Manu le 20/08/2026 à 19:41 |
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Réalisé par Charles B. Griffith
Avec Ron Howard, Christopher Norris, Brad David, Kathy O'Dare, Clint Howard. Film américain Genre : Comédie Durée : 1h 29min. Année de production : 1976 Titre français : A plein gaz
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Derniers films ajoutés |
Manu le 20/08/2026 à 12:24 |
Réalisé par Damian Harris
Avec Ellen Barkin, Wendy Crewson, Peta Wilson, Karen Young, Julian Sands.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 57min.
Année de production : 2000
Titre français : Amours mortelles
Avec Ellen Barkin, Wendy Crewson, Peta Wilson, Karen Young, Julian Sands.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 57min.
Année de production : 2000
Titre français : Amours mortelles
Ecrit et réalisé par Damian Harris, fils de Richard Harris (remercié au générique de fin, d'ailleurs), Mercy adapte le roman éponyme de l’américain David L. Lindsey. Il se situe dans la carrière d’Ellen Barkin entre le drame urbain Crime + punishment in suburbia de Rob Schmidt et la comédie romantique Someone like you… de Tony Goldwyn. Notons enfin que Barkin et Julian Sands s’étaient déjà croisés à l’écran, 13 ans plus tôt, dans le suspense Siesta de Mary Lambert.
Je garde un excellent souvenir de la première réalisation de Damian Harris, The Rachel papers. La seconde, Deceived avec Goldie Hawn, était déjà nettement moins marquante. Et j'ai tout oublié de la troisième (à part son chouette score, signé Carter Burwell). Pas d’amélioration notable malheureusement avec ce quatrième essai, production Franchise Pictures proposant en toile de fond de son récit policier une exploration de l'univers sombre et mystérieux des adeptes du sado-masochisme.
L’intrigue de cette chasse au tueur de dames m’a en effet paru cousue du fil blanc, baignant dans une psychologie de comptoir et des révélations qui n’en sont pas, tandis que seul le caractère sensationnel du petit monde des amateurs de fouets n’est retenu ici, prétexte à un rinçage d’œil permanent pour le spectateur.
Bref, une titre creux, racoleur, mais néanmoins assez élégant dans le filmage, avec une dernière demi-heure plutôt efficace, par ailleurs tout de même relevé des fortes présences d’Ellen Barkin et de la trop rare Karen Young. Vu dans sa version intégrale de 117 minutes.
Manu le 20/08/2026 à 08:33 |
Réalisé par John Carney
Avec Paul Rudd, Nick Jonas, Peter McDonald, Marcella Plunkett, Jack Reynor.
Film irlandais, américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2026
Avec Paul Rudd, Nick Jonas, Peter McDonald, Marcella Plunkett, Jack Reynor.
Film irlandais, américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2026
Coproduction irlando-américaine, Power ballad est le septième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur irlandais John Carney. Le film est écrit par Carney lui-même et l’acteur Peter McDonald, également présent à l’écran dans le rôle de Sandy. Il se situe dans la carrière de Paul Rudd entre la comédie d’aventures Anaconda de Tom Gormican et le drme familial Rain reign de Erika Burke Rossa.
La petite routine pour qui fricote avec le cinéma de Carney depuis ses débuts. Mais une routine bien agréable, convoquant, dans son mélange de comédie piquante et de réalisme social, Stephen Frears et Ken Loach - sans la noirceur fataliste de ce dernier - tout en conservant une identité profondément irlandaise.
Certes le pittoresque flirte par moment avec la caricature, et l’issue de l’intrigue ne déjouera pas les pronostics du spectateur familier de cet auteur. Mais Carney sait toujours aussi bien nous charmer avec ses dialogues affutés, ses situations cocasses, son optimisme réconfortant et, tout de même, son refus de verser dans le prémâché au niveau des personnages, jamais unidimensionnels.
Bref, une musique connue que celle que nous joue ce Power ballad, mais à laquelle on adhère une fois encore sans rechigner, sourire et petite larme d’émotion en coin.
Manu le 20/08/2026 à 06:46 |
Réalisé par Romolo Guerrieri
Avec Ewa Aulin, Jean Sorel, Lucia Bosé, Silvano Tranquilli, Marilu Tolo.
Film italien
Genre : Thriller
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1971
Avec Ewa Aulin, Jean Sorel, Lucia Bosé, Silvano Tranquilli, Marilu Tolo.
Film italien
Genre : Thriller
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1971
La Controfigura est le huitième long métrage cinématographique de Romolo Guerrieri. Le film adapte le roman éponyme de Libero Bigiaretti, publié en 1968. Il est coécrit par Sauro Scavolini, avec lequel Guerrieri avait déjà collaboré, sur le western Johnny Yuma. Il se situe dans la carrière de Jean Sorel entre les thrillers El ojo del huracán de José María Forqué et La corta notte delle bambole di vetro d’Aldo Lado.
Première surprise : je pensais que La Controfigura relevait du genre giallo, notre Jean Sorel national les enchainant à cette époque. Petit malentendu donc, car l'on est en fait sur un mélange de suspense et de drame conjugal, évoquant finalement plus le cinéma de Chabrol que celui d’Argento. Soit, comme souvent avec Guerrieri, un titre moins calibré, plus ambitieux que ce à quoi on pouvait s'attendre.
Et cela fonctionne bien, en dépit d'un personnage peut-être plus détestable encore que le Franco Nero du précédent Un detective de Guerrieri. La narration en flash-back, démarrant sur l'agonie du principal protagoniste, est bien gérée, cultivant son suspense pratiquement jusqu’au bout. La réalisation est solide, stylée juste ce qu’il faut, tirant bien parti de ses beaux décors marocains. Et, entre les 2 beautés Ewa Aulin et Lucia Bose, mon cœur balance autant que celui de Sorel.
Bref, jolie réussite pour Guerrieri, compensant son manque d’originalité, voire d’éclat, par un sérieux, une rigueur « à l’américaine » inhabituelle sur ce type de production.
Manu le 18/08/2026 à 08:07 |
Réalisé par Michael Laughlin
Avec Paul Le Mat, Nancy Allen, Diana Scarwid, Michael Lerner, Louise Fletcher.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1983
Titre français : Les envahisseurs sont parmi nous
Avec Paul Le Mat, Nancy Allen, Diana Scarwid, Michael Lerner, Louise Fletcher.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1983
Titre français : Les envahisseurs sont parmi nous
Strange invaders est le second des 3 longs métrages signés par l’également producteur et réalisateur Michael Laughlin. Partiellement tourné au Canada, le film est coécrit par Laughlin et le futur réalisateur Bill Condon. Il se situe dans la carrière de Paul Le Mat entre la comédie familiale Jimmy the kid de Gary Nelson et le drame conjugal The Burning bed de Robert Greenwald, tourné pour la télévision.
Etonnant que ce titre ne jouisse pas d’une plus grande renommée, du moins dans le cercle des amoureux du cinéma fantastique référentiel des années 70-80. Certes il est difficile de passer totalement sous silence les imperfections de l’œuvre, essentiellement au niveau de l’écriture. Mais cette proposition d’hommage au cinéma d’épouvante des années 50, dans la mouvance de certains travaux de Spielberg et Joe Dante, se défend tout de même plus qu’honorablement.
Strange invaders s’avère en tout cas une production extrêmement soignée, laissant deviner un budget raisonnablement confortable parfaitement géré. Du classieux score de John Addison, évoquant sans le plagier son confère John Williams, à sa distribution 100% culte - à défaut de 100% star – en passant par ses remarquables effets visuels et maquillages, il procure ainsi suffisamment de plaisir immédiat pour que l’on passe sur le manque de finition d’une intrigue ayant un peu de mal à se positionner entre l’hommage et la relecture référentielle.
Manu le 16/08/2026 à 20:31 |
Réalisé par Larry Cohen
Avec Eric Roberts, James Earl Jones, Megan Gallagher, Red Buttons, Richard Bright.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1990
Titre français : L'ambulance
Avec Eric Roberts, James Earl Jones, Megan Gallagher, Red Buttons, Richard Bright.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1990
Titre français : L'ambulance
The Ambulance est le dix-septième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Larry Cohen. Tourné entre New York et Los Angeles, le film est écrit par Cohen lui-même. Il se situe dans la carrière d’Eric Roberts entre le drame sportif Best of the best de Robert Radler et le film policier The Last Capone de John Gray, tourné pour la télévision.
Peut-être pas le titre le plus ambitieux de la filmographie de Larry Cohen, mais l’une des œuvres les plus tenues de ce franc-tireur sympathiquement excentrique. Ainsi qu’une sorte de dérivé, presque volet non officiel à la franchise des Maniac Cop, de par son concept scénaristique et son esthétique urbaine particulière, mixant les villes de New York et Los Angeles.
Venant de Cohen, The Ambulance étonne ainsi l’initié par sa (relative) rigueur. Mais la très agréable surprise que constitue le film ne se limite pas à cette seule constatation. Car si le réalisateur de It’s alive contrôle ici sa narration et mise en scène plus fermement que d’habitude, The Ambulance n’en demeure pas moins une série B un brin farfelue, parfois franchement cocasse, typique de son auteur. Un titre ne cherchant rien d’autre qu’à s’amuser autour d’un concept assez improbable, en l’enrobant de considérations sociétales certes prétexte et très superficiellement traitées, mais qui n’en font pas moins mouche sur le moment.
L’amateur d’interprétation relevées ne manquera par ailleurs pas de savourer les numéros de Red Buttons, James Earl Jones et Eric Roberts, arborant ici une magnifique coupe mulet. Bref, au final, un réjouissant programme bis, qui marque malheureusement pratiquement la fin de l’époque dorée de Cohen cinéaste, lequel ne reviendra ensuite que sporadiquement à la mise en scène pour des résultats plus sages si toujours divertissants.
Manu le 15/08/2026 à 17:29 |
Réalisé par Pedro Masó
Avec Ornella Muti, Sergio Fantoni, Eduardo Fajardo, Didi Sherman, Helga Liné.
Film espagnol
Genre : Romance
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1974
Avec Ornella Muti, Sergio Fantoni, Eduardo Fajardo, Didi Sherman, Helga Liné.
Film espagnol
Genre : Romance
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1974
Una chica y un señor est le quatrième des 15 longs métrages signés par le scénariste, producteur et réalisateur espagnol Pedro Masó entre 1971 et 1999. A l’écriture, le film marque l’une des dernières collaborations entre Masó et le scénariste Antonio Vich. Il se situe dans la carrière d’Ornella Muti entre la comédie Paolo il caldo de Marco Vicario et le drme romantique Cebo para una adolescente de Francisco Lara Polop.
Mélo flirtant avec la bluette, Una chica y un señor nous narre l'histoire d'amour impossible entre un quarantenaire marié et une fille d'à peine 20 ans, chanteuse de profession. En dépit d'un sujet potentiellement sulfureux, on reste ici sur un programme tout public, très chaste, très prude, superficiel mais pas désagréable du tout, dans les limites de ce que pouvait alors offrir le cinéma ibérique de la fin du régime franquiste.
Essentiellement en quête d’efficacité narrative, la mise en scène de Pedro Masó n'emballera sans doute pas les partisans du non-dit, mais elle demeure aérée, dynamique, raccord avec la prestation tout feu, tout flamme d'Ornella Muti.
Soit, au final, du bon cinéma populaire seventies, qui me semble se rapprocher de ce que pouvait faire un Michel Boisrond de ce côté-ci des Pyrénées, à la même époque, et qui m'a donné envie d'explorer la filmo de de son scénariste et réalisateur, Pedro Masó.
Manu le 15/08/2026 à 08:41 |
Réalisé par Guy Green
Avec Peter van Eyck, Betta St. John, Mandy Miller, Grégoire Aslan, William Franklyn.
Film anglais
Genre : Thriller
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1958
Titre français : L'homme au masque de verre
Avec Peter van Eyck, Betta St. John, Mandy Miller, Grégoire Aslan, William Franklyn.
Film anglais
Genre : Thriller
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1958
Titre français : L'homme au masque de verre
The Snorkel est le cinquième long métrage cinématographique de l’également directeur de la photographie (pour David Lean, Raoul Walsh ou Hugo Fregonese notamment), Guy Green. Cette production britannique tournée en France et en Italie est coécrite par Jimmy Sangster, scénariste la même année de 2 titres importants de la firme Hammer Films, signés Terence Fisher : Dracula et The Revenge of Frankenstein.
L’Hitchcock de Dial M for murder dans le viseur de ce sympathique The Snorkel. Avec en bonus un doigt de perversion propre aux écrits de Sangster (cf. le sort réservé au toutou du film ou bien encore la conclusion du film) et une de ces réalisations un peu interchangeables mais bien carrées propres au cinéma de genre anglais de la période fifties.
Soit un cocktail garantissant au spectateur du divertissement de bonne tenue, à la fois ludique et rigoureux dans la réalisation, bien pensé dans l’écriture, au suspense certes un peu tiré par les cheveux mais qui fonctionne néanmoins jusqu’à la toute dernière scène.
Seul petit bémol, s’il fallait vraiment en trouver un : en dehors de Peter van Eyck, haïssable à dessein et à souhait, l’interprétation manque sans doute un peu de peps. Mais cela reste un thriller hitchcockien des plus fréquentables, à ranger du côté des réussites de son intéressant si inégalement inspiré réalisateur.
Manu le 14/08/2026 à 07:25 |
Réalisé par Gene Hess
Avec James LeGros, Heather Graham, Esai Morales, Sheryl Lee, James Marshall.
Film américain
Genre : Comédie romantique
Durée : 1h 28min.
Année de production : 1994
Avec James LeGros, Heather Graham, Esai Morales, Sheryl Lee, James Marshall.
Film américain
Genre : Comédie romantique
Durée : 1h 28min.
Année de production : 1994
Don’t do it est la première et à ce jour unique réalisation d’Eugene Hess, frère du cinéaste Jon Hess et scénariste du subséquent Street of blood de Charles Winkler. Le film est écrit et coproduit par Hess lui-même. Il marque la troisième réunion à l’écran de James LeGros et Heather Graham après le drame Drugstore Cowboy de Gus Van Sant et le biopic Mrs. Parker and the vicious circle d’Alan Rudolph.
Chassé-croisé amoureux dans le Los Angeles de la première moitié des années 90, Don’t do it constitue donc, derrière la caméra, un galop d’essai sans suite pour son auteur. Un carrière éclair qui ne suscite pas de gros regrets à la vision de ce titre oublié, comme d’ailleurs au regard de son travail sur le médiocre Street of blood.
La belle distribution du film, à l’attractive saveur indie / post-Twin Peaks, donnait pourtant quelques sérieux gages de compétence, ainsi qu’une réelle envie de s’investir de la part du cinéphile amoureux de cette période cinématographique. Mais le résultat s’avère d’un ennui abyssal, torpillé par une écriture prétentieuse et puérile, déversant clichés sur poncifs dans sa vision du couple et sa réflexion sur l’engagement amoureux.
Par ailleurs, à défaut de proposer un contenu pertinent, Don’t do it aurait pu gagner quelques points du côté de l’ambiance, et nous mitonner par exemple une belle atmosphère californienne nocturne, profitant d’une intrigue se déroulant partiellement en extérieur sur une seule nuit. Mais la déception prime également de ce côté, avec une mise en scène statique, étriquée, finissant d’endormir son spectateur.
Bref, un essai soporifique à voir uniquement pour le plaisir, malheureusement vite gâché, de sa réunion d’acteur estampillée 100% nineties.
Manu le 12/08/2026 à 18:27 |
Réalisé par Robby Benson
Avec Robby Benson, Karla DeVito, Rue McClanahan, Burt Reynolds, Frankie Valli.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1990
Avec Robby Benson, Karla DeVito, Rue McClanahan, Burt Reynolds, Frankie Valli.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1990
Modern love est le second long métrage réalisé par l’acteur Robby Benson, lequel retrouve ici pour la troisième fois à l’écran Burt Reynolds, après le film d’aventures Lucky Lady de Stanley Donen, la farce The End de Burt Reynolds et la comédie policière Rent-a-cop de Jerry London. Le film se situe par ailleurs dans la carrière sur grand écran de Reynolds entre sa prestation vocale sur le film d’animation All dogs go to heaven de Don Bluth et sa propre incarnation dans le The Player de Robert Altman.
Film interprété, écrit, produit et réalisé Robby Benson, avec sa femme Karla DeVito (qui a des petits airs d'Anne Roumanoff) dans le rôle de sa femme et leur fille, Lyric, dans le rôle de leur fille, Modern love relève pour l’essentiel de la bonne vieille comédie maritale. Un genre ayant traversé à peu près toutes les décennies, auquel Benson semble vouloir notamment vouloir appliquer la formule John Hughes, alors à la mode, en reprenant non seulement la trame de son She’s having a baby, mais également son très caractéristique mélange de burlesque et de mélodrame.
Ainsi les digressions loufoques fusent, les considérations sur l’amour, la vie et les gosses forment la matière première du scénario et la dernière bobine tente de nous soutirer quelques larmichettes. Malheureusement le résultat s’avère aussi laborieux dans l’humour qu’inconsistant dans la réflexion, avec de pénibles prestations en surrégime de Benson et DeVito et un arrière-gout d’auto-satisfaction assez déplaisant, finissant de rendre l’ensemble difficilement fréquentable.
Bref, une belle daube doublée d'une arnaque pour le fan de Burt Reynolds, celui-ci n'apparaissant guère plus de 5 minutes ici, dans le rôle du beau-père, militaire de carrière, de Benson.
Manu le 11/08/2026 à 08:34 |
Réalisé par Pietro Germi
Avec Stefania Sandrelli, Saro Urzì, Aldo Puglisi, Lando Buzzanca, Lola Braccini.
Film italien, français
Genre : Comédie
Durée : 1h 58min.
Année de production : 1964
Titre français : Séduite et abandonnée
Avec Stefania Sandrelli, Saro Urzì, Aldo Puglisi, Lando Buzzanca, Lola Braccini.
Film italien, français
Genre : Comédie
Durée : 1h 58min.
Année de production : 1964
Titre français : Séduite et abandonnée
Présenté en compétition à Cannes en 1964, Sedotta e abbandonata est le treizième des 18 longs métrages cinématographiques signés par le scénariste et réalisateur Pietro Germi entre 1946 et 1972. Le film est notamment écrit par Germi lui-même et le binôme Age et Scarpelli. Il se situe dans la carrière de Stefania Sandrelli entre la comédie Gli imbroglioni de Lucio Fulci et sa participation au film à sketchs La Chance et l’amour.
Germi aura initié pas mal de sommets de la comédie à l’italienne, voire plus simplement de sommets du cinéma italien des 30 glorieuses. Et, de sa veine sicilienne, Sedotta e abbandonata est peut-être, à mon goût en tout cas, sa plus belle réussite.
Les mœurs rétrogrades de la Sicile ont en effet rarement été aussi bien décortiqué et savoureusement mis en boite que dans cette tragi-comédie qui n’épargne personne, à l’exception peut-être de sa jeune héroïne, et que l’on pourrait rapidement trouver effrayante si elle n’était pas si drôle. A l’image de ses personnages, l’œuvre donne volontairement dans l’exubérance et ne lâche jamais la garde. Une expérience épuisante mais incontestablement jouissive, porté côté interprétation par un truculent Saro Urzi et une Stefania Sandrelli dans l’un des nombreux grands rôles de sa brillante carrière, jouant ici les ingénues sexy comme personne.
Bref, un titre incontournable dans sa catégorie, n’ayant strictement rien perdu de sa vitalité dans l’exécution comme de son audace dans le discours, 60 ans après sa réalisation.
Manu le 10/08/2026 à 18:55 |
Réalisé par George Mihalka
Avec Michael Caine, Jason Connery, Mia Sara, Michael Sarrazin, Michael Gambon.
Film anglais, russe, canadien
Genre : Espionnage
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1996
Avec Michael Caine, Jason Connery, Mia Sara, Michael Sarrazin, Michael Gambon.
Film anglais, russe, canadien
Genre : Espionnage
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1996
Treizième long métrage du canadien George Mihalka, Bullet to Beijing est écrit par le producteur et scénariste Harry Alan Towers, sous son habituel nom d’emprunt, Peter Welbeck. Le film s’inspire des écrits du Len Deighton, créateur du personnage de Harry Palmer. Il se situe dans la carrière de Michael Sarrazin entre la comédie La Florida, également réalisée par Mihalka, et le film d’espionnage Midnight in Saint Petersburg de Douglas Jackson.
Quatrième et avant-dernier volet de la franchise des Harry Palmer. Caine aurait raconté qu'il avait envisagé de prendre sa retraite suite cette expérience (et celle du dernier volet, Midnight in Saint Petersburg, tourné dans la foulée), apparemment vécue comme compliquée.
Et c'est vrai qu'il n'a pas l'air à la noce, Michael, dans cette coproduction tournée en grande partie en Russie, initialement destinée au grand écran. L’acteur essaie pourtant d’injecter un peu d’humour à l’ensemble et prouve tout de même, à travers son honorable prestation, qu’il sait rester digne en toutes circonstances.
Mais, à par lui et l’ambiance post-URSS pour le coup ultra-réaliste, il n’y a rien à sauver de ce film d’espionnage dépassé, anonymement réalisé. Rien qui ne fonctionne dans cette intrigue confuse et aux dialogues par moment d’une rare indigence.
A noter qu’il existe également une version d’environ 2 heures du film. Peut-être Mia Sara y tient-elle un rôle un peu plus consistant, car, dans ce montage resserré, la malheureuse est réduite au silence sur l’essentiel de sa prestation. Peut-être est-ce mieux pour elle, me direz-vous…
Manu le 09/08/2026 à 19:02 |
Réalisé par Jordan Peele
Avec Daniel Kaluuya, Keke Palmer, Brandon Perea, Michael Wincott, Steven Yeun.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 2h 10min.
Année de production : 2022
Avec Daniel Kaluuya, Keke Palmer, Brandon Perea, Michael Wincott, Steven Yeun.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 2h 10min.
Année de production : 2022
Nope est troisième long métrage cinématographique de l’acteur, scénariste, producteur et réalisateur Jordan Peele. Le film est coproduit et écrit par Peele. Il marque la seconde collaboration du cinéaste avec l’acteur britannique David Kaluuya et se situe dans la carrière de Keke Palmer entre le drame criminel Alice de Krystin Ver Linden et le drame fantastique This is me… now: A love story de Dave Meyers.
Si les deux précédents longs de Peele, Get out et Us, ne m’avait intégralement convaincu en dépit d’incontestables qualités d’écriture comme de mise en scène, j’avoue avoir été, cette fois, totalement conquis par ce nouvel essai horrifico-fantastique.
Certes, côté script, il manque peut-être encore un chouia d’ordre, de rigueur dans le riche univers que crée ici Peele. Mais on reste clairement dans les hautes sphères du genre, avec un récit fantastique tout de même captivant d’un bout à l’autre, parsemé de considérations, peurs et réflexions propres à notre époque habilement intégrés à celui-ci.
Et puis, surtout, au seul niveau de la réalisation, Nope flirte de très près avec le classique instantané, nous livrant un paquet d’images et de séquences mémorables, emballés avec une maestria dans la gestion de l’action et un sens de l’impact visuel qui en font un film vous restant en tête longtemps après sa découverte. Bref, épatant, en ce qui me concerne.
Manu le 08/08/2026 à 08:34 |
Réalisé par Marvin J. Chomsky
Avec James Garner, Shirley Jones, C. Thomas Howell, G.D. Spradlin, Mark Herrier.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 53min.
Année de production : 1984
Avec James Garner, Shirley Jones, C. Thomas Howell, G.D. Spradlin, Mark Herrier.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 53min.
Année de production : 1984
Cinquième et dernière réalisation pour le grand écran de Marvin J. Chomsky, Tank est écrit par l’israélo-américain Don Gordon, coscénariste du futur biopic sportif The Hurricane de Norman Jewison et The Celestine prophecy d’Armand Mastroianni. Il se situe dans la carrière sur grand écran de James Garner entre la comédie Victor/Victoria de Blake Edwards et le drame romantique Murphy’s romance de Martin Ritt.
Petit succès en son temps, essentiellement en VHS chez nous, pour cette comédie militaire signée par le téléaste Marvin J. Chomsky, essentiellement connu aujourd’hui pour avoir réalisé la fresque historique Holocaust (en plus d’être le cousin du linguiste Noam Chomsky).
Atout majeur de cette production, James Garner voit ici son capital sympathie soumis à rude épreuve. Car si ce titre ne s’avère pas totalement inintéressant dans sa première partie, narrant les déboires d’un vétéran de l’armée désireux de changer de vie suite au décès de son fils ainé, il devient malheureusement rapidement gonflant dans sa seconde, dès que l'engin-titre du film prend la route, au terme d’un conflit absurde avec un shérif corrompu.
Le problème, me concernant, est que ce Tank ne semble pas trop savoir où il va. Presque comédie dramatique au départ, improbable film de course-poursuite à l'arrivée, avec un œil qui rit et l’autre qui pleure, il se prend au final beaucoup trop au sérieux pour ce qu’il raconte. Et l’on en retient que ses aspects les plus caricaturaux, fort nombreux, comme l’invraisemblable stupidité de bon nombre de ses situations, en particulier dans son second acte.
Bref, une curiosité du cinéma des années Reagan, correctement filmée, sans temps mort d'un bout à l'autre, mais pas beaucoup plus futée que certains de ses personnages, et qui vaut essentiellement pour ses quelques répliques et scènes d'une autre époque (celle de la fessée à la prostituée, notamment, clairement autre pour le spectateur contemporain, dans le cadre d’un divertissement familial comme celui-ci).
Manu le 07/08/2026 à 18:35 |
Réalisé par Chloé Zhao
Avec Jessie Buckley, Paul Mescal, Noah Jupe, Joe Alwyn, Emily Watson.
Film anglais, américain
Genre : Drame
Durée : 2h 05min.
Année de production : 2025
Avec Jessie Buckley, Paul Mescal, Noah Jupe, Joe Alwyn, Emily Watson.
Film anglais, américain
Genre : Drame
Durée : 2h 05min.
Année de production : 2025
Notamment produit par Sam Mendes et Steven Spielberg, Hamnet est le cinquième long métrage cinématographique de la chinoise Chloé Zhao. Le film adapte le roman éponyme de la britannique Maggie O’Farrell, publié en 2020. Il est coécrit par Zhao et O’Farrell et se situe dans la carrière d’Emily Watson entre le film fantastique The Legend of Ochi de Isaiah Saxon et le drame Steve de Tim Mielants.
Après un détour du côté du film de super-héros, par ailleurs frileusement accueilli par la critique, Zhao revient au drame intime ayant fait son succès et sa réputation. Et nul doute que c’est un registre dans lequel elle excelle. Du moins si l’on en juge par l’efficacité de ce mélodrame historique, qui ne laisse que peu de répit au spectateur dans sa quête de l’émotion forte.
Alors, certes, certains diront que la mécanique visant à nous remuer est un peu voyante. Mais il se trouve qu’elle fonctionne. Peut-être justement parce que Hamnet joue le jeu du mélo à fond, ne triche pas, voire revendique sa recherche de l’impact émotionnel. Et, qui plus est, le fait incontestablement avec panache dans le style et totale implication du côté de l’interprétation, offrant à son actrice principale, Jessie Buckley, un boulevard menant aux plus grandes récompenses.
Bref, un moindre challenge pour Chloé Zhao que Nomadland ou, paradoxalement, Eternals, mais une belle réussite qui tient pleinement ses promesses de grand mélodrame d’époque.
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