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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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CLINICAL (2017)

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Manu  le 15/09/2021 à 20:14
Réalisé par Alistair Legrand
Avec Vinessa Shaw, Kevin Rahm, India Eisley, Aaron Stanford, William Atherton.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2017

Critique cinema  Critique film de Manu


Clinical est le second long métrage cinématographique d’Alistair Legrand après The Diabolical, sorti deux ans auparavant. Comme pour ce dernier, le film est écrit par Legrand, en collaboration avec Luke Harvis. Coproduit et distribué par la plate-forme Netflix, il se situe dans la carrière de l’actrice Vinessa Shaw entre le drame Bereave d’Evangelos et George Giovanis et l’opus horrifique de Sonny Mallhi, Family blood.

Le genre de titre qui ne donne malheureusement pas une très flatteuse image des productions estampillées Netflix. Non pas que Clinical soit dépourvu d’ambition. L’ensemble ne cherche pas le frisson facile, ne crie pas famine dans sa conception. Il bénéficie même d’une réalisation soignée comme d’une interprétation investie. Pourtant, on s’y ennuie rapidement, car manque à ce projet l’essentiel : une justification à sa fabrication.

Clinical semble en effet davantage reposer sur une (petite) idée de scénario rapidement transformée en film par la grâce de décisionnaires cherchant avant tout à alimenter un contenu multimédia, qu’une affaire murement réfléchie, enfantée dans l’épreuve parfois nécessaire de la confrontation avec une quelconque autorité (producteurs et studios). Avec pour conséquence une œuvre qui donne l’impression de se faire plaisir toute seule, visant davantage la satisfaction de ses auteurs que celle du spectateur.

Bref, bien fait, bien interprété, mais sans saveur et sans rien de pertinent à raconter.

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La chaîne Youtube Ciné Familia
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2.8
2.5
2.7
2.6
3.5
3.5
2
3.6
3
3
2.7
3.2
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THE DOVE (1974)

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Manu  le 15/09/2021 à 19:41
Réalisé par Charles Jarrott
Avec Joseph Bottoms, Deborah Raffin, John McLiam, Dabney Coleman, John Anderson.
Film américain
Genre : Aventure
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1974
Titre français : La Grande traversée

Critique cinema   Critique film de Manu

The Dove est la quatrième réalisation cinématographique de Charles Jarrott. Produit par Gregory Peck et coécrit par Peter S. Beagle, coscénariste du The Lord of the ring version Ralph Bakshi, cette coproduction anglo-américaine marque les débuts sur grand écran de l’acteur Joseph Bottoms, frère de Sam et Timothy. Réalisateur de biopics historiques pas détestables reconverti par la suite, avec un certain succès, dans le mélodrame de type soap-opera après un rapide passage chez Disney, Charles Jarrott n’est assurément pas ce que l’on pourrait appeler une forte personnalité. Le gars me semble plutôt se présenter comme un bon technicien malléable, à la merci des scripts qu’il met en scène. Et celui de The Dove n’est malheureusement pas bien bon. Il y avait pourtant matière à proposer quelque chose de fort autour de cet authentique récit d’apprentissage, mais Jarrott et ses scénaristes n’en tirent qu’une mignonne bluette exotique que ne sauvent même pas de l’ennui les superbes extérieurs ici mis en lumière. Bref, tout est beau et propre, un peu triste parfois mais sans réelle gravité au bout du compte, avec une résolution laissant triompher l’amour dont on ne doute pas un seul instant. Soit au final un titre un peu oublié ne mérite pas tant que ça d’être redécouvert.

CORKY ROMANO (2001)

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Manu  le 14/09/2021 à 18:16
Réalisé par Rob Pritts
Avec Chris Kattan, Vinessa Shaw, Peter Berg, Chris Penn, Peter Falk.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 26min.
Année de production : 2001

Critique cinema   Critique film de Manu

Corky Romano est le seul et unique long métrage signé à ce jour par Rob Pritts. Le film offre comique télé Chris Kattan, issu du célèbre show Saturday Night Live, son premier rôle cinématographique vedette. Il est écrit par David Barrett et Jason Ward, futures coscénaristes du Deuce Bigalow: European gigolo de Mike Bigelow et se situe dans la carrière de l’actrice Vinessa Shaw entre le suspense The Weight of water de Kathryn Bigelow et la romcom 40 days and 40 nights de Michael Lehmann. A la vision de ce Corky Romano, guère compliqué de comprendre pourquoi Chris Kattan n’a pas suivi sur grand écran (du moins outre Atlantique) le même triomphal chemin que son collègue du SNL de la même époque, Will Ferrell. La médiocrité du script de cette comédie policière n’a en effet d’égal que l’inexistence patente de sa réalisation, avec pour conséquences des acteurs livrés à eux-mêmes, complètement perdus dans le cas de Chris Penn et Peter Berg, à la limite du supportable en ce qui concerne Chris Kattan. Bref, impossible de faire preuve d’indulgence face à cette avalanche de gags infantiles navrants, visant souvent pour le pire le dessous de la ceinture, comme face à toutes ces grimaces faisant office de jeu d’acteurs, les seuls s’en tirant à peu près - en choisissant judicieusement de ne rien faire - étant Peter Falk et Richard Roundtree. Une expérience pénible donc, du genre à vous dissuader de retourner voir quoi que ce soit sur grand écran avec Chris Kattan pendant une bonne dizaine d’années au moins… (lequel a d’ailleurs commis plusieurs autres forfaits du même acabit depuis, sans jamais retrouvé de rôle vedette sur grand écran, à ce jour)

THE SORCERERS (1967)

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Manu  le 13/09/2021 à 19:18
Réalisé par Michael Reeves
Avec Boris Karloff, Ian Ogilvy, Catherine Lacey, Elizabeth Ercy, Susan George.
Film anglais
Genre : Epouvante
Durée : 1h 26min.
Année de production : 1967
Titre français : La Créature invisible

Critique cinema   Critique film de Manu

The Sorcerers est le second des trois seuls films tournés entre 1966 et 1968 par le prématurément disparu Michael Reeves. Ecrit par Reeves lui-même et Tom Baker, également coscénariste de l’opus suivant du cinéaste, Witchfinder general, il marque par ailleurs la troisième apparition sur grand écran de l’actrice culte des seventies, Susan George. Solide petite bande d’épouvante derrière laquelle on sent clairement une personnalité plus forte que celles de ses confrères de l’époque Freddie Francis, Don Sharp ou John Gilling, appartenant quant à eux davantage à la catégorie des artisans soigneux, personnalité qui éclatera véritablement dans Witchfinder general. Plus audacieuse dans son écriture comme dans sa mise en scène, l’œuvre se distingue ainsi par sa l’extrême noirceur de sa tonalité, ainsi que la tension, plutôt inédite dans l’épouvante à l’anglaise de cette époque, que développent certaines séquences, telles celle de la bagarre dans le garage, du meurtre de Susan George ou encore tout l’haletant final, à la fois spectaculaire et ramassé. Sans doute un peu trop bis et brut dans la forme et l’écriture pour s’inscrire parmi les grandes réussites fantastiques anglaise de son temps, mais un petit film fort en caractère, qui marque par son ambiance désespérée, par son utilisation inspirée de la légende Karloff également.

MARKED FOR DEATH (1990)

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Manu  le 12/09/2021 à 20:02
Réalisé par Dwight H. Little
Avec Steven Seagal, Basil Wallace, Keith David, Tom Wright, Joanna Pacula.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1990
Titre français : Désigné pour mourir

Critique cinema   Critique film de Manu

Marked for death est le sixième long métrage cinématographique de Dwight H. Little. Coproduit et écrit par Michael Grais et Mark Victor, coscénaristes du Poltergeist de Tobe Hooper et sa suite, le film se situe dans la carrière de Steven Seagal entre le Hard to kill de Bruce Malmuth et l’Out for justice de John Flynn. Sommet de la carrière de Seagal aux côtés d’Out for justice, Marked for death représente d’une certaine façon le modèle vers lequel devrait tendre toute série B / DTV de luxe misant l’essentiel de ses billes sur l’action décérébrée. Triomphe du polar urbain violent qui ne prend pas la tête et ne cherche qu’à en offrir pour son argent au spectateur, l’œuvre donne dans l’ultra simple à comprendre pour le spectateur : Seagal est le plus balaise, et tous ceux qui lui cherchent des noises vont vite l’apprendre à leur dépends. Programme simple, qui se moque évidemment de toute vraisemblance, mais fait les choses avec cœur et savoir-faire : le film a visuellement de la gueule, la distribution est bourrée de vilaines trognes chair à canon, Seagal, encore alerte et qui semble davantage jouer son propre rôle qu’incarner un quelconque personnage, dégage un certain charisme et, côté script, en plus d’aller droit au but, l’intrigue nous régale d’une poignée de succulentes punchlines (dont un « j’espère que ce ne sont pas des triplés » venant magistralement conclure la baston finale). Bref, une bande d’action décomplexée, sûre d’elle, ultra efficace et délicieusement régressive, comme l’on n’ose malheureusement plus en faire, ainsi qu’accessoirement l’immanquable titre de la sympathique filmographie de Dwight H. Little.

MORGAN (2016)

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Manu  le 12/09/2021 à 18:33
Réalisé par Luke Scott
Avec Kate Mara, Anya Taylor-Joy, Rose Leslie, Boyd Holbrook, Jennifer Jason Leigh.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2016
Titre français : Morgane

Critique cinema   Critique film de Manu

Morgan est le premier long métrage cinématographique de Luke Scott, film de Ridley et réalisateur de seconde équipe sur 3 films de son papa, Exodus: Gods and Kings, The Martian et Alien: Covenant. Tourné pour l’essentiel en Irlande du nord, il est écrit par Seth W. Owen, scénariste de la comédie de mœurs All nighter de Gavin Wiesen avec Emile Hirsch et J.K. Simmons, et se situe dans la carrière de Jennifer Jason Leigh entre le western The Hateful eight de Quentin Tarantino et le biopic LBJ de Rob Reiner. Sévère déception que ce thriller d’épouvante / science-fiction creux et désagréable, subissant la forte, et par trop visible, influence du cinéma de Scott père. Ainsi, que ce soit dans le thème abordé - l’humanité derrière l’intelligence artificielle - ou la structure narrative du récit, similaire à celle d’Alien et ses 2 préquelles, le film semble se contenter de jouer la redite, sans jamais apporter quoi que ce soit de neuf au spectateur, si ce n’est une explosion de violence gratuite et complaisance en guise de dessert, et un twist méchamment faisandé. Dernier motif de contrariété : la scandaleuse sous-exploitation d’un casting 4 étoiles, avec notamment strictement rien à défendre pour des actrices du calibre de Michelle Yeoh ou Jennifer Jason Leigh (à l’image d’ailleurs de la frustrante tournure de sa carrière sur les années 2010). Bref, autant dire que, de mon point du vue, ça démarre mal pour le petit Jake Scott.

SAHARA (TV) (1995)

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Manu  le 12/09/2021 à 12:07
Réalisé par Brian Trenchard Smith
Avec James Belushi, Alan David Lee, Simon Westaway, Michael Massee, Robert Wisdom.
Film australien, américain
Genre : Guerre
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1995

Critique cinema   Critique film de Manu

Sahara se situe dans la filmographie du britannico-australien Brian Trenchard-Smith entre 2 de ses opus horrifiques, Night of the demon 2 et Leprechaun 3. Tourné dans l’état de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, le film est écrit par le prolifique scénariste de télévision David Phillips. Notons par ailleurs que James Belushi et Michael Massee se retrouveront 4 ans plus tard sur le drame choral The Florentine, réalisé par Nick Stagliano et produit par Francis Ford Coppola. Remake d’un petit classique du film de guerre propagandiste, interprété par Bogart, Sahara fait un peu reculer au premier abord, avec son format télé 4/3 et l’arrivée en fanfare à l’écran de James Belushi et sa trombine rigolarde décontractée collant mal au genre, du moins dans sa version sérieuse comme c’est le cas ici. Et pourtant, on se prend assez vite au jeu de ce (télé)film old school efficacement emballé par un Brian Trenchard-Smith prouvant sans difficulté qu’il mérite son statut de solide artisan bis. On suit ainsi sans jamais regarder la montre ce récit bien écrit, très correctement interprété - Belushi emporte finalement assez vite l’adhésion, proposant sa version à lui du trouffion lambda virant progressivement au héros de guerre - qui tire joliment parti de ses quelques décors extérieurs comme de son budget parfaitement raccord avec les ambitions de l’œuvre. Bref, petite réussite commune pour Brian Trenchard-smith et James Belushi que ce plaisant opus guerrier à l’ancienne, situé quelque part entre Zulu et The Lost patrol.

THREE DAYS TO A KILL (1992)

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Manu  le 11/09/2021 à 08:10
Réalisé par Fred Williamson
Avec Fred Williamson, Bo Svenson, Henry Silva, Van Johnson, Chuck Connors.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1992

Critique cinema   Critique film de Manu

Three days to a kill est le douzième long métrage de l’acteur, scénariste et producteur Fred Williamson. Le film est écrit par Williamson lui-même et Charles Eric Johnson, précédemment coscénariste du That man Bolt d’Henry Levin et David Lowell Rich, déjà interprété par Williamson. Il marque par ailleurs la cinquième association à l’écran de Williamson avec l’ancien athlète d’origine suédoise Bo Svenson, ainsi que l’ultime apparition à l’écran de l’acteur Van Johnson. La ringardise, ça peut avoir du charme. J’en veux pour preuve cet involontairement savoureux Three days to a kill, d’une mollesse sans égal comme à l’accoutumé chez Williamson réalisateur, mais, qui plus est, bâti sur un script faisant apparemment totalement fi de l’absence fragrante de budget de l’œuvre comme de l’âge avancé de son casting de vétérans. A une traînassante séquence de poursuite automobile près, Three days to a kill donne donc dans le roulage de mécanique en pantoufles, le blabla menaçant qui fait à peine semblant d’y croire. Au point d’en être donc attachant, et parfois amusant, si l’on est d’humeur à ça. Film déjà totalement périmé à sa sortie, Three days to a kill n’a cinématographiquement pas grand-chose pour lui, mais suscite donc plutôt la sympathie au final. Une sympathie mêlée de nostalgie à la vision de ces héros fatigués et déconnectés, semblant davantage sortir d’une comédie de Paul Bartel que d’un polar hard boiled.

LES VACANCES PORTUGAISES (1963)

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Manu  le 10/09/2021 à 18:39
Réalisé par Pierre Kast
Avec Françoise Arnoul, Michel Auclair, Jean-Pierre Aumont, Daniel Gélin, Catherine Deneuve.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1963

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Les Vacances portugaises est le cinquième long métrage de Pierre Kast. Ecrit par Kast en collaboration avec Jacques Doniol-Valcroze, le film « récupère » les 4 interprètes principaux du précédent long du cinéaste, La Morte-saison des amours : Françoise Arnoul, Daniel Gélin, Françoise Prévost et Pierre Vaneck. Il marque par ailleurs la seconde collaboration de Kast avec l’actrice Françoise Brion, après le Le Bel âge, sorti 3 ans plus tôt. On prend les mêmes, on en rajoute quelques uns et on recommence… Nouvelle dissertation sur la complexité des rapports amoureux, Les Vacances portugaises semble confirmer l’affection particulière de Kast pour les artistes intellectuels bourgeois têtes à claque. Il ne faut donc pas s’attendre à un regard critique sur l’insupportable bande d’oisifs ici mis en scène. La moisson de punchlines auteuristes et aphorismes offerte par le réalisateur relève du strict premier degré, et c’est peut-être justement cette absence de recul, ce style ampoulé d’une autre époque, un peu à la Vadim, qui donne son petit charme au film. Ca, et le gout de Kast pour les très chouettes paysages incitant à la contemplation, couplé aux mélancoliques mélodies de l’irremplacable Delerue. Bref, mauvais, prétentieux, et pourtant pas totalement détestable dans le fond, voire presque attachant même, à sa façon.

LA MORTE-SAISON DES AMOURS (1961)

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Manu  le 10/09/2021 à 16:17
Réalisé par Pierre Kast
Avec Françoise Arnoul, Daniel Gélin, Pierre Vaneck, Françoise Prévost, Alexandra Stewart.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1961

Critique cinema   Critique film de Manu

La Morte-saison des amours est le quatrième long métrage cinématographique de l’ancien collaborateur d’Henri Langlois à la Cinémathèque et documentariste Pierre Kast. Tourné dans le Doubs, à la Saline royale d’Arc-et-Senans notamment, le film est écrit par Kast lui-même. Il marque la troisième d’une série de 5 collaborations entre le cinéaste et l’actrice Françoise Prévost. Mon premier contact avec Pierre Kast, représentant d’un cinéma français du tournant des années 60 un peu à part, gravitant dans les eaux de la Nouvelle vague sans toutefois vraiment s’en réclamer, ou du moins relever de cette école. Et malheureusement, si ce titre est à l’image du cinéma de Kast, je comprends mieux la semi-clandestinité dans laquelle végète son œuvre depuis si longtemps. Ce marivaudage peuplé de personnages agaçants, artistes et intello oisifs dissertant sur l’amour, de préférence libre, rapprocherait plus Kast d’un Vadim, dans la prétention et vacuité du discours qu’il met en scène, que d’un Truffaut. C’est dire le côté vieillot de l’affaire, que ne peuvent sauver ni les interprètes, pas gâtés par toutes les tirades pompeuses qu’ils se voient obligés de déclamer, ni les chouettes décors naturels de la forêt de Chaux, joliment photographiés par Sacha Vierny, ni même un Georges Delerue maitrisant pourtant déjà pleinement son art, via une riche et robuste composition orchestrale. Petite curiosité ultra datée donc, mais pas totalement dénuée de charme, quand bien même celui-ci demeure étroitement lié aux nombreux écueils dans lesquels se vautre l’œuvre. D’où cette envie malgré tout de continuer à creuser l’œuvre oubliée de Kast.

GOODBYE LOVER (1998)

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Manu  le 10/09/2021 à 11:29
Réalisé par Roland Joffé
Avec Patricia Aquette, Dermot Mulroney, Mary-Louise Parker, Ellen DeGeneres, Don Johnson.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1998

Critique cinema   Critique film de Manu

Goodbye lover est le sixième long métrage cinématographique du britannique formé à la télévision, Roland Joffé. Le film est coécrit par Joel Cohen et Alec Sokolow, duo également présent derrière les scripts du premier Toy story et des deux adaptations sur grand écran de la bande dessinée « Garfield ». Le film se situe dans l’erratique carrière ciné de Don Johnson entre la comédie sportive Tin Cup de Ron Shelton et le drame familial Moondance Alexander de Michael Damian. Pas du tout convaincu par ce gros flop financier et critique, néo noir mâtiné de thriller érotique à la mode 90. Peuplé de personnages invraisemblablement idiots, le film enquille les situations grotesques jusqu’à son ridicule épilogue (apparemment réécrit à la dernière minute, par le grand Buck Henry). Les acteurs font ce qu’ils peuvent - Don Johnson reste probablement celui qui s’en sort le mieux, avec un avantage certain offert directement par le récit - mais l’on demeure embarrassé pour eux, et, hormis le score de John Ottman, je ne vois pas grand-chose à sauver ici. Dommage, car j’espérais que Joffé, sorti des grandes fresques humanistes, se décoincerait un peu. Mais là, le gars fait carrément n’importe quoi, et le résultat me semble finalement beaucoup plus discutable encore que tout ce qu’il a fait précédemment. Et dire que ce truc proche d’un « Hollywood night » a été présenté à Cannes…

WHEN THEY SEE US (TV) (2019)

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Manu  le 10/09/2021 à 11:21
Réalisé par Ava DuVernay
Avec Asante Blackk, Caleel Harris, Jharrel Jerome, Aunjanue Ellis, John Leguizamo.
Mini-série américaine en 4 parties
Genre : Drame
Durée : 4h 56min.
Année de production : 2019
Titre français : Dans leur regard

Critique cinema   Critique film de Manu

When they see us est une mini-série en 4 parties signée par la scénariste, productrice et réalisatrice Ava DuVernay. On retrouve à l’écriture de celle-ci DuVernay, mais également Robin Swicord, scénariste du Little women de Gillian Armstrong et de Memoirs of a geisha, signé par Rob Marshall en 2005. Côté casting, signalons la présence de Logan Marshall-Green et Famke Janssen, que D.J. Caruso réunira à nouveau sur son Redeeming love, 3 ans plus tard. Série historico-judiciaire arrivant à point nommé, dans l’Amérique déchirée de Trump (partie prenante de cette histoire) et George Floyd, pour nous le racisme ordinaire et ses tragiques conséquences relève du mal endémique, enraciné dans l’Histoire américaine. Certes, dans la forme, ce plaidoyer demeure classiquement emballé, mettant parfois un peu trop la gomme côté mélodrame, là où une extrême rigueur à la Lumet aurait sans doute été plus percutante. Mais difficile de ne pas reconnaitre pour autant que la force même du sujet et son exemplarité en font naturellement une redoutable et nécessaire machine télévisuelle du guerre fonctionnant globalement à plein régime, se traduisant notamment, côté écriture, au fil des épisodes, par une belle et progressive montée en impact émotionnel durable. Par ailleurs, il convient également de souligner la qualité frappante de l’ambiance new-yorkaise, via notamment une superbe photographie signée Bradford Young (A most violent year), saisie à travers son évolution de la fin des années 80 au milieu des années 2010. A cet égard, et si personnalité elle possède, l’œuvre l’acquiert véritablement ici, se faisant alors une jolie place entre le cinéma de Spike Lee et celui du susnommé Lumet.

UN GARCON, UNE FILLE. LE DIX-SEPTIEME CIEL (1966)

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Manu  le 10/09/2021 à 09:41
Réalisé par Serge Korber
Avec Jean-Louis Trintignant, Marie Dubois, Jean Lefebvre, Lucien Raimbourg, Marcel Dalio.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1966

Critique cinema   Critique film de Manu

Un garçon, une fille. Le Dix-septième ciel est la première réalisation cinématographique de Serge Korber. Le film est dialogué par Pascal Jardin et se situe dans la filmographie de Jean-Louis Trintignant entre le suspense Compartiment tueurs de Costa-Gavras et le drame de guerre d’Alexandre Astruc, La Longue marche. Essai totalement tombé dans l’oublie, comme plusieurs autres titres de la filmographie sixties de Jean-Louis Trintignant, Un garçon, une fille. Le dix-septième ciel s’inscrit clairement parmi les belles réussites de son auteur, l’atypique Serge Korber. Sans rien posséder de mémorable, l’œuvre fait entendre sa séduisante petite musique poétique / surréaliste. Le film fonctionne quelque part sur le fil de rasoir, avec le risque constant pour Korber de se casser les dents, comme ce sera le cas 8 ans plus tard sur l’embarrassant Ursule et Grelu. Sauf qu’ici le pari est tenu, porté des situations fantaisistes inventives, une modestie générale qui sied parfaitement au projet, et un Jean-Louis Trintignant lunaire qui apporte énormément à l’œuvre, formant un couple idéal avec la toute mimi Marie Dubois. Petit film, caractéristique du style Korber présent dans ses travaux les plus personnels, Un garçon, une fille. Le Dix-septième ciel mérite donc assurément la redécouverte, ne serait-ce que pour cerner idéalement l’univers particulier de son auteur

ENTER LAUGHING (1967)

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Manu  le 10/09/2021 à 08:46
Réalisé par Carl Reiner
Avec José Ferrer, Shelley Winters, Reni Santoni, Elaine May, Janet Margolin.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 52min.
Année de production : 1967

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Enter laughing est le premier des 15 longs métrages cinématographiques signés par l’acteur, scénariste, producteur et réalisateur Carl Reiner entre 1967 et 1997. Adaptation de la pièce éponyme de Joseph Stein, elle-même adaptation de l’ouvrage semi-autobiographique du même nom de Carl Reiner, le film offre à l’acteur new yorkais Reni Santoni son premier rôle vedette sur grand écran. Il remplace ici Alan Arkin, qui avait crée sur les planches de Broadway le personnage de David Kolowitz, 4 ans plus tôt, sur une mise en scène signée Gene Saks. Beau coup d’essai derrière la caméra pour Carl Reiner que cette comédie portant définitivement la patte satirique de son auteur. Un titre qui laisse sans doute deviner ses origines théâtrales (comme ultérieurement certains travaux cinématographiques de Gene Saks ou Arthur Hiller) mais possède donc un caractère bien à lui, avec à la barre un réalisateur sachant parfaitement de quoi il parle, et, côté script, une matière suffisamment dense pour soutenir sans problème les presque 2 heures du métrage. Du cachet et de la matière, mais aussi une interprétation hautement savoureuse, en particulier d’Elaine May, en diva de seconde zone, et José Ferrer en théâtreux fauché mais (évidemment) débordant d’ambitions. Soit autant d’atouts permettant de hisser ce galop d’essai au niveau des plus belles réussites de Reiner réalisateur.

KILL CHAIN (2019)

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Manu  le 12/08/2021 à 18:35
Réalisé par Ken Sanzel
Avec Nicolas Cage, Anabelle Acosta, Enrico Colantoni, Ryan Kwanten, Eddie Martinez.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2019

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Kill chain est le quatrième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur Ken Sanzel. Coproduit par le vétéran en ce domaine Paul Hertzberg, le film, tourné en Colombie, se situe dans la carrière de Nicolas Cage entre le drame criminel Running with the devil de Jason Cabell et le thriller de type attaque animal, Primal, signé Nick Powell. Si j’en juge par son précédent Blunt force trauma et, aujourd’hui, cet honorable Kill chain, Ken Sanzel n’est pas le moins ambitieux des pourvoyeurs de direct-to-DVD du moment. Le bonhomme aime à travailler son ambiance et soigner ses personnages, quitte à prendre le temps pour cela. Une indéniable volonté de bien faire les choses et de personnaliser un brin son travail qui va ainsi de pair avec le soin appréciable chez le Nicolas Cage période post-star de toujours chercher à étoffer à l’écran des personnages généralement malmenés par une écriture bâclée. De tout ça, il y a donc dans ce récit choral pas trop mal pensé, évoluant avec un certain flair visuel dans le registre du néo-noir payant son petit - et tardif - tribut au cinéma de Tarantino et Walter Hill. Certes, on aurait aimé trouver plus de fond ici et moins d’assurance virile frimeuse, ainsi qu’une intrigue à suspense aux rouages moins mécaniques. Mais l’essentiel est quelque part assuré : on ne s’ennuie pas, et le petit numéro de dur à cuire fatigué de Cage parvient sans difficulté à occuper l’espace 90 minutes durant. Bref, avec un acteur tout aussi impliqué que Cage ici, mais plus d’humilité et un peu moins de recyclage, Ken Sanzel devrait peut-être pouvoir nous offrir un vrai bon film la prochaine fois…

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