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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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LIFE ITSELF (2018)

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Manu  le 17/01/2021 à 19:19
Réalisé par Dan Fogelman
Avec Oscar Isaac, Olivia Wilde, Annette Bening, Mandy Patinkin, Antonio Banderas.
Film américain, espagnol
Genre : Drame
Durée : 1h 57min.
Année de production : 2018
Titre français : Seule la vie...

Critique cinema  Critique film de Manu


Life itself est la seconde réalisation du scénariste et producteur Dan Fogelman. Ecrit par Fogelman seul, le film marque également sa seconde collaboration avec Annette Bening après Danny Collins, sorti 3 ans plus tôt. Le film se situe dans la carrière d’Olivia Wilde entre le suspense A vigilante de Sarah Daggar-Nickson et le drame criminel Richard Jewell de Clint Eastwood.

Grosse déconvenue critique et public pour ce second essai derrière la caméra du scénariste de Cars et créateur de la série This is us. Un rejet que je ne partage pas dans la mesure où les deux heures pleines à craquer de péripéties de l’œuvre m’ont tenu largement éveillé, développant un sens du romanesque, tendance feuilletonnesque, joliment assumé jusque dans ses virages les plus mélodramatiques.

Maintenant, si le film a pour lui de ne pas tricher avec son spectateur, il convient d’admettre qu’il souffre également de l’extrême générosité de son script, proposant suffisamment de matière pour alimenter au bas mot une mini-série toute entière. D’où l’impression persistante et problématique de se trouver face à un condensé d’histoire en lieu et place d’une expérience cinématographique pleine et entière.

Passé cet embarrassant écueil, Life itself aurait donc plutôt tendance à fonctionner dans ce qu’il entreprend, et pourra aisément séduire, à condition évidemment d’apprécier le gros mélo qui tâche un peu.

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3.6
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Manu  le 10/01/2021 à 18:22
Réalisé par Jan Egleson
Avec Crystal Bernard, Esai Morales, Casey Sander, Tom Atkins, Shirley Knight.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 27min.
Année de production : 1996

Critique cinema   Critique film de Manu

Dying to be perfect : The Helen Hart Pena story se situe dans la filmographie du cinéaste indépendant / téléaste Jan Egleston entre le suspense The Surrogate, avec Alyssa Milano, et le thriller domestique Trauma, interprété par Jayne Brook et Kyle Secor. Cette production télévisuelle filmée dans le Colorado est écrite par la scénariste de télévision Susan Arnout Smith. L’un de ces innombrables téléfilms censés interpeler la ménagère de moins de 50 ans en lui exposant, à travers une authentique expérience personnelle, un délicat sujet de société, à savoir ici l’anorexie / boulimie chez les sportifs. Produit bien calibré à la base, Dying to be perfect: The Helen Hart story ne sort ainsi jamais du rang, mais n’en fait pas moins globalement le job, en dépit d’une réalisation se satisfaisant du minimum syndical. On retiendra tout de même de cet ensemble passe-partout deux ou trois séquences pertinentes, telles les confessions de l’héroïne sur ses méthodes de régurgitation ou cette scène relativement forte, la voyant manger directement dans sa poubelle, ainsi que, une fois de plus, la qualité du (relativement court) score de Dana Kaproff. Foncièrement décevant de la part du réalisateur de A shock to the system et l’atmosphérique néo-noir The Last hit, mais correct si l’on prend ce titre uniquement pour ce qu’il ambitionne d’être.

ST. VINCENT (2014)

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Manu  le 10/01/2021 à 14:52
Réalisé par Theodore Melfi
Avec Bill Murray, Melissa McCarthy, Naomi Watts, Chris O'Dowd, Terrence Howard.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 42min.
Année de production : 2014

Critique cinema   Critique film de Manu

St. Vincent est le second long métrage cinématographique de l’également scénariste et producteur Theodore Melfi. Le film est écrit par Melfi seul. Il se situe dans la filmographie de Bill Murray entre sa septième collaboration avec Wes Anderson, sur The Grand Budapest Hotel, et sa participation au Dumb and dumber to des frères Farrelly. Malgré ses quelques prix glanés dans divers (petits) festivals et sa bonne note sur IMDB (7.2 pour 95000 votes à ce jour), j’avoue n’avoir pas été emballé plus que ça par cette tragi-comédie au déroulement un peu trop évident et pittoresque par trop attendu. L’intérêt de l’œuvre vient donc, sans surprise, essentiellement de son interprétation, avec un Bill Murray qui tire l’ensemble vers le haut, animant ce modeste show de sa parfaite, si là-encore sans surprise, fausse désinvolture. Face à lui, Noami Watts n’est pas en reste, plutôt marrante dans un rôle très caricatural de prostituée venue de l’Est. Téléphoné, très anonymement réalisé mais rendu agréable par un interprétation suffisamment relevée pour porter l'ensemble de bout en bout.

FULL EXPOSURE: THE SEX TAPES SCANDAL (TV) (1989)

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Manu  le 10/01/2021 à 10:47
Réalisé par Noel Nosseck
Avec Lisa Hartman, Tony Denison, Vanessa Williams, Peter Jurasik, , Jennifer O'Neill.
Téléfilm américain
Genre : Policier
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1989
Titre français : Vidéo scandale

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Full exposure: The Sex tapes scandal est le quatorzième long métrage de Noel Nosseck. Il marque la première collaboration du téléaste avec l’actrice Lisa Hartman, que celui-ci retrouvera 4 ans plus tard sur le drame criminel Without a kiss goodbye. Notons par ailleurs que Tony Denison et Jennifer O’Neill se retrouveront 8 ans plus tard sur thriller The Corporate ladder de Nick Vallelonga. Sujet estampillé « Hollywood night » pour ce petit thriller malheureusement confronté au rédhibitoire manque d’audace du petit écran américain des années 80. En résulte une œuvre qui voudrait bien titiller le spectateur mais se révèle bien trop timorée pour convaincre le chaland. Tony Denison a donc beau bomber le torse (plus velu que ceux d’Elliott Gould et Burt Reynolds réunis), Lisa Hartman tenter de nous allumer en enfilant de savantes tenues sexy d’époque, Full exposure : The Sex tapes scandal n’évoque jusqu’au bout rien de beaucoup plus qu’un épisode de T.J. Hooker. Le seul à vraiment remplir le contrat demeure finalement le compositeur Dana Kaproff, qui ne triche pas avec les attentes du spectateur, nous servant un emballant petit score 100% thriller coquin, au programme duquel saxo suintant le désir et synthés annonciateurs d’un éminent danger font clairement le job à la place des scénariste et réalisateur. En résumé, pépère mais regardable.

LA MANDRAGOLA (1965)

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Manu  le 07/01/2021 à 18:27
Réalisé par Alberto Lattuada
Avec Rosanna Schiaffino, Philippe Leroy, Romolo Valli, Totò, Jean-Claude Brialy.
Film italien, français
Genre : Comédie
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1965
Titre français : La Mandragore

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La Mandragola se situe dans la filmographie d’Alberto Lattuada entre le drame en costumes La Steppa et la comédie à l’italienne Don Giovanni in Sicilia. Cette adaptation de la pièce éponyme de Niccolo Machiavelli est coécrite par Lattuada et le futur réalisateur Luigi Magni. Il s’agit par ailleurs de la seule collaboration entre le cinéaste et la star comique Totò. Clairement pas un grand Lattuada que cette sexy farce d’époque, évoquant presque davantage le cinéma à venir de Luigi Magni que celui de Lattuada, la charge érotique lattuadienne en plus, mais un ensemble néanmoins alertement mené, nous servant sur un plateau de savoureux numéros d’acteur, avec en tête de liste un Totò évidemment impayable en moine pas très catholique. Ca ne va donc pas chercher très loin, sentant plutôt la récréation pour Lattuada, mais une récréation qui se trouve être de qualité, dans la forme comme le fond, à la fois amusant et gentiment provocant. Bref, pas mémorable mais agréable à suivre, même si, dans un exercice de ce type, on pourra lui préférer les travaux de Festa Campanile ou Magni.

TORNADO! (TV) (1996)

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Manu  le 07/01/2021 à 07:56
Réalisé par Noel Nosseck
Avec Bruce Campbell, Shannon Sturges, Ernie Hudson, L.Q. Jones, Bo Eason.
Téléfilm américain
Genre : Catastrophe
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1996
Titre français : Chasseurs de tornades

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Tornado! se situe dans la carrière du ciné / téléaste Noel Nosseck entre le drame criminel No one would tell et le drame sociétal What kind of mother are you? Ecrit par John Logan, futur scénariste / coscénariste du Bats de Louis Morneau, Gladiator de Ridley Scott, The Aviator de Martin Scorsese ou encore Skyfall de Sam Mendes, cette production télévisée filmée au Texas marque la huitième collaboration entre Nosseck et le producteur Frank Von Zerneck. Présenté à la télévision américaine quelques jours seulement avant la sortie ciné du Twister de Jan de Bont, Tornado! n’en soutient évidemment guère la comparaison même si, un peu contraint forcé, il ne joue naturellement pas dans la même catégorie (et que le film de de Bont ne relève pas non plus du grand classique cinématographique). A défaut d’être spectaculaire, l’ensemble sent bon la virilité texane au rabais et les bonnes grosses côtes de bœuf grillées au barbecue, richement arrosées à la bière, mais l’on s’amuse aisement de l’humour balourd du film, de ses péripéties éventées et personnages clichés, la trombine bonhomme de Bruce Campbell achevant de boucler l’affaire dans la bonne ambiance jamais trop longtemps sérieuse. Cheap donc, et ne comptant sans doute pas parmi les travaux les plus marquants de son réalisateur, mais décontracté et, finalement, jamais franchement ennuyeux. Bref, conforme en tout cela à la patoune humble de Nosseck, qui ne fait pas de vague mais assure toujours correctement le show.

LES PETITES FILLES MODELES (1971)

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Manu  le 06/01/2021 à 19:15
Réalisé par Jean-Claude Roy
Avec Jessica Dorn, Marie-Georges Pascal, Cathy Reghin, Michèle Girardon, Bella Darvi.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1971

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Les Petites filles modèles est le neuvième long métrage de fiction du français Jean-Claude Roy. Cette relecture moderne et polissonne du roman éponyme de la Comtesse de Ségur, originellement publié en 1858, est l’unique crédit cinématographique de la scénariste Françoise de Bernis (créditée François au générique). Artisan au solide métier, ayant malheureusement trop souvent œuvré à la marge, avec les conséquences financières que cela revêt, Jean-Claude Roy signe ici une très agréable fantaisie érotique bénéficiant à la fois d’un budget à la hauteur, d’interprètes concernés, et d’un script particulièrement soigné pour le genre, riche en élégants traits d’humour. Enfin, ultime atout, mais non des moindres : son formidable score électro-pop de Maurice Lecoeur. Bref, une jolie réussite dans sa catégorie, juste entachée d’une aura un peu glauque, pour qui sait que 3 de ses actrices principales, Marie-Georges Pascal, Michèle Girardon et Bella Darvi, mettront fin à leurs jours au cours des 15 années qui suivront la réalisation de ce film.

TRIPLE CROSS (1966)

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Manu  le 05/01/2021 à 07:53
Réalisé par Terence Young
Avec Christopher Plummer, Trevor Howard, Gert Fröbe, Yul Brunner, Romy Schneider.
Film anglais, français, allemand
Genre : Espionnage
Durée : 2h 20min.
Année de production : 1966
Titre français : Triple cross : La Fantastique histoire vraie d'Eddie Chapman

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Triple Cross se situe dans la filmographie de Terence Young entre le drame criminel internationel Poppies are also flowers et le film d’aventures L’avventuriero, d’après Joseph Conrad. Cette coproduction franco-anglo-allemande est écrite par l’également résistant et romancier René Hardy. Notons enfin que Terence Young retrouvera Romy Schneider 13 ans plus tard sur le thriller adapté de Sidney Sheldon, Bloodline (dans lequel apparait également Gert Fröbe). Encore sous forte influence bondienne, le cinéma de Terence Young se tourne par vers le film de guerre / espionnage à grand spectacle pour un résultat en demi-teinte. L’ensemble amuse en effet sporadiquement sans pour autant justifier ses parfois longuettes 140 minutes. N’aidant pas beaucoup à la manœuvre, il faut dire aussi que l’on ne croit pas une seconde à tout ce qui nous est raconté ici, malgré le cachet « basé sur une histoire vraie ». Reste par conséquent, à se mettre sous la dent, une Romy Schneider d’une époustouflante beauté, mais qui n’a clairement pas grand-chose à défendre ici, et un Christopher Plummer rigolo et inattendu dans une sorte de variante décontractée de 007, l’acteur semblant quasiment postuler pour le rôle ici. Bref, regardable, mais sans beaucoup plus... (comme trop souvent avec Terence Young)

FINDERS KEEPERS (1984)

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Manu  le 27/12/2020 à 19:35
Réalisé par Richard Lester
Avec Michael O'Keefe, Beverly D'Angelo, Louis Gossett Jr., Pamela Stephenson, Brian Dennehy.
Film anglais, américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1984
Titre français : Cash-cash

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Vingtième et antépénultième réalisation cinématographique de l’américain Richard Lester, Finders keepers est l’adaptation du roman « The Next-to-last train ride » de Charles Dennis, publié en 1974. Le film est coécrit par Dennis, l’acteur-scénariste Ronny Graham, proche collaborateur de Mel Brooks, et l’également décorateur, doublement oscarisé, Terence Marsh (ici coproducteur, en complément). Jolie découverte que ce Finders keepers (Cash-cash, en VF), dans lequel le caustique Richard Lester raille à sa façon les travers de l’Amérique capitaliste, sur un mode ouvertement burlesque. On pense par moment à du Elmore Leonard du côté de cette intrigue policière à personnages multiples, tous plus ou moins ridicules, mais en plus fou et plus léger, tandis que flotte sur l’œuvre un parfum de duperie et corruption généralisée s’abreuvant au contexte particulier de l’époque investie (l’action se situe en 1973, et l’on croise Woodward et Bernstein le temps d’une séquence). Ca va vite, parfois un peu trop loin dans la déconne comme de coutume chez Lester, mais la matière est dense, stimulante et l’on s’amuse de bout en bout. Bref, une réussite de plus pour son brillant auteur, injustement oubliée, à ranger peut-être non loin du Honky Tonk Freeway de John Schlesinger.

LOVE YOU LIKE CHRISTMAS (TV) (2016)

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Manu  le 27/12/2020 à 09:41
Réalisé par Graeme Campbell
Avec Bonnie Somerville, Brennan Elliott, Madison Brydges, Precious Chong, Richard Waugh.
Téléfilm américain
Genre : Romance
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2016
Titre français : Coup de foudre sous le sapin

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Pourquoi avoir choisi ce Love you like Christmas pour remplir le cahier des charges Ciné Familia 2020 plutôt qu’une autre des innombrables productions Hallmark célébrant la magie de Noël ? Tout bêtement pour prendre des nouvelles de Graeme Campbell, représentant de la dernière vague de l’âge d’or de la Canuxploitation (ou films de série B canadiens partiellement financés par l’oncle Sam), avec au moins 2 mini réussites à son actif, le néo-noir Into the fire et le drame juvénile Murder one. Et bon, on va simplement dire qu’à 60 ans passé et une trentaine de longs à son actif, Campbell semble estimer qu’est enfin venu pour lui le temps d’une retraite bien méritée. Du moins si l’on en juge par le caractère totalement informel de sa réalisation, illustrant de la façon la plus plate imaginable une intrigue romantique il est vrai dépourvue du moindre soupçon de surprise comme, plus largement, d’intérêt. Après, je suis conscient qu’il existe un public pour ce type de programme en tout point inoffensif et bien intentionné. Mais je n’en fais clairement pas parti, d’où l’ennui saupoudré d’agacement ressenti tout au long de ces 90 minutes réglementaires de situations téléphonées et dialogues insipides surlignant chaque émotion, le tout servi au strict premier degré dans des décors de magasins d’ameublement chargeant ouvertement la mule du côté de la déco de Noël.

PUPILLE (2018)

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Manu  le 18/12/2020 à 19:25
Réalisé par Jeanne Harry
Avec Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche, Elodie Bouchez, Miou-Miou, Grégory Gadebois.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2018

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Pupille est le second long métrage cinématographique de la scénariste et réalisatrice Jeanne Herry. La cinéaste retrouve ici Sandrine Kiberlain, qui tenait déjà le rôle principal de son précédent long, Elle l’adore. Le film a par ailleurs obtenu 7 nominations aux César en 2019 (mais aucune récompense au final). Après l’inclassable et réjouissant Elle l’adore, Jeanne Herry se tourne vers le film choral social, et signe une nouvelle remarquable réussite. Les pièges étaient pourtant nombreux sur le papier. Pourtant, à l’arrivée, Herry les évite pratiquement tous. L’écriture évite l’écueil du pathos, les nombreux personnages parviennent tous à suffisamment exister pour nous impliquer émotionnellement, l’ensemble est instructif mais (presque) pas scolaire, la réalisation se révèle d’une égale adresse et intelligence, s’appuyant sur de solides prestations d’acteur, à commencer par celle d’Elodie Bouchez, formidable. Romanesque tout en demeurant d’une belle précision quasi documentaire, une exemplaire réussite confirmant le talent de son autrice, de même que sa belle capacité à se renouveler après un premier opus très différent dans le ton.

DEJA VU (2006)

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Manu  le 13/12/2020 à 19:20
Réalisé par Tony Scott
Avec Denzel Washington, Paula Patton, Val kilmer, Jim Caviezel, Adam Goldberg, Bruce Greenwood.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 2h 06min.
Année de production : 2006

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Déjà vu est l’antépénultième réalisation cinématographique du britannique Tony Scott. Troisième des cinq collaborations entre le cinéaste et l’acteur Denzel Washington, le film est coécrit par Terry Rossio, précédemment coscénariste du Small soldiers de Joe Dante ainsi que du film d’animation Shrek, 3 ans plus tard. Il se situe dans la carrière de Tony Scott entre le biopic Domino et le remake du The Taking of Pelham One Two Three de Joseph Sargent. Tony Scott s’essaie ici au suspense science-fictionnel avec son habituel sens du rythme et de l’image léchée qui claque. Le résultat n’est sans doute pas ce que le réalisateur de Revenge et True romance nous a offert de plus mémorable, s’avérant seulement surprenant de par la sagesse formelle / narrative qu’affiche l’œuvre, à bonne distance des survoltés, quasi expérimentaux Man on fire et Domino du même Scott. Mais disons que ce retour à un relatif classicisme sied confortablement à ce blockbuster post 9/11 excellemment ficelé à défaut de présenter une trame très originale, et mâtiné d’un agréable doigt de romance tout à fait caractéristique du cinéma de Scott. Et puis, comme bien souvent chez Tony Scott, il y a également le plaisir d’une distribution affutée, bien pensée jusque dans les troisièmes rôles. Bref, tout pour passer un bon moment même si, encore une fois, cela reste essentiellement une petite sucrerie, en deçà des meilleurs et plus personnels travaux du cinéaste.

THE NEW AGE (1994)

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Manu  le 12/12/2020 à 23:34
Réalisé par Michael Tolkin
Avec Peter Weller, Judy Davis, Patrick Bauchau, Adam West, Paula Marshall.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 52min.
Année de production : 1994

Critique cinema   Critique film de Manu

The New age est la seconde, et à ce jour dernière, réalisation de Michael Tolkin, scénariste notamment du The Player de Robert Altman, d’après son propre roman, et co-créateur / scénariste de la mini-série Escape at Dannemora, réalisée par Ben Stiller. Le film se situe dans la carrière de Peter Weller entre le drame rural The Substitute wife de Peter Werner et la comédie Mighty Aphrodite de et avec Woody Allen. Michael Tolkin aime bien bousculer son audience tout en pratiquant un humour légèrement tordu. Cela était déjà le cas de l’acide The Player et du vénéneux The Rapture, et ce New age relève du même méchant esprit, ciblant cette fois le yuppie californien dans toute son arrogance auto-satisfaite. Malheureusement l’inspiration se révèle ici d’un niveau qualitatif plus discutable, avec une satire à froid un peu trop appuyée, versant elle-même dans l’autosatisfaction, et alignant finalement plus les conventions que les saillies dans son propos démystificateur. On sent par moment la continuité thématique avec The Rapture, mais noyé cette fois dans un discours plus consensuel et superficiel. Le résultat se laisse toutefois suivre sans véritable ennui, s’avérant à défaut d’autre chose totalement satisfaisant du côté de l’interprétation, avec une Judy Davis comme à son habitude imposante et - belle révélation à ce niveau - un Peter Weller étonnant, dans un rôle ne misant pas sur sa seule virilité, tel qu’on aurait aimé lui en voir tenir davantage. Bref, une comédie satirique à l’interprétation brillante mais bien trop sûre d’elle et attendue pour faire réellement mouche.

UNBELIEVABLE (TV) (2019)

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Manu  le 09/12/2020 à 21:27
Réalisé par Lisa Cholodenko, Michael Dinner, Susannah Grant
Avec Kaitlyn Dever, Toni Collette, Merritt Wever, Dale Dickey, Brooke Smith.
Mini-série américaine en 8 parties
Genre : Policier
Durée : 6h 25min. environ
Année de production : 2019

Critique cinema   Critique film de Manu

Unbelievable est une mini-série en 8 épisodes réalisée par Lisa Cholodenko, Michael Dinner et Susannah Grant. Celle-ci s’inspire de l’article « An unbelievable story of rape » de T. Christian Miller et Ken Armstrong, ici coscénaristes et coproducteurs. Elle se situe par ailleurs dans la carrière de Toni Collette entre le whodunit de Rian Johnson, Knives out, et la comédie dramatique anglaise Dream horse. Exemplaire réussite que cette évocation de la véritable traque, à travers 2 Etats américains, d’un serial violeur, doublé d’un poignante évocation du parcours de reconstruction d’une de ses victimes, Unbelievable brille autant par ses qualités d’écriture que d’interprétation ou encore de réalisation. Sans même s’étendre sur l’efficacité imparable de son suspense, l’œuvre prend directement aux tripes dans son magnifique portrait de la jeune Mary Adler, victime née accédant progressivement au statut de combattante. Kaitlyn Dever et sa petite mine égarée y livrent une prestation inoubliable, face à laquelle les prestations pourtant mémorables de Merrit Wever et Toni Collette ont presque du mal à s’aligner. Captivant drame policier tout autant qu’adroit pamphlet féministe post-#MeToo, Unbelievable est clairement l’une des immanquables mini-séries américaines de ces 4, 5 dernières années.

THE TERRY FOX STORY (TV) (1983)

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Manu  le 06/12/2020 à 19:35
Réalisé par Ralph L. Thomas
Avec Robert Duvall, Chris Makepeace, Rosalind Chao, Eric Fryer, Michael Zelniker.
Film canadien, américain
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1983

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Récipiendaire de 4 Genie awards (oscars canadiens) attribués en 1984, The Terry Fox story est le quatrième long métrage du canadien Ralph L. Thomas. Le film est écrit par Edward Hume, scénariste de télévision principalement, créateur de la série The Streets of San Francisco, derrière les scripts du 21 hours at Munich de William A. Graham et du The Day after de Nicholas Meyer. Le film se situe dans la carrière de Robert Duvall entre le drame Tender mercies, pour lequel il obtint un oscar en 1984, et le western contemporain The Stone boy de Christopher Cain. Dans la lignée qualitative du précédent Ticket to heaven du même Thomas, drame abordant le phénomène de l’endoctrinement sectaire, The Terry Fox story est une œuvre sérieuse et solide, mais sans doute un peu trop portée sur les bonnes intentions pour rafler totalement la mise au niveau de l’émotion. L’interprétation s’avère des plus honnête - le boss Duvall assurant royalement comme d’habitude - la mise en scène imprime une belle authenticité 100% canadienne à l’œuvre, mais l’on sent tout de même la formule un peu trop appliquée du côté de l’écriture, allant toujours directement là où on l’attend. Bref, du cinéma à thèse très « dossiers de l’écran », qui fait correctement le job, mais manque quelque part d’audace comme de personnalité. A cet égard, Ralph L. Thomas se montrera d’ailleurs plus ambitieux sur son film suivant, le drame criminel Apprentice to murder.

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