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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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THE INTRUDERS (TV) (1970)

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Manu  le 22/05/2018 à 09:28
Réalisé par William A. Graham
Avec Don Murray, Anne Francis, Edmond O'Brien, John Saxon, Gene Evans.
Téléfilm américain
Genre : Western
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1970
Titre français : Les Hors-la-loi

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The Intruders se situe dans l’œuvre de William A. Graham entre le drame musical Change of habit, dernière œuvre de fiction tournée par Elvis Presley, et l’ABC Movie of the week, Congratulation, it’s a boy! avec Bill Bixby et Diane Baker. Le film est écrit par l’ancien enfant vedette des années 20 et futur scénariste de Play Misty for me, Dirty Harry et Charley Varrick, Dean Reisner.

William A. Graham, solide artisan du petit écran américain des années 70 à 90, se révèle en grande forme sur ce western vaguement historique revenant sur la cavale sanglante des frères James et Younger. Un récit de facture classique mais relativement touffu et surtout bien écrit, porteur de thèmes chers au western des décennies précédentes. On y dénonce ainsi le racisme dont les indiens étaient alors victimes tout en abordant l’inusable thème de héros déchu en quête de rédemption, le personnage central effectuant ici un authentique chemin de croix avant de retrouver la foi et le courage.

Bref, une œuvre ciselée plutôt à l’ancienne, qui aurait aisément pu sombrer dans la lourdeur mais parvient au contraire intelligemment à jongler avec les clichés du genre en s’appuyant donc sur un script très adroit ainsi qu’une réalisation soignée, sans temps mort, d’un William A. Graham dont le caractère neutre, concis mais attentif aux détails, façon Don Siegel, sert parfaitement le propos du film.

Enfin, dernier gros plaisir offert par ce quatrième téléfilm du futur réalisateur de 21 hours at Munich : sa distribution, associant visages familiers de l’âge d’or du western américain (Edmond O’Brien, Anne Francis, Gene Evans) à des figures plus typiquement nouvel Hollywood tels qu’Harry Dean Stanton ou Harrison Ford (dans une courte apparition).

Une franche réussite donc, au sein de foisonnante et inégale filmographie de William A. Graham.

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SUPERCOLPO DA 7 MILIARDI (1967)

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Manu  le 21/05/2018 à 20:02
Réalisé par Bitto Albertini
Avec Brad Harris, Elina De Witt, Franco Andrei, Ferdinando Poggi, Dana Andrews.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1967
Titre français : Super coup de 7 milliards

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Supercolpo da 7 miliardi est la première réalisation du jusqu’alors directeur de la photographie et plus accessoirement scénariste Bitto Albertini. Le film est écrit par Albertini lui-même et s’insère dans la filmographie de la vedette américaine Dana Andrews entre le drame criminel Hot road to hell de John Brahms et l’eurospy italo-espagnol Il Cobra, signé Mario Sequi. Assurément rien qui ne puisse susciter l’enthousiasme débordant au menu de ce film de « casse du siècle » pour rire, mais rien non plus ne permettant d’en conseiller le détour. Supercolpo da 7 miliardi est une petite bande colorée transpirant la bonne humeur et la naïveté plus ou moins assumée offrant au moins au cinéphile une réelle satisfaction : celle de retrouver, contre toute attente, un amusant Dana Andrews dans l’un de ses rares rôles sixties à peu près consistant (même si tenant certainement de la besogne purement alimentaire au départ). Une 100% artisanale et plutôt agréable petite fantaisie bis à l’italienne... pour amateurs avertis exclusivement, il va sans dire...

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Manu  le 21/05/2018 à 11:05
Réalisé par Mario Bianchi
Avec Alan Steel, William Berger, Frank Braña, Fernando Bilbao, Karin Well.
Film italien, espagnol
Genre : Western
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1973
Titre français : Le Rescapé de la vallée de la mort

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Mi chiamavano 'Requiescat'... ma avevano sbagliato est le troisième long métrage - et troisième western – du romain Mario Bianchi, signé comme les deux précédents sous le pseudonyme de Frank Bronston. Filmée en extérieurs dans la région de Madrid, cette troisième collaboration entre Bianchi et l’acteur Frank Braña est coécrite par l’également réalisateur Vittorio Salerno. Toute, toute petite main du cinéma bis italien, qui se reconvertira dans le porno au début des années 80 en usant d’une bonne demi-douzaine de nouveaux pseudonymes, Mario Bianchi signe ici le parfait témoignage de la rapide et totale dégénérescence du genre spaghetti au seuil de la seconde moitié des années 70. Scénario pour ainsi dire inexistant, décors rachitiques, réalisation cumulant maladresses, balourdise et fautes de goût, ex-star du péplum en guise d’interprète principal, qui, venu chercher ici un ultime souffle à une carrière en deuil, erre le regard absent dans la cadre et fait peine à voir : tout ici donne l’impression de se trainer sans but, de n’avoir strictement aucune raison d’être, si ce n’est d’espérer soutirer quelques lires à moindre frais au spectateur non averti. Bref, rien à voir et rien à sauver… à l’exception du bon petit score pop-jazz de Gianni Ferrio, tentant désespérément de muscler l’affaire au point de souvent virer au hors sujet dans certaines de ses embardées jazzy. Pour le reste, on fricote clairement avec le fond du fond ici.

SUFFRAGETTE (2015)

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Manu  le 20/05/2018 à 20:03
Réalisé par Sarah Gavron
Avec Carey Mulligan, Helena Bonham Carter, Meryl Streep, Ben Whishaw, Brendan Gleeson.
Film anglais, français
Genre : Drame
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2015
Titre français : Les Suffragettes

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Suffragette est le second long métrage de la cinéaste anglaise Sarah Gavron après Brick Lane, sorti en 2007. Le film est écrit par Aby Morgan, scénariste du Shame de Steve McQueen et de l’Invisible woman de et avec Ralph Fiennes. Notons ici qu’Helena Bonham Carter et Brendan Gleeson avaient déjà partagé l’affiche des volets 5 et 7 de la saga Harry Potter tandis que Ben Whishaw retrouvera 3 ans plus tard Meryl Streep sur la comédie fantastico-musicale Mary Poppins returns de Rob Marshall. Travail honnête mais sans éclat particulier du côté de l’écriture comme de la réalisation, Suffragette est un titre qui ne chamboule certainement pas les codes du film politico-historique britannique. L’œuvre est certes soutenue par une interprétation assurément concernée et une reconstitution d’époque suffisamment soignée pour emporter toute notre adhésion, mais elle manque aussi de ce petit supplément d’âme capable de marquer les esprits au-delà des simples vertus sociologiques et historiques propres à l'important sujet ici développé. Bref, un bon film pour s’instruire, et de beaux rôles pour Carey Mulligan et Helena Bonham Carter (Meryl Streep ne faisant, quant à elle, que passer), mais malheureusement rien de beaucoup plus ici.

MOTHER S DAY (2016)

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Manu  le 20/05/2018 à 07:53
Réalisé par Garry Marshall
Avec Jennifer Aniston, Timothy Olyphant, Kate Hudson, Jason Sudeikis, Julia Roberts.
Film américain
Genre : Comédie romantique
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2010
Titre français : Joyeuse fête des mères

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Mother’s day est la dix-huitième et ultime réalisation cinématographique de Garry Marshall, disparu 3 mois seulement après la sortie du film sur le sol américain. Le film clôt d’une certaine façon un triptyque consacré aux fêtes du calendrier occidental, triptyque entamé en 2010 par Valentine’s day et poursuivi en 2011 avec New year’s eve. Notons que ce film qui marque la quatrième collaboration de Marshall avec l’actrice Julia Roberts est coproduit par Mark DiSalle, réalisateur il y a une poignée d’années des bandes d’arts martiaux Kickboxer (JCVD inside) et The Perfect weapon (avec Jeff Speakman). Question de mood ? Alors que son New year‘s eve m’avait laissé pour le moins sceptique, j’avoue avoir pris un certain plaisir à suivre cette comédie romantico-chorale pourtant jouée d’avance dans presque toutes ses péripéties. Est-ce le fait de moins tirer sur la corde mélodramatique ou bien le bénéfice d’un casting plus adéquatement modeste (je ne me suis toujours pas remis de Robert De Niro agonisant sur son lit d’hôpital dans le précédent opus), mais, aussi visible soit sa mécanique scénaristique et prévisibles ses numéros d'acteur, l’ensemble fonctionne plutôt efficacement. Garry Marshall nous abandonne sur une toute petite mais relativement bonne surprise, condensant le meilleur de son cinéma (bonne humeur souvent garantie, rythme enlevé, amour des comédiens et du joyeux cabotinage) sans totalement en évacuer le moins bon (forte tendance au pathos, à la superficialité dans le discours nous plongeant régulièrement dans le téléphoné). Bref, ce n'est pas la romcom de la décennie, mais disons que je n’en espérais pas tant non plus après les systématiques déceptions qu’ont constituées les travaux de Marshall des années 2000 et début 2010.

HUNT TO KILL (2010)

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Manu  le 17/05/2018 à 16:15
Réalisé par Keoni Waxman
Avec Steve Austin, Gil Bellows, Gary Daniels, Eric Roberts, Marie Avgeropoulos.
Film canadien
Genre : Action
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2010

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Hunt to kill est la quatorzième réalisation du natif d’Honolulu Keoni Waxman. Le film marque sa première collaboration avec l’acteur et ancien catcheur Steve Austin, que le cinéaste retrouvera deux ans plus tard sur son Maximum conviction, film également tourné près de Vancouver, dans l’état de Colombie Britannique. Notons enfin que, l'année même où sortait ce Hunt to kill, Steve Austin, Eric Roberts et Gary Daniels partageaient également l’affiche du plus médiatisé The Expendables de Sylvester Stallone. Etonnamment écrit par le coscénariste du Cooler de Wayne Kramer, Hunt to kill est un DVT manifestant assurément quelques ambitions dans son programme scénaristique, évoquant notamment lointainement le sympathique Shoot to kill de Roger Spottiswoode. Le premier quart d’heure donne en tout cas envie d’y croire un minimum, d’autant que, comme à son habitude, Keoni Waxman démontre un talent certain à poser efficacement les bases de son récit pour ensuite le mener sans temps mort, mais avec une retenue formelle appréciable. Bref, pas (trop) d’effets de style tape à l’œil censés masquer les limites de l’œuvre, un montage qui laisse à l’histoire le temps de respirer et d’attractifs décors extérieurs. Voilà pour les bons points. Maintenant, il convient d’avouer que cela ne suffit pas non plus à faire d’Hunt to kill une vraie réussite. On reste en effet devant un film dont l’écriture révèle rapidement d’évidentes faiblesses, s'avérant tout de même, durant les 2 premiers tiers de l’œuvre, pas très maline à tous les niveaux - caractérisation des personnages et cohérence d’ensemble en premier lieu - pour ensuite virer au complètement stupide dans son ultime demi-heure. Un peu à part dans la filmographie récente de Keoni Waxman donc, et non sans quelques petites qualités, mais loin d’être convaincant dans sa globalité.

THE DOOR (2012)

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Manu  le 17/05/2018 à 09:24
Réalisé par István Szabó
Avec Helen Mirren, Martina Gedeck, Károly Eperjes, Gábor Koncz, Enikö Börcsök.
Film hongrois, allemand
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2012

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Coproduction hongro-allemande filmée à Budapest, The Door et le dix septième long métrage d’István Szabó. Adaptation du roman semi-autobiographique « Az Ajtó » de Magda Szabó publié en 1987, le film se situe dans la carrière d’Helen Mirren entre la comédie Arthur de Jason Winer et le biopic Hitchcock de Sasha Gervasi. Drame intimiste sur fond de chronique socio-historique investissant à nouveau dans l’œuvre d’Istvan Szabó, après notamment Sunshine, la Hongrie de la période communiste, The Door est une œuvre qui déstabilise quelque peu dans un premier temps. L’emploi de la langue anglaise pour relater cette histoire au contexte 100% hongrois nécessite en effet un effort d’adhésion certain de la part du spectateur tandis que la réalisation très elliptique de Szabó aurait tendance à nous perdre, aussi bien du côté de la narration que dans le possible sens que souhaite conférer le cinéaste à ce récit d'apparence classique d’une improbable amitié entre 2 femmes de statut social très différents. Passé donc une première demi-heure laissant plutôt craindre le pire, l’œuvre prend toutefois son envol. Les personnages gagnent en densité, la narration initialement fracturée de Szabó se fait plus sage pour un résultat plus probant. Enfin, les deux actrices principales investissent leurs rôles avec force, livrant par ailleurs l’une et l’autre des prestations relativement surprenantes au final, à la fois très cadrées et cependant, par moment, non dépourvue d'étonnante flamboyance. De quoi sortir ce film au dispositif initial quelque peu étriqué (deux appartements, une rue et 3 personnages, pour ainsi dire) de l’ornière d’un académisme au départ menaçant, et le pousser, en mode évidemment mineur, vers ce lyrisme opératique propre au cinéma de Szabó. Bref, pas essentiel, mais mal du tout en définitive.

TESTAMENT OF YOUTH (2014)

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Manu  le 13/05/2018 à 20:55
Réalisé par James Kent
Avec Alicia Vikander, Taron Egerton, Colin Morgan, Kit Harington, Emily Watson.
Film anglais
Genre : Drame
Durée : 2h 09min.
Année de production : 2014
Titre français : Mémoires de jeunesse

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Testament of youth est le premier long métrage cinématographique de l’ancien documentariste venu de la télévision James Kent. Le film adapte l’ouvrage autobiographique éponyme de Vera Brittain originellement publié en 1933. Son scénario est signé Juliette Towhidi, précédemment scénariste de Calendar girls et la comédie romantique Love, Rosie de Christian Ditter. Seconde transposition à l’écran de ce classique de la littérature anglaise du début du XXème siècle après celle tournée pour le petit écran à la fin des années 70, Testament of youth n’a curieusement pas rencontré les faveurs du grand public à sa sortie en salles, en dépit d’une presse assez largement positive. On peut s’en étonner car ce mélo historique appuie sur tous les bons boutons pour séduire son spectateur, sans jamais trop en faire non plus dans le pathos, le spectaculaire, la belle image ou que sais-je encore. L’ensemble n’est certes pas renversant d’audace, évoquant bien davantage le cinéma proprement académique de Justin Chadwick et Saul Bibb que celui, plus aventureux, de Christopher Nolan ou clairement plus engagé de Ken Loach. Mais il représente le meilleur de cette classe à l’anglaise qui vous garantit à coup sûr un minimum d’implication émotionnelle au sein d’un récit parfaitement mené et interprété. Sans surprise mais solide.

THE INTERN (2015)

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Manu  le 11/05/2018 à 19:53
Réalisé par Nancy Meyers
Avec Robert De Niro, Anne Hathaway, Rene Russo, Anders Holm, Nat Wolff.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 01min.
Année de production : 2015
Titre français : Le Nouveau stagiaire

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The Intern est le sixième long métrage cinématographique de la scénariste, productrice et réalisatrice Nancy Meyers, laquelle répond ici présente à ces 3 postes. Le film marque la troisième réunion à l’écran des vedettes Robert De Niro et Rene Russo après The Adventures of Rocky & Bullwinkle de Des McAnuff en 2000 et Showtime de Tom Dey en 2002. Le film se situe dans la carrière de l’interprète de Taxi driver entre le drame criminel The Bag man de David Grovic et le suspense Heist de Scott Mann. Un De Niro qui surprend son monde en sortant de sa zone de confort, et en s’avérant par-dessus le marché des plus convaincants, voire même attachant en retraité veuf transmettant sans paternalisme son savoir à la jeune génération, cela fait tellement plaisir à voir que, malgré toute les conventions qu’il véhicule, le film en revêt presque automatiquement un caractère recommandable. Par ailleurs, on peut être aujourd’hui davantage sensible au parfum « feel good » typiquement eighties de cette histoire dans laquelle l’amour triomphe forcement tandis que chaque problème trouve naturellement sa solution, et relever à cet égard une agréable constance dans le cinéma pratiqué par Nancy Meyers depuis les Private Benjamin et autres Baby boom des années 80. Et si tel est le cas, on se laissera alors peut-être émouvoir en fin de film, comme cela a était mon cas. Bref, de mon côté et pour toutes ces raisons, plutôt une bonne surprise que cette comédie sociétale / de mœurs quelque part agréablement surannée.

BIG SUR (2013)

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Manu  le 11/05/2018 à 16:35
Réalisé par Michael Polish
Avec Jean-Marc Barr, Anthony Edwards, Kate Bosworth, Josh Lucas, Radha Mitchell.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 21min.
Année de production : 2013

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Big Sur, du nom de cette région côtière de la Californie, située au sud de San Francisco, est le huitième long métrage du cinéaste indépendant Michael Polish. Contrairement aux 7 précédents, celui-ci n’est pas écrit par son frère Mark. Michael adapte donc seul le roman éponyme de Jack Kerouac originellement publié en 1962. Notons enfin que le film a été présenté à Sundance en 2013. Drame flirtant avec le biopic, Big Sur porte la griffe singulière de son inclassable auteur, Michael Polish. Sans perfidie aucune, là se trouve probablement le plus beau compliment que je puisse faire à ce titre qui m’a pour le reste laissé relativement de marbre, comme d’ailleurs mes 2 précédentes découvertes signées Polish, le décalé The Astronaut farmer et l’embarrassant The Smell of success. De facture quant à lui plus classique, Big Sur table donc beaucoup sur son origine « indie » pour séduire son auditoire. Photo et cadres incitant à la rêverie éveillée, voix-off introspective parcourant le récit d’un bout à l’autre, rythme même de l’œuvre volontiers languissant, Jean-Marc Barr… On est dans une approche sérieuse, très étudiée du spleen, qui l’on suit d’un œil mi intrigué, mi circonspect. Bref, ça va que c’est court et plutôt agréable à l’œil - une constante dans le cinéma de Polish, me semble-t-il - car j’avoue ne m’être à aucun moment senti vraiment concerné par l’errance dépressive du grand Jack Kerouac... telle que mise en scène ici en tout cas.

KINGDOM OF THE SPIDERS (1977)

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Manu  le 11/05/2018 à 08:45
Réalisé par John "Bud" Carlos
Avec William Shatner, Tiffany Bolling, Woody Strode, Lieux Dressler, Ron Engel.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1977
Titre français : L'horrible invasion

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Acteur, cascadeur, assistant de Sam Peckinpah, Bob Clark ou encore Michael Winner, producteur, chauffeur de production ( ?) et j’en passe et des meilleures, John « Bud » Carlos signe avec ce Kingdom of the spiders son troisième long métrage. Le film est coécrit par l’acteur et scénariste (notamment de l’improbable Losers de Jack Starrett) anglais Alan Caillou. Notons enfin que Kingdom of the spiders est partiellement monté par Steven Zaillian, futur scénariste oscarisé de Schindler’s list, Gangs of New York et Moneyball. William Shatner n’est peut-être pas un grand acteur, mais c’est assurément un acteur courageux… ou bien alors un ami des arachnides. Car il faut indiscutablement être l’un ou l’autre pour jouer dans ce film d’attaque animale au pitch basique mais à la dimension réaliste surpassant la concurrence dans son ensemble - les Tarantulas: The Deadly cargo, Arachnophobia et autres Arachnid - puisque ses personnages y affrontent ce qui semble bel et bien être, pour la plupart, d’authentiques tarentules. Maintenant, sorti de ce plus que louable effort d’authenticité, Kingdom of the spiders ne possède malheureusement que peu d’autres atouts majeurs lui permettant de se distinguer dans sa catégorie. Certes l’ambiance rurale « profonde » du récit lui confère une petite saveur, l’interprétation, sympathiquement caricaturale dans les seconds rôles, tient globalement la route, mais, pour le reste, le film se contente d’adopter le schéma scénaristique ultra balisé de tous les succédanés de The Birds, schéma qu’il applique à la lettre jusqu’à son terme. Pas génial, mais malgré tout une évidente référence dans sa petite catégorie.

POLTERGEIST (1982)

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Manu  le 05/05/2018 à 07:42
Réalisé par Tobe Hooper
Avec Craig T. Nelson, JoBeth Williams, Beatrice Straight, Zelda Rubinstein, James Karen.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 54min.
Année de production : 1982

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Poltergeist est la cinquième réalisation cinématographique du texan Tobe Hooper. Film le plus célèbre de son auteur aux côtés de The Texas chainsaw massacre, ainsi que son plus gros succès financier, il marque la première des 3 collaborations entre Hooper et Steven Spielberg, ici coproducteur et coscénariste. Les deux hommes se retrouveront par la suite sur les séries Amazing stories (en 1987) et Taken (en 2002) dont Hooper signera le tout premier épisode. Un classique de l’épouvante familiale eighties qu’il m’est toujours agréable de revoir, mais que j’aurai néanmoins du mal à classer parmi les incontournables de sa décennie, ou même comme l’un des sommets de l’œuvre captivante, si inégale, d’Hooper. La force de Poltergeist tient probablement à cette association contre nature entre Hooper le franc tireur, l’adepte de la transgression, le pourfendeur des valeurs traditionnelles américaines, et son opposé Spielberg, gardien de celles-ci et chantre d’un cinéma définitivement référentiel, allant puiser une bonne partie de son inspiration du côté des maîtres du Golden Hollywood. Une association qui débouche sur un objet cinématographique forcément bicéphale, évidemment passionnant, et certainement unique dans sa façon d’injecter ici et là du déviant au cœur d’un propos en apparence tout ce qu’il y a de plus verrouillé et conforme aux codes du cinéma pop corn US des années 80. Exemple rare de film schizophrène fonctionnant remarquablement - et amenant d’ailleurs à regretter que Hooper et Spielberg n’aient pas retravaillé ensemble sur des projets de cette même envergure par la suite - Poltergeist mérite donc assurément le détour, tout comme il supporte sans difficulté plusieurs visions. Maintenant, je continue quand même de lui préférer dans l’œuvre d’Hooper des travaux sans doute (bien) moins aboutis tels que Eating alive, Salem's lot, Lifeforce ou encore The Texas chainsaw massacre 2, mais des travaux dans lesquels l’imagination débridée de leur auteur supplante tous leurs défauts pour me procurer au final davantage de surprise et plaisir.

CRAZY PEOPLE (1990)

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Manu  le 04/05/2018 à 16:39
Réalisé par Tony Bill
Avec Dudley Moore, Daryl Hannah, Paul Reiser, J.T. Walsh, David Paymer.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1990
Titre français : Les Fous de la pub

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Crazy People est la quatrième réalisation cinématographique de Tony Bill, arrivé sur ce projet suite au renvoi de Mitch Markowitz, quant à lui crédité au générique comme scénariste et coproducteur exécutif. Notons par ailleurs que le film devait initialement être interprété par John Malkovich et Michelle Pfeiffer et qu’il marque les retrouvailles de Bill et l’acteur Dudley Moore 8 ans après le drame familial Six weeks. Echec tout autant critique que financier pour ce qui se présente à mes yeux comme un franc ratage dont on ne s’étonnera pas qu’il ne soit pas sorti en salles par chez nous. Crazy people est un titre butant initialement sur un script pas inintéressant mais éminemment casse gueule et, malheureusement pas un seul instant convaincant dans son exécution. C’est bien simple : on ne croit à rien et l’on ne s’attache à personne dans cette histoire. Ici l’humour tombe à plat, la partie romantique sombre dans la niaiserie et la critique de la publicité dite mensongère, voire, plus généralement, des travers de l’arrogante Amérique yuppies des années Reagan se mord méchamment la queue, transformant au finish sa bande d’improbables doux-dingues en parfaits costard cravates doté d’un sens des affaires inné. Bref, à se de demander si le foutage de gueule dénoncé à l’écran n’a pas quelque peu déteint sur le film lui-même. Que sauver au final de ce navrant petit accident cinématographique ? Un ton faussement frondeur caractéristique d’une époque se tournant vers le bien pensant et le politiquement correct après les excès en tout genre des années 80 et, pour les amateurs, une jolie partition musicale de Cliff Eidelman, le cinéma de Tony Bill s’étant d’ailleurs toujours montré plutôt éclairé dans ce domaine.

A CHANCE OF SNOW (TV) (1998)

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Manu  le 04/05/2018 à 15:32
Réalisé par Tony Bill
Avec JoBeth Williams, Michael Ontkean, Barbara Barrie, Charles Durning, Dey Young.
Téléfilm américain
Genre : Romance
Durée : 1h 27min.
Année de production : 1998
Titre français : Les Flocons de l'amour

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A chance of snow est le douzième long métrage signé par l’également acteur et producteur Tony Bill. Cette seconde réunion à l’écran des acteurs Jo Beth Williams et Michael Ontkean après l’autre téléfilm Kids don’t tell de Sam O’Steen tourné 14 ans plus tôt, marque notamment la quatrième collaboration de Bill avec le compositeur et arrangeur Van Dyke Parks. Le gros problème du cinéma de Tony Bill, c’est son goût un peu prononcé pour les bons sentiments. Si, par la grâce d’un sénario hors du commun et d’une interprétation inspirée, cela ne se ressent pas dans une œuvre comme son Five Corners, petite pépite eighties encore trop méconnue, ce penchant s’avère beaucoup plus problématique sur des travaux fondamentalement plus classiques, même si sans doute abordés de façon tout aussi sincères, tels que A home of our own ou Untamed heart. Aussi va-t-il sans dire que ce défaut ne tend guère à s’effacer lorsque Tony Bill s’attèle à un projet disons plus ouvertement léger comme A chance of snow, bien au contraire… Et l’on a beau se munir de la meilleure volonté qui soit pour rentrer dans cette romcom de Noël, la fadeur de l’interprétation - on a connu JoBeth Williams bien meilleure - la banalité de dialogues parfois balourds et, plus généralement, l’aspect ultra conventionnel du script paralysent irrémédiablement toute l’entreprise sous deux mètres de guimauve neigeuse. Bref, une fantaisie sentimentale malheureusement sans relief, mollassonne et presque pesante par moment. Dommage car son affiche était plutôt attractive.

PENA DE MUERTE (1974)

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Manu  le 04/05/2018 à 11:29
Réalisé par Jorge Grau
Avec Fernando Rey, Marisa Mell, Máximo Valverde, Espartaco Santoni, Elisa Laguna.
Film espagnol, italien
Genre : Thriller
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1974

Critique cinema   Critique film de Manu

Pena de muerte se situe dans la filmographie du catalan Jorge Grau entre son titre le plus célèbre, le film d’épouvante Non si deve profanare il sonno dei morti, et le drame romantique La Trastienda. Adaptation revisitée du « Horla » de Guy de Maupassant, le film est coécrit par Grau et le scénariste et réalisateur Juan Tébar, déjà présent aux côtés de Grau sur l’écriture de son précédent Ceremonia sangrienta, récit des « exploits » de la comtesse Bathory. Notons enfin que c’est ici la troisième et dernière fois que Fernando Rey tourne sous la direction de Grau. Comme les quelques autres essais fantastique de Jorge Grau que j’ai eu l’occasion de voir, Pena de muerte est un titre faisant incontestablement preuve d’une ambition tout à fait significative à l’intérieur du cinéma de genre espagnol de son époque. On s’éloigne ici intelligemment de la pure exploitation telle que pratiquée par Eugenio Martin ou Leon Klimovsky, et l’on troque la volonté première de faire sursauter le spectateur par une tentative d’inspecter le mental de ses personnages centraux et d’instaurer une plus subtile atmosphère d’angoisse et de mystère. Pena de muerte est donc un film qui marque des points du côté de ses bonnes intentions et sa rigueur d’ensemble, passant ici en premier lieu par une interprétation tenue et une écriture soignée. Mais c’est aussi, comparé à Ceremonia sangrienta et Non si deve profanare il sonno dei morti, une petite déception, buttant sur un traitement presque un peu trop sage de son sujet et une réalisation cette fois relativement molle. Bref, un film mi bis mi raisin, qui se cherche un peu finalement et manque de peps.

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2018 ans
Arthur B. Rubinstein
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3.63









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