cinéaste, comme de documents précieux, plus ou moins récents, parfois inédits. De référence également car elle ne fait pas que célébrer le talent de Scorsese. Mr. Scorsese s’intéresse avant tout à l’homme, avec sa part d’ombre, dans ses regrets et échecs. Autant de failles qui viennent évidemment expliquer son œuvre, en décrypter le sens et l’orientation. Bref, un régal, quasi incontournable pour s’intéresse au cinéma de Scorsese. Mais pas seulement, Miller racontant avant tout l’histoire d’une vie riche et tumultueuse, construite autour de l’amour du septième art et, en plus d’une occasion, sauvée par celui-ci.

WEB OF DECEPTION (TV) (1994)

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Manu  le 13/06/2026 à 11:11
Réalisé par Richard A. Colla
Avec Powers Boothe, Pam Dawber, Lisa Collins, Rosalind Chao, Bradley Whitford.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1994
Titre français : L'héritage de la vengeance

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Web of deception est le vingt-deuxième des 32 longs métrages signés, essentiellement pour la télévision, par Richard A. Colla entre 1969 et 2000. Originellement diffusé sur la chaîne NBC le 25 avril 1994, il est écrit par Nevin Schreiner, précédemment scénariste du The China Lake murder d’Alan Metzger. Il se situe dans la carrière de Powers Boothe entre le western Tombstone de George Pan Cosmatos et le drame romantique Blue sky de Tony Richardson. Après Zig Zag et Fuzz pour le grand écran ou Blind witness pour le petit, Richard A. Colla se montre une nouvelle fois un représentant des plus fréquentables du genre policier. Reprenant le concept, alors à la mode, de l’homme piégé par une tentatrice zélée (et suicidaire, dans le cas présent), il signe avec Web of deception un bel exemple de produit télévisuel grand public de qualité. Certes rien ne sort franchement de l’attendu ici. Mais l’opération s’avère indéniablement bien menée, travaillée avec un professionnalisme des plus appréciables, tant dans l’écriture, via un récit qui divertit son spectateur d’un bout à l’autre, que du côté de la réalisation, attentive à ne jamais lasser le spectateur. Qu’il s’agisse de la composition des cadres, des éclairages ou des mouvements d’appareil : Colla joue ainsi la carte du petit plus qui fait la différence. Avec sans doute moins de zèle que dans ses travaux de la décennie seventies mais néanmoins suffisamment d’ardeur comme de savoir-faire pour laisser téléspectateur sur l’impression tout à fait positive d’un divertissement à la fois efficace et soigné.

DIGGSTOWN (1992)

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Manu  le 12/06/2026 à 18:51
Réalisé par Michael Ritchie
Avec James Woods, Louis Gossett Jr., Bruce Dern, Oliver Platt, Heather Graham.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1992
Titre français : La Nuit du défi

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Seizième des 20 longs métrages cinématographiques tournés par Michael Ritchie, Diggstown adapte le roman de Leonard Wise « The Diggstown ringers », publié en 1978. Le film est écrit par Steven McKay, précédemment scénariste du Hard to kill de Bruce Malmuth avec Steven Seagal. Il se situe dans la carrière de Bruce Dern entre le drame criminel Carolina skeletons de John Herman et le thriller it’s nothing personal de Bradford May. Dernier film de Richie sorti en salles dans l’hexagone, ainsi sans doute que son plus largement diffusé de la période 90. Soit un bon petit divertissement made in Hollywood, avec un James Woods qui pète la forme, dans un rôle moins sombre que ceux ayant fait sa réputation, et pas mal de trombines que l'on a plaisir à retrouver autour de lui, dont le toujours savoureux Bruce Dern parfait en crapule un peu bas du front. Après, pour m'être refait une petite partie de la filmographie de Ritchie ces derniers mois, je dois tout de même admettre que cette variante sportive du The Sting de Roy Hill est peut-être ce que le réalisateur a fait de plus impersonnel sur la période. J'ai en tout cas eu du mal à retrouver cet humour satirique un rien vachard faisant habituellement le sel de ses comédies dans ces péripéties certes alertement menées mais sans grande surprise ni réel mordant finalement. En résumé, un petit Ritchie éminemment sympathique, mais éminemment récréatif également, qui doit finalement beaucoup à ses interprètes, plus qu’à son écriture ou sa réalisation.

LE DERNIER SOUFFLE (2024)

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Manu  le 12/06/2026 à 17:50
Réalisé par Costa-Gavras
Avec Denis Podalydès, Kad Merad, Marilyne Canto, Fabrice Scott, Angela Molina.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2024

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Le Dernier souffle est le vingtième long métrage cinématographique de Costa-Gavras. Le film adapte l’ouvrage de Régis Debray et Claude Grange « Le Dernier souffle. Accompagner la fin de vie », publié en 2023. Il est écrit par Costa-Gavras lui-même et se situe dans la carrière sur grand écran de Denis Podalydès entre les comédies La Petite vadrouille de et avec Bruno Podalydès et Le Répondeur de Fabienne Godet. Film assez étonnant, me concernant. J’en perçois en effet les (énormes) ficelles mélodramatiques d’un bout à l’autre tout en reconnaissant volontiers avoir marché à fond dedans. Plus concrètement, j’ai rarement vu une écriture aussi didactique, aussi outrageusement pédagogique que celle de ce Dernier souffle. La forme, que l’on qualifiera pudiquement de très sage, n’a pas grand-chose pour me plaire et Kad Merad dans un rôle sérieux, cela me met d’emblée sur la défensive. Soit tout de même beaucoup d’éléments jouant en défaveur d’une adhésion ne serait-ce que minimale au film. Et pourtant, contre tout attente, j’avoue avoir marché à fond à ce Dernier souffle. La sincérité, la générosité et le sentiment d’authenticité l’emporte sur le caractère scolaire de l’œuvre, sur son côté parfois « trop beau pour être vrai ». Et le film d’aligner les séquences émotionnellement puissantes, en plus d’offrir des pistes de réflexion passionnantes sur un sujet fondamental. Bref, pas tout à fait le même cinéma que celui d’Un homme de trop dans la filmo de Costa-Gavras mais, quelque part, le même cocktail d’efficacité narrative, d’humanité et d’émotions fortes.

MONSTER SUMMER (2024)

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Manu  le 10/06/2026 à 15:46
Réalisé par David Henrie
Avec Mason Thames, Mel Gibson, Julian Lerner, Nora Zehetner, Lorraine Bracco.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2024

Critique cinema   Critique film de Manu

Monster summer est le second long métrage réalisé par l’acteur David Henrie. Le film est écrit par le binôme Cornelius Uliano et Bryan Schulz, précédemment coscénaristes du dessin animé The Peanuts movie de Steve Martino. Il se situe dans la carrière de Mel Gibson entre le drame criminel Cemitério de Asif Akbar et le film d’action Hunting season de RJ Collins. Hommage appuyé aux Spielberg / Dante des années 80-90 au programme de ce film d'épouvante pour la jeunesse. Un titre par trop programmatique, qui se contente de faire "à la façon de" et aurait sans doute nécessité un peu plus de réflexion du côté de l'écriture - tous ces enfants transformés en zombies sur pattes, j'ai notamment trouvé curieux que cela n'affole pas davantage de monde sur cette petite île - mais qui ne relève pas non plus de l’objet honteux pour Mel Gibson, comme pouvait l'être par exemple un Hot seat. Déjà parce que l'acteur ne fait pas que passer prendre l'oseille. Il est ici co-vedette et semble plutôt s'amuser à incarner ce policier retraité au passé trouble, aidant, non sans scepticisme, le jeune héros dans son enquête. Ensuite parce que Monster summer s'avère tout de même un produit soigné pas trop mal mené, transpirant l'amour d'un cinéma désormais old school à défaut donc de se distinguer par sa forte personnalité.

THE FIVE OF ME (TV) (1981)

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Manu  le 10/06/2026 à 09:03
Réalisé par Paul Wendkos
Avec David Birney, Dee Wallace, Mitchell Ryan, John McLiam, Judith Chapman.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1981
Titre français : L'homme aux cinq visages

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The Five of me est le quarante troisième long métrage du stakhanoviste ciné/téléaste Paul Wendkos. Originellement diffusé sur la chaîne CBS le 12 mai 1981, ce téléfilm est écrit par Lawrence B. Marcus, nommé à l’oscar du meilleur scénario non original en cette même année 1981 pour le The Stunt man de Richard Rush. Il se situe dans la carrière de Dee Wallace entre la comédie dramatique Run, don’t walk de John Herzfeld et le drame sociétal Child bride of Short Creek de Robert Michael Lewis, tous les 2 tournés pour le petit écran. Je continue de farfouiller dans l'inépuisable filmographie de Paul Wendkos, avec comme dernière trouvaille ce drame inspiré d'une histoire vraie, sur un vétéran de la guerre de Corée souffrant de schizophrénie. Un trouble du comportement n’allant pas, on s'en doute, sans quelques fâcheuses conséquences sur son quotidien. Dans le rôle de cet homme aux 5 personnalités, on retrouve le généralement fadasse David Birney, qui s'investit ici à fond et s'en sort avec les honneurs - je suis loin d’avoir fait le tour de sa carrière, mais je ne serai pas surpris d'apprendre qu’il s’agit là de l’un des temps forts de sa carrière. L’acteur bénéficie en outre d’un solide appui côté seconds rôles, incluant la ravissante Dee Wallace, qui sortait alors tout juste du The Howling de Joe Dante. Enfin, côté mise en scène, disons qu’à défaut d’être d'une confondante modernité, le travail de Wendkos se distingue une nouvelle fois par son humble efficacité, visant naturellement l’économie, et ses quelques effets visuels au charme désuet, typiques du cinéaste (cf. la cauchemardesque séquence d’ouverture). Bref, un titre des plus honnêtes, à ranger dans la catégorie « petite réussite » pour son réalisateur.

A TROIS ON Y VA (2015)

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Manu  le 10/06/2026 à 07:37
Réalisé par Jérôme Bonnell
Avec Anaïs Demoustier, Félix Moati, Sophie Verbeeck, Patrick d'Assumçao, Olivier Broche.
Film français, belge
Genre : Comédie
Durée : 1h 26min.
Année de production : 2015

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A trois on y va est le sixième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Jérôme Bonnell. Le film est écrit par Bonnell lui-même en collaboration avec Maël Piriou, coscénariste du subséquent La Guerre des prix d’Anthony Dechaux. Il se situe dans la carrière d’Anaïs Demoustier entre la comédie Caprice de et avec Emmanuel Mouret et le drame romantique Marguerite et Julien de Valérie Donzelli. Jolie découverte que ce vaudeville sentimental parlant avec légèreté de choses importantes, parfois même graves. C'est court, très enlevé, porté une nouvelle fois par le charme et la spontanéité d'une Anaïs Demoustier qui sert au mieux des dialogues souvent savoureux (j'aime beaucoup la façon dont elle balance à Moati son "C'est sûr que je suis débordée, s'il faut que j'ouvre un dossier pour tous les tarés du Pas-De-Calais"). Niveau références, je vais peut-être chercher un peu loin, mais j'ai pensé par moment au cinéma de Pierre Richard et des frères Podalydes, à travers cette savante et touchante succession d'imbroglios amoureux un brin foufous. Enfin, bel enrobage musical et point bonus Laure Calamy, le temps d'une petite scène au tribunal. Bref, plutôt partant pour découvrir les autres longs de Bonnell après cette première expérience, ainsi que pour continuer d’explorer la féconde carrière d’Anaïs.

HEADS (TV) (1994)

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Manu  le 06/06/2026 à 09:00
Réalisé par Paul Shapiro
Avec Jon Cryer, Jennifer Tilly, Edward Asner, Shawn Thompson, Roddy McDowall.
Téléfilm canadien, américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1994

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Heads est le septième long métrage cinématographique de Paul Shapiro. Cette coproduction américano-canadienne tournée dans la province de Manitoba, au Canada, est coécrite par Adam Brooks, coscénariste du Beloved de Jonathan Demme et auteur complet de la comédie romantique Definitely, maybe. Elle se situe dans la carrière de Jon Cryer entre la comédie parodique Hot shots! De Jim Abrahams et la chronique de mœurs The pompatus of love de Richard Shenkman. Bonne petite pioche que cette production télé jouant avec un certain succès dans la cour du cinéma décalé des frères Coen - celui de Raising Arizona et Crimewave, leur collaboration avec Sam Raimi - agrémenté d’une petite pincée du David Lynch de Twins Peaks. L’ambition y est évidemment plus modeste, l’univers moins riche et l’écriture moins inventive, mais l’ensemble parvient malgré tout à imposer sa propre petite patte comico-noire, qui amuse et surprend (légèrement) d’un bout à l’autre. Bon point pour l’écriture donc, mais également pour la réalisation, dans son utilisation des décors et extérieurs, conférant un bel aura d’étrangeté à l’œuvre, et sa direction d’acteur. Jon Cryer se voit ainsi parfaitement utilisé dans son rôle de journaliste gentiment ahuri Jon Cryer, bien secondé par une Jennifer Tilly au top (comme toujours dans ses prestations comiques) et un Edward Asner plus surprenant, en mentor zélé du personnage central. Bref, une inattendue petite réussite de la télévision US du début des années 90, qui me semble par ailleurs trancher avec le reste de la filmographie de Paul Shapiro, tourné vers des sujets plus sérieux.

WATERLAND (1992)

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Manu  le 05/06/2026 à 17:14
Réalisé par Stephen Gyllenhaal
Avec Jeremy Irons, Sinéad Cusack, Ethan Hawke, Lena Headey, John Heard
Film anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1992

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Waterland est le onzième long métrage cinématographique de Stephen Gyllenhaal. Le film adapte le roman éponyme de Graham Swift, publié en 1983. Il est écrit par Peter Prince, précédemment scénariste du drame criminel The Hit de Stephen Frears, et se situe dans la carrière de Jeremy Irons entre le suspense Kafka de Steven Soderbergh et le drame romantique Damage de Louis Malle. Alors peut-être au plus fort de sa notoriété critique, Gyllenhaal se lançait dans cette adaptation d’un roman réputé difficilement transposable à l'écran, choisissant d’en délocaliser la partie contemporaine aux États-Unis. Une gageure, assurément, pour le cinéaste, dont il se sort, à mon sens, avec les honneurs. Car, bien que le film ne jouisse pas d'une grande renommée, cela reste pourtant ce qu’il nous a offert à ce jour de plus consistant et satisfaisant du côté du grand écran. On se glisse en tout cas sans difficulté dans ce récit touffu, à la fois familial et historique, suite d’aller-retours dans le temps brouillant parfois la frontière entre fantasme et réalité. Et si le résultat demeure sans doute un peu trop sage, au regard de la richesse des thèmes qu’il aborde, il évite également l’académisme décoratif à la Bille August (pour citer un exemple parlant de cette époque). Portée par un Jeremy irons à son plus investi, par ailleurs excellemment secondé, l’œuvre demeure ainsi constamment prenante, générant bien le malaise souhaité tout comme soulevant de pertinents questionnements existentiels. Enfin, on signalera le beau boulot accompli du côté de la photographie par Robert Elswit, dont les éclairages vous filent direct le bourdon, comme au niveau de l’enrobage musical, portant l’inimitable patte lyrico-cérébrale de son auteur, Carter Burwell.

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