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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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MOGLIAMANTE (1977)

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Manu  le 05/04/2020 à 20:12
Réalisé par Mario Vicario
Avec Laura Antonelli, Marcello Mastroianni, Leonard Mann, William Berger, Olga Karlatos.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1977
Titre français : La Maîtresse légitime

Critique cinema  Critique film de Manu


Mogliamante est le huitième long métrage de fiction de l’acteur, scénariste, producteur et réalisateur Mario Vicario. Le film est coécrit par Vicario et Rodolfo Sonego, fidèle collaborateur d’Alberto Sordi, de 1954 jusqu’à son dernier film, Incontri proibiti, en1998. Le film se situe dans la carrière de Laura Antonelli entre L’innocente de Luchino Visconti, sommet de la carrière de l’actrice, et le Gran bollito de Mauro Bolognini.

Cette seconde rencontre entre Laura Antonelli et Marcello Mastroianni, 2 ans après le Divina creatura de Giuseppe Patroni Griffi, présente une affiche des plus sérieuses, laissant quelque part imaginer un drame bourgeois historique à la Bolognini, ou du moins une œuvre relativement ambitieuse.

Tous les voyants au vert, ou presque, car le CV de Mario Vicario, davantage porté sur un cinéma dit d’exploitation, fait rapidement naitre quelques soupçons sur la nature réelle de ce Mogliamante… soupçons que la vision du film confirme rapidement. A savoir que le discours féministe anti-bourgeois de l’œuvre se voit très vite dilué dans de plates conventions romanesques et une volonté première des auteurs de dessaper à la première occasion venue la partie féminine de son casting - volonté certes agréable à l’œil mais qui n’apporte ici rien de pertinent au récit.

Reste la collaboration d’une talentueuse équipe artistique visible à l’écran, et de bons acteurs - la sublime Laura en tête - pour faire passer le temps sans qu’un véritable ennui ne s’installe. Mais bon, soyons honnêtes, cela reste une petite arnaque d’un intérêt tout à fait secondaire.

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La chaîne Youtube Ciné Familia
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3
3.7
1.6
3.7
3.8
2.3
3
2.9
2.5
3.3
3.6
2.8
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DOLEMITE IS MY NAME (2019)

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Manu  le 05/04/2020 à 16:45
Réalisé par Craig Brewer
Avec Eddie Murphy, Keegan-Michael Key, Mike Epps, Craig Robinson, Wesley Snipes.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2019

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Dolemite is my name est le cinquième long métrage cinématographique de Craig Brewer. Distribué directement sur le réseau de diffusion Netflix, le film est coproduit par son acteur principal, Eddie Murphy, et coécrit par le duo Scott Alexander / Larry Karaszewki, scénaristes de Ed Wood et du The People vs. Larry Flint de Milos Forman. Notons par ailleurs qu’il se situe dans la carrière de Murphy entre le drame Mr. Church de Bruce Beresford et la comédie Coming 2 America, seconde collaboration de l’acteur avec Craig Brewer. Séduisant sujet de biopic pour le spectateur amateur de cinéma bis ou néophyte en la matière, Dolemite is my name permet au binôme Alexander / Karaszewki, les deux véritables têtes pensantes de ce projet, de retrouver en vrac les thèmes de la création et liberté d’expression, de s’interroger sur les notions du talent (ou plutôt l’absence de) vs. la (bonne) volonté chez l’artiste. Ainsi les deux scénaristes signent-ils un nouveau portrait amusé, parfois moqueur mais jamais condescendant, d’un loser attachant, personnage sincère et persévérant à défaut d’être réellement doué, travail scénaristique évoquant immanquablement, dans l’approche et les thématiques abordés, l’Ed Wood de Tim Burton, précédemment écrit par le duo. Une inévitable comparaison qui malheureusement tourne en défaveur de l’œuvre de Brewer, il va sans dire nettement plus quelconque dans la réalisation, mais également sans grande surprise non plus, ni grande épaisseur, dans l’écriture. Après, cela ne veut pas dire que l’on ne prend aucun plaisir à suivre les pittoresques aventures du ventripotent Rudy Ray Moore et de sa garde rapprochée. Il y a du rythme, des interprètes qui se donnent pleinement en ayant l’air de bien s’amuser - avec de mon côté une petite préférence pour Wesley Snipes face à un Eddie Murphy qui a encore du mal à faire autre chose que de l’Eddie Murphy - et, en définitive, suffisamment de situations drolatiques, comme peu de récits fictionnels ne sauraient en inventer, pour faire de ce Dolemite is my name un titre tout à fait recommandable. Bref, petit biopic divertissant donc, mais qui manque de caractère, sent la tranquille redite dans la carrière de Scott Alexander et Larry Karaszewki et ne sort finalement pas tant que cela son interprète principal de son zone de confort.

ISN'T IT ROMANTIC (2019)

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Manu  le 05/04/2020 à 07:38
Réalisé par Todd Strauss-Schulson
Avec Rebel Wilson, Liam Hemsworth, Adam Devine, Priyanka Chopra, Betty Gilpin.
Film américain
Genre : Comédie romantique
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2019

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Isn’t it romantic est le troisième long métrage cinématographique du new yorkais Todd strauss-Schulson. Le film est coécrit par l’actrice Erin Cardillo, Dana Fox, scénariste des romcom The Wedding date et What happens in Vegas, et Katie Silberman (Set it up de Calire Scanlon, autre comédie romantique). Une actrice comique vedette à l’abattage certain et un pitch propice à de savoureux débordements satiriques, voilà ce que propose sur le papier ce troisième film du réalisateur de l’amusant A very Harold & Kumar 3D Christmas. Et il va sans dire que c’est également ce que l’on espérait trouver à la vision de cet essai / exercice de style s'intéressant à un genre pas moins noble qu'un autre. Espoirs drastiquement revus à la baisse car le résultat s’avère clairement sous-exploiter tout autant le talent de son interprète principale que son alléchant concept, pour n’offrir au final qu’une romcom classique, sans saveur particulière dans le ton, à peine relevée d’un petit brin de distance du côté de l’écriture. Regardable car, dans l’ensemble, enlevé, mais en tout point quelconque et laissant indiscutablement sur l’impression d’une belle petite occasion manquée.

DESTINATION WEDDING (2018)

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Manu  le 02/04/2020 à 19:09
Réalisé par Victor Levin
Avec Winona Ryder, Keanu Reeves, DJ Dallenbach.
Film américain
Genre : Comédie romantique
Durée : 1h 27min.
Année de production : 2018
Titre français : Destination mariage et plus si affinités...

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Destination wedding est le second long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Victor Levin. Il s ‘agit du quatrième film réunissant à l’écran Winona Ryder et Keanu Reeves, 26 ans après le Dracula de Francis Ford Coppola, 12 ans après A scanner darkly, signé Richard Linklater, et 9 ans après The Private lifes of Pippa Lee, réalisé par Rebecca Miller. Clairement le type de film sur lequel je ne me serai jamais arrêté sans la présence à son bord d’une vedette de mes années lycée - Winona, pour ne pas la citer - dont je m’efforce encore aujourd’hui, vaille que vaille, de suivre le parcours. Démarche exigeante mais qui peut parfois s’avérer payante, comme cela est justement le cas ici. Car oui, Destination wedding est plutôt une agréable surprise au bout du compte. Comédie romantico-psychanalytique à deux voix - les personnages entourant Winona et Keanu n’étant ici que des silhouettes - l’œuvre fait incontestablement preuve d’ambition dans son humour « cérébral » et la mise à mal régulière de ses personnages. La force de l’œuvre repose ainsi sur son écriture, succession ininterrompue de joutes verbales occasionnellement fort savoureuses, et le métier de ses deux interprètes chevronnés, se prêtant avec un évident plaisir à ce ping-pong verbal. Alors certes l’ensemble n’est certainement pas intégralement maitrisé, glissant parfois dangereusement dans le verbiage et la prétention, de même que souffrant d’une mise en boite relativement quelconque. Mais bon, voilà un titre qui a au moins de mérite d’essayer, et de proposer des rôles consistants à d’attachantes vedettes sur le déclin, en les sortant légèrement de leur zone de confort au passage. A moitié convaincant donc, mais méritoire, et plutôt plaisant à suivre, dans l’ensemble.

THE VIRGIN SUICIDES (1999)

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Manu  le 02/04/2020 à 08:00
Réalisé par Sofia Coppola
Avec James Woods, Kathleen Turner, Kirsten Dunst, Josh Harnett, A.J. Cook.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1999
Titre français : Virgin suicides

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The Virgin suicides est le premier long métrage de Sofia Coppola, fille de Francis Ford Coppola et sœur de Roman (Coppola). Coproduit par Francis, le film est écrit par Sofia, d’après l’ouvrage éponyme de Jeffrey Eugenides, publié en 1993. Situé dans la carrière de Kirsten Dunst entre le drame fantastico-historique The Devil’s arithmetic et la comédie Drop dead gorgeous de Michael Patrick Jann, il marque la première des 3 collaborations (à ce jour) entre l’actrice et Sofia Coppola. Naissance d’une réalisatrice de premier plan à travers cette chronique adolescente ouatée, empreinte d’une subtile ironie et d’un spleen inédit à l’époque. The Virgin suicides avait, comme qui dirait, fait le buzz au moment de sortie, et l’on aurait pu croire que l’esthétique marquée de l’œuvre - préciosité de la réalisation et vaporeuse photographie d’Edward Lachman en signes distinctifs majeurs - supporte mal l’épreuve du temps. Rien n’est moins juste pourtant, et, revue 20 ans plus tard, l’œuvre conserve son aura magique, son élégance ultime. Un titre qui emporte l’adhésion à tous les postes clefs de sa confection. L’écriture est un modèle d’intelligence et d’équilibre, dosant idéalement le tragique, le rose bonbon et la satire de l'American way of life. L’interprétation est un plaisir gourmand de chaque séquence, obligeant évidemment l’amateur à signaler la supériorité de la prestation, aussi réjouissante qu’inattendue, de James Woods, en gentil papa un peu coincé. Et puis, bien sûr, il y a la réalisation de Sofia Coppola, impressionnante de maitrise pour un galop d’essai, raffinée sans tomber dans le maniérisme, sachant en dire beaucoup avec une épatante économie de mots et moyens. Bref, un incontournable de son époque, zéro faute cinématographique pour sa réalisatrice, qui confirmera ensuite ce coup d’éclat par les tout aussi stimulants Lost in translation, Nowhere ou encore The Bling ring (mes 3 autres préférés de Sofia, à ce jour).

THE TERMINATOR (1984)

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Manu  le 31/03/2020 à 17:57
Réalisé par James Cameron
Avec Arnold Schwarzenegger, Michael Biehn, Linda Hamilton, Paul Winfield, Lance Henriksen.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 47min.
Année de production : 1984
Titre français : Terminator

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The Terminator est le second long métrage du canadien James Cameron. Grand prix du festival du film fantastique d’Avoriaz en 1985, fut davantage – dans nos contrées en tout cas – un succès de « video-club » que cinématographique, accédant toutefois très rapidement au statut de film-culte. Le film est écrit par Cameron et la productrice et scénariste Gale Anne Hurd, épouse de Cameron de 1985 à 1989. Le film se situe dans carrière d’Arnold Schwazenegger entre 2 titres signés Richard Fleischer, Conan the destroyer et Red Sonja. Titre phare du cinéma américain des années 80, dans la domaine de la science-fiction évidemment, mais également, ai-je envie d’ajouter, tout genre confondu, The Terminator, malgré une réception relativement tiède de la part de la critique, à sa sortie, aura parallèlement assis le statut iconique de son interprète-titre, Arnold Schwarzenegger, et lancé la carrière d’une personnalité hors norme d’Hollywood, authentique auteur « blockbusterien » et grand amateur de projets plus ou moins démesuré, le délicieusement mégalo James Cameron. Du lourd donc, que cette grosse série B eighties. Et, bien plus encore, du très bon cinéma, ingénieux et fonceur, annonçant, sous une forme encore brute et distinctement influencée par l’apprentissage de son réalisateur à l’école Roger Corman, tout le cinéma à venir de Cameron. Un film dans lequel les morceaux de bravoure s’enchainent quasiment sans interruption, fonctionnant avec la même rare efficacité dans l’effroi comme dans la punchline tout en se permettant d’émouvoir et même de faire cogiter. Bref, un incontournable du divertissement américain de sa décennie, truffé des prestations réjouissantes, lignes de dialogue mémorables - avec, une fois n’est pas coutume, une valse-hésitation entre VO et VF chez cinéphile trentenaire / quarantenaire - et gorgé d’idées visuelles épatantes, supportant de régulières révisions sans que jamais lassitude ne pointe.

RICH IN LOVE (1992)

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Manu  le 27/03/2020 à 09:41
Réalisé par Bruce Beresford
Avec Albert Finney, Kathryn Erbe, Kyle MacLachlan, Piper Laurie, Jill Clayburgh.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1992
Titre français : L'amour en trop

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Cinquième long métrage de l’australien Bruce Beresford tourné sur le sol américain, après notamment Tender mercies et Driving Miss Daisy, Rich in love est l’adaptation du roman éponyme de Josephine Humphreys, publié en 1987. Le film se situe dans la carrière d’Albert Finney entre le drame romantique The Playboys de Gillies MacKinnon et la version « Figgienne » de The Browning version, également interprétée par Greta Scacchi. Notons enfin que le film est dédié à Georges Delerue, disparu juste après avoir achevé l’enregistrement de la partition du film. A l’exception notable du récemment découvert Tender mercies et de son méconnu (et, il est vrai, beaucoup plus lointain dans mon souvenir) Black robe, le cinéma du ponctuellement encensé Bruce Beresford ne m’a jamais franchement emballé, loin de là même… L’envie de redécouvrir de ce titre nineties globalement passé sous tous les radars - échec critique et, plus encore, financier en son temps - m’a pourtant piqué, encouragé peut-être par l’envie de rendre un tardif hommage à l’immense Albert Finney, disparu l’an dernier. Verdict : un grand merci aux acteurs et à Delerue, et une petite accolade à Beresford tout de même. Aux premiers car l’assurance tranquille de Finney, l’énergie de Kathryn Erbe, l’aura toujours un peu lunaire de Kyle McLachlan (dans un presque contre-emploi), et les petits coucous de Piper Laurie, Jill Clayburgh et Ethan Hawkes, sans tout ce joli monde délicatement accompagné de Georges et ses accords romantiques magiques, le résultat ne ressemblerait au mieux qu’à un anonyme téléfilm Lifetime. Au second car s’il faut bien reconnaitre un talent à Bruce Beresford - du moins dans sa carrière américaine, je ne connais que celle-ci - c’est de savoir habilement exploiter les cadres géographiques qu’il investit, parvenant souvent à en faire une composante essentielle, un personnage à part entière de son récit. Disposition que l’on retrouve pleinement dans la description, certes plus folklorique qu’anthropologique, de la petite communauté portuaire de Charleston, et du temps de métrage accordé à l’observation de cette fascinante grande demeure coloniale en bord d’estuaire, dans laquelle se jouent la plupart des drames de cette histoire centrée sur les complexes liens entre amour et famille. Il y a donc du bon, dans ce Rich in love. Mais également du très moyen, expliquant sans doute sa relégation à une discrète mise au placard, en dépit de son casting de luxe. Un « très moyen » essentiellement centré autour de l’écriture, comme soulignée plus haut, nageant dans les facilités mélodramatiques, l’imagerie d’Epinal et les considérations existentielles de repas dominical. En résumé, beaucoup de talents au service d’un matériel scénaristique par trop inconsistant, pour un résultat malgré tout plaisant, si indéniablement mineur.

THE TALE (2018)

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Manu  le 26/03/2020 à 18:55
Réalisé par Jennifer Fox
Avec Laura Dern, Jason Ritter, Common, Elizabeth Debicki, Ellen Burstyn.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 54min.
Année de production : 2018
Titre français : Le Passé recomposé

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The Tale est le premier long métrage de fiction de la documentariste Jennifer Fox. Ecrit et coproduit par Fox, le film s’inspire de la propre histoire de la réalisatrice. Il a été présenté au festival de Sundance en 2018 et marque les retrouvailles à l’écran entre Laura Dern et Ellen Burstyn, quelques 44 ans après l’Alice doesn’t live here anymore de Martin Scorsese (dans lequel Dern ne faisait toutefois qu’une simple apparition). Drame de la pédophilie raconté par quelqu’un l’ayant vécu dans sa chair, The Tale ne tient clairement pas du classique film à thèse conçu dans le but d’interpeller le plus grand nombre. Il s’agit bien au contraire d’une œuvre très cérébrale, très personnelle dans la démarche, qui concentre sa réflexion sur la mécanique interne d’appropriation de cette tragédie intime par celui ou celle qui en est victime. Ce film-thérapie à la construction narrative volontairement perturbante, visant ainsi à refléter le processus mental s’opérant ici chez l’héroïne, rejette donc toute facilité mélodramatique dans son écriture, dégraissée, comme sa réalisation, sèche et directe. Un choix déterminant, qui constitue à la fois la grande force d’une entreprise indiscutablement intègre et dépourvue de tout pathos, mais aussi sa faiblesse, dans le sens l’on n’est jamais vraiment invité à s’impliquer émotionnellement. Intelligent, juste mais un peu sec, un film presque trop personnel en définitive.

WELCOME TO ARROW BEACH (1973)

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Manu  le 24/03/2020 à 19:09
Réalisé par Laurence Harvey
Avec Laurence Harvey, Joanna Pettet, Stuart Whitman, John Ireland, Meg Foster.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1973

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Welcome to Arrow Beach est la seconde et ultime réalisation de l’acteur anglais Laurence Harvey. Le film est écrit par Wallace C. Bennett, qui collaborera par la suite aux scripts de deux pierres angulaires du cinéma américain de la fin des années 70, Days of heaven et Blue collar. Il s’agit par ailleurs du premier des 5 titres cinématographiques réunissant à l’écran les acteurs Stuart Whitman et John Ireland. Dernière apparition à l’écran de Laurence Harvey, qui s’octroie un rôle initialement offert à Stuart Whitman - rôle faisant d’ailleurs curieusement écho à celui qu’il tenait dans le Manchurian candidate de John Frankenheimer - ce Welcome to Arrow Beach a tout de l’ovni ciné 100% seventies, fruit d’une époque où l’on n’avait pas peur de désarçonner le public en mélangeant les genres et faisant fi du bon gout. Et déconcertant, Welcome to Arrow Beach l’est certainement dans ses ruptures de ton, son rythme et la construction même de son récit. Voilà donc un titre joyeusement foutraque qui navigue un peu à vue entre le suspense, l’épouvante gore, le drame juvénile et la satire sociale, semblant par moment vouloir dénoncer la corruption morale des élites et institutions - dont une police pour l’essentiel composée d’incapables et d’abrutis – tout en célébrant, à contrario, une jeunesse plus saine et avisée qu’on ne le pense. Anticonformisme de circonstance - rien dans la carrière d’Harvey ne préparant vraiment à cette chose ? Impossible à dire, mais c’est aussi ça, quelque part, qui fait le charme unique de cette curiosité souvent maladroite - l’ambiance musicale, jazz smooth, parfois guilleret, et love song sur les génériques de début et fin, demeure dans l’ensemble en total décalage avec les images - mais solidement interprétée et indéniablement efficace dans ses quelques « tranchants » éclairs de violence. Bref, une bizarrerie totale, brouillonne, voire déconcertante dans le discours, mais soignée dans sa forme, au casting bis de premier choix, et qui clôt finalement avec un certain panache la carrière pas toujours très exaltante de Laurence Harvey.

MEN IN BLACK: INTERNATIONAL (2019)

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Manu  le 24/03/2020 à 15:21
Réalisé par F. Gary Gray
Avec Chris Hemsworth, Tessa Thompson, Rebecca Ferguson, Liam Neeson, Emma Thompson.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 54min.
Année de production : 2019

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Men in black : International est le dixième long métrage cinématographique de l’ex-clippeur F. Gary Gray. Ce quatrième opus de la franchise des MIB est écrit par le binôme Matt Holloway / Art Marcum, précédemment derrière les scripts de l’Iron man de Jon Favreau et du Transformers: The Last knight de Michael Bay notamment. Le film se situe dans la carrière de Chris Hemsworth entre le Avengers: Endgame des frères Russo et Jay and Silent Bob reboot, signé par Kevin Smith. Sans pour autant avoir généré de très grands films, on peut tout de même reconnaitre que la franchise MIB avait jusqu’à présent fait preuve d’une appréciable constance qualitative, avec, sous la direction de Barry Sonnenfeld, des titres similairement agréables, faisant parfois preuve d’une ironie et d’un décalage fort agréable dans l’univers très cadré du blockbuster américain. En d’autres termes, rien d’exceptionnel, mais de grosses productions plutôt sympathiques, amusantes et dotées de ce petit brin d’anticonformisme propre au réalisateur de The Addams family. Soit à peu près tout ce que l’on ne retrouve pas dans cette quatrième aventure, formatée à l’extrême, jusqu’à ne plus ressembler à rien, à force d’essayer de plaire à tout le monde. Lorgnant autant du côté de Bourne que Bond, des films de super-héros que du classique buddy movie comique, avec une touche de romance plaquée à la va-vite sur l’intrigue et un discours féministe extrêmement insistant, visant clairement à s’octroyer les faveurs de la génération #MeeToo, ce Men in black: international en oublie ainsi très rapidement son but premier : raconter quelque chose d’intéressant. L’intrigue n’a donc aucune consistance, tombant en outre largement à plat du côté de l’humour - forcement inoffensif afin de ne froisser personne - et ce n’est malheureusement pas du côté de la réalisation que viendrait le salut ici. Quoi que signataire d’honorables divertissements par le passé (The Italian job ou Be cool), F. Gary Gray n’a déjà pas la modeste personnalité de Sonnenfeld à la base, mais il se voit de toute façon intégralement muselé par son scénario catalogue de ventes, incluant par ailleurs d’interminables et ennuyeuses scènes d’action à effets numériques. Comment réussir à s’exprimer en pareilles circonstances ? Bref, un fiasco presque intégral, à zapper dans les carrières de tous ceux qui s’y sont risqués. Et une franchise clairement partie dans le mur, pour l’instant.

THE OFF HOURS (2011)

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Manu  le 24/03/2020 à 09:03
Réalisé par Megan Griffiths
Avec Amy Seimetz, Ross Partridge, Scoot McNairy, Tony Doupe, Alycia Delmore.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 33min.
Année de production : 2011

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The Off hours est le second long métrage cinématographique de la cinéaste indépendante, native d’Athens, dans l’Ohio, Megan Griffiths. Ecrit par Griffiths, le film marque la première rencontre à l’écran des acteurs Amy Seimetz et Scoot McNairy, qui se croiseront de nouveau 5 ans plus tard sur l’épisode « NIM » de la série Halt and catch fire. Il a été présenté hors compétition à Sundance en 2011. Tranches de vie nocturnes se croisant au sein d’un « resto routier » de la banlieue industrielle de Seattle, The off hours n’est pas un titre qui respire l’allant et la joie de vivre. Cette languissante balade indie joue en effet essentiellement la carte du spleen existentiel, et il faut bien reconnaitre que, confronté à cette ambiance pour le moins morose et, à l’image des parcours personnels ici évoqués, stagnante, on finit par jeter régulièrement l’œil sur la montre. Maintenant, pour qui souhaite se faire un petit trip dépressif, ces Off hours se présentent assurément comme un parfait candidat cinématographique, bien interprété, joliment filmé, correctement écrit. Un film qui ne vend pas du rêve donc, mais qui assume au moins son état d’esprit - 100% indie - jusqu’au bout.

JETT (SEASON 1 - TV) (2019)

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Manu  le 22/03/2020 à 18:19
Réalisé par Sebastian Gutierrez
Avec Carla Gugino, Giancarlo Esposito, Elena Anaya, Lucy Walters, Greg Bryk.
Série américaine en 9 épisodes
Genre : Policier
Durée : 9h 10min. environ
Année de production : 2019

Critique cinema   Critique film de Manu

Diffusée en avant-première sur la chaîne câblée Cinemax entre le 14 juin et le 09 aout 2019, la première saison de Jett marque la neuvième collaboration du réalisateur d’origine vénézuélienne Sebastian Gutierrez avec l’actrice Carla Gugino, par ailleurs sa compagne à la ville. Celle-ci se situe dans la filmographie de Gugino entre ses participations aux séries The Haunting of Hill house, créée par Mike Flanagan, et Manhunt, interprétée par Sam Worthington et Paul Bettany. Sebastian Gutierrez revient une fois encore au film noir après Judas kiss en 1998 et Hotel noir en 2012. Mais cette fois sous le format longue durée de la série, lui permettant potentiellement de prendre son temps, fouiller davantage ses personnages, travailler son ambiance, creuser toutes les possibilités offertes par son récit. Autant de perspectives nouvelles que, curieusement, Gutierrez n’exploite finalement pas tant que ça, préférant jouer la carte d’une efficacité narrative toute cinématographique. Jeff est ainsi une série qui repose avant tout sur la patate affichée, et jamais prise au dépourvu, d’une intrigue fertile en rebondissements surprenants et personnages colorés. D’où ce mélange de satisfaction - face à un ensemble très dynamique, d’une incontestable cohérence de style (Gutierrez signe l’intégralité des épisodes) comme d’écriture, maniant l’humour à froid avec un certain talent - de frustration, liée à l’absence de recours aux atouts propres à la série, précédemment citée, avec des personnages finalement sans véritable relief et un univers criminel en définitif pas si travaillé que ça. Globalement très fun, et très mode dans son discours féministe offensif, avec une Carla Gugino se hissant aisément à la hauteur des ambitions affichée par l’entreprise, mais un peu vide dans le fond. Pas sûr que je sois de la partie en cas de seconde saison…

THE BEACH BUM (2019)

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Manu  le 22/03/2020 à 12:15
Réalisé par Harmony Korine
Avec Matthew McConaughey, Snoop Dogg, Isla Fisher, Martin Lawrence, Zac Efron.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2019

Critique cinema   Critique film de Manu

The Beach bum est le sixième long métrage de fiction du producteur, scénariste, réalisateur et acteur Harmony Korine. Le film se situe dans la carrière de son interprète principal, Matthew McConaughey, entre le suspense Serenity de Steven Knight et la comédie Between two ferns: The movie, dans laquelle l’acteur texan joue son propre rôle. 7 ans après son très contesté Spring breakers, l’iconoclaste Harmony Korine persiste et signe dans la rebelle attitude. The Beach bum semble en tout cas confirmer qu’il n’est pas (encore) prêt à s’assagir, même si, sur le papier, avec notamment son très hollywoodien casting, ce nouvel opus nous amenait à penser qu'il s'agissait là un essai nettement plus conventionnel que ses précédents travaux. Alors certes l’œuvre se révèle relativement classique dans sa narration, et d’une façon générale moins ouvertement arty que les travaux antérieurs de Korine. Mais ce goût de la provoc cher au cinéaste, mixant vulgarité et régression, est bien toujours là, lui. Et plus insidieux sans doute que dans tout ce que Korine a pu proposer jusqu’à présent. Car se raillant ici du clinquant, de l’hypocrisie et du conformisme avec des moyens touchant pour une fois au très confortable, voire luxueux. Pour l’accompagner dans sa démarche limite autodestructrice, qui ne manquera évidemment pas d’en exaspérer plus d’un, Korine peut en outre compter sur l’engagement total d’un Matthew McConaughey plus savoureusement cabotin que jamais, par ailleurs excellemment entouré. Plaisir semi-coupable total aux yeux des uns, rejet immédiat pour les autres au contact de cette écriture et réalisation tout en excès, agressivité visuelle, verbale et auditive, The Beach bum est ainsi un titre à très forte personnalité, sorte de célébration d’une certaine idée du mauvais gout qui, tout comme Spring breakers, n’entend pas faire le moindre prisonnier. J’avoue en tout cas m’être laissé largement emporté par son énergie débridée et sa malice pamphlétaire.

WHY ME? (TV) (1984)

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Manu  le 20/03/2020 à 07:46
Réalisé par Fielder Cook
Avec Glynnis O'Connor, Armand Assante, Craig Wasson, Bruce Abbott, Annie Potts.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1984
Titre français : l'opération de la dernière chance

Critique cinema   Critique film de Manu

Why me? se situe dans la carrière du pionnier de la télévision américaine Fielder Cook entre une autre « true story » signée pour le petit écran, Will there really be a morning ?, biopic consacré à l’actrice Frances Farmer, et la mini-série Evergreen, d’après le best-seller éponyme de Belva Plain. Il s’agit de la seconde collaboration du téléaste avec la scénariste Dalene Young, après Will there really be a morning?, seconde également avec le compositeur Billy Goldenberg (après Will there be… là-encore). Cette évocation du parcours médical de la véritable infirmière militaire Leola Mae Harmon, défigurée suite à un accident de voiture, relève du classique produit télévisuel US des années 80. L’ensemble suit les codes de ce type de mélodrame à caractère social sans jamais se fourvoyer, que ce soit du côté de l’écriture, sans grande subtilité mais relativement sobre, toujours informative et soignée, du côté de la réalisation, fonctionnelle, directe, clairement « à l’ancienne », ou de l’interprétation, impliquée et convaincante. Rien de transcendant donc - comme d’habitude chez Fielder Cook - aucune surprise, à part peut-être celle de retrouver un Armand Assante en mode beau gosse, une prestation venant nous rappeler que l’acteur mérite mieux que les rôles de gros bras qu’on lui assigne quasi exclusivement depuis une vingtaine d’années, mais de l’honnête ouvrage, aujourd’hui 100% vintage, qui sait retenir à peu près toute notre attention 100 minutes durant.

BIG LITTLE LIES (SEASON 2 - TV) (2019)

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Manu  le 12/03/2020 à 19:22
Réalisé par Andrea Arnold
Avec Reese Witherspoon, Nicole Kidman, Meryl Streep, Shailene Woodley, Laura Dern.
Série américaine en 7 épisodes
Genre : Drame
Durée : 5h 34min.
Année de production : 2019

Critique cinema   Critique film de Manu

Initialement diffusée du 09 juin et 21 juillet 2019, cette seconde saison de Big little lies propose, tout comme la première, 7 épisodes d’environ 45 minutes, tous réalisés par la britannique Andrea Arnold. Quant au québécois Jean-Marc Vallée, unique réalisateur de la première saison, celui-ci assure la fonction de producteur exécutif, aux côtés de Reese Witherspoon notamment. Notons enfin que Nicole Kidman et Meryl Streep sont ici réunies pour la seconde fois à l’écran, 17 ans après le The Hours de Stephen Daldry. Difficile de rebondir pour David E. Kelley et ses Big little lies après une première saison d’un niveau qualitatif aussi élevé, proposant une histoire qui n’appelait pas particulièrement de suite. La déception causée par cette saison numéro 2 ne présente donc rien de très étonnant. Au fil d’une narration moins tenue, on ne retrouve en effet jamais la même émotion, la même implication que celle ressentie au cours de la première saison, réalisée qui plus est avec bien plus d’inventivité dans la construction du récit comme d’acuité dans le regard, par Jean-Marc Vallée. Maintenant, soyons honnête, cela ne tient pas non plus d’un gros cafouillage façon Westworld et sa bordélique saison 2 par exemple. Il y a tout de même dans cette intrigue quelques séduisantes pistes narratives, comme tout ce qui touche au personnage de Meryl Streep, buvant visiblement du p’tit lait à son rôle un peu « larger than life » mais non dépourvu d’ambiguïté de méchante belle-mère, et surtout une idée scénaristique bien sentie : celle d’axer l’ensemble sur le mensonge entérinant la première saison, et les conséquences de celui-ci sur chaque personnage, les différentes façons de composer avec. Tout à fait honorable donc, tenu par une interprétation de haut vol, mais bien plus quelconque du côté de la réalisation, un peu décousu et ronronnant dans l’écriture, et, pour résumer la chose, loin de la claque que constituait la première saison

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