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ENIGMA (1982)

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Manu  le 15/07/2026 à 11:22
Réalisé par Jeannot Szwarc
Avec Martin Sheen, Brigitte Fossey, Sam Neill, Derek Jacobi, Michael Lonsdale.
Film anglais, français
Genre : Espionnage
Durée : 1h 41min.
Année de production : 1982

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Enigma est le cinquième long métrage cinématographique de Jeannot Swarc. Le film adapte le roman de Michael Barak « Enigma sacrifice », publié en 1978. Il est écrit par le britannique John Briley, scénariste oscarisé en 1983 pour le script du Gandhi de Richard Attenborough. Il se situe dans la carrière de Martin Sheen entre le drame familial In the custody of strangers de Robert Greenwald et le biopic… Gandhi.

Déception à la révision de ce titre découvert il n’y a pas loin de 40 ans, dont je gardais un excellent souvenir. Avec le compétent Jeannot Szwarc à la barre, cela reste un spectacle enlevé, jamais ennuyeux. Mais, revers de cette efficacité, cela va vraiment trop vite pour assoir le récit dans un cadre crédible de film d'espionnage sérieux.

Simple dissident recruté en urgence par la CIA, Martin Sheen se révèle ainsi, sans formation aucune, aussi doué que James Bond et Jason Bourne réunis, avec toujours une astuce d’avance sur le pauvre Sam Neill. Le gars se balade dans Berlin Est avec 36 déguisements sortis de son chapeau, fricote avec tous les contestataires du coin sans se faire repérer, vole un camion de pompiers, sort Brigitte Fossey de l’hôpital-prison dans lequel elle était retenue au nez et à la barbe de tous ses poursuivants.

Et même chose du côté de l’intrigue romantique associant Neill et Fossey. Elle se déroule sur une grosse semaine, est pour le moins sommairement traitée, alors que le film tente de nous la vendre comme une grande histoire d’amour tragique, axe dramatique essentiel au fonctionnement de l’intrigue.

Sinon, le film ayant été tourné en France, il réserve quelques petites surprises dans les rôles secondaires ou proches de la figuration. Par ailleurs, sans doute parce qu’il incarne ici un américain, Michael Lonsdale ne se double pas lui-même, ce qui est assez perturbant pour le spectateur français.

Bref, divertissant mais totalement improbable, un film d’espionnage mâtiné de romance en grande partie sauvé par le savoir-faire de son réalisateur et sa surprenante distribution, elle-aussi un brin invraisemblable.

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THE VANISHED (2020)

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Manu  le 15/07/2026 à 09:07
Réalisé par Peter Facinelli
Avec Anne Heche, Thomas Jane, Jason Patric, Peter Facinelli, Aleksei Archer.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 55min.
Année de production : 2020

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Tourné dans l’état de l’Alabama, The Vanished est le second long métrage signé par l’acteur Peter Facinelli. Le film est écrit et coproduit par Facinelli. Il se situe dans la carrière de Anne Heche entre le drame racial The Best of enemies de Robin Bissell et le film catastrophe 13 minutes de Lindsay Gossling… dans lequel apparait également Facinelli. J’avoue avoir essayé d’y croire au départ. Parce la distribution de ce Vanished présente quand même un certain niveau d’expérience, même si les grands films de ses 3 interprètes principaux commencent à se situer bien loin derrière eux. Parce que je suis toujours curieux de voir comment un acteur va se débrouiller une fois passé derrière la caméra, ce geste ayant souvent tendance à m’en apprendre davantage sur lui. Enfin, parce que le début ne va pas sans générer un soupçon d’intérêt chez le spectateur. Malheureusement, au bout de 30 minutes, face à la sottise des 2 personnages principaux et l’enchainement ininterrompu d’improbables situations que réserve ensuite le film, mes maigres espoirs de thriller convenable se sont progressivement envolés pour laisser place à un sentiment moins généreux, évoluant entre l’agacement et la consternation. Alors certes je comprends bien que le rebondissement final change un peu la donne, expliquant, disons… ceci, cela (pour ne pas spoiler). Mais il ne sauve clairement pas l’ensemble de son incapacité à nous avoir préalablement alpagué. En plus d’être en lui-même un twist méchamment tiré par les cheveux.

LA MONACA DI MONZA (1987)

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Manu  le 14/07/2026 à 12:04
Réalisé par Luciano Odorisio
Avec Myriem Roussel, Alessandro Gassman, Renato De Carmine, Alina De Simone, Augusto Zucchi.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1987

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La Monaca di Monza est le quatrième long métrage cinématographique de Luciano Odorisio. Il s’agit (au moins) du cinquième film évoquant la vie et le destin tragique de Marianna De Leyva, alias la religieuse de Monza, objet du roman « I Promessi sposi » d’alessandro Manzoni, publié en 1827. Cette nouvelle version est coécrite par Odorisio lui-même et le réalisateur Carlo Lizzani. Elle se situe dans la carrière de la française Myriem Roussel entre le film policier Bleu comme l’enfer d’Yves Boisset et Die Venusfalle de Robert van Ackeren. A l’image de certains titres des années 70/80 de l’un de ses instigateurs, Carlo Lizzani, La Monaca di Monza est un objet bicéphale au croisement du cinéma d’auteur de prestige et du film de pure exploitation. Recourant aux services de la très attractive Miryem Roussel, actrice alors estampillée godardienne, le film ne fait ainsi pas secret de ses charmes dans des séquences que l’on aurait davantage vu chez Salvatore Samperi ou le Joe D’amato de la même époque. Un traitement provocateur dans l’air du temps, indéniablement plaisant à l’œil mais qui ne masque la relative inconsistance du film, au niveau de son écriture comme de sa réalisation. Sans souffle, sans idée dans sa réalisation, plus proche du roman-photo que de l’étude de mœurs, cette Monaca di Monza version 87 évoque au final davantage une production télévisée standard de son époque qu’une œuvre conçu pour le grand écran. Reste - et cela n'est déjà pas trop mal - la belle Myriem Roussel pour tout de même nous procurer quelques sensations et le sombre score romantique de Pino Donaggio, presque trop imposant pour les peu inspirées images qu’il illustre.

VIOLENZA AL SOLE (1969)

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Manu  le 13/07/2026 à 11:24
Réalisé par Florestano Vancini
Avec Giuliano Gemma, Bibi Andersson, Gunnar Björnstrand, Rosemary Dexter, Arturo Pallandino.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 26min.
Année de production : 1969
Titre français : La Partenaire

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Tourné dans l’archipel des îles Tremiti, Violenza al sole est le sixième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Florestano Vancini. Le film est coécrit par Vancini, en collaboration avec Fabio Pittorru et Massimo Felisatti, scénariste que le cinéaste retrouvera à 3 reprises par la suite, notamment sur son ultime réalisation, E ridendo l’uccise. Il se situe dans la carrière de Rosemary Dexter entre le western I Quattro del pater noster de Ruggero Deodato et Mio Mao: Fatiche ed avventure di alcuni giovani occidentali per introdurre il vizio in Cina de Nicolò Ferrari. Changement de décor comme de registre pour cette seconde collaboration entre Vancini et le talentueux Giuliano Gemma après l’intéressant western I Lunghi giorni della vendetta (Faccia d’angelo). Le cinéaste revient ici au décorum solaire de son très beau La Calda vita, mais cette fois pour une œuvre bien plus sombre et tourmentée. Sorti quelques mois après La Piscine de Jacques Deray, Violenza al sole fait quelque part figure de variation de ce classique du cinéma français. Un quatuor de personnage avec circulation du désir entre eux, une tension psychologique sous-jacente notamment liée à un secret appartenant au passé, un basculement que l’on sent venir : le film de Vancini nous mitonne ainsi une atmosphère trouble et pesante du même acabit. Pour autant, Violenza del sole ne contente pas de répéter la formule gagnante de Deray. Son récit avance de façon plus sinueuse, le regard qu’il pose sur ses 2 couples de touristes au profil assez radicalement opposé me semble par ailleurs se vouloir plus ouvertement critique, teinté d’une certaine ironie par moment. Enfin, le film se distingue par une distribution assez unique en son genre, confrontant à sa façon « grand » cinéma d’auteur (les bergmaniens Bibi Andersson et Gunnar Björnstrand) et cinéma bis italien (le couple Giuliano Gemma / Rosemary Dexter). Notons à cet égard que Gemma prouve une fois encore son aisance à investir des personnages plus complexes que ceux ayant fait sa célébrité. Loin d’un titre mineur dans l’œuvre encore sous-étudiée et mal diffusée de Vancini, une œuvre passionnante, malicieusement inclassable, probablement parmi ce que le cinéaste a fait du plus étonnant. En espérant par ailleurs qu’une restauration de celle-ci voit le jour, afin d’en goûter pleinement la richesse visuelle.

TALES FROM THE CRYPT: FITTING PUNISHMENT (TV) (1990)

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Manu  le 12/07/2026 à 12:42
Réalisé par Jack Sholder
Avec Moses Gunn, Jon Clair, Teddy Wilson, Nick LaTour, Al Fann.
Moyen métrage américain
Genre : Epouvante
Durée : 26min.
Année de production : 1990

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Fitting punishment est l’épisode 12 de la seconde saison de la série Tales from the crypt. Il se situe dans la carrière du scénariste et réalisateur Jack Sholder entre le suspense de politique-fiction By dawn’s early light, avec Powers Boothe et James Earl Jones, et sa participation à la première (et unique) saison de la série policière Gabriel’s fire, interprétée par… James Earl Jones. Coécrit par le papa de franchise des Chucky, Don Mancini, Fitting punishment met la pédale douce sur les frissons pour ouvertement privilégier un humour noir par ailleurs déjà bien présent dans certains précédents travaux de Sholder (Alone in the dark, The Hidden). Une orientation qui fait clairement la saveur de cet épisode relativement classique du seul point de vue de son récit. L’autre spécificité de ce Fitting punishment demeure sans doute son ancrage dans le courant alors émergent du film de ghetto des années 90. Saveur afro-américaine qui semble vouloir également payer son tribut au cinéma de blaxploitaton, via la présence, dans le rôle du pingre croque-mort Ezra Thornberry, de Moses Gunn, l’une des vedettes du Shaft de Gordon Parks. Bref, sans prétendre aux même ambitions que les films de (Spike) Lee et consort de l’époque, un essai original et amusant au sein de son courant télé/cinématographique, relevant donc plus du tales « from the hood » que « from the crypt ».

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Manu  le 11/07/2026 à 20:20
Réalisé par Lina Wertmüller
Avec Mariangela Melato, Michele Placido, Roberto Herlitzka, John Steiner, Arnaldo Ninchi.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1986

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Notte d'estate con profilo greco, occhi a mandorla e odore di basilico est le dix-septième long métrage cinématographique de la scénariste et réalisatrice Lina Wertmüller. Le film est écrit par Wertmüller elle-même. Il marque la quatrième collaboration entre la cinéaste et l’actrice Mariangela Melato et se situe dans la carrière de John Steiner entre le film d’épouvante Camping del terrore de Ruggero Deodato et le film d’action Lone runner, également signé Deodato. Comédie vaguement anticapitaliste dans laquelle Wertmüller retravaille le concept de son Travolti da un insolito destino nell’azzurro mare d’agosto. Mariangela Melato est ici une richissime cheffe d’industrie qui, aidé d’un agent de la CIA en retraite, séquestre sur son île privée un bandit sarde spécialisé dans le kidnapping de grosses fortunes italiennes, espérant ainsi récupérer toutes les sommes volées à ses pairs au fil des années. La belle et forte en gueule milliardaire et le rustre paysan vont finalement s’entendre mieux que prévu… Comme souvent chez Wertmüller, ce n’est pas d’une grande subtilité et on comprend bien trop vite où le film veut en venir. Par ailleurs, c’est peu dire que le film ne renverse pas la table dans le discours, laissant même plus que circonspect à ce niveau. Mais son caractère aseptisé le rend paradoxalement moins pénible que certains précédents titres plus ambitieux de Wertmüller, et Melato livre une prestation suffisamment amusante et énergique pour finir de rendre sympathique ce pas très utile Notte d’estate con profilo greco, occhi a mandorla e odore di basilico. Bref, plus proche de Samperi (celui des années 80) que de Petri, mais pas désagréable.

STRUNG (2026)

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Manu  le 11/07/2026 à 15:45
Réalisé par Malcolm D. Lee
Avec Chloe Bailey, Lynn Whitfield, Lucien Laviscount, Anna Diop, Romy Woods.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 59min.
Année de production : 2026

Critique cinema   Critique film de Manu

Tourné en Afrique du Sud, Strung est le douzième long métrage cinématographique de Malcolm D. Lee. Le film est écrit par le vétéran Alan B. McElroy, précédemment scénariste du suspense horrifique Halloween 4: The Return of Michael Myers de Dwight H. Little et du film d’action The Condemned 2 de Roel Reiné. Il se situe dans la carrière de son interprète principale, Chloe Bailey, entre la mini-série Fight night: The Million dollar heist, réalisée par Craig Brewer, Tanya Hamilton et Carl Seaton, et le film d’épouvante Goons de Gerard McMurray. Et un flop de plus pour Malcolm D. Lee ! Pour ses premiers pas dans le registre du suspense (faussement) horrifique, le cinéaste passe en effet encore une fois à côté d’un bon film. Mais il le fait en affirmant au moins preuve certaine constance dans sa persistance à nous brosser un portrait sans nuance de la classe dominante afro-américaine, ici liée à l’industrie de la musique. Que l’on ne s’y trompe toutefois pas, Strung n’ambitionne aucune analyse sociétale sur le petit monde qu’il met en scène. Il s’agit simplement là d’un décor glamour de roman photo, servant une intrigue à tiroirs marquée d’un grand W comme « What the fuck ». Les amateurs de récits tarabiscotés totalement improbables seront donc bien les seuls à trouver un quelconque intérêt à cet involontaire hommage au pire du thriller domestique des années 90-2000. Quant à Malcolm D. Lee, peut-être serait-il plus sage pour lui de ne pas trop s’éloigner du registre de la comédie quand bien même on ne puisse pas dire qu’il brille aussi en ce domaine.

GIRLS TRIP (2017)

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Manu  le 10/07/2026 à 18:40
Réalisé par Malcolm D. Lee
Avec Regina Hall, Queen Latifah, Jada Pinkett Smith, Tiffany Haddish, Larenz Tate.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 2h 02min.
Année de production : 2017

Critique cinema   Critique film de Manu

Girls trip est le neuvième long métrage cinématographique du producteur et réalisateur Malcolm D. Lee, cousin du cinéaste Spike Lee. Le film marque sa seconde collaboration avec les scénaristes Kenya Barris et Tracy Oliver après la comédie Barbershop: The Next cut, sortie 1 an avant. Il se situe dans la carrière de Regina Hall entre le thriller When the bough breaks de Jon Cassar et la comédie romantique Naked de Michael Tiddes. Que Malcolm D. Lee se soit, ouvertement ou non, positionner comme le cinéaste des classes très aisées afro-américaines, au fil de ses divers travaux cinématographiques comme télévisuels, ne pose en soi strictement aucun problème. Cette catégorie sociale a en effet droit de cité comme n’importe quelle autre, avec forcément des choses à dire sur l’Amérique contemporaine. Maintenant, que celle-ci nous soit décrite de façon aussi superficielle et caricaturale, en se polarisant sur ses petits problèmes de riches dans sa sentencieuse et moraliste (longue) dernière partie, cela me pose en revanche vraiment problème. Problème dont Lee semble par ailleurs n’avoir toujours pas pris conscience après un Barbershop: The Next cut déjà fort pénible pour les mêmes raisons. Bref, une comédie qui aurait éventuellement pu dire des choses intéressantes sur la communauté qu’elle met en scène sans pour autant renier son statut de divertissement un brin provocateur, d’autant que ses 4 actrices principales avaient clairement le talent et les épaules pour cela. Sauf qu’au final Girls trip n’est ni drôle, ni pertinent, et se contente d’enquiller sagement les lieux communs sous ses quelques audaces comiques de façade.

LE SUCCESSEUR (2023)

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Manu  le 10/07/2026 à 11:27
Réalisé par Xavier Legrand
Avec Marc-André Grondin, Yves Jacques, Laëtitia Isambert, Anne-Elisabeth Bossé, Anne Loiret.
Film français, canadien, belge
Genre : Thriller
Durée : 1h 52min.
Année de production : 2023

Critique cinema   Critique film de Manu

Le Successeur est le second long métrage cinématographique de l’acteur, scénariste et réalisateur Xavier Legrand. Le film adapte librement le roman d’Alexandre Postel « L’ascendant », publié en 2015. Il est écrit par Legrand lui-même, en collaboration avec Dominick Parenteau-Lebeuf, et se situe dans la carrière du québécois Marc-André Grondin entre le drame Richelieu de Pier-Philippe Chevigny et la mini-série IXE-13 et la course à l’uranium, réalisé par Yan Lanouette Turgeon. Bon nombre de ceux que son Jusqu’à la garde avait impressionné étaient curieux de voir comment Xavier Legrand allait rebondir après ce beau succès critique et public. Aussi peut-on déjà être satisfait de voir que, face à cette attente, le cinéaste choisit courageusement la voie de la prise de risque. Cette fois, Le Successeur nous plonge en effet ouvertement dans un cinéma de genre que Jusqu’à la garde ne faisait que (remarquablement) frôler. Et cela tout en inscrivant son film dans le sillon des thèmes abordés par son précédent métrage, en optant ici pour un angle plus psychologique que sociétal. Projet ambitieux donc, qui démarre sur une mémorable première séquence et maintient remarquablement le suspense quant à sa véritable nature pendant au moins trois bons quarts d’heure. Ensuite, les choses se compliquent un peu, Le Successeur devant tout de même composer avec un récit un brin rocambolesque laissant au final, chez le spectateur, bien trop de portes ouvertes pour pleinement satisfaire. Au final, on est donc clairement en deçà de la réussite de Jusqu’à la garde. Et cependant, à travers son originalité et sa réussite globale à tenir face à des péripéties tout de même peu évidentes à mettre en scène de façon crédible, cet audacieux Successeur donne a minima un signal largement positif quant à la capacité de Legrand à ne pas demeurer l’homme d’un seul film.

FIRESTORM (1998)

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Manu  le 09/07/2026 à 16:05
Réalisé par Dean Semler
Avec Howie Long, Scott Glenn, William Forsythe, Suzy Amis, Barry Pepper.
Film américain
Genre : Film catastrophe
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1998
Titre français : Tempête de feu

Critique cinema   Critique film de Manu

Firestorm est le premier des deux longs métrages cinématographique signés à ce jour par le directeur de la photographie australien Dean Semler, collaborateur de George Miller (Mad Max 2), Phillip Noyce (Dead calm) et Peter Segal (Nutty professor II : The Klumps, Get smart, Grudge match) notamment. Ce projet initialement destiné à Sylvester Stallone se situe dans la carrière de Scott Glenn sur grand écran entre la chronique criminelle Lesser prophets de William DeVizia et le drame familial The Virgin suicides de Sofia Coppola. Firestorm ne m'avait pas fait forte impression à sa découverte, il y a environ 25 ans, n’en ayant alors retenu que le jeu limité d’Howie Long et la grande bêtise de certaines péripéties. Aussi cette agréable et tardive revoyure constitue-elle une vraie bonne surprise. Déjà, je n'avais pas fait le parallèle avant, mais le film entretient une curieuse parenté avec le Hard Rain de Mikael Salomon, sorti à quelques jours d'intervalle sur le sol américain. On y retrouve ce même mélange de film catastrophe et d’action / suspense décomplexé, tandis que la réalisation est assurée, dans les 2 cas, par un prestigieux directeur de la photo passé à la réalisation. Après, Hard Rain est sans doute un peu plus satisfaisant à bien des niveaux. En particulier du côté de l’écriture, plus élaborée, de la distribution, plus riche, et de la musique (un Christopher Young déchainé). Mais Firestorm n’a pas non plus à rougir face à son concurrent. Plus compact encore (à peine 90 minutes), il s’avale d’un trait, sans se louper sur le spectaculaire, en recourant a minima aux transparences et autres effets d’époque. Howie Long a certes le charisme d’un bout de bois carbonisé, mais il est bien entouré, notamment d’un William Forsythe particulièrement vicelard. Et même côté mise en scène, je trouve que Dean Semler assure. La petite séquence montage du déclenchement de l’incendie sur le Cat People (Putting Out the Fire) de Bowie / Moroder est notamment tout à fait réussie. Bref, en résumé, un très plaisant divertissement bourrin old shool, parfois impressionnant, souvent bêta, toujours fun.

STUCK ON YOU (2003)

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Manu  le 09/07/2026 à 08:17
Réalisé par Bobby Farrelly, Peter Farrelly
Avec Matt Damon, Greg Kinnear, Eva Mendes, Wen Yann Shih, Cher.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2003
Titre français : Deux en un

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Stuck on you est le septième long métrage cinématographique conjointement signé par Bobby et Peter Farrelly. Le film est écrit et produit par les 2 frères. Il se situe dans la carrière de Matt Damon entre le biopic Confessions of a dangerous mind de et avec George Clooney et la comédie EuroTrip de Jeff Schaffer. Stuck on you n’est semble-t-il pas le plus apprécié des opus farrelliens de la période 2000. Qu’importe, je le classe pour ma part très haut dans leur filmographie. Abordant un sujet qu’ils connaissent bien - la force des liens fraternels - les Farrelly me semblent en effet au sommet de leur art ici, aussi inspirés dans la régressif que dans l’absurde, sans se départir de cette indispensable touche d’humanité, cette tendresse envers leurs personnages d’outsiders un peu loser, qui élève in fine leurs comédies au-delà du tout-venant. Délirant et attachant, épinglant avec juste ce qu’il faut d’ironie piquante l’industrie hollywoodienne, Stuck on you est ainsi une petit concentré d’humour intelligent. Une réussite à laquelle participe également pleinement le duo Matt Damon – Greg Kinnear, même si, au final, celle qui offre ici la plus savoureuse prestation demeure sans conteste Cher, dans une joyeuse parodie d’elle-même. Bref, de la comédie américaine haut de gamme, inventive, à la fois faussement candide et réellement touchante.

HUMAN EXPERIMENTS (1979)

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Manu  le 08/07/2026 à 20:02
Réalisé par Gregory Goodell
Avec Linda Haynes, Geoffrey Lewis, Ellen Travolta, Aldo Ray, Jackie Coogan.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 26min.
Année de production : 1979
Titre français : Expérimentations humaines

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Human experiments est la première réalisation de Gregory Goodell, futur scénariste de la comédie Perfect people de Bruce Seth Green et du drame criminel When love kills: The Seduction of John hearn de Larry Elikann. Tourné en extérieurs dans l’état de Californie, le film est coproduit par Goodell et écrit par Richard Rothstein, qui signera, l’année suivante, le script du Death valley de Dick Richards. Découvert à l’âge de 14 ans, Human experiments avait beaucoup impressionné le jeune spectateur avide d’interdits que j’étais alors. Cette révision marquait donc, pour moi, l’occasion de me confronter au souvenir à la fois lointain et persistant que je gardais de ce titre depuis totalement tombé dans l’oubli. Aussi faut-il bien que je me rende à l’évidence : Human experiments n’est clairement pas la petite pépite oubliée du cinéma d’exploitation américain que j’avais encore en mémoire. C’est davantage une production bis boiteuse, au rythme en dents de scie, à l’intrigue un brin fantaisiste, mais traversé d’au moins 2 séquences choc marquantes : la séquence de panne, en début de métrage, au petit gout de Texas chainsaw massacre, et celle « des insectes », vers la fin. Une dernière scène qui témoigne d’ailleurs de l’investissement total de son interprète principale, Linda Haynes, élément fondamental de la modeste réussite de cet ensemble. Bref, pas exactement le sommet de cinéma oppressant qu’il me semblait pourtant bel et bien avoir vu il y a 40 ans, mais une curiosité un peu glauque, mélangeant un peu n’importe comment drame carcéral au féminin, suspense et pur film d’épouvante.

TRAIN DREAMS (2025)

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Manu  le 08/07/2026 à 11:51
Réalisé par Clint Bentley
Avec Joel Edgerton, Felicity Jones, Kerry Condon, William H. Macy, John Diehl.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 42min.
Année de production : 2025

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Train dreams est le second long métrage cinématographique de Clint Bentley après le drame sportif Jockey, sorti en 2021. Le film adapte la nouvelle homonyme de Denis Johnson, publiée en 2011. Il est écrit par Bentley lui-même et Greg Kwedar, son partenaire d’écriture depuis le thriller Transpecos, en 2016, et se situe dans la carrière de la britannique Felicity Jones entre le drame The Brutalist de Brady Corbet et le film fantastique 100 nights of hero de Julia Jackman. Il flotte comme un parfum de Terrence Malick sur cette chronique d’une vie de bucheron saisonnier, évoquant en parallèle plus de 70 ans d’Histoire américaine. Toutefois, résumer Train dreams à cette seule référence serait probablement injuste, ne serait-ce que parce que le ton du film me semble se vouloir plus élégiaque que philosophique, comme chez Malick. Ensuite, tout simplement parce que cette influence n’empêche nullement Train dreams de fonctionner, à condition bien évidemment de consentir à se laisser porter par cette mélancolique ode au temps qui passe, charriant bonheurs et de tragédies, réussites et regrets. Auquel cas, portée une mise en scène léchée juste ce qu’il faut et une robuste composition de Joel Edgerton, l’implication émotionnelle du spectateur ne me semble faire guère de doutes. Bref, un titre qui donne clairement envie de s’intéresser de plus près au binôme Bentley & Kwedar, en plus d’accessoirement redorer un peu le blason ciné de la boutique Netflix.

DRUG WARS: THE CAMARENA STORY (TV) (1990)

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Manu  le 07/07/2026 à 21:33
Réalisé par Brian Gibson
Avec Craig T. Nelson, Steven Bauer, Elizabeth Peña, Miguel Ferrer, Treat Williams.
Mini-série américaine en 3 parties
Genre : Drame
Durée : 4h 26min. environ
Année de production : 1990
Titre français : Cartel, les guerres de la drogue

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Intégralement réalisée par le britannique Brian Gibson, Drug wars : The Camarena story est une mini-série en 3 parties, initialement diffusée entre le 7 et 9 janvier 1990 sur la chaîne NBC. Celle-ci s’inspire de l’ouvrage d’investigation de la journaliste Elaine Shannon « Desperados: Latin Drug Lords, U.S. Lawmen, and the War America Can't Win ». Elle est coécrite par Mel Frohman, scénariste de la comédie sportive …all the marbles de Robert Aldrich et du thriller Lies of the twins de Tim Hunter. Curieux que cette mini-série, sortie chez nous en VHS, dans une version rabotée de plus de sa moitié, soit ainsi tombée dans l’oubli. Cinéaste déjà culte à l’époque, mais pas encore l’auteur célébré qu’il est devenu aujourd’hui, Michael Mann en est le producteur exécutif. Et cela s’en ressent, dans la rigueur du traitement réservé à cette tentaculaire histoire vraie, à la base celle d’Enrique « Kiki » Camarena, agent de DEA, victime de la guerre des drogues au sein d’un Mexique rongé par la corruption. Drug wars : The Camarena story, c’est ainsi 270 minutes de télé percutante, bien écrite, annonçant notamment, dans son ambition, les productions HBO de la décennie à venir, à travers son ambitieux mélange de suspense / action et d’analyse socio-politique. Signe explicite de cette parenté : on retrouve ici Michael Z. Hanan, le décorateur de la plupart des travaux télé de John Frankenheimer des années 90. Très soigné du côté de l’enrobage musical, constamment soucieux d’authenticité, via un traitement s’approchant, dans la forme, du documentaire - soit quelques fondamentaux de la méthode Mann - Drug wars: The camarena story fait donc le plein d’efficacité sans non plus délaisser le fond, nous brossant une peinture au final assez déprimante d’une bataille perdue d’avance. Avec en prime un casting qui transpire le mâle dominant, n’ayant pas à rougir face à celui du subséquent et thématiquement jumeau Traffic (les 2 œuvres se partagent d’ailleurs plusieurs interprètes, dont le grand Tomas Milian). A ce titre, en jeune chef de cartel, Benicio De Toro crève déjà l’écran ici.

THE STRANGE AFFAIR (1968)

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Manu  le 07/07/2026 à 12:20
Réalisé par David Greene
Avec Michael York, Jeremy Kemp, Jack Watson, Susan George, Nigel Davenport.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1968
Titre français : Chantage à la drogue

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The Strange affair est le troisième long métrage cinématographique du britannique et pionnier du petit écran canadien David Greene. Le film adapte le roman homonyme de Bernard Toms. Il est écrit et coproduit par Stanley Mann, futur coscénariste du Sky riders de Douglas Hickox et Meteor de Ronald Neame, et se situe dans la carrière de Susan George entre le drame urbain Up the junction de Peter Collinson et la comédie dramatique All neat in black stockings de Christopher Morahan. Polar / film noir en couleurs à l’anglaise, The Strange affair se distingue essentiellement du tout-venant à travers l’audace de certaines de ses situations, en faisant ainsi clairement une pure relique de son époque. Ensuite, niveau originalité, disons que cela s’arrête à peu là, car si le recul de la censure confère un peu de sang, ou plutôt de chair neuve à ce que l’on voit à l’écran, le fond de l’œuvre, lui, ne transpire malheureusement pas beaucoup le renouveau. On se trouve même face à une histoire étonnamment convenue dans son développement, dont l’issue nous est d’ailleurs révélé dès le départ, sans que cela ne confère une quelconque plus-value à l’ensemble. En résumé, quelques images interdites et situations graveleuses plaquées sur un récit sans surprise, à la morale sauve, qui ne font au final de cette Strange affair une petite curiosité sixties qu’un vrai bon polar.

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