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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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LAMB (2015)

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Manu  le 17/01/2020 à 08:45
Réalisé par Ross Partridge
Avec Ross Partridge, Oona Laurence, Jess Weixler, Tom Bower, Scoot McNairy.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2015

Critique cinema  Critique film de Manu


Lamb est le second long métrage cinématographique de l’acteur Ross Partridge. Adaptation du roman éponyme de Bonnie Nadzam, le film est écrit par Partridge lui-même. Cette petite production indépendante a été tournée en 18 jours seulement, entre Denver, dans le Colorado, et la région de Laramie, Wyoming.

Ross Partridge avait signé au tout début des années 2000 un intéressant drame criminel à petit budget, Interstate 84, avant de revenir à son métier d’acteur. Quinze ans plus tard, avant probablement à peine plus de dollars en poche, il confirme via ce Lamb sa petite patte d’auteur torturé à l’aise dans le trouble et les errements de l’âme.

Portrait d’un homme à la dérive et d’une fillette délaissée par son entourage, Lamb navigue ainsi la voie seventies du road movie existentiel en le mâtinant d’un suspense volontairement dérangeant dans le fond, dès lors qu’on ne nous explique jamais vraiment les raisons de l’attachement du personnage principal à cet enfant.

Un film sur le fil de rasoir donc, qui tient joliment son pari jusqu’au bout, aidé par des prestations convaincantes - la gamine est plutôt très bien - une très belle utilisation de décors naturels - les paysages de la séquence située dans le Wyoming sont de ceux qui vous reste automatiquement en tête - et, donc, une écriture trouvant le bon équilibre dans son mélange d’introspection et de mystère sans tomber dans le nébuleux et l’assommant.

Un beau petit film, bien pensé, bien exécuté, juste peut-être un peu trop mystérieux au final pour convaincre totalement.

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2.5
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211 (2018)

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Manu  le 16/01/2020 à 16:50
Réalisé par York Alec Shackleton
Avec Nicolas Cage, Sophie Skelton, Michael Rainey Jr., Dwayne Cameron, Ori Pfeffer.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 26min.
Année de production : 2018
Titre français : Code 211

Critique cinema   Critique film de Manu

211 est le quatrième long métrage de fiction de l’ancien snowboarder professionnel York Alec Shackleton. Coproduit par l’incontournable Avi Lerner et le réalisateur Isaac Florentine, le film se situerai dans la filmographie de Nic Cage quelque part entre le Looking glass de Tim Hunter et le Between worlds de Maria Pulera. Il a été intégralement tourné en Bulgarie, dans la région de Sofia. On est d’accord que tout n’est pas à jeter dans la foisonnante carrière DTV actuelle de Nicolas Cage. Certains relèvent même presque de la bonne surprise, comme The Frozen ground ou The Humanity bureau. 211, quant à lui, ne se range malheureusement pas dans cette catégorie, allant même directement se classer, à l’inverse, parmi le pire du pire de la filmo de Cage aux côtés de l’épouvantable Left behind de Vic Armstrong. En d’autres termes, 211 est donc une purge sans nom. Un film de braquage vaguement choral dans lequel il n’y a pas grand-chose, sinon rien à sauver. Mise en scène à l’épate faisant juste pitié, écriture d’une médiocrité, absence d’inspiration telle que l’implication du spectateur ne peut survivre au premier quart d’heure du film, laissant alors place à un ennui agacé et interprétation sans saveur dans le meilleur des cas, le tout coincé dans des décors d’Europe de l’Est simulant vainement l’Amérique rurale. En résumé, un titre bâclé et navrant, plus mauvais encore que certains récents travaux du binôme infernal Seagal / Keoni Waxman. C’est dire le niveau !

THE FORGER (2014)

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Manu  le 16/01/2020 à 09:25
Réalisé par Philip Martin
Avec John Travolta, Christopher Plummer, Tye Sheridan, Abigail Spencer, Jennifer Ehle.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2014
Titre français : L'affaire Monet

Critique cinema   Critique film de Manu

The Forger est le premier long métrage cinématographique du très réputé téléaste anglais Philip Martin. Le film est écrit par Richard D’Ovidio, précédemment coscénariste de l’Exit wounds d’Andrzej Bartkowiak en 2001 et du Thir13en ghosts de Steve Beck, la même année. Le film se situe dans la carrière de John Travolta entre le suspense Killing season de Mark Steven Johnson et le drame « sous haute tension » Life on the line de David Hackl. Les temps sont relativement durs pour John Travolta depuis le début des années 2010, mais au moins, on ne peut pas lui reprocher d’essayer de bien faire. Nouvelle preuve en est avec ce The Forger. Nouvelle preuve en est avec ce intéressant mélange de drame familial et film de casse plus ou moins impossible, offrant un vrai rôle à défendre pour Travolta. The Forger est donc un titre plutôt séduisant… dans les intentions. Parce que, comme le laisse malheureusement deviner le peu de notoriété de l’œuvre, son rendu ne se hisse jamais vraiment à la hauteur de ses ambitions. L’œuvre est ainsi plombé par une écriture peu regardante sur la crédibilité de son intrigue et une mise en scène certes soignée mais ne parvenant jamais à s’affirmer et laissant passer quelques défauts techniques et grosses fautes de gout, comme l’emploi de bonnes vieilles transparences des familles sur quelques séquences automobiles, de celles qui vous sortent complètement d’un film. Bref, difficile de parler de réussite à la vision de ce Forger. Et cela même si l’œuvre de démérite pas sur certains points. Ainsi l’indiscutable implication de John Travolta se montre-elle payante malgré tout, par moment - forte implication en rapport peut-être avec l’histoire personnelle du comédien - et l’ensemble s’extrait-il tout de même avec courage de l’attendu en misant plus sur ses personnages que son suspense, en privilégiant intelligemment l’axe narratif de la relation père / fils sur le volet criminel de l’intrigue. Mais bon, voilà : cela reste un petit film bancal et maladroit, à l’écriture et la réalisation pas vraiment à la hauteur des intentions initialement affichées par celles-ci.

IN A VALLEY OF VIOLENCE (2016)

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Manu  le 16/01/2020 à 07:20
Réalisé par Ti West
Avec Ethan Hawke, John Travolta, Taissa Farmiga, James Ransone, Karen Gillan.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2016

Critique cinema   Critique film de Manu

In a valley of violence est le septième long métrage du scénariste, producteur et réalisateur Ti West, auteur indépendant jusqu’alors spécialisé dans le genre horrifique. Le film est écrit par West seul et marque la première incursion de John Travolta dans l’univers cinématographique westernien, ainsi que la troisième réunion à l’écran des acteurs Ethan Hawke et James Ransone après le film d’épouvante Sinister en 2012 et le drame neo-shakespearien Cymbeline de Michael Almereyda. Qu’il est dommage que cet essai westernien soit passé aussi inaperçu ! Sans pratiquement rien renier de sa relation jusqu’alors presque exclusive au thriller horrifique - le film fonctionne en effet régulièrement, dans sa forme et son tempo, comme un opus de ce genre - Ti West parvient ici joliment à se renouveler et nous régaler d’un western à la fois riche de multiples références et d’une grande limpidité et unité de ton. In a valley of violence surprend régulièrement par son aisance à assimiler et mélanger harmonieusement les influences, westerniennes ou non d’ailleurs. L’œuvre se montre ainsi respectueuse des classiques racines hollywoodiennes du genre tout en y injectant un peu d’influences baroques européennes (générique et passages musicaux 100% leonien / morriconien) et une bonne dose de western démystificateur / révisionniste seventies. Bref, un film qui joue avec succès sur les références pour acquérir sa propre, et forte, personnalité, et offre au passage l’un de ses tout meilleurs rôles depuis très longtemps à John Travolta, à la fois inquiétant et touchant en shérif diminué physiquement, implacable mais intelligent et constamment avisé dans le discours. Un titre à découvrir pour les aficionados du genre, mais pas que, au croisement des premiers westerns de Leone, du Lawman de Michael Winner et de l’High plains drifter d’Eastwood, avec une pincée de l’Open season de Peter Collinson dans le traitement de son quatuor de vilains.

PAWN SACRIFICE (2014)

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Manu  le 14/01/2020 à 20:55
Réalisé par Edward Zwick
Avec Tobey Maguire, Liev Schreiber, Michael Stuhlbarg, Peter Sarsgaard, Lily Rabe.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2014
Titre français : Le Prodige

Critique cinema   Critique film de Manu

Onzième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Edward Zwick, Pawn sacrifice se situe dans sa carrière entre le drame romantique Love & other drugs et le thriller Jack Reacher: Never go back, avec Tom Cruise. Pawn sacrifice est écrit par l’anglais Steven Knight, créateur / scénariste et producteur de la série Peaky Blinders. Pas très client du cinéma d’Edward Zwick en règle générale, qui ressemble pour moi le plus souvent à du Alan J. Pakula des mauvais jours, j’avoue avoir été cette fois plutôt convaincu par ce biopic - par ailleurs sévère échec au box-office - moyennement engageant sur le papier, car fleurant bon la machine à oscars compassée. En effet, contre toute attente, l’académisme du réalisateur de Courage under fire, ici en action comme prévu, s’avère d’une certaine façon plutôt payant, s’accommodant finalement parfaitement de l’absence de fantaisie dans laquelle baigne cette intrigue à deux niveaux narratifs, entre portrait intime d’un génie désaxé et plongée paranoïaque au cœur de la guerre froide. Bref, du cinéma hollywoodien froidement carré de chez carré, duquel rien de dépasse, mais totalement maitrisé et raccord avec son sujet, servi au passage par un remarquable trio d’acteurs (Tobey Maguire, Liev Schreiber, Peter Sarsgaard) et un très beau score de James Newton Howard. Pas très innovant, c’est sûr, mais passionnant.

THE LAST MOVIE (1971)

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Manu  le 10/01/2020 à 20:42
Réalisé par Dennis Hopper
Avec Dennis Hopper, Don Gordon, Tomas Milian, Julie Adams, Roy Engel.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1971

Critique cinema   Critique film de Manu

The Last movie est le second des 7 longs métrages réalisés par Dennis Hopper entre 1969 et 1994. Bien que de nature largement expérimentale, le film crédite à son générique le scénariste hollywoodien Stewart Stern, auteur notamment du script du Rebel without a cause de Nicholas Ray, première apparition cinématographique de Dennis Hopper. The Last movie, c’est le Nouvel Hollywood dans sa forme la plus brute, la plus radicale. Soit un film bringuebalant, qui vous échappe la plupart du temps dans les tenants et aboutissants de ce qui lui sert d’intrigue, mais vous fascine d’un bout à l’autre, en particulier dans sa capacité à saisir l’air de son temps, plus ou moins consciemment, mieux que personne, au-delà même de son discours anti-impérialiste un rien grossier. Entouré de ses potes et quelques autres - dont un Tomas Milian habité comme jamais - Hopper nous raconte ainsi à sa façon la fin chaotique de l’utopie hippie et l’Amérique vietnamienne déglinguée du début de la décennie 70, entre very bad trip et errance existentielle. C’est beau et tragique, morbide et embrouillé, avec un petit air d’Apocalypse now avant l’heure dans l’ambiance. Et, me concernant, cela ressemble fort au meilleur film de Hopper avec son suivant, le douloureux Out of the blue.

CHRISTMAS ON HONEYSUCKLE LANE (TV) (2018)

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Manu  le 10/01/2020 à 18:18
Réalisé par Maggie Greenwald
Avec Alicia Witt, Colin Ferguson, Laura Leighton, Jill Larson, Mary Beth McDonough.
Téléfilm américain, canadien
Genre : Romance
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2018
Titre français : Noël en héritage

Critique cinema   Critique film de Manu

Coproduction américano-canadienne, Christmas on Honeysuckle Lane est le douzième long métrage signé par l’ex cinéaste indépendante new yorkaise Maggie Greenwald. Ce titre labélisé Hallmark movies est l’adaptation du roman de l’actrice Mary Elizabeth McDonough « The House on Honeysuckle Lane », ici transposé à l'écran par la scénariste de télévision Caitlin D.Fryers. Que reste-t-il aujourd’hui de la réalisatrice des acclamés en leur temps The Ballad of Little Joe et Songcatcher ? Et bien pas grand-chose si l’on en juge par ce mélo romantico-familial de fêtes de fin d’année comme les chaînes de télévision nous en diffusent treize à la douzaine sur la période de Noël. Mortel ennui donc, devant ce titre déprimant dans la forme, totalement insipide dans le fond et transparent quant à l’interprétation. De quoi réévaluer illico le déjà lointain premier essai du genre de Greenwald, Comfort and Joy, qui contenait au moins deux ou trois petites séquences émotion auxquelles on avait encore envie de croire. Entre coulées de guimauve, grandes rasades de séquences tire larmes et assiettées débordantes de platitudes, un titre désolant qui devrait vous vacciner pour l'année des produits télévisuels de ce type et tend à démontrer que Maggie Greenwald a définitivement jeté l'éponge de ses ambitions de cinéaste !

JACKIE (2016)

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Manu  le 10/01/2020 à 10:57
Réalisé par Pablo Larraín
Avec Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Greta Gerwig, John Hurt, Max Casella.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2016

Critique cinema   Critique film de Manu

Jackie est le septième long métrage cinématographique du chilien Pablo Larraín. Coproduit par Darren Aronofsky, il est écrit par Noah Oppenheim, coscénariste, sur un mode plus ludique, de The Maze runner et Allegiant. Le film marque par ailleurs les retrouvailles à l’écran de Natalie Portman et Peter Sarsgaard, 12 ans après le Garden state de Zach Braff. Situé entre le biopic (très partiel) et le drame historique, Jackie tente d’offrir un angle nouveau à un épisode tragique de l’Histoire américaine déjà mainte fois relaté à l’écran. Opération réussie dans la mesure où l’on ne sent jamais la redite au sein de ce qui relève avant tout du portrait de femme à un tournant de son existence que du classique récit d’une vie hors du commun. Et, à cet égard, on peut dire que l’ensemble fonctionne, porté par une mise en scène aiguisée, à forte personnalité, cadrant parfaitement ses interprètes, et le concours de techniciens / artistes de grand talent comme le directeur de la photographie Stéphane Fontaine (Espion(s), Un prophète) ou la compositrice Mica Levy. Pourtant il manque quand même quelque chose d’important à cette Jackie pour nous embarquer émotionnellement au cœur de ses tourments et dilemmes rencontrés. Une mise en scène moins froidement minutieuse peut-être, une écriture allant gratter plus loin dans l’analyse des angoisses comme plus généralement du « fonctionnement » interne de son héroïne, laquelle demeure jusqu’au bout un peu trop distante et énigmatique. D’où l’impression mitigée que laisse ce titre formellement brillant, aux ambitions plus qu’estimables, mais qui ne nous touche jamais comme on l’aurait souhaité.

THE NOTORIOUS BETTIE PAGE (2005)

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Manu  le 10/01/2020 à 06:27
Réalisé par Mary Harron
Avec Gretchen Mol, Chris Bauer, Jared Harris, Sarah Paulson, David Strathairn.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2005

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The Notorious Bettie Page est le troisième long métrage cinématographique de la cinéaste canadienne Mary Harron. Cette production HBO Films n’ayant bénéficié que d’une sortie limitée sur le territoire américain est coécrit par Harron et l’actrice / scénariste / réalisatrice Guinevere Turner, qui avait déjà collaboré aux côtés d’Harron à son adaptation de l’« American Psycho » de Bret Easton Ellis, en 2000. Beau sujet de biopic que la célèbre pin-up Betty Page, invitant naturellement à un portrait de l’Amérique puritaine des années 50 et retour sur la condition de la femme à cette époque. Une potentiel manne scénaristique que l’on imagine seyant parfaitement au Todd Haynes de Far from heaven et Carol mais qui échoue donc au duo Harron / Turner d’American Psycho. Dommage car si le film coche bien toutes les cases pré-citées, délivrant ainsi à l’attendu message militant féministe, il le fait sans panache ni même beaucoup d’inspiration. Assez curieusement, le binôme Harron / Turner semble n’avoir pas grand-chose à raconter au-delà du parcours peu banal de son héroïne, s’appuyant sur d’inutiles artifices, tel qu’un recours peu convaincant au noir et blanc, pour se garantir l’attention du spectateur. Alors que l’on attendait à être un peu bousculé, The Notorious Bettie Page est un film finalement à l’image de son personnage central : innocent et paisible, un peu dépassé par les évènements. C’est d’ailleurs ce qui en fait aussi son petit charme et sa singularité. Ca et l’attachante prestation de Gretchen Mol, moteur tranquille du film jouant parfaitement de sa frimousse candide. Un petit biopic donc, un peu fade, presque effacé, mais respectable et qui doit sans doute beaucoup à l’investissement de sa comédienne principale.

ACCIDENT MAN (2018)

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Manu  le 07/01/2020 à 07:38
Réalisé par Jesse V. Johnson
Avec Scott Adkins, Ray Stevenson, Ashley Greene, David Paymer, Michael Jay White.
Film anglais
Genre : Action
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2018
Titre français : Profession tueur

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Accident man est le treizième long métrage cinématographique de l’anglais Jesse V. Johnson. Il marque la troisième association de cet ancien cascadeur avec son compatriote acteur Scott Adkins. Adaptation de la bande dessinée éponyme, le film est également coécrit et coproduit par Adkins. « De mieux en mieux » a-t-on envie de balancer au sujet de la carrière de Jesse V. Johnson derrière la caméra. Après un Butcher ne tenant guère que sur son amusant casting de gueules cassées et un Package déjà plus élégant dans sa mise en scène mais pas beaucoup plus travaillé côté script, Accident man nous invite à franchir l’étape suivante. Ici non seulement la réalisation n’en fait intelligemment ni trop, ni trop peu… lorgnant juste ce qu’il faut du côté de Guy Ritchie afin de garantir l’identité anglaise de l’affaire, mais le film se permet même, chose rarissime dans le domaine du DTV de claquage de beignets, de proposer intrigue relativement bien écrite, soignant ses improbables personnages et baignant dans un humour noir tordu et rentre-dedans des plus savoureux. Bref, pour qui a l’habitude de ce type de produits bien trop souvent monotones, une excellente petite surprise, confirmant au passage la place de choix qu’occupe actuellement Scott Adkins au sein du petit monde des vedettes castagneuses.

I DUE EVASI DI SING SING (1964)

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Manu  le 05/01/2020 à 17:24
Réalisé par Lucio Fulci
Avec Franco Franchi, Ciccio Ingrassia, Arturo Dominici, Gloria Paul, Lino Banfi.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1964

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Dixième réalisation de Lucio Fulci, I due evasi di Sing Sing marque la cinquième collaboration entre le réalisateur italien et le duo comique Franco Franchi & Ciccio Ingrassia. Il s’agit en outre de l’un des plus gros succès commerciaux de Fulci au box-office italien. Le degré d’appréciation de cette petite parodie de film noir à l’américaine dépend évidemment fortement de la réceptivité de chacun à l’humour balourd et grimaçant de Franco et son comparse Ciccio. Question d’habitude peut-être, j’avoue pour ma part y être assez sensible. Cela ne va assurément pas chercher très loin dans le comique, souvent cartoonesque, toujours inoffensif, mais les deux bougres ne ménagent une fois encore pas leur peine pour nous faire (sou)rire, et cette vitalité, cette bonne humeur qui se dégage de leurs prestations vous oblige la plupart du temps à fermer les yeux sur les gags les moins glorieux de cette modeste bande. Maintenant, bien qu’entièrement construite autour des pitreries de ses deux interprètes principaux, I due evasi di Sing Sing n’en oublie pas pour autant de soigner son ambiance noirish. Notre binôme évolue constamment dans de chouettes décors de studio résumant astucieusement une bonne partie de l’Histoire du film noir américain des années 50. On passe ainsi du couloir de la mort de Sing Sing à la traditionnelle salle de boxe en faisant un petit crochet par l’appartement high-tech du caïd de la pègre locale, le cabaret mal famé du coin et l’incontournable hangar lugubre servant de lieu de règlements de compte entre bandes rivales, le tout dans un noir et blanc du meilleur effet. Et si personnalité de son auteur il y a dans ce due evasi di Sing Sing, elle me semble justement se trouver dans l’adroite mise en valeur de ces décors. Le film y gagne une authentique atmosphère, certes très différente de celle d’un Frayeurs mais tout aussi travaillée, et Fulci réussit sur un mode parodique mais respectueux de ses modèles quelque petit morceaux de bravoure – à l’échelle du film bien sûr – comme la scène du combat de boxe truqué, réminiscence de celui de Nous avons gagné ce soir de Wise, ou l’amusante séquence de la fusillade entre Attanasia et Tristan dans un studio de cinéma. Emballé avec soin et une indéniable efficacité – on ne voit pas filer les 90 minutes – I due evasi di Sing Sing est une nouvelle œuvre de jeunesse fulcienne très fréquentable … à condition de ne pas être allergique à son duo vedette. Petites notes de fin : Lino Banfi apparaît une poignée de minutes à l’écran, en soigneur dans le passage ou Franco se voit catapulté champion de boxe, et Ennio Morricone (crédité Moriconi) assure l’enrobage musicale du film. Une partition de modeste envergure, à dominante jazzy tirant vers la pop sixties.

LAST OF THE RED HOT LOVERS (1972)

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Manu  le 04/01/2020 à 14:26
Réalisé par Gene Saks
Avec Alan Arkin, Sally Kellerman, Paula Prentiss, Renée Taylor, Bella Bruck.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1972
Titre français : Le Don Juan de New York

Critique cinema   Critique film de Manu

Quatrième long métrage cinématographique de l’acteur et réalisateur Gene Saks, Last of the red hot lovers est l’adaptation de la pièce éponyme de Neil Simon jouée pour la première fois à Broadway en 1969. Il s’agit par ailleurs de la troisième pièce de Simon portée à l’écran par Saks, et unique incursion de l’acteur Alan Arkin dans l’univers du célèbre dramaturge / scénariste à succès. Voilà un film qui réussit tout de même le petit exploit d’être aussi statique dans son exécution que pourtant hystérique dans son rendu. Et il y a fort à parier qu’entre sa mise en scène paresseuse lâchant beaucoup trop la bride à ses comédiens et l’interprétation épuisante découlant de ce manque flagrant de rigueur, on puisse difficilement trouver pire adaptation cinématographique de Neil Simon, mis à part peut-être Seems like old times ou The Slugger’s wife (qu’il faudrait cependant que je revois). Bref, du Neil Simon vraiment poussif, en pilotage automatique intégral, ultra daté et qui gâche totalement le talent de son habituellement formidable comédien principal.

ROLLOVER (1981)

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Manu  le 04/01/2020 à 11:09
Réalisé par Alan J. Pakula
Avec Jane Fonda, Kris Kristofferson, Hume Cronyn, Josef Sommer, Bob Gunton.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 56min.
Année de production : 1981
Titre français : Une femme d'affaire

Critique cinema   Critique film de Manu

Rollover se situe dans la carrière du réalisateur Alan J. Pakula entre la tragi-comédie sentimentale Starting over et le drame oscarisé Sophie’s choice. Ecrit par le scénariste du Last embrace de Jonathan Demme et partiellement autobiographique Those lips, those eyes de Michael Pressman, le film marque la troisième et dernière collaboration de Pakula avec l’actrice Jane Fonda. Flop critique et financier majeur de l’année 1981 - le second consécutif pour Kris Kristofferson après Heaven’s gate quelques mois plus tôt, ce thriller financier ne constitue pas, à l’évidence, un sommet dans les carrières respectives de Pakula, Fonda et Kristofferson. L’ensemble se voit dès le départ, avec l’assassinat vraiment fort peu commenté par la suite du mari de l’héroïne, plombé par des rebondissements de soap-opera que l’on qualifiera poliment de tissés d’un épais fil blanc. Jusque dans son audacieux final « apocalyptique », la crédibilité de son intrigue n’est donc assurément pas le point fort de ce Rollover. Et l’on ne s’étonnera par conséquent pas que ses interprètes principaux puissent parfois avoir l’air de peiner à rentrer dans leur personnage. Boiteux à la racine donc, Rollover n’en demeure pourtant pas moins un titre fort intéressant à revoir aujourd’hui. Déjà par ce que, mine de rien, cet ambitieux mélange de romance et de suspense financier esquisse, certes avec une certaine innocence encore, le portrait d’un monde sauvagement capitaliste en devenir, au sommet duquel règnent non plus en maitre les politiques (ici totalement absents) mais les banquiers et autres as de la finance. Ensuite parce que l’œuvre, tout de même très efficacement et élégamment emballée, se distingue à défaut d’autre chose comme l’un des derniers représentants du thriller paranoïaque ayant fait les grandes heures du cinéma américain des années 70 et dont Pakula fut incontestablement l’un des plus inspirés serviteurs. Alors même si ce malhabile Rollover n’est clairement pas du même tonneau qu’un Parallax view, cela reste l’un de ces échecs fort intéressants à revoir hors contexte, méritant en tout cas estime, voire même reconsidération.

CALIFORNIA DREAMING (1979)

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Manu  le 03/01/2020 à 17:31
Réalisé par John D. Hancock
Avec Glynnis O'Connor, Seymour Cassel, Dorothy Tristan, Dennis Christopher, Tanya Roberts.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1979
Titre français : Ça glisse... les filles !

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California dreaming est le quatrième long métrage cinématographique de John D. Hancock, arrivant dans la carrière de ce dernier juste après son « débarquement » du tournage de Jaws 2, repris par Jeannot Szwarc. Le film est écrit par l’acteur Ned Wynn et marque la seconde collaboration d’Hancock avec l’actrice Glynnis O’Connor, 3 ans après le drame romantique Baby blue marine. Tentative de proposer une version mature des films de plage californiens des années 60, écrite par un ancien interprète desdits films, California dreaming ne se hisse malheureusement jamais vraiment à la hauteur de cette ambition. On trouve ci et là quelques séquences intimistes presque touchantes, rappelant alors dans l’approche le simple et sensible Baby blue marine du même réalisateur. Mais pour l’essentiel l’œuvre relève de la bluette sentimentale pavée de personnages et situations innocemment clichés. Loin du Big Wednesday de John Milius auquel il fait par moment penser, ce par trop superficiel California dreaming ne tient donc guère que par son casting inspiré et l’authenticité de son cadre socio-géographique - le petit monde des sportifs de plage de la côte Ouest - saisi avec un certain naturel par Hancock.

SUMMER HOLIDAY (1963)

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Manu  le 03/01/2020 à 15:55
Réalisé par Peter Yates
Avec Cliff Richard, Lauri Peters, Melvyn Hayes, Una Stubbs, Ron Moody.
Film anglais
Genre : Comédie musicale
Durée : 1h 47min.
Année de production : 1963
Titre français : Vacances d'été

Critique cinema   Critique film de Manu

Summer holiday est le premier long métrage de l’anglais Peter Yates, jusqu’alors assistant réalisateur de Guy Hamilton, Tony Richardson et Jack Cardiff entre autre. Le film marque la quatrième apparition à l’écran du chanteur Cliff Richard après notamment le Serious charge de Terence Young, sur lequel répondait déjà présent Peter Yates, et The Young ones de Sydney J. Furie, écrit par le duo Ronald Cass / Peter Myers, tout comme Summer holidays. Galop d’essai du futur réalisateur de Bullitt et Eyewitness, Summer holiday risque fort de laisser sur le carreau les amoureux des titres de gloire suscités de leur auteur. Plus que difficile en effet de deviner derrière cette totalement inoffensive comédie musicale carte postale le talent à venir de Peter Yates, future observateur aiguisé de l’errance idéologique de l’Amérique post-Vietnam. On saisit donc très vite qu’il ne faut attendre ni âpreté ni complexité de road movie sentimental en chansons mais uniquement de la bonne humeur sans la moindre arrière-pensée pour un résultat s’avérant, sans surprise, totalement anecdotique. Reconnaissant cependant que l’ensemble n’a rien de détestable, dégageant même un petit charme totalement suranné dans sa naïveté me semble-t-il assumée. Et puis il ne fait nul doute que le film a bénéficié d’un budget adéquate, permettant des numéros musicaux plutôt luxueux, par ailleurs expertement chorégraphiés par Herbert Ross. A ce titre, on retiendra tout particulièrement celui mettant en scène Ron Moody. En résumé, un gros succès en son temps, dans lequel on devine à défaut d’autre chose la capacité de Peter Yates à composer au mieux avec un matériel scénaristique de faible valeur, mais également un opus cinématographique clairement mineur, avant tout réservé à un public constitué de nostalgiques des années yéyé.

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