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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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45 YEARS (2015)

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Manu  le 15/07/2018 à 17:24
Réalisé par Andrew Haigh
Avec Charlotte Rampling, Tom Courtenay, Geraldine James, Dolly Wells, Richard Cunningham .
Film anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2015
Titre français : 45 ans

Critique cinema  Critique film de Manu


45 years est le troisième long métrage de l’anglais Andrew Haigh après Greek Pete en 2009 et Weekend en 2011. Tout comme ces deux titres, il est intégralement écrit par Haigh, lequel adapte ici la nouvelle du poète David Constantine « In another country », publiée en 2015. Notons enfin que Charlotte Rampling, nommée à l’oscar en 2016 pour sa prestation, croise de nouveau à l’affiche le chemin de son compatriote Tom Courtenay, 2 ans après le Night train to Lisbon de Bille August.

Réflexion sur le couple et la (mé)connaissance de l’autre, 45 years est une œuvre toute en nuance dans laquelle l’acidité, voire cruauté, des situations se pare, un peu trop tardivement selon moi, car essentiellement dans la dernière séquence, d’une grande sensibilité propre à faire jaillir l’émotion.

Dit autrement, il s’agit pas là d’un film œuvrant dans le sentimentalisme facile et romantisme exacerbé, et j’avoue avoir eu un peu de mal à m’investir dedans. L’approche est fine, perçante, juste, mais un brin trop cérébrale à mon goût. Une rigueur ambiante savamment entretenue par la réalisation, et que relaient à l’écran les prestations « millimétrées » de Charlotte Rampling et Tom Courtenay, l’un comme l’autre probablement trop heureux de trouver là des rôles passionnants à défendre.

Un peu froid en résumé, mais remarquablement interprété, et tout de même passionnant à suivre pour toutes les délicates questions que le film soulève avec beaucoup de tact et d’intelligence.

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3
2
3.3
4.2
3.2
4.1
1.9
2.6
3
2.3
2.3
2.8
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A DEADLY VISION (TV) (1997)

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Manu  le 13/07/2018 à 16:50
Réalisé par B.W.L. Norton
Avec Kristin Davis, Matthew Settle, Peter Boyle, James McDaniel, Ellen Burstyn.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1997
Titre français : Meurtre à l'esprit

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Dix-septième long métrage du scénariste et réalisateur B.W.L. Norton (et treizième signé pour le petit écran), A deadly vision est l’adaptation, par l’auteur lui-même, du roman de Dan Greenburg « Love kills ». Parmi les précédents écrits de Greenburg transposés à l’écran, citons le The Guardian de William Friedkin, partiellement écrit par le romancier-scénariste. Téléfilm standard nineties signé par un yes man un temps plus ambitieux (cf. ses premières réalisations), A deadly vision exploite le filon encore tout frais du film de serial-killer (re)lancé par le Se7en de David Fincher 2 ans auparavant, en le saupoudrant d’une petite touche de surnaturel (l’héroïne est médium / télépathe). Rien de transcendant au final, mais rien de honteux non plus. On signalera juste le plaisir de retrouver Peter Boyle et Ellen Burstyn (dans un rôle de mère allumée prè-Requiem for a dream) dans des rôles strictement alimentaires, une partition musicale orchestrale détonnant dans le paysage télévisuel de son époque (on pense un peu à du Pino Donaggio par moment, c’est dire…) et un ton par moment étrangement rigolard, de même que volontiers fleur bleue (cf. la chaste relation entre les deux personnages principaux). Gentillet, anecdotique mais plutôt regardable.

AND SO IT GOES (2014)

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Manu  le 08/07/2018 à 18:18
Réalisé par Rob Reiner
Avec Michael Douglas, Diane Keaton, Sterling Jerins, Annie Parisse, Austin Lysy.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2014
Titre français : Ainsi va la vie

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Dix-septième long métrage cinématographique de l’acteur, scénariste, producteur et réalisateur Rob Reiner, And so it goes est écrit par Mark Andrus, précédemment scénariste du Late for dinner de W.D. Richter et d’As good as it gets, signé James L. Brooks. Il s’agit du second film de Michael Douglas tourné sous la direction de Reiner après The American president, sorti quelques 19 ans plus tôt. Notons enfin que Douglas et Reiner étaient déjà apparus ensemble à l’écran, dans le drame adolescent Summertree d’Anthony Newley, en 1971. Nouvelle comédie romantique pour le père de sa déclinaison moderne, Rob Reiner, And so it goes cible ouvertement un public senior. Est-ce une raison suffisante pour se laisser aller à empiler les situations téléphonées, parfois presque grotesques, sur le papier (cf. l’accouchement de la voisine) ? Evidemment que non, et l’on peut tout autant regretter le manque d’audace de ce programme que l’excès de glucose dans lequel baignent la plupart de ses péripéties. And so it goes est par conséquent un titre s’exposant largement à la critique, et au scepticisme du spectateur recherchant davantage que du réchauffé sympathiquement pépère. Me concernant, cependant, j’avoue avoir passé un bon moment au contact de cette affaire menée d’une main experte, proposant deux numéros d’acteur plutôt réjouissants - si tirant ouvertement sur le cabotinage - et pas mal de répliques comiques bien senties, nous régalant au final de quelques alertes jeux de ping-pong verbal. Attendu, sans risque, pantouflard mais malgré tout sympa, de par son petit côté rétro. Et puis, quoi qu’on en pense, du pur Rob Reiner avant tout.

THE MAKER (1997)

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Manu  le 01/07/2018 à 10:12
Réalisé par Tim Hunter
Avec Matthew Modine, Mary-Louise Parker, Jonathan Rhys Meyers, Fairuza Balk, Michael Madsen.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1997
Titre français : Le Maître du jeu

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The Maker est le sixième long métrage cinématographique du natif de Los Angeles Tim Hunter. Ecrit et coproduit par Rand Ravich, scénariste du Candyman: Farewell to the flesh de Bill Condon et futur scénariste / réalisateur de The Astronaut’s wife, avec Johnny Depp et Charlize Theron, le film se situe dans la carrière de Matthew Modine entre le drame d’Abel Ferrara, The Blackout, et la comédie de Tom DiCillo, The Real blonde. Notons par ailleurs que Matthew Modine recroisera la route de Mary-Louise Parker une dizaine d’années plus tard, sur la série de Jenji Kohan, Weeds. Adolescence rebelle et parents dépassés, difficile réinsertion de la jeune délinquance sur fond de banlieues pavillonnaires moroses : pas de doute, nous sommes au cœur de cette veine sociale dénonciatrice parcourant un bon morceau de l’œuvre cinématographique et télévisuelle du réalisateur de Tex, The River’s edge et the Saint of Fort Washington. L’expérience étant par conséquence au rendez-vous, ce socialement conscient Maker déploie une efficacité certaine dans le développement de son récit, et il y a fort à parier que l’ensemble interpellera l’amateur un peu curieux de cinéma « adulte » des années 90, voire le cinéphile tout court, à travers son intéressante réunion de solides interprètes investissant des rôles relativement intéressants… sur le papier. Maintenant, le savoir-faire est une chose, l’inspiration en est une autre. Et ce second ingrédient manque malheureusement cruellement à The Maker, en particulier au niveau de l’écriture. Difficile en effet d’adhérer à l’avalanche de coups du sort trop bien ficelés et révélations éventées frappant le jeune Josh. Facilités scénaristiques que la réalisation simplement honnête de Tim Hunter ne parvient non seulement jamais à gommer, mais ne fait au contraire que mettre en évidence dans sa volonté maladroite d’emprunter ponctuellement au film noir quant à l’ambiance générale développée. Bref, à l’image du précédent Saint of Fort Washington du même Hunter, un drame urbain maladroit, ne dépassant guère le stade des bonnes intentions.

YOGA HOSERS (2016)

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Manu  le 28/06/2018 à 21:01
Réalisé par Kevin Smith
Avec Lily-Rose Depp, Harley Quinn Smith, Adam Brody, Haley Joel Osment, Johnny Depp.
Film américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 28min.
Année de production : 2016

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Yoga hosers est le douzième long métrage cinématographique de l’acteur, producteur, scénariste et réalisateur Kevin Smith. Il s’agit, après Tusk, signé par Smith en 2014, du second des trois films mettant en scène les personnages de Colleen Collette et Colleen McKenzie, respectivement interprétées par Lily-Rose Depp (fille de Johnny) et Harley Quinn Smith (fille de Kevin). Notons enfin qu’il s’agit là du troisième film que Justin Long tourne sous la direction de Smith, après Zack and Miri make a porno en 2008 et Tusk, 6 ans plus tard. J’aime bien le cinéma joyeusement frondeur de Kevin Smith, lequel m’évoque un peu, dans son énergie fofolle, le travail d’un Robert Rodriguez ayant appris à soigner l’écriture de ses films. Arrivant après 2 des plus belles réussites de leur auteur, Red state et Tusk, Yoga hosers laissait donc espérer un savoureux délire comico-horrifique dans la veine des titres précités. Mais, manque de bol, Kevin Smith nous fait ici du pur Robert Rodriguez, confondant délire et roue libre au sein d’un récit dramatiquement sous-écrit. Totalement anecdotique mais plutôt amusant dans sa première partie, le film vire ensuite à la cacophonie très moyennement drôle. L’extravagance des idées reste certes à saluer, tout comme l’énergie déployée par les comédien(ne)s, mais face à l’absence totale d’ossature du film dans sa seconde moitié, on finit, à regret, par se désintéresser de cet opus smithien franchement torché à la va-vite. Bref, un beau bordel potentiellement culte - c’est certain - mais qui n’en demeure pas moins un ratage pour son auteur.

THE FOG (1980)

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Manu  le 28/06/2018 à 07:48
Réalisé par John Carpenter
Avec Adrienne Barbeau, Jamie Lee Curtis, Janet Leigh, Tom Atkins, John Houseman.
Film américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1980
Titre français : Fog

Critique cinema   Critique film de Manu

The Fog est quatrième long métrage cinématographique de John Carpenter. Coécrit par ce dernier et Debra Hill, il marque sa seconde collaboration avec l’actrice Jamie Lee Curtis après Halloween en 1978, seconde également avec Adrienne Barbeau après Someone’s watching me!, téléfilm signé par Carpenter là encore en 1978. Deux ans après le coup de maitre Halloween, John Carpenter revenait donc à l’épouvante, en affirmant sa forte personnalité dans le genre sans craindre de décevoir son public. Car The Fog ne tente assurément pas de surfer sur le succès des aventures criminelles de Michael Myers. Il s’agit certes d’un film qui s’interroge de la même façon sur le mal et l’origine de nos peurs, mais en les travaillant un angle nouveau, poussant la réflexion plus loin encore. Probablement plus que tout autre film de l’auteur de The Thing, The Fog un film d’épouvante qui travaille la peur humaine à sa racine, entendant ici se pencher le caractère irrationnel de nos angoisses. Œuvre au doux parfum métaphysique, The Fog parvient ainsi à mettre en image la peur inexplicable de l’inconnu, de ce que l’on ne voit pas… tout simplement. Exercice délicat s’il en est, car l’atmosphère compte en définitive autant, si ce n’est plus, que l’intrigue ici. D’où la frustration que pourront ressentir certains, face à un script au demeurant relativement convenu et sans personnage « fort », à contrario de la plupart des films de Carpenter. Mais exercice néanmoins parfaitement accompli dans ses ambitions, qui comblera l’amateur d’épouvante réflective sans toutefois jamais oublier de le divertir, voire de le faire sursauter. Soit une réussite touchant à la quintessence du cinéma selon Carpenter. Avant tout un film de mise en scène, The Fog s’impose à chaque révision comme un autre classique du genre horrifique, pour son auteur, certes plus fragile, moins intégralement satisfaisant qu’un Assaut, un Halloween ou un the Thing, mais un classique tout de même, se distinguant (notamment) comme un modèle de série B pensante.

THE BIG PICTURE (1989)

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Manu  le 22/06/2018 à 17:42
Réalisé par Christopher Guest
Avec Kevin Bacon, Emily Longstreth, J.T. Walsh, Jennifer Jason Leigh, Michael McKean.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1989

Critique cinema   Critique film de Manu

The Big picture est le premier long métrage cinématographique de l’acteur, compositeur, producteur, scénariste et réalisateur Christopher Guest. Le film est coécrit par Michael Varhol, précédemment coscénariste du Pee Wee’s big aventure de Tim Burton, et Michael McKean, interprète d’Emmet Sumner dans ce Big Picture et instigateur en chef de la comédie culte This is Spinal Tap aux côtés d’Harry Shearer, Rob Reiner et Guest. Relevons enfin que ce film se situe dans la filmographie de Kevin Bacon entre le suspense Criminal Law et la comédie horrifique Tremors. 3 ans avant le décapant Player de Robert Altman, les heureux coauteurs de This is Spinal Tap troquaient l’univers du rock and roll pour celui de la Mecque du cinéma en affichant les mêmes ambitions satiriques / semi-parodiques. Forte d’une alléchante distribution, l’œuvre semblait en mesure de décrocher la timbale dans ses nobles aspirations tout en rassemblant public et critique dans le même mouvement. Espoirs malheureusement déçus car d’une part l’œuvre va fortement pâtir du départ de David Puttam de la Columbia, et se voir ainsi reléguée à la confidentialité d’une sortie limitée sur le territoire US, et d’autre part le résultat se révèlera beaucoup moins marquant que ce que l’on était alors en droit d’en attendre du binôme Guest / McKean. Après, loin de moi l’idée de considérer ce Big picture comme un échec artistique. Il s’agit là au contraire d’une comédie satirique fort sympathique, inventive et souvent bien vue dans sa description amusée de l’hypocrisie et égocentrisme régnant en maitre dans les coulisses encombrées de compromissions d’Hollywood. Mais voilà, c’est aussi un peu là que le bât blesse. The Big picture demeure amusant et sympa là où son sujet imposait naturellement un ton plus mordant, plus agressif, en phase avec le petit monde peu reluisant qu’il nous décrit. On peut évidemment se satisfaire de voir dans ce ton léger et fantaisiste (cf. les apartés « mentales » du récit) un parti-pris « positif » alternatif, conférant par ailleurs un indéniable petit caractère à l’œuvre. Reste que j’en retiens un essai gentiment superficiel, et un brin naïf dans son dernier acte, que rehausse grandement une interprétation au taquet, dominé par un JT Walsh extrêmement savoureux en producteur vicelard embobineur. En résumé, une comédie de mœurs le plus souvent charmante, épinglant gentiment le petit monde du cinéma hollywoodien, sorte de petit complément fruité à The Player et le Tropic thunder de Ben Stiller.

IL VIGILE (1960)

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Manu  le 22/06/2018 à 09:08
Réalisé par Luigi Zampa
Avec Alberto Sordi, Vittorio De Sica, Marisa Merlini, Nando Bruno, Sylva Koscina.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 44min.
Année de production : 1960
Titre français : L'agent

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Il Vigile est le vingt-quatrième long métrage du scénariste et réalisateur romain Luigi Zampa. Coécrit par Zampa lui-même, le plus axé « cinéma de genre » Ugo Guerra et l’habituel complice d’écriture de Sordi, Rodolfo Sonego, le film marque la troisième collaboration entre Zampa et Sordi, leur précédente, Ladro lui, ladro lei mettant par ailleurs déjà en scène Sylva Koscina. Véritable « Sordi Show », Il Vigile permet au maestro de la comédie transalpine de travailler son personnage préféré d’italien moyen hâbleur et lâche, personnage qu’il maitrise comme aucun autre, sachant le rendre humain et attachant malgré toutes les tares qu’il se coltine. Tirant quelque peu en longueur, le film vaut donc avant tout pour lui, mais également pour l’inventivité comique constante de ses dialogues et le mordant d’une conclusion à la hauteur des engagements de la comédie à l’italienne dans sa dénonciation satirique à deux niveaux : mise en avant des travers de la société italienne d’alors et observation critique du comportement peu glorieux de ceux qui la compose, car derrière les défaillance de la première se cache bien souvent la bassesse / faiblesse des seconds. En deçà des titres de Sordi tournés par Monicelli, Comencini et Risi à la même époque - Zampa n’apportant rien de notable au film en termes de mise en scène, se limitant à proposer un travail intègre et soigné - mais très recommandable si l’on apprécie Sordi, Il Vigile constituant un parfait véhicule à la gloire de son génie comique.

IL TRENO DI LENIN (TV) (1988)

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Manu  le 21/06/2018 à 07:21
Réalisé par Damiano Damiani
Avec Ben Kingsley, Leslie Caron, Dominique Sanda, Jason Connery, Timothy West, Paolo Bonacelli.
Mini-série italienne, française, allemande, espagnole, autrichienne en 2 parties
Genre : Historique
Durée : 3h 18min.
Année de production : 1988
Titre français : Un train pour Petrograd

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Mini-série en 2 parties, Il Treno di Lenin se situe dans la filmographie de Damiano Damiani entre sa participation au documentaire Imago urbis et la tragi-comédie Gioco al massacro, interprétée par Elliott Gould, Tomas Milian et Nathalie Baye. Cette fresque historique est coécrite par Damiani lui-même et le scénariste plus tourné vers le cinéma de genre Fulvio Gicca Palli (I tre sergenti del Bengala d’Umberto Lenzi, La Notte dei serpenti de Giorgio Ferroni ou encore La Vittima designata de Maurizio Lucidi). Réalisateur éclectique mais réalisateur de gauche avant tout, Damiano Damiani n’aura jamais vraiment décroché de ce cinéma ouvertement engagé, pratiqué dès ses débuts. Souvenons-nous que son premier film, Il Rossetto, véhiculait déjà un message politique fort sur la société de consommation. Quant à ce Treno di Lenin, s’il ne joue dans le même registre, délaissant l’étude sociale pour la fresque historique, il demeure néanmoins incontestablement au centre des convictions de son auteur. Peut-être même ce récit en est-il beaucoup trop proche d’ailleurs, car Damiani, qui déjà n’a jamais eu la main très légère dans la plupart de ses démonstrations, semble tenir à nous rappeler en permanence l’importance historique de son sujet. La moindre ligne de dialogue se voit ainsi soigneusement mise en valeur, et la moindre péripétie mise en scène avec la conscience chevillée au corps de recréer un moment capital de l’Histoire du futur communisme. Bref, Il Treno di Lenin se révèle donc très appuyé dans sa réalisation, et si, du côté de l’interprétation, Dominique Sanda s’en tire relativement bien, conférant à son personnage cette aura fragile et mystérieuse propre à l’actrice, Ben Kingsley / Lénine se retrouve figé dans le marbre par l'approche maladroite de Damiani, tout comme la plupart des autres interprètes. Lourdement didactique donc, mais Damiani ayant fort heureusement un peu de service dans le cinéma de genre à l’italienne, mené plutôt efficacement dans l’ensemble, et certainement rehaussé par l’intérêt historique que présente son sujet. Dit autrement : à voir avant tout pour la leçon d’Histoire.

MIA MADRE (2015)

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Manu  le 20/06/2018 à 19:53
Réalisé par Nanni Moretti
Avec Margherita Buy, John Turturro, Giulia Lazzarini, Nanni Moretti, Renato Scarpa.
Film italien, français, allemand
Genre : Drame
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2005

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Mia madre est la douzième réalisation de l’acteur, producteur, scénariste et réalisateur Nanni Moretti. Le film est coécrit par Moretti lui-même, Francesco Pippo, coscénariste des 2 précédents longs de Moretti, Habemus Papam et Il Caimano, et Valia Santella, également présente à l’écriture des 2 films réalisés par Valeria Golino, Miele et Euforia. Présenté en compétition à Cannes en 2015, d’où il est d’ailleurs scandaleusement reparti les bras ballants, Mia Madre nous donne à voir un Nanni Moretti au sommet de son art. Combinant ici en une seule histoire deux des thématiques principales de son œuvre, le réalisateur de Caro diario s’interroge sur le difficile travail de création tout en questionnant sur notre relation à nos proches, et puise comme bien souvent dans sa propre histoire, évoquant ici la disparition de sa propre mère et toutes les questionnements et sentiments que cette épreuve aura entrainé. Magnifique de bout en bout, l’œuvre se révèle d’une intelligence et humanité laissant, une fois encore, admiratif de la part de Moretti. L’approche est pudique, humble, simple et franche. Elle invite avec beaucoup de délicatesse à une réflexion essentielle sur à notre rapport à la mort. Comment gérer cette expérience déstabilisante et fondamentale qu’est la perte de ceux que l’on aime ? Et puis, comme d’habitude chez Moretti, l’humour, toujours subtil, généralement un peu décalé, rimant bien souvent avec fantaisie et absurde, vient tempérer la gravité et noirceur des sujets abordés. A ce titre, tout ce qui concerne le personnage de la star hollywoodienne mégalo et mytho, génialement incarnée par John Turturro (parait-il largement en mode « improvisation »), se déguste comme un véritable cadeau offert à tout cinéphile trentenaire et plus qui se respecte. Une très, très belle réussite pour Nanni Moretti donc, poignante, dense, extrêmement généreuse et parfois étonnement savoureuse (thanks to Mister Turturro en particulier).

I TRE SERGENTI DEL BENGALA (1964)

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Manu  le 20/06/2018 à 11:09
Réalisé par Umberto Lenzi
Avec Richard Harrison, Wandisa Guida, Ugo Sasso, Andrea Bosic, Aldo Sambrell.
Film italien, espagnol
Genre : Aventure
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1965
Titre français : Les Trois sergents de Fort Madras

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I tre sergenti del Bengala est le douzième long métrage d’Umberto Lenzi. Dans son cycle « aventures exotiques » de la période sixties, il se situe entre I Pirati della Malesia et La Montagna di luce, dernier avatar de cette veine avant que Lenzi ne se tourne, 4 films durant, du côté de l’Eurospy. Le film marque la seconde collaboration du cinéaste romain avec l’acteur américain, alors installé en Italie, Richard Harrison. Il s’agit également du quatrième film de Lenzi mis en musique par le compositeur Giovanni Fusco. Lenzi semble en première vue tout à fait dans son élément, sur cette variation bis de Gunga Din et autres films d’aventure hollywoodiens en terres coloniales. Et il est vrai que ceux qui ont apprécié ses précédents efforts du même genre devraient normalement gouter à l’identique cette bandelette bis naïve et colorée au charme exotique aussi plaisant que désuet. Faisant comme à son habitude preuve d’une belle habileté à se débrouiller au mieux à partir d’un budget relativement modeste, le réalisateur de Milano odia imprime en outre un rythme agréablement enlevé à ce titre, lui donnant au final un léger avantage sur le précédent et quelque peu laborieux I Pirati della Malesia. Seul écueil notable de l’œuvre : l’incapacité du film à fonctionner de façon satisfaisante du côté de la comédie. Ni Lenzi, ni son acteur principal ne se montrent en effet véritablement à l’aise dans ce registre, le premier se révélant incapable de créer une dynamique narrative à ce niveau, le second manquant clairement de nuance et volume dans son jeu pour mettre en valeur les quelques gags, il est vrai peu élaborés, de l’œuvre. Du cinéma populaire bricolé un peu l’arrache donc, mais foncièrement sympathique, et plutôt bien mené dans le cas présent.

THE HIGHWAYMAN (2000)

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Manu  le 19/06/2018 à 22:16
Réalisé par Keoni Waxman
Avec Stephen McHattie, Laura Harris, Jason Priestley, Louis Gossett Jr., Gordon Michael Woolvett.
Film américain, canadien
Genre : Policier
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2000
Titre français : Voie express

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The Highwayman est la cinquième réalisation du producteur, scénariste et réalisateur Keoni Waxman. Le film marque la première collaboration du cinéaste avec le scénariste Richard Beattie, qu’il retrouvera dans les années 2010 sur plusieurs titres de sa collaboration avec Steven Seagal. Notons enfin que Stephen McHattie et Lou Gossett Jr. se retrouveront 6 ans plus tard sur le Solar strike de Paul Ziller. Œuvre de jeunesse du désormais abonné aux « seagaleries » Keoni Waxman, The Highwayman est un titre qui aurait plutôt tendance à se défendre sur le papier. Proposant un récit policier relativement dense, axé sur une tumultueuse relation père-fille, le film aspire en effet clairement à sortir du seul cadre de l’action violente rock n roll. Une ambition que l’on devine tout au long de l’œuvre mais qui ne se concrétise malheureusement jamais vraiment à l’écran. La faute à une écriture emprunte de facilités, versant systématiquement dans la caricature, mais aussi à une réalisation bien trop rentre dedans pour son sujet et une interprétation des plus inégales. Ainsi, Jason Priestley en fait beaucoup trop en chien fou braqueur de banque tandis que ses partenaires se révèlent, à l’inverse, relativement transparents. Au final, seul Stephen Mc Hattie semble être dans le juste ici, essayant de composer un personnage de poissard idéaliste qui aurait presque pu être attachant si l’écriture et la réalisation avaient seulement su rendre justice à son travail. Bref, un produit DTV pas mauvais dans les intentions, correctement emballé mais malgré tout peu concluant dans son rendu, fade et superficiel.

DEEP RED (TV) (1994)

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Manu  le 18/06/2018 à 18:30
Réalisé par Craig R. Baxley
Avec Michael Biehn, Joanna Pacula, Tobin Bell, John Kapelos, Jesse Vint.
Téléfilm américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 21min.
Année de production : 1994
Titre français : Red Alien

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Deep red est le sixième long métrage réalisé par l’ancien cascadeur et réalisateur de seconde équipe Craig R. Baxley. Originellement diffusé sur l’alors toute jeune chaîne Sci-Fi Channel (devenue aujorud’hui Syfy), il est écrit et produit par D. Brent Mote, futur cocréateur de la série Warehouse 13, diffusée sur Syfy entre 2009 et 2014. Notons enfin que Michael Biehn et Joanna Pacula s’étaient croisés au générique du prestigieux Tombstone 1 an auparavant. Sans nul doute envisagé par ses créateurs comme un potentiel téléfilm pilote de série télé, Deep red tente le mélange néo-noir / science-fiction au sein d’une histoire qui ne va curieusement pas sans rappeler le précédent Dark angel du même Craig R. Baxley. Le cocktail n’est donc pas intégralement original, mais qu’importe, avec son casting agréablement bis et son réalisateur au CV jusqu’alors fort sympathique, il n’était pas insensé d’envisager ici une petite bande d’action amusante… à la Dark angel justement. Malheureusement, c’est le service minimum qui nous est offert. Le moins que l’on puisse dire est que le script ne déborde pas d’idées, avec une partie « film noir » flirtant presque avec la parodie, un aspect science-fictionnel relativement paresseux avec son décorum fauché – les armes futuristes semblant sortir d’un film de science-fiction des années-40-50 – et son méchant savant fou à 3 francs 6 sous. Quant à la réalisation, elle fait le job mais rien de plus, un peu coincée qu’elle est, il est vrai, par la maigreur des moyens mis en œuvre. Bref, un produit standard de son époque, prioritairement destiné aux amoureux des années 90, qui apprécieront certainement la « macho men attitude » de Michael Biehn et l’ambiance musicale synthétique planante de l’œuvre, typique de ces années-là.

THE FAN (1981)

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Manu  le 18/06/2018 à 09:34
Réalisé par Ed Bianchi
Avec Lauren Bacall, Maureen Stapleton, Hector Elizondo, James Garner, Michael Biehn.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1981
Titre français : Fanatique

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The Fan est la première réalisation d’Ed Bianchi, précédemment assistant de Paul Williams sur Nunzio et Allan Moyle sur Times Square ainsi que futur pilier de la télévision US des décennies 2000 et 2010, avec des participations aux réalisations des séries The Wire, Deadwood, Mad men, Boardwalk Empire ou encore Bates Motel. Produit par l’également réalisateur John Nicolella, le film adapte le roman éponyme de Bob Randall. Il marque par ailleurs la seconde des trois réunions sur grand écran des vedettes Lauren Bacall et James Garner, lesquelles venaient d’apparaitre dans le HealtH de Robert Altman 1 ans plus tôt et que l’on retrouvera 15 ans plus tard sur la comédie My fellow american de Peter Segal. Echec financier de taille, vertement accueilli par la critique, The Fan devait initialement être réalisé par Waris Hussein, auteur quelques années auparavant du très efficace thriller horrifique The Possession of Joel Delaney avec Shirley MacLaine (par ailleurs un temps pressentie pour le rôle central de ce Fan). Une affiche « avortée » que l’on peut sincèrement regretter tant le produit fini souffre des errements d’une mise en scène maladroite, qui peine à véritablement s’affirmer et se montre clairement problématique du côté de la direction d’acteur. Difficile par conséquent d’enthousiasmer pour les prestations de Lauren Bacall et Michael Biehn, la première légèrement empruntée, le second en roue un peu trop libre, comme de ne pas tiquer sur le manque de tac, voire de discernement de la réalisation dans son approche tantôt curieusement relax, tantôt franchement glauque des aspects les plus sombres de son intrigue. L’ensemble génère ainsi un certain malaise, lequel le rend d’ailleurs constamment intéressant, mais un malaise dont on doute fortement qu’il soit toujours voulu. Bref, un thriller plutôt accrocheur dans sa globalité, marquant assurément quelques points du côté de son ambiance new yorkaise grisâtre, période Cruising / Dressed to kill, offrant plusieurs solides prestations dans les seconds rôles - James Garner assure, comme toujours, et apporte un bol d’air bienvenu à l’affaire - et se concluant sur une marquante, si extravagante, séquence d’affrontement star vs fan joliment métaphorique. Mais un film qui cumule également beaucoup de maladresses d’écriture et réalisation dans le même temps pour faire figure de réussite, même modeste.

THE GIRLFRIEND EXPERIENCE (SEASON 2 - TV) (2017)

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Manu  le 17/06/2018 à 09:57
Réalisé par Lodge Kerrigan, Amy Seimetz
Avec Anna Friel, Louisa Krause, Carmen Ajogo, Tunde Adebimpe, Morgana Davies.
Série américaine en 14 épisodes
Genre : Drame
Durée : 6h 20min. environ
Année de production : 2017

Critique cinema   Critique film de Manu

Originellement diffusée sur la chaine câblée Starz entre le 5 novembre et 24 décembre 2017, cette seconde saison de The Girlfriend experience compte 14 épisodes d’un peu moins de 30 minutes. Divisés narrativement en 2 intrigues totalement distinctes, ceux-ci sont écrits et réalisés par Lodge Kerrigan, pour la partie « Erica & Anna », et Amy Seimetz, pour tous les épisodes concernant l’intrigue dédiée à Bria, qu’interprète l’actrice anglaise Carmen Ejogo. Notons d’ailleurs, à ce sujet, qu'Amy Seimetz et Carmen Ejogo venaient quelques mois auparavant de partager l’affiche de l’Alien: Covenant de Ridley Scott. Nouvelle exploration / mise à nue de la psyché (pas seulement) féminine, à travers trois parcours de vie sortant certes de l’ordinaire - Erica est directrice financière d’un parti politique, Anna, call-girl, et Bria, ex-compagne d’un trafiquant de drogue, sous protection fédérale - mais n’en révélant pas moins des comportements amoureux, voire passionnels, propres au plus grand nombre, cette saison 2 pousse plus loin encore le radicalisme formel offert par la précédente saison tout en n’octroyant là encore aucune concession au spectateur dans le contenu. Allant une fois de plus très loin dans ce qu’elle dévoile, au propre comme au figuré, de ses personnages centraux, examinés au plus près par la caméra, cette seconde anthologie tient réellement, comme son titre l’indique, de l’expérience pure, avec deux univers visuels et sensoriels extrêmement travaillés, aux services d’une dissection de l’âme humaine dans toute sa folie (auto) destructrice et ses contradictions. Bref, vous voilà prévenu : The Girlfriend experience confirme, haut et fort, qu’elle ne joue pas dans catégorie des séries les plus « confortables » à regarder qui soient. Et cela même s’il faut reconnaitre qu’elle n’est pas dépourvue non plus d’un certain humour dans sa partie « Bria », à travers notamment le personnage de minable gourou new age qu’incarne le réalisateur Harmony Korine, et que l'on s'attache tout de même très rapidement à ces 3 femmes faussement fortes, avant tout prisonnières de leurs désirs et sentiments. Exigeante, dérangeante et fascinante, ainsi que d’une remarquable cohérence de fond - les 3 destins ici évoqués se répondant et complétant - The Girlfriend experience, dans cette version 2.0, réussit donc le pari difficile de maintenir le même niveau d’excellence que celui affiché par sa déjà mémorable première saison. Reste enfin à rappeler si nécessaire que ce perturbant trip clinique n'est évidemment pas mettre sous tous les yeux…

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