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LOGAN (2017) « film de super héros mature et viscéral »
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THE CANYONS (2013) « une oeuvre inégale mais jamais tiède, oscillant dans l'irritant et le fascinant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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GODS OF EGYPT (2016) « une suite de scènes d'action, (...)  un intérêt distant »
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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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ZOOLANDER 2 (2016) « Sans atteindre le degré de réussite de son modèle, le film rassasie (...) les mirettes et zygomatiques »
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10 CLOVERFIELD LANE (2016) « huis clos oppressif où (...) l'ambiance peut basculer à tout moment »
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THE NICE GUYS (2016) « Des dialogues comiques qui font mouche à chaque fois »
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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HERCULES (2014) « Rush Hour en mode peplum ! »
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BORN IN EAST L.A. (1987)

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Manu  le 29/06/2022 à 08:43
Réalisé par Cheech Marin
Avec Cheech Marin, Paul Rodriguez, Daniel Stern, Kamala Lopez, Jan-Michael Vincent.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1987
Titre français : American chicano

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Born in East L.A. est à ce jour l’unique réalisation de l’acteur Cheech Marin à ce jour. Le film est écrit par Marin seul et se situe dans sa carrière devant la caméra entre le drame de Robert Dornhelm, Echoc Park, et la comédie policière Fatal beauty de Tom Holland. Notons enfin que Marin retrouvera Paul Rodriguez en 1994 dans la première réalisation de celui-ci, A million to Juan.

Comédie satirico-sociale creusant un sujet très présent dans le cinéma US des années 80, celui de l’immigration clandestine mexicaine, Born in East L.A. n’est peut-être pas un exploit en terme de mise en scène ni un modèle de finesse niveau humour. L’ensemble demeure d’une certaine façon fidèle à l’aspect brouillon des essais comique communs au duo Cheech & Chong, mais il demeure incontestablement sympathique dans l’esprit, défiant intelligemment le conformisme ambiant de la comédie américaine des années Reagan.

Inégal donc, mais enlevé et traversé d’excellentes trouvailles comiques, culminant probablement dans ce savoureux détournement de hit de Bruce Springsteen, Born in the U.S.A. Plus attachant et historiquement pertinent que réellement culte, un essai tout à fait recommandable de la part de Cheech Marin, en résumé.

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1.1
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3.5
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2.8
2.6
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GO FOR SISTERS (2013)

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Manu  le 28/06/2022 à 08:33
Réalisé par John Sayles
Avec LisaGay Hamilton, Edward James Olmos, Yolanda Ross, Mahershala Ali, Isaiah Washington.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 2h 03min.
Année de production : 2013

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Go gor sisters est le dix-neuvième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur John Sayles. Le film est (évidemment) écrit par Sayles lui-même. Coproduit par son interprète masculin principal, Edward James Olmos, il marque la seconde collaboration du cinéaste avec l’actrice LisaGay Hamilton après Honeydripper, en 2007. Dernier opus en date de Sayles, tourné pour trois fois rien en 19 jours seulement, Go for sisters est passé plus inaperçu encore qu’Amigo et Honeydripper, ses déjà peu diffusés précédents longs. Dommage car s’il ne compte pas parmi les plus éclatantes réussites de sa carrière de cinéaste, on y retrouve avec plaisir tout ce qui fait le caractère unique, et précieux, de son cinéma. Un cinéma généreux, intelligent, stimulant dans sa façon de mixer les genres, avec 3 personnages principaux extrêmement attachants, que le cinéaste prend soigneusement le temps d’accompagner. Alors certes on pourra regretter que l’intrigue purement policière ne soit pas aussi travaillée que le portrait de ce drôle de trio en vadrouille de l’autre côté de la frontière, de même que l’on aurait sans doute apprécié un montage un chouia plus resserré. Mais il n’en demeure pas moins que l’on souhaiterait voir plus de films imparfaits tels que que ce Go for sisters tant celui-ci, dans sa liberté d’action, son discret refus des conventions et sa richesse thématique là encore jamais ostentatoire, offre quelque chose de rare actuellement au sein du cinéma américain. Précieux donc...

CONCORRENZA SLEALE (2001)

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Manu  le 27/06/2022 à 08:20
Réalisé par Ettore Scola
Avec Diego Abatantuono, Sergio Castellitto, Gérard Depardieu, Elio Germano, Jean-Claude Brialy.
Film italien, français
Genre : Drame
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2001
Titre français : Concurrence déloyale

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Vingt-cinquième des vingt-sept longs métrages cinématographiques signés par Ettore Scola entre 1964 et 2013, Concorrenza sleale marque l’ultime collaboration du cinéaste avec le légendaire scénariste Furio Scarpelli. Le film arque la première rencontre à l’écran entre l’italien Diego Abatantuono et le français Gérard Depardieu, que l’on retrouvera en 2007 sur la comédie L’abbuffata de Mimmo Calopresti. Peinture historique et sociale observant une poignée d’individu rattachée ici à un lieu géographique précis - ici une grande artère commerçante, que j’imagine romaine - Concorrenza sleale évoque dans son concept scénaristique comme son propos engagé - dénonciation de l’inéluctable montée de l’antisémitisme dans l’Italie fasciste des années 30 et début 40 - bien d’autres réalisations de Scola, d’Una Giornata particolare à La Cena en passant par Brutti, sporchi e cattivi ou encore Le Bal, cela sans vraiment chercher à renouveler quoi que ce soit au sein de ce dispositif. D’où peut-être ce persistant sentiment de fatigue, voire paresse, flottant sur ce titre estampillé « fin de carrière ». Maintenant, il est clair qu’il y a du mieux par rapport au précédent long de Scola, l’extrêmement poussif La Cena, et que le caractère usé, parfois presque résigné et sensiblement anachronique de l’œuvre finit par lui conférer une saveur particulière, rendant notamment l’ensemble singulièrement attachant dans sa dernière heure. Le petit théâtre socio-politique désenchanté de Scola en mode mineur donc, sans fougue et sans surprise, mais néanmoins loin d’être désagréable dans sa mélodie unique d’une autre époque.

CAROLINE CHERIE (1968)

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Manu  le 26/06/2022 à 19:05
Réalisé par Denys de la Patellière
Avec France Anglade, François Guérin, Bernard Blier, Vittorio De Sica, Karin Dor.
Film français, italien, allemand
Genre : Aventures
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1968

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Coproduction italo-franco-allemande, Caroline chérie est la dix-huitième réalisation cinématographique de Denys de La Patellière, sorti la même année que son plus célèbre Tatoué avec Jean Gabin et Louis de Funès. Le film est écrit par le romancier et scénariste Cécil Saint-Laurent, d’après son propre roman publié en 1947 et déjà adapté à l’écran en 1951 par Richard Pottier avec Martine Carol dans le rôle-titre. Figure emblématique de ce cinéma populaire cossu « de qualité » des années 50 et 60 méprisé par certains représentants de la nouvelle vague, de La Patellière donnerait facilement raison à l’ensemble de ses détracteurs s’il fallait apprécier son travail à la seule lumière de cette épouvantable comédie historique. Non contente d’être souvent hideuse dans ses anachroniques décors transpirant la mauvaise pièce de boulevard, l’œuvre est aussi pesante dans l’écriture - et plus particulièrement l’humour - que poussive dans sa réalisation, permettant au passage de mesurer pleinement le talent du Bernard Borderie de la série des Angélique - films sur lesquels semble par moment tenter de s’aligner Caroline chérie sans jamais en retrouver la générosité et l’efficacité niveau script comme mise en scène. Bref, c’est laid, sans rythme, simplement bâti autour de saynètes vaguement comiques, parfois bêtement salaces, médiocrement interprété par son couple vedette, et l’on comprend que ce « revival Caroline » n’ait généré aucune suite ni célébration cinéphilique comme son prédécesseur, malgré sa relativement prestigieuse affiche. Médiocrissime.

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Manu  le 26/06/2022 à 08:09
Réalisé par Mike Newell
Avec Lily James, Jessica Brown Findlay, Tom Courtenay, Michiel Huisman, Matthew Goode.
Film anglais, français, américain
Genre : Drame
Durée : 2h 04min.
Année de production : 2018
Titre français : Le Cercle littéraire de Guernesey

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The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society est le dix-huitième long métrage cinématographique du britannique Mike Newell. Adaptation du roman éponyme de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows publié en 2008, le film est coécrit par les également réalisateurs Don Roos et Thomas Bezucha. Il marque la première réunion à l’écran des comédiens Tom Courtenay et Penelope Wilton, que l’on retrouvera 2 ans plus tard dans le drame de guerre, Summerland de Jessica Swale. Autant je n’ai aucun mal à défendre certains titres de Newell mal aimés, voire communément décriés, comme son Harry Potter, selon moi seconde plus belle réussite de cette saga après l’opus de Cuaron, Love in the time of cholera ou encore Pushing tin, autant ça ne passe pas du tout sur des films faisant généralement davantage consensus. Il en va ainsi de son Mona Lisa smile comme de ce Guernsey literary and potato peel pie society, que j’ai malheureusement trouvé insupportable du début à la fin. Sur le papier, l’espoir d’un agréable mélodrame romantique semblait pourtant permis. Mais il faut croire qu’une distribution solide, un contexte historique fort et un réalisateur indiscutablement capable, ainsi qu’en témoignent Bad blood ou Donnie Brasco, ne suffisent pas à compenser une écriture aussi fade, développant aussi platement une intrigue aussi fertile en péripéties. Bref, là où il aurait peut-être fallu jouer à fond la carte de mélo, faire preuve d’un brin d’excentricité pour conférer une identité à l’œuvre et consistance aux élans romanesques les plus convenus de ce récit - exercice dans lequel un Charles Jarrott eu par exemple été tout à fait à son aise - Newell et son trio de scénaristes optent pour une mise en image et écriture des plus sages, sans saveur aucune, rendant juste cet essai factice, ampoulé, vain et agaçant.

THE HEART OF JUSTICE (TV) (1992)

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Manu  le 25/06/2022 à 07:52
Réalisé par Bruno Barreto
Avec Eric Stoltz, Jennifer Connelly, Dermot Mulroney, Dennis Hopper, Bradford Dillman.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 28min.
Année de production : 1992

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The Heart of justice est la seconde réalisation en langue anglaise du brésilien Bruno Barreto après le thriller politique A show of force. Cette coproduction Amblin Television est écrite par l’acteur, dramaturge et scénariste Keith Reddin, qui apparait également à l’écran dans un rôle secondaire. Ultime long métrage de fiction des comédiens Vincent Price et Bradford Dillman, l’oeuvre se situe dans la carrière de Jennifer Connelly entre le film de super-héros de Jim Johnston, The Rocketeer, et le drame americano-argentin de Betty Kaplan, Of love and shadows. Néo-noir timoré avec Jennifer Connelly dans l’emploi de la (jeune) femme fatale et Eric Stoltz dans celui du couillon de service, cette production Amblin destinée au petit écran déroule mollement son cruel programme, sans vraiment se préoccuper d’entretenir un quelconque suspense. La structure en flash-back annihile quelque part toute montée en tension, l’unique rebondissement de l’histoire n’a rien de fracassant et la conclusion relève de l’évidence. Côté mise de scène, on se dit qu’un John Dahl de la grande époque nous aurait offert un peu plus que cette réalisation bien élevée, manquant terriblement de fièvre comme d'ironie. Reste un luxueux casting pour nous distraire, quoi que là-encore source de déception, Dermot Mulroney forçant maladroitement le trait dans son rôle d’ado psychotique tandis que ses prestigieux partenaires voient leurs talents exploités à minima. Sinon il m’a également semblé apercevoir Amy Irving à l’écran, aux côtés de Dennis Hopper, le temps d’une séquence (Irving était alors la compagne de Barreto à la ville). Bref, un exercice sans éclat, finesse ni grand style, qui se laisse néanmoins voir pour sa jolie troupe de (sous-employés) comédiens.

LES CAPRICES DE MARIE (1970)

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Manu  le 24/06/2022 à 17:28
Réalisé par Philippe de Broca
Avec Marthe Keller, Philippe Noiret, Bert Convy, Fernand Gravey, Jean-Pierre Marielle.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1970

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Les Caprices de Marie est le dixième long métrage cinématographique de Philippe de Broca, ainsi que la douzième et avant-dernière collaboration du cinéaste avec le scénariste / dialoguiste Daniel Boulanger, que de Broca ne retrouvera que 18 ans plus tard, sur le drame historique Chouans !, également interprété par Philippe Noiret. Il s’agit également du second film tourné par Marthe Keller sous la direction de de Broca après Le Diable par la queue. Notons par ailleurs que l’actrice donnera un fils, Alexandre, au réalisateur, l’année suivante. Pas le plus apprécié des de Broca de sa grande période - celle courant de ses débuts à la fin des années 70 - et sans doute pas le plus abouti, mais néanmoins une belle vitrine du style et talent de ce cinéaste quelque part unique dans le paysage ciné français de son temps. Soit donc une comédie doucement fantaisiste, légèrement décalée, élevant la franchouillardise au rang de bel art et laissant ses interprètes cabotiner pour le meilleur, au sein d’un écrin plastique souvent enchanteur - la complicité du fidèle Georges Delerue et régulier Jean Penzer aidant évidemment beaucoup à ce sentiment d’élégance ultime. On ne regrettera finalement ici que l’aspect un trop bien rodé de cette mécanique, Les Caprices de Marie demeurant un titre sans véritable surprise au sein de l’œuvre de son auteur, et sans doute plus encore l’absence de cette fine couche de mélancolie, voire noirceur, enrobant, sous leur rythme trépidant, les plus belles réussites du cinéaste. Farce légère et endiablée donc, extrêmement plaisante à (re)découvrir, mais manquant peut-être un chouia d’ambition, d’audace pour séduire intégralement.

MIDNIGHT CABARET (1990)

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Manu  le 24/06/2022 à 08:58
Réalisé par Pece Dingo
Avec Laura Harrington, Michael Des Barres, Paul Drake, Thom Mathews, Leonard Termo.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1988

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Midnight cabaret est le premier long métrage cinématographique de Pece Dingo. Produit par Niki Marvin, heureux futur producteur du classique nineties de Frank Darabont, The Shawshank redemption, le film coécrit par Dingo. Il marque la seconde réunion sur une même affiche des acteurs Thom Mathews et Norbert Weisser après le Down twisted d’Albert Pyun, sorti 3 ans plus tôt. Tentative de suspense horrifique à visées artistiques, Midnight cabaret s’en est aller directement rejoindre la case vidéo en son temps, sans passer par les salles obscures, sans non plus jouir ultérieurement d’une sortie digitale susceptible de lui offrir une seconde vie. Un parcours de l’oubli s’expliquant finalement assez naturellement par le caractère hybride de toute l’affaire, qui ne parvient finalement à s’imposer ni comme film de genre, ni comme essai auteuriste indépendant. Le talent n’est pourtant pas absent de cette surréaliste petite bizarrerie filmique. Une sympathiquement datée ambiance kitsch & clip flotte en effet sur ce récit non dépourvu d’idées dans son jeu constant sur le réel et le cauchemar. Les expérimentations synthétiques de Michel Colombier aident également à maintenir un réel niveau d’exigence, de même que la marquante photographie nocturne « à l’européenne » de l’allemand Bernd Heinl. Mais voilà : le film ne fait jamais peur lorsqu’il entend simplement nous faire frissonner, trop artificiel dans ses rouages scénaristiques et son atmosphère pour cela, et ne développe pas non plus un univers personnel suffisamment original et / ou travaillé pour s’imposer sur le terrain de l’objet filmique unique, et par conséquent réellement retenir l’attention. Bref, pas mauvais, mais vide, boiteux et malheureusement naturellement condamné à la marginalité.

FORT YUMA (1955)

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Manu  le 22/06/2022 à 08:07
Réalisé par Lesley Selander
Avec Peter Graves, Joan Vohs, John Hudson, Joan Taylor, Abel Fernandez.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 18min.
Année de production : 1955

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Fort Yuma se situe dans la riche carrière de Lesley Selander entre le western Tall man riding avec Randolph Scott et le film d’aventures Desert sands, interprété par Ralph Meeker. Produit par l’également réalisateur Howard W. Koch, le film est écrit par le futur prolifique scénariste de télévision / créateur de série, Danny Arnold. Il s’agit par ailleurs du troisième et dernier film tourné par Peter Graves sous la direction de Selander. Cinéaste valeur sûre dans le domaine du western de série B des années 50, Selander fait encore mieux que d’habitude sur ce trépidant Fort Yuma. On y retrouve le même habituel art de la concision que dans les précédents Shotgun et Tall man riding, cette capacité à gérer et boucler une intrigue fertile en péripéties et dilemmes moraux en 80 minutes sans rien précipiter. Mais, avec en prime ici, le maintien d’une tension constante, assorti d’une pointe, inédite chez le cinéaste, de violence sadique. De l’excellent travail à l’ancienne donc, efficace, généreux, agrémenté de quelques surprises, qui s’inscrit sans difficulté parmi les réussites de son solide artisan.

CITY HALL (1996)

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Manu  le 19/06/2022 à 10:41
Réalisé par Harold Becker
Avec Al Pacino, John Cusack, Bridget Fonda, Danny Aiello, David Paymer.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 51min.
Année de production : 1996

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City Hall est le neuvième long métrage cinématographique du new yorkais Harold Becker. Le film est notamment écrit par Paul Schrader, qui devait par ailleurs initialement le réaliser, et le journaliste, romancier et scénariste Nicholas Pileggi. Il marque les retrouvailles à l’écran de John Cusack et Bridget Fonda, 2 ans après la comédie The Road to Wellville d’Alan Parker, ainsi que l’ultime apparition sur grand écran de l’acteur Anthony Franciosa. Révision légèrement à la hausse de cette seconde collaboration entre Harold Becker et Al Pacino, 6 ans après le supérieur Sea of love. Certes je suis resté là-encore un peu sur ma faim, avec l'impression générale d'un film trop petit pour tout ce qu'il a à raconter, posant régulièrement problème dans son écriture. Peut-être l'abondance de scénaristes (dont Schrader) n'a-t-elle pas joué en faveur de l’œuvre, qui manque de fluidité, dont on voit venir très vite le dénouement et qui n'est globalement pas d'une très grande subtilité / crédibilité - j'ai notamment eu du mal avec le personnage de John Cusack, son improbable côté candide, chevalier blanc, et le simplisme du message délivré par le film. Bridget Fonda est quant à elle totalement sacrifiée. Voila pour les regrets. Après, à côté, ça reste un élégant drame criminel, au cadre intéressant, avec un Pacino impliqué et bien entouré, moins formaté que le film suivant de Becker, le cousu de fil blanc techno-thriller Mercury rising, témoignant encore une fois du statut un peu à part de Becker, ni grand cinéaste de la trempe des Lumet et Scorsese, ni besogneux de la veine des Edward Zwick.

NIGHT SHADOWS (1983)

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Manu  le 19/06/2022 à 07:06
Réalisé par John "Bud" Cardos
Avec Wings Hauser, Bo Hopkins, Jody Medford, Lee Montgomery, Jennifer Warren.
Film américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1984
Titre français : Mutant / La Nuit des mutants

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Night shadows est le sixième long métrage cinématographique de John « Bud » Cardos, cascadeur, acteur et assistant réalisateur de Sam Peckinpah, John Trent et Bob Clark entre autre. Le film se situe dans la carrière de Bo Hopkins entre le film d’épouvante Sweet sixteen de Jim Sotos et la comédie d’acion What comes around de et avec Jerry Reed. Notons que Hopkins et Wings Hauser se retrouveront 4 ans plus tard sur l’autre film de science-fiction / horreur, Nightmare at noon de Nico Mastorakis. Déjà auteur d’un amusant Kingdom of spiders, « Bud » Cardos récidive dans le bis un peu fauché mais fabriqué avec amour et savoir-faire. L’ensemble transpire donc l’artisanat local, mais n’en tient pas moins très correctement son petit programme d’horreur old school. Le décor est bien planté, l’interprétation relevée et les maquillages amusants, donnant lieu à quelques bonnes jolies séquences de frousse (l’attaque de l’institutrice, celle de la doctoresse par son collègue contaminé). Manque peut-être un brin de rythme dans sa partie centrale à ce Night shadows pour en faire une série B eighties authentiquement réjouissante. Mais cela reste un bémol largement acceptable au regard du niveau de compétence générale affichée par cette bande soignée, sympathiquement anachronique dans sa confection.

THE PALLBEARER (1996)

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Manu  le 18/06/2022 à 20:22
Réalisé par Matt Reeves
Avec David Schwimmer, Gwyneth Paltrow, Michael Rapaport, Toni Collette, Barbara Hershey.
Film américain
Genre : Comédie romantique
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1996
Titre français : Le Porteur de cercueil

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The Pallbearer est le premier long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur Matt Reeves. Produit par J.J. Abrams, le film est coécrit par Reeves et Jason Katim, scénariste de télévision ayant notamment collaboré aux séries Relativity, Roswell ou encore Boston Public. Le film se situe dans la carrière de Gwyneth Paltrow entre le drame criminel Sydney et la comédie Emma de Douglas McGrath. Petite production Miramax derrière laquelle se cache 2 futurs poids lourds du cinéma de divertissement US, The Pallbearer n’a pour autant jamais réussi en engranger une quelconque notoriété au fil des décennies. Compliqué, cela-dit, de s’enthousiasmer pour une comédie romantique aussi bancale, ni vraiment drôle, ni particulièrement touchante, flanquée d’un pitch béta, difficile à avaler, et d’un personnage principal assez peu attachant, grand nigaud se fourrant dans d’improbables micmacs sentimentaux. Tout juste sauvera-t-on la petite atmosphère nineties de l’œuvre, malheureusement avant tout symbole de fausse audace et niaiserie propre à une bonne partie du cinéma US de ces années-là. Bref, malgré Gwyneth Paltrow, Two lovers, ce Pallbearer n’est pas.

THE LAST OF THE FINEST (1990)

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Manu  le 16/06/2022 à 11:27
Réalisé par John Mackenzie
Avec Brian Dennehy, Joe Pantoliano, Jeff Fahey, Bill Paxton, Guy Boyd.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1990
Titre français : Blue heat

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The Last of the finest est le neuvième long métrage cinématographique de l’écossais John Mackenzie - dixième si l’on considère comme tel son Act of vengeance avec Charles Bronson, sorti en salles chez nous. Le film est notamment écrit par le cinéaste culte George Armitage (Miami blues) et Thomas Lee Wright, scénariste l’année suivante du New Jack City de et avec Mario Van Peebles. Il se situe dans la carrière de Bill Paxton entre la production horrifique cormanienne, Brain dead, signée Adam Simon, et le film de guerre Navy Seals de Lewis Teague. J'espérais que le temps ait bonifié l'affaire. Loupé, ça reste un "Hollywood night" de luxe, forcement décevant au regard des personnalités impliqués dans sa confection (le réalisateur de The Long Good Friday, un casting plutôt solide pour l'époque, George Armitage à l'écriture, Juan Ruiz Anchía à la photo). On ne croit qu'à moitié à ces péripéties convenues, dont le côté spectaculaire, parfois un brin rock'n' roll, colle mal au ton globalement sérieux de l’œuvre comme à son sous-texte politique (à l'emporte-pièce). Même sentiment de frustration du côté du background socio-géographique, le film ayant du mal à rivaliser avec le contemporain Internal affairs ou subséquent Unlawful entry dans sa peinture de Los Angeles au tournant des années 90. Tout juste divertissant en résumé, ainsi que relativement anecdotique pour le fan de Bill Paxton, qui n’a ici qu’un temps de présence limité à l’écran.

WILDLIFE (2018)

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Manu  le 16/06/2022 à 08:52
Réalisé par Paul Dano
Avec Ed Oxenbould, Jake Gyllenhaal, Carey Mulligan, Bill Camp, Zoe Margaret Colletti.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2018
Titre français : Wildlife : Une saison ardente

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Wildlife est la première réalisation de l’acteur Paul Dano. Le film adapte le roman éponyme de Richard Ford, publié en 1990. Il est écrit par Dano lui-même et l’actrice Zoe Kazan, par ailleurs compagne de Dano à la ville. Le film se situe dans la carrière de Jake Gyllenhall entre le drame Stronger de David Gordon Green et le western de Jacques Audiard, Les Frères Sisters. Grand petit film sur le thème universel de l’insidieuse déliquescence du couple, ici observée à travers le regard de leur unique enfant. Que ce soit dans ses séquences intimistes comme, à plus grande échelle, dans son portrait de l’Amérique patriarcale des années 50, l’œuvre se distingue avant tout par la justesse de son approche, pudique, délicate et cependant implacable, évoquant quelque part dans le ton, le goût du social mêlé au romanesque, le Todd Haynes du triptyque Far from heaven / Mildred Pierce / Carol. Dirigés avec la même rigueur et excellence que celle appliquée à l’écriture, Cary Mulligan et Jake Gyllenhaal trouvent par ailleurs deux magnifiques rôles ici. Une très, très belle réussite pour un coup d’essai derrière la caméra, construisant remarquablement sa réflexion, jusqu’à cette émotionnellement dévastatrice dernière séquence, qui résume tout sans recourir au moindre mot…

FACCIA DI SPIA (1975)

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Manu  le 15/06/2022 à 07:10
Réalisé par Giuseppe Ferrara
Avec Adalberto Maria Merli, Mariangela Melato, Francisco Rabal, Riccardo Cucciolla, Ugo Bologna.
Film italien
Genre : Espionnage
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1975

Critique cinema   Critique film de Manu

Faccia di spia est le second long métrage de fiction de Giuseppe Ferrara. Le film est écrit par Ferrara lui-même et marque l’ultime apparition sur grand écran de l’acteur Claudio Camaso. Il se situe dans la carrière cinéma de l’actrice Mariangela Melato entre le Travolti da un insolito destino nell'azzurro mare d'agosto de Lina Wertmüller et sa participation au film à sketchs de Sergio Corbucci, Di che segno sei ? A la lecture du synopsis de ce Faccia di spia, rassemblant une partie de la crème des acteurs italiens engagés de l’époque (Lou Castel, Mariangela Melato, Riccardo Cucciolla… Gian Maria n’est pas venu, mais il a envoyé son frère, Claudio Camaso, à sa place), je m’attendais à une expérience cinématographique proche du cinéma engagé de Francesco Rosi ou Carlo Lizzani. Petit surprise donc, puisque ce titre relève finalement presque autant du mondo que de l’œuvre de fiction. Ainsi, afin d’évoquer les coups bas les plus célèbres attribués à la CIA, du milieu des années 50 au début des années 70 (débarquement de la baie des cochons, attentat de la Piazza Fontana et coup d’état chilien de 1973 au programme des festivités), le film opte pour un ambigu mélange d’image d’archives et de (grossière) reconstitution. Le problème est que Giuseppe Ferrara n’est pas Bellocchio ni même Pontecorvo, et que ses bonnes intentions dénonciatrices sont tuées dans l’œuf par le discours, relevant du lavage de cerveau, répétant bêtement pendant 105 minutes la même chose, à savoir que l’agence américaine est une entité maléfique au service du grand capital, et la méthode, plus que douteuse dans son montage traficotant le vrai, ne craignant jamais de faire passer certaines séquences fictionnelles pour d’authentiques archives. Avec pour (contre-)résultat d’entretenir une sensation constante de factice et d’arnaque, quand bien même on ne doute pas de la véracité de certains évènements ici relatés. Ajoutons à cela une permanente et très maladroite volonté de choquer basculant du côté de l’abject, et on obtient un pamphlet cinématographiquement assez peu recommandable, quoi que sans doute intéressant à étudier d’un point de vue politico-historique. Pamphlet s’achevant par ailleurs sur un peu subtil mais néanmoins troublant plan-montage de rigoles de sang coulant le long des Twin Towers.

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