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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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LA BATTAGLIA D'INGHILTERRA (1969)

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Manu  le 22/05/2019 à 20:35
Réalisé par Enzo G. Castellari
Avec Frederick Stafford, Van Johnson, Francisco Rabal, Evelyn Stewart, Luigi Pistilli.
Film italien, français, espagnol
Genre : Guerre
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1969
Titre français : Sur ordres du Führer

Critique cinema  Critique film de Manu


La Battaglia d’Inghilterra se situe dans la filmographie d’Enzo G. Castellari entre le western spaghetti Ammazzali tutti e torna solo et le giallo Gli occhi freddi della paura. Cette coproduction italo-franco-espagnole est écrite par l’un des plus fidèles collaborateurs de Castellari dans ce domaine, Tito Carpi, et marque la seconde réunion à l’écran (sur 5) des acteurs Luigi Pistilli et Evelyn Stewart.

Premier des deux films de guerre signés à ce jour par Enzo G. Castellari, arrivant alors presque en concurrence avec le Battle of Britain de Guy Hamilton, La Battaglia d’Inghilterra surprend par l’ampleur des moyens déployés pour l’occasion, notamment si l’on considère là qu’il s’agit d’une œuvre italienne de pure série B. Moyens par ailleurs efficacement, voire ingénieusement utilisés par un Castellari ayant, il est vrai, toujours fait preuve d’une certaine inspiration côté forme / technique pure.

Moins satisfaisante comme surprenante est, en revanche, l’écriture, qui revisite l’épisode historique de la bataille d’Angleterre sur un mode forcément plus « débraillé. Fertile en péripéties colorées mélangeant la romance à l’espionnage sur fond d’action guerrière, le récit peine pourtant à intéresser, brassant les clichés jusqu’à la parodie involontaire alors que, comme à son habitude, Castellari ne parvient jamais vraiment à instaurer ici une quelconque tension dramatique.

Bref, plus qu’honorable dans la forme mais peu inspiré dans le fond. Soit un Castellari sans surprise.

Critique cinema Fiche film
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2.9
2.5
2.8
3.6
3.6
2.8
3.6
0.8
3.2
2.5
2.5
2.3
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WHERE IS PARSIFAL? (1984)

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Manu  le 18/05/2019 à 08:24
Réalisé par Henri Helman
Avec Tony Curtis, Erik Estrada, Peter Lawford, Donald Pleasence, Orson Welles.
Film anglais, américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 22min.
Année de production : 1984
Titre français : Where is Parsi ?

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Where is Parsifal? est la première, et à ce jour seule, réalisation cinématographique du français Henri Helman. Cette coproduction américano-anglaise tournée à Londres est écrite parBerta Domínguez D., épouse du producteur d’origine polonaise Alexander Salkind, et marque la dernière apparition à l’écran de l’acteur Peter Lawford. Notons enfin que le réalisateur Terence Young est ici crédité au générique en qualité de producteur exécutif. Film largement tombé dans l’oubli malgré sa singulière distribution et une présentation à Cannes en 1984, Where is Parsifal? ne valait clairement la longue attente alléchée qu’il a suscitée chez moi pendant 35 ans. On est ici face à une catastrophe intégrale, une comédie qui se voudrait burlesque et non-sensique – exercice périlleux s’il en est - mais se révèle tenir avant du micmac sans queue ni tête aux « gags » laissant juste pantois. Me semblant totalement dépassé par cette aventure, Henri Helman, futur réalisateur d’épisodes des Cordiers, juge et flic et autres Joséphine, ange gardien, donne en tout cas l’impression de sagement rendre les armes face à l’absence de script digne de ce nom. Les comédiens sont alors implicitement invités à occuper l’écran du mieux qu’ils le peuvent, c’est-à-dire en faisant n’importe quoi, dans le cas présent, criant, gesticulant et claquant des portes sans aucune raison. Bref, pas de quoi en écrire trois pages - même si l’on serait évidemment curieux d’en apprendre un peu plus sur la genèse et le tournage de ce truc : Where is Parsifal? est un sinistre ratage total dont l’invisibilité relève finalement d’une sorte d’évidence / justice naturelle.

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Manu  le 15/05/2019 à 19:33
Réalisé par Bill Teck
Avec Wes Anderson, Noah Baumbach, Jeff Bridges, Colleen Camp, George Morfogen.
Film américain
Genre : Documentaire
Durée : 2h 00min.
Année de production : 2014

Critique cinema   Critique film de Manu

One day since yesterday: Peter Bogdanovich & the lost american film est le premier long métrage signé par l’indépendant Bill Teck. Ce documentaire coproduit par Brett Ratner a été présenté au festival de Venise en 2014. Retour sur l’œuvre du plus oublié, aux côtés d’Hal Ashby, des plus éminents représentants du nouveau cinéma américain des années 70, One day since yesterday: Peter Bogdanovich & the lost american film se penche plus particulièrement sur la période faste du cinéaste, celle courant du choc cinématographique Targets en 1968 à la chronique romantique They all laughed, marquant à plus d’un titre la fin d’une époque. Une approche tenant tout à fois de l’étude historico-cinématographique que du portrait intime de Bogdanovich, puisque s’arrêtant également longuement sur la tragédie personnelle ayant frappé l’homme à l’époque de They all laughed, à savoir l’assassinat de sa compagne Dorothy Stratten par son ex-petit ami. Un curieux documentaire donc, qui laisse au final un gout quelque peu étrange, dans son mélange des genres. L’ensemble n’a guère de mal à captiver, puisque revenant sur une carrière aussi riche que peu analysée chez nous, qui plus est par le biais d’intervenants de qualité (dont l’indispensable QT). Mais un doc provoque également un certain malaise dans son exploration de vie privée de Bogdanovich et la tragique affaire Stratten. Le résultat reflète en tout cas à sa façon parfaitement l’ambivalente position de son sujet au sein du cinéma US des années 70, un temps vénéré comme nouveau prodige du septième art pour devenir ensuite la cible de critiques supportant mal son statut de cinéaste-star multipliant les caprices. Bogdanovich s’y révèle ainsi un auteur passionnant à écouter / étudier tout autant qu’un artiste à l’égo certain, parfois agaçant dans sa façon de se mettre en scène. Par ailleurs, comme souvent dans ce genre de documentaires, on regrettera que les auteurs ne s’attachent quasi uniquement qu’aux succès de leur sujet, alors même le plus cuisant des échecs / ratages - et la carrière de Bogdanovich en contient quelques éloquents – peut, à mon sens, s’avérer tout aussi passionnant à disséquer.

GOLD (2016)

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Manu  le 11/05/2019 à 08:01
Réalisé par Steven Gaghan
Avec Matthew McConaughey, Edgar Ramirez, Bryce Dallas Howard, Corey Stoll, Bruce Greenwood.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 2h 00min.
Année de production : 2016

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Gold est le troisième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Stephen Gaghan. Coproduit par son interprète principal, Matthew McConaughey, le film est écrit par le binôme Patrick Massett / John Zinman, précédemment derrière l’écriture du Lara Croft: Tomb raider de Simon West. Encore une authentique histoire d’ascension et de chute plus ou moins rédemptrice évoluant dans le sillon de l’incontournable Wolf of Wall Street de Martin Scorsese (dans lequel apparaissait déjà McConaughey), avec cependant ici un récit davantage orienté vers la tragédie que la comédie noire. Voilà pour le programme. Quant à l’affiche, elle réunit du prometteur, marquant notamment, après 11 ans d’absence, le retour aux affaires du réalisateur du très intéressant Syriana avec Clooney and co. Aussi, au regard de ce que je viens d’énumérer, difficile de ne pas s’avouer un peu déçu par cette trop classique success story tournant en eau de boudin, qui, peut-être, se voudrait une fable hustonienne sur l’échec. Alors certes l’ensemble n’est à aucun moment ennuyeux. Les confortables moyens mis à la disposition des auteurs parfaitement exploités, nous gratifiant d’une reconstitution des années Reagan tout à fait convaincante, la photo de Robert Elswit est un régal visuel (même si je préfère le travail du bonhomme chez Paul Thomas Anderson et Dan Gilroy) et l’investissement de Matthew McConaughey ne peut être mis en cause - l’acteur ayant même plutôt tendance à en faire trop. Mais disons que Steven Gaghan et ses scénaristes se contentent juste de coucher proprement et efficacement sur pellicule cette extraordinaire histoire, sans, me semble-t-il, en exploiter l’essence-même, révélatrice de quelque chose touchant à l’envers du rêve américain. En l’état, et sans réflexion personnelle permettant d’élever le débat, on n’obtient qu’une agréable mais peu marquante petite épopée tragique contemporaine, légèrement vampirisée par son interprète principal.

WOMAN IN A DRESSING GOWN (1957)

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Manu  le 10/05/2019 à 12:22
Réalisé par J. Lee Thompson
Avec yvonne Mitchell, Anthony Quayle, Sylvia Syms, Andrew Ray, Carole Lesley.
Film anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1957
Titre français : La Femme en robe de chambre

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Woman in a dressing gown se situe dans la filmographie de l’anglais J. Lee thompson entre la comédie musciale The Good companion et le remarquable film de guerre Ice cold in Alex. Le film marque la première des 5 collaborations entre le cinéaste et l’acteur Anthony Quayle, qui retrouve ici sa partenaire du No time for tears de Cyril Frankel sorti la même année sur le sol anglais. Mélodrame psychologico-familial généralement considéré comme l’un des titres de référence de la filmographie de J. Lee Thompson (qui avait d’ailleurs envisagé d’une signer un remake dans les années 80, sous l’égide de la Cannon Films), Woman in a dressing gown s’apparence à un pré-« kitchen sink drama », du nom donné à ces drames anglais des années 60 relatant le (morne) quotidien de la classe moyenne / ouvrière d’après-guerre. Son (anti)-héroïne y est une femme au foyer tout ce qu’il y a de moins glamour, tentant de reconquérir le cœur d’un mari sur le point d’aller chercher une vie meilleure dans les bras de sa secrétaire. J. Lee Thompson donne ici le meilleur de lui-même, aux commandes de cette intrigue simple mais forte, dans laquelle il injecte à sa façon suspense et tension (l’ensemble se déroule pratiquement sur une seule journée et prends rapidement des allures de course contre la montre) tout en se montrant très attentif au background social de ses personnages. L’approche même de ceux-ci se révèle d’une appréciable justesse, voire équité. Pas de jugement à l’emporte-pièce ici, mais des personnages humains, à facettes multiples, au prise avec leur conscience. Alors certes le traitement cinématographique et l’écriture ont forcément un petit peu vieillis, mais ils surprennent néanmoins de la part d’une production anglaise « classique » de cette période et, surtout, suscitent encore indéniablement une belle implication émotionnelle. Bref, belle réussite pour le souvent un peu injustement méprisé J. Lee Thompson que cette réflexion universelle sur le couple et l’aspiration au bonheur, réflexion évoluant avec succès entre le mélodrame un brin romanesque et l’étude sociale plus frontale.

TENDER MERCIES (1983)

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Manu  le 08/05/2019 à 08:18
Réalisé par Bruce Beresford
Avec Robert Duvall, Tess Harper, Betty Buckley, Wilford Brimley, Ellen Barkin.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1983
Titre français : Tendre bonheur

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Tender mercies est le premier film de l’australien Bruce Beresford tourné sur le sol américain. Coproduit son interprète principal, Robert Duvall, et son unique scénariste, le dramaturge texan Horton Foote, il aura permis à l’un comme à l’autre d’obtenir rien de moins qu’un oscar, en 1984, respectivement dans les catégories meilleur acteur et meilleur scénario original. Notons enfin que le film marque les débuts sur grand écran de l’actrice Tess Harper. Jusqu’alors pas trop client du cinéma de Bruce Beresford, celui-ci m’ayant apporté plus de déconvenues (Crimes of the heart, Driving Miss Daisy, Last dance, Evelyn pour ne pas les nommer) que d’heureuses découvertes (les honnêtes Black robe et Rich in love), je dois bien reconnaitre que la découverte de ce plutôt réputé Tender mercies a constitué une très belle surprise pour moi. Déjà, du côté de la mise en scène, le film s’éloigne fort agréablement des conventions hollywoodiennes de son temps (conventions dans lesquelles, me semble-t-il, Beresford tombera par la suite à pieds joints). Avec une approche qui, par moment, dans l’exploitation de son décor semi-désertique et sa narration elliptique, me semble épouser ce style rugueux, fait d’observations silencieuses, assez caractéristique de la nouvelle vague australienne des années 70. Tender mercies bénéficie ensuite d’une écriture des plus solides, faisant là encore preuve de beaucoup de nuance tout en assumant fièrement son appartenance au classique registre du mélodrame rural américain. Et puis, bien évidemment, cerise sur le gâteau, il y a la prestation de Robert Duvall, impérial, époustouflant, dans l’un des 3-4 grands rôles d’une carrière frôlant l’exemplaire. Bref, un film particulièrement émouvant, à la réalisation inspirée, avec un magistral Robert Duvall dedans : que réclamer de plus. Une grande réussite du cinéma américain de la période 80.

WAR DOGS (2016)

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Manu  le 04/05/2019 à 14:55
Réalisé par Todd Phillips
Avec Miles Teller, Jonah Hill, Ana de Armas, Bradley Cooper, Kevin Pollak.
Film américain, cambodgien
Genre : Comédie
Durée : 1h 54min.
Année de production : 2016

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Neuvième long métrage du producteur et réalisateur Todd Phillips, War dogs est coécrit par Phillips lui-même, Stephen Chin, scénariste il y a une poignée d’années de l’Another day in paradise de Larry Clark, et Jason Smilovic, à qui l’on doit notamment le script du Lucky number Slevin de Paul McGuigan. On notera enfin qu'il s'agit du quatrième film que l’acteur Bradley Cooper tourne sous la direction de Phillips. Passeport cinématographique vers un cinéma plus mature pour le spécialiste de la comédie bulldozer Todd Phillips, War dogs repose, comme il se doit, sur une incroyable histoire vraie mêlant la satire noire à la chronique socio-politico-historique. Un programme alléchant sur le papier qui aurait pu, voire dû, déboucher sur une œuvre forte, dénonçant la cupidité des uns et l’incompétence des autres en dessinant au passage quelques complexes portraits d’individus à la fois fascinants et pitoyables. Mais ce film-là restera malheureusement quelque part dans notre tête uniquement, car Phillips n’est ni Scorsese ni Soderbergh, ne possédant ni la verve du premier, ni l'acuité de regard du second. Sans non plus partir dans le mur, le papa de la trilogie des Hangover ne se révèle ainsi qu’un sage illustrateur à la mode, totalement dépourvu de point de vue sur ce qu’il filme. War dogs s’avère-t-il pour autant infréquentable ? Il ne me semble pas. A défaut de ne parvenir à aller au-delà de la simple exposition de faits hors du commun pour en tirer une quelconque réflexion, Todd Phillips mène au moins son histoire avec dynamisme et un esprit de synthèse appréciable. Il va par ailleurs sans dire qu’avec un sujet aussi édifiant dans ce qu’il nous dit de l'époque actuelle, et des moyens aussi confortables pour lui donner vier à l’écran, il eut été difficile de ne pas s’assurer l’attention soutenue du spectateur sur les presque deux heures bien remplies que compte le film. Bref, si Todd Phillips loupe ici la cour des grands - ses War dogs évoquant plus le cinéma du George Gallo de Middle men que celui du Scorsese version Wolf of Wall Street - cette comédie satirique alerte si superficielle laisse malgré tout sur un souvenir plutôt agréable.

SACRIFICE (2000)

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Manu  le 04/05/2019 à 12:15
Réalisé par Mark L. Lester
Avec Michael Madsen, Bokeem Woodbine, Jamie Luner, Diane Farr, Deborah Shelton.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1999

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Vingt-quatrième long métrage signé par le producteur et réalisateur Mark L. Lester, Sacrifice se situe dans sa filmographie entre le thriller horrifique Blowback, mettant en scène Mario Van Peeble et James Remar, et le film d’action guerrière Guilty as charged, interprété par Antonio Sabato Jr. et, là encore, James Remar. Adaptation du roman éponyme de Mitchell Smith publié en 1997, le film marque la seconde collaboration du cinéaste avec l’acteur et scénariste Randall Frake après Blowback. Les deux hommes se retrouveront notamment sur deux réalisations subséquentes de Lester, Stealing Candy en 2003 et Groupie en 2010. Sacrifice se présente comme un mélange de film de serial-killer post-Se7en et de d’action criminelle marchant quant à elle sur les traces de The Fugitive, le classique nineties d’Andrew Davis. Cocktail plus que tiré par les cheveux si l’on en juge par la tranquillité avec laquelle l’évadé de prison Michael Madsen mène son enquête au grand jour, sans jamais être inquiété par une police pourtant censée être en état d’alerte, à ses trousses 24/24. D’où l’implication émotionnelle extrêmement limitée du spectateur, confronté à des péripéties certes généreuses en nombre mais également peu recherchée et, surtout, fleurant bon le ridicule dans la plupart des cas. Sacrifice est donc un DTV qui se laisse sévèrement aller au niveau de l’écriture sans malheureusement faire preuve de beaucoup plus de rigueur comme d’investissement aux autres postes clef de sa confection. Bref, un film reflétant fidèlement le cinéma pratiqué par Mark L. Lester à partir du milieu des années 90, marqué par une sensation de relâchement et bâclage à toutes les coutures, misant sur des interprètes soit trop motivés (Bokeem Woodbine), soit pas assez (Madsen), mais dans les 2 cas pas dirigés, et baignant discrètement dans un fond idéologique ultra droitier légèrement puant (ultime remarque courant quant à elle sur l’intégralité de la filmographie de Lester). Bref, si l’on peut occasionnellement trouver un charme pervers à la grossièreté du cinéma de déménageur texan de Mark L. Lester, il n’en va malheureusement pas ainsi de ce simplement morne et imbécile Sacrifice. Très largement dispensable donc, quoi que ne représentant pourtant pas le pire de la filmographie de son réalisateur (voir notamment Poseidon Rex, pour cela).

¡THREE AMIGOS! (1986)

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Manu  le 04/05/2019 à 07:49
Réalisé par John Landis
Avec Steve Martin, Chevy Chase, Martin Short, Alfonso Arau, Tony Plana.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 44min.
Année de production : 1986
Titre français : ¡Trois amigos !

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¡Three amigos! Se situe dans la carrière cinématographique de John Landis entre la comédie d’espionnage Spies like us et Coming to America, seconde des 3 collaborations entre le cinéaste et l’acteur Eddie Murphy. Le film est écrit par Steve Martin, le producteur / scénariste canadien, créateur du SNL, Lorne Michaels et l’auteur / compositeur Randy Newman. Il marque par ailleurs la septième et avant-dernière collaboration de Landis avec le compositeur Elmer Bernstein. Titre quelque peu boudé par la critique en son temps, tout comme les 2 précédents films de Landis, Into the night et Spies like us, ¡Three amigos! me semble pourtant se distinguer aujourd’hui comme un authentique must-see de la comédie américaine de la décennie 80. Rassemblant 3 des plus grandes stars comiques de la période, toutes au sommet de l’art, ¡Three amigos! est en effet un petit régal de comédie burlesque parodiant joyeusement l’univers cinématographique westernien. L’œuvre exploite judicieusement ses comédiens, multiplie les délicieuses trouvailles humoristique, fait preuve d’une belle ambition artistique, palpable dans chaque séquence, et, par-dessus tout, bénéficie du timing parfait de la réalisation de Landis, lui-aussi alors au top de son inspiration. Bref, en ce qui me concerne, un classique qui me procure à chaque révision le même plaisir à l’œil comme aux zygomatiques.

THE TAILOR OF PANAMA (2001)

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Manu  le 03/05/2019 à 16:23
Réalisé par John Boorman
Avec Pierce Brosnan, Geoffrey Rush, Jamie Lee Curtis, Leonor Varela, Brendan Gleeson.
Film anglais, irlandais
Genre : Espionnage
Durée : 1h 49min.
Année de production : 2001
Titre français : Le Tailleur de Panama

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The Tailor of Panama est la quatorzième réalisation cinématographique de John Boorman. Le film adapte le roman éponyme de John Le Carré publié en 1996. Il est écrit par Boorman, Le Carré et le romancier / scénariste gallois Andrew Davies. Notons qu’il s’agit du sixième roman de Le Carré ainsi transposé sur grand écran. 11 ans après le plutôt glamour The Russia house de Fred Schepisi mettant également en scène un (ancien) interprète de James Bond, John Le carré retrouve les honneurs de l’adaptation cinématographique, avec cette fois à la barre l’imprévisible et éminemment intelligent John Boorman. Et point d’ambiance feutrée ici. The Tailor of Panama est un film qui donne dans « l’outrageous », qui se délecte de la bassesse et vulgarité de ses personnages tout en l’abordant, en la décrivant avec une élégance folle. Un vrai jeu de massacre donc, mais un film tout sauf brouillon, à l’inverse ultra maitrisé et finalement ultra réjouissant d’un bout à l’autre. Ou comment transformer un programme de film d’espionnage en apparence classique en vénéneuse tragi-comédie qui n’épargne personne mais donne cependant une épaisseur et humanité à chacun, faisant ainsi régulièrement jaillir l’émotion de ses portraits vitriolés. Trois ans après son formidable The General, un nouveau très grand Boorman, voire peut-être même un incontournable du cinéma anglo-saxon du début des années 2000.

THOSE LIPS, THOSE EYES (1980)

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Manu  le 03/05/2019 à 08:28
Réalisé par Michael Pressman
Avec Frank Langella, Glynnis O'Connor, Tom Hulce, Jerry Stiller, Joseph Maher.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1980

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Those lips, those eyes est la quatrième réalisation cinématographique du futur pilier du petit écran américain Michael Pressman. Coproduit par Pressman, le film est écrit par l’également producteur de théâtre David Shaber, coscénariste des Warriors de Walter Hill et de The Last embrace, le polar hitchcockien de Jonathan Demme. Chronique post-adolescente sur les désillusions de l’amour dans l’Amérique provinciale des années 50 tout autant qu’ode au métier d’acteur et à l’esprit de troupe du milieu théâtral, Those lips, those eyes n’est donc pas avare de choses stimulantes à raconter sur le papier. Et l’on ne doute pas que ses auteurs aient mis beaucoup de cœur à l’ouvrage dans sa confection puisqu’il s’agit là en fait d’un récit semi-autobiographique, romançant la propre histoire de son scénariste, David Shaber. On était donc en droit d’attendre en priorité de l’authenticité et du charme de ce titre, à la façon des chroniques baltimoriennes de Barry Levinson. Et c’est finalement plutôt l’interprétation et la très soignée ambiance feutrée d’époque que l’on retient de tout ça. Car, qu’ils se penchent sur les mésaventures sentimentales d’Artie Shoemaker ou les déceptions professionnelles d’Harry Crystal, personnage d’une pourtant intéressante ambiguïté, Pressman et Shaber ont curieusement beaucoup de mal à sortir des péripéties attendues, voire des stéréotypes. Sans toutefois jamais tomber dedans, l’œuvre navigue donc constamment en bordure de la platitude, trop complaisante peut-être envers son sujet et manquant sans doute d’une pointe d’ironie ou d’acidité pour marquer l’esprit. Bref, pas déplaisant mais plutôt anodin.

I AM WRATH (2016)

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Manu  le 02/05/2019 à 19:33
Réalisé par Chuck Russell
Avec John Travolta, Christopher Meloni, Amanda Schull, Sam Trammell, Rebecca De Mornay.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2016
Titre français : The Revenge

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I am wrath est la septième réalisation cinématographique du producteur et réalisateur Chuck Russell, marquant ainsi son retour à cet exercice après 16 ans d’absence et le film d’aventure The Scorpion king. Le film se situe dans la carrière de John Travolta entre sa participation à la première saison de la série American Crime story, consacrée à l’affaire O.J. Simpson, et le biopic criminel Gotti de Kevin Connolly. Pas vraiment le type de film capable de redorer l’étoile cinématographique de John Travolta, I am wrath officie dans la catégorie DTV d’action pas trop fauché, déroulant, du côté de l’intrigue, un programme de type Death wish tout ce qu’il y a de plus balisé. Rien de folichon sur le papier donc… Et rien de folichon à l’écran, puisque tout ce que l’on s’attendait à voir, ou plutôt redoutait de trouver, s’avère bel et bien présent. Soit dans les grandes lignes une intrigue au développement laissant deviner dans son intégralité dès le premier quart d’heure, une forme totalement impersonnelle et un fond évidemment bien puant. Seuls éléments sauvant in extrémis l’affaire du néant : le professionnalisme de Chuck Russell, imprimant un rythme sans faille à son récit, et, surtout, le caractère par moment presque cartoonesque des péripéties et personnages. On retrouve alors la même pas très fine excentricité et tendance au joyeux nawak qui déjà traversaient 2 des précédents titres du même réalisateur : The Mask et Eraser. Après, pas de quoi s’emballer non plus : le résultat demeure globalement un titre frelaté et sans envergure de plus dans le registre du film d’auto-défense, ne se prenant certes pas trop au sérieux, mais manquant également cruellement de cette distance ironico-provocatrice qui fit jadis le sel de la franchise des Death wish sous la direction de Michael Winner.

OH, GOD! YOU DEVIL (1984)

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Manu  le 26/04/2019 à 18:47
Réalisé par Paul Bogart
Avec George Burns, Ted Wass, Ron Silver, Roxanne Hart, Eugene Roche.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1984

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Septième réalisation cinématographique de Paul Bogart, Oh, God! You devil se situe dans la carrière de ce cinéaste formé à la télévision au milieu des années 50 entre ses participations aux séries comiques Mama Malone et The Golden girls. Le film est écrit par le scénariste et réalisateur Andrew Bergman, notamment associé à l’écriture des films Fletch et The Scout de Michael Ritchie. Dernier volet du triptyque des « Oh, God! », entamé en 1977 par le film éponyme de Carl Reiner et poursuivi 3 ans plus tard avec Oh, God!, book II, Oh, God! You devil est une petite comédie fantastique carrément bien de chez l’Oncle Sam. L’œuvre lorgne en effet du côté de la fable humaniste à Capra, tout en tentant de revitaliser son éculé concept via une pointe d’ironie et un ton naïvement décomplexé propres au cinéma US des années Reagan. Du produit calibré exploitant les dernières ressources d’un modeste filon à succès, qui ne débouche évidemment sur rien de particulièrement mémorable - le film revisitant le mythe de Faust sans jamais chercher à le bousculer un peu. Mais un produit auquel on ne saurait faire non plus de gros reproches, à l’exception peut-être d’une conclusion trainant sensiblement en longueur. Bref, c’est mineur mais enlevé, agréable dans l’ensemble, et fort sympathiquement interprété (notamment par Ron Silver en agent aux dents longues). Soit les habituelles limites et qualités du cinéma de Paul Bogart.

BLACK BUTTERFLY (2017)

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Manu  le 26/04/2019 à 09:18
Réalisé par Brian Goodman
Avec Antonio Banderas, Jonathan Rhys Meyers, Piper Perabo, Vinent Riotta, Brian Goodman.
Film espagnol, américain, italien
Genre : Thriller
Durée : 1h 33min.
Année de production : 2017

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Black butterfly est la seconde réalisation de l’acteur américain Brian Goodman, vu notamment chez Steven Spielberg (Catch me if you can, Munich) et Justin Lin (The Fast and the furious: Tokyo drift, Finishing the game: The Search for a new Bruce Lee). Cette coproduction américano-italo-espagnole, tournée en Italie, est le remake du téléfilm de Christian Faure, Papillon noir, avec Eric Cantona et Stéphane Freiss dans les rôles principaux. Thriller en quasi huis clos, évoquant quelque peu l’univers du Stephen King de Misery, Black butterfly n’est clairement pas un titre misant toutes ses billes sur le facteur crédibilité de son intrigue à twists. Scepticisme et perplexité risquent en effet d’envahir rapidement le spectateur ici en quête de rationalité, tant les réactions des uns et des autres semblent souvent aller à l’encontre du plus élémentaire bon sens. Maintenant, si l’on est partant pour un jeu de piste non dénué d’humour noir et des numéros d’acteurs un peu has been en aillant encore sous le pied question cabotinage, voilà un film qui régalera sans difficulté 90 minutes durant. Et cela d’autant plus que, sans faire preuve de beaucoup d’invention, la réalisation mène son récit d’une main assurée, en ménageant à part égale rythme et tension. Bref, hautement fantaisiste, mais qui, dans le registre un brin décalé du suspense improbable, fonctionne joliment. Une modeste mais bonne surprise, notamment par rapport à la plutôt mauvaise réputation de l’œuvre.

UNLOCKED (2017)

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Manu  le 24/04/2019 à 21:04
Réalisé par Michael Apted
Avec Noomi Rapace, Toni Collette, Orlando Bloom, John Malkovich, Michael Douglas.
Film anglais, américain, tchèque, suisse
Genre : Espionnage
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2017
Titre français : Conspiracy

Critique cinema   Critique film de Manu

Unlocked est le vingt deuxième long métrage cinématographique de l’anglais Michael Apted. Filmé entre Prague et Londres au début de l’année 2015, le film marque la première réunion à l’écran des acteurs John Malkovich et Toni Collette, qui se retrouveront en 2019 sur le thriller surnaturel Velvet buzzsaw de Dan Gilroy. Le désormais vétéran Michael Apted revient au grand écran 5 ans après le drame sportif Chasing mavericks avec ce film d’espionnage hésitant entre le formule à la mode « Jason Bourdienne » et l’option plus vieille école « James Bondienne », que le cinéaste connait bien pour l’avoir pratiqué à l’occasion de son World is not enough en 1999. Une approche hésitante qui, inévitablement, impacte négativement le produit fini. Car s’il semble à première vue se vouloir dans l’air du temps, avec son histoire d’attaque terroriste à l’arme biologique sur Londres et ses magouilles intra-CIA en toile de fond, Unlocked rassemble au final tous les éléments du thriller d’espionnage à papa façon années 80-90, dont on devine sans trop se fouler les quelques petits retournements de situation. Gentillet et un brin pépère, pas trop aidé par les prestations en pilotage automatiques de John Malkovich et Michael Douglas, clairement là pour le cacheton uniquement, le film gagne toutefois quelques points d’intérêt et d’authenticité dans son ambiance banlieusarde londonienne morose. On y retrouve alors un peu de l’œil du documentariste portraitiste de la société anglaise que n’a jamais totalement cessé d’être Michael Apted. Pas totalement dépourvu d’intérêt, mais assurément mineur dans la carrière de tous ses participants.

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