GREASED LIGHTNING (1977)
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Manu le 19/06/2011 à 19:41
2.4
Réalisé par Michael Schultz
Avec Richard Pryor, Beau Bridges, Pam Grier, Cleavon Little, Vincent Gardenia.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1977
Musique : Fred Karlin
Avec Richard Pryor, Beau Bridges, Pam Grier, Cleavon Little, Vincent Gardenia.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1977
Musique : Fred Karlin
Avis rédigé par Manu
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| Note : 2.4
A l’exception d’un court prologue consacré à son enfance, le récit ne s’intéresse qu’à la période 45-70 de la vie de Vernon Scott, de son retour au pays, dans une Amérique rurale d’après guerre encore fortement rétrograde jusqu’à son triomphal retour sur les circuits du tout début des années 70, suite à un grave accident de course. Un choix scénaristique tout à fait respectable en soi, à partir du moment bien sûr où les auteurs travaillent leur sujet. Car, pour construire un biopic immersif, il ne s’agit pas simplement de relater des faits, aussi spectaculaires et véridiques soient-ils. Outre celui de faire revivre une époque, l’intérêt est de proposer une réflexion susceptible d’impliquer le spectateur. Et malheureusement, bien que cherchant visiblement à évoquer en parallèle au parcours de Scott le mouvement des droits civiques américains et plus généralement l’émancipation de l’Amérique provinciale des trente glorieuses sur les questions relatives aux droits de la communauté afro-américaine, les auteurs ne cantonnent à l’anecdote, restent dans le superficiel, ne transmettent finalement pas grand-chose de pertinent à leur auditoire.
L’évocation de la vie de couple de Scott se résume à 2, 3 scènes de ménages convenues (Pam Grier se voit ainsi totalement sous-exploitée), ses années de contrebandiers d’alcool font subitement basculer le film dans la comédie de casse automobile, avec un personnage de shérif incapable à ses trousses digne du Rosco de The Dukes of Hazzards, le portrait de l’Amérique profonde raciste, hermétique à tout changement, vire à la gentille caricature et, finalement, seules les séquences de courses automobiles, efficacement filmées, retiennent véritablement l’attention.
Si Greased lightning se voulait un biopic militant, c’est donc loupé car, à l’arrivée, c’est surtout à une copie carbone d’un film peu connu chez nous mais assez réputé outre-Atlantique qu’il fait penser : The Last American hero de Lamont Johnson. Même sujet - l’ascension d’un pilote de stock-car (interprété par Jeff Bridges, dont le frère Beau seconde ici Richard Pryor) – même cadre – l’Amérique provinciale des états du sud – même traitement naviguant entre drame, action et comédie et enfin enrobage musicale sensiblement identique – Fred Karlin remplace ici Charles Gross, mais le parolier Norman Gimbel répond présent sur les chansons inspirées des thèmes centraux des films.





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