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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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THE HALF LIFE OF TIMOFEY BEREZIN (2006)

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Manu  le 13/11/2019 à 09:52
Réalisé par Scott Z. Burns
Avec Paddy Considine, Radha Mitchell, Oscar Isaac, Jason Flemyng, Mélanie Thierry.
Film américain, anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2006
Titre français : Pu-239

Critique cinema  Critique film de Manu


The Half life of Timofey Berezin est la première réalisation du Scott Z. Burns, futur scénariste de (à ce jour) 4 films signés Steven Soderbergh, The Informant!, Contagion, Side effects et The Laundromat. Tourné en grande partie en Roumanie, le film compte d’ailleurs parmi ses producteurs exécutifs Soderbergh, ainsi que les acteurs George Clooney et Peter Berg.

Réalisée en vue d’une distribution en salles pour, finalement, être rachetée et diffusée sur la chaîne HBO, cette œuvre dénonciatrice forte et radicale, passée au bout du compte sous tous les radars, me semble représenter un éloquent témoignage de ce désengagement progressif du grand écran des sujets matures engagés, au profit de la petite lucarne et autres réseau de diffusion, constaté au cours des deux dernières décennies cinématographiques.

Rageant donc que ce titre n’ait connu qu’un si faible écho critique et public car cette adaptation du « PLU-239 and other russians fantaisies » du journaliste Ken Kalfus constitue un parfait complément à la récente mémorable mini-série Tchernobyl. On y retrouve la même intransigeance dans l’approche, clinique sans basculer dans la raideur rébarbative, se traduisant à l’écran par un récit à la fois poignant et haletant, remarquablement interprété par Paddy Considine et Oscar Isaac (dans son premier rôle cinématographique notable).

Instructif, percutant et empreint d’une touche de lyrisme d’une absolu noirceur, The Half life of Timofey Berezin est une réussite à redécouvrir, annonçant par ailleurs, en plus « brut de décoffrage », dans sa thématique comme couleur générale les futures associations Soderbergh / Burns.

Critique cinema Fiche film
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La chaîne Youtube Ciné Familia
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3.8
2.9
2.5
2.8
3.8
3.6
3.6
2.8
3.5
3.6
0.8
3.2
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THE ALFRED HITCHCOCK HOUR - LONELY PLACE (TV) (1964)

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Manu  le 11/11/2019 à 19:08
Réalisé par Harvey Hart
Avec Teresa Wright, Patt Buttram, Bruce Dern.
Moyen métrage américain
Genre : Thriller
Durée : 0h 48min.
Année de production : 1964

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Sixième épisode de la troisième et ultime saison de The Alfred Hitchcock hour, Lonely place marque la seconde participation du télé/cinéaste Harvey Hart à cette anthologie, de même que seconde collaboration à ce show de l’actrice Teresa Wright, par ailleurs vedette du Shadow of a doubt d’Hitchcock, 21 ans plus tôt. Notons enfin qu’en cette même année 1964, Bruce Dern apparaissait également dans le Marnie d’Hitchcock, avant de retrouver le maitre du suspense 9 ans plus tard à l’occasion de son dernier film, Family plot. Sans doute pas l’un des fleurons de la série, mais indéniablement un épisode qui fonctionne, à l’intrigue relativement linéaire mais riche d’une belle et progressive tension. C’est écrit avec soin, c’est réalisé avec un flair dans l’art de distiller le suspense, il va de soi, tout hitchcockien, et c’est excellemment interprété, en particulier par Bruce Dern, inquiétant à souhait dans un rôle de psychotique comme il s’en fera par la suite une spécialité, et la trop rare Teresa Wright. Pas très surprenant donc, mais mitonné aux petits oignons et relativement intense par moment. Bref, un épisode solide.

THE BEACH HOUSE (TV) (2018)

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Manu  le 11/11/2019 à 16:43
Réalisé par Roger Spottiswoode
Avec Minka Kelly, Andie MacDowell, Chad Michael Murray, Makenzie Vega, Donna Biscoe.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2018
Titre français : La Maison sur la plage

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The Beach house est l’adaptation du roman éponyme de Mary Alice Monroe, originellement publié en 2002. Cette production télé marque la troisième collaboration de Roger Spottiswoode avec la scénariste Maria Nation après Ice Bound en 2003 et A Street cat named Bob en 2016. Diffusé en exclusivité sur la chaîne Hallmark, The Beach house porte, sans grande surprise, tous les stigmates des productions confectionnées sous ce strict parrainage. A savoir d’emblée que, pour ceux qui y seraient allergiques, les bons sentiments et la romance à l’eau de rose y coulent à flots. Côté écriture, rien que de l’attendu et de l’insignifiance, niveau interprétation, de la transparence à tous les étages, et, hsitoire d’alourdir la préparation, une esthétique de publicité pour assurance vie et une omniprésente musique à 4 sous. Seule petite valeur ajoutée offerte par cette Beach house : la mise en scène du vétéran Spottiswoode, conférant un chouia d’ampleur à cet ensemble ultra calibré, en particulier dans sa gestion des séquences en extérieurs, qui exploitent plutôt bien les cinégéniques paysages de la côte sauvage géorgienne. Reste malgré tout, au bout du compte, une œuvrette survolant ce qu’elle nous raconte, à ranger tout au fond de la filmographie de son estimable réalisateur.

THE ALFRED HITCHCOCK HOUR - TRIUMPH (TV) (1964)

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Manu  le 08/11/2019 à 17:50
Réalisé par Harvey Hart
Avec Ed Begley, Jeanette Nolan, Maggie Pierce, Tom Simcox.
Moyen métrage américain
Genre : Thriller
Durée : 0h 48min.
Année de production : 1964

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Neuvième épisode de la troisième et dernière saison de la série The Alfred Hitchcock hour, Triumph marque la troisième participation du ciné/téléaste canadien Harvey Hart à ce show initialement diffusé sur les chaînes CBS puis NBC. Il s’agit de l’un des huit épisodes de ce programme écrit par Arthur A. Ross, coscénariste pour le grand écran du classique Creature from the black lagoon de Jack Arnold. Un épisode moyen, pour ne pas dire décevant, que ce Triumph. En cause l’écriture, plus que la mise en scène ou l’interprétation, d’excellente tenue comme, me semble-t-il, plus que régulièrement sur cette série. L’ensemble souffre en effet d’un aspect un peu bavard desservant un récit de type fable criminelle quant à lui sans grosse surprise, jusque dans sa tragique conclusion. Du travail bien emballé, non dénué d’une certaine tension et se laissant suivre agréablement jusqu’au bout, mais auquel manquent un peu de ce charme pervers et de ces petites montées d’adrénaline propres aux meilleurs épisodes de The Alfred Hitchcock hour.

O.G. (2018)

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Manu  le 08/11/2019 à 08:20
Réalisé par Madeleine Sackler
Avec Jeffrey Wright, Theothus Carter, William Fichtner, Boyd Holbrook, David Patrick Kelly.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 53min.
Année de production : 2018

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O.G. est le premier long métrage de fiction de la documentariste Madeleine Sackler. Il est écrit et coproduit par le dramaturge, scénariste et réalisateur Stephen Belber et marque la seconde réunion à l’écran des acteurs William Fichtner et David Patrick Kelly, 13 ans après le The Longest yard de Peter Segal, titre situé lui-aussi en milieu carcéral. Film indépendant distribué par HBO, O.G. est un drame carcéral se distinguant avant tout par son approche ultra documentée du sujet - la cinéaste aura d’ailleurs tourné en parallèle un pur documentaire dans la même prison, donnant cette fois la parole aux prisonniers eux-mêmes. A ce titre, loin des clichés et du pathos, l’œuvre ne cherche clairement l’effet de surprise ou l’approche coup de poing. Sobriété et droiture sont ici les maître-mots. Toutefois l’authenticité de cette œuvre s’intéressant plus spécifiquement à la préparation « mentale » des prisonniers bons pour le retour à la vie civile n’est toutefois pas son unique qualité. L’univers en circuit fermé de la prison y est certes décrit avec une minutie rarement croisée dans une œuvre de fiction comme celle-ci, mais O.G. ne s’interdit pas non plus une dramaturgie forte comme un discret lyrisme tragique, laissant deviner le « métier » de son talentueux scénariste à travers les quelques troublantes divagations introspectives du personnage central ou, plus généralement, la force et précision des échanges verbaux, donnant lieux à plusieurs séquences émotionnellement particulièrement intense (la confrontation thérapeutique de Louis avec un parent de sa victime, en particulier). Une remarquable réussite donc, à l’interprétation épatante, dont on ne peut juste que regretter qu’elle n’ait pas bénéficié d’une sortie en salles ou, à défaut, rencontré plus d’échos lors de sa présentation en exclusivité sur HBO.

THE LIMEY (1999)

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Manu  le 06/11/2019 à 08:39
Réalisé par Steven Soderbergh
Avec Terence Stamp, Lesley Ann Warren, Luis Guzmán, Peter Fonda, Barry Newman.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1999
Titre français : L'anglais

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The Limey est le huitième long métrage cinématographique de Steven Soderbergh. Le film marque la seconde collaboration du cinéaste avec le scénariste Lem Dobbs, 8 ans après l’inclassable Kafka. Le film marque l’unique réunion à l’écran des icônes sixties Terence Stamp et Peter Fonda, bien que l’un et l’autre soient apparus dans le film à sketchs de 1967, Histoires extraordinaires, le premier dans le segment de Federico Fellini, le second dans celui de Roger Vadim aux côtés de sa sœur Jane. Ce ne sont certainement pas les réussites qui manquent au sein de la riche filmographie de Steven Soderbergh, mais ce second essai cinématographique du réalisateur dans le domaine du neo-noir possède quelque d’un peu à part, le situant sensiblement au-dessus du lot. Un sentiment lié, déjà, à l’originalité matricielle de l’œuvre dans ses choix de mise en scène et, plus exactement, sa construction scénaristique. The Limey s’impose en effet, à mes yeux, comme l’un des possibles modèles du cinéma américain des années 2000 dans sa proposition de narration éclatée contournant brillamment la dangereuse linéarité, sur le papier du moins, de ce récit de vengeance. Une approche audacieuse pour l’époque, et incontestablement payante, conférant une complexité et épaisseur inédite aux personnages, approche que l’on retrouvera non seulement régulièrement dans le cinéma de Soderbergh, mais dans laquelle le cinéma de genre US puisera régulièrement son inspiration par la suite, me semble-t-il. L’autre particularité de ce Limey tient peut-être à ce qu’il s’agit d’une œuvre étonnamment peu cérébrale de part de son auteur, convoquant l’émotion pure comme trop sporadiquement dans sa filmographie, comme pour conjurer l’aspect par trop attendu et vindicatif de son sujet. Enfin, The Limey, c’est aussi une interprétation de haut vol. Des acteurs formidablement dirigés, se voyant offrir des rôles mémorables. Avec, à la base de ce succès, du côté des auteurs, cette volonté finement réfléchie d’étoffer leur légende, de les humaniser tout en renforçant leur aura iconique, plutôt que de chercher à les réinventer. Il en va ainsi des prestations livrées par Terence Stamp et Peter Fonda, exceptionnels l’un et l’autre, mais également de celles de Barry « Vanishing point » Newman, Lesley Ann Warren et Joe Dallesandro. Bref, un immanquable de la filmographie de Sodebergh, déjà épatant à sa sortie, devenu 20 ans plus tard, en toute discrétion, un titre de référence.

THE SWEET RIDE (1968)

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Manu  le 03/11/2019 à 18:39
Réalisé par Harvey Hart
Avec Anthony Franciosa, Michael Sarrazin, Jacqueline Bisset, Bob Denver, Michael Wilding.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1968
Titre français : Fureur à la plage

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The Sweet ride est le second long métrage cinématographique du canadien Harvey Hart - quatrième, si l’on y ajoute Dark intruder et Sullivan’s empire, œuvres initialement produites pour le petit écran mais, finalement, distribuées en salles. Le film est écrit par Tom Mankiewicz, futur scénariste de pas moins de 3 James Bond (période Connery / Moore) ainsi que du Cassandra crossing de George Pan Cosmatos. Il adapte le roman éponyme de William Murray, publié 1 an auparavant. Bel exemple de film que l’on aurait du mal à qualifier d’aboutissement cinématographique tant il ratisse (bien trop) large d’un point de vue scénaristique et souffre, dans sa forme-même, d’une évidente dichotomie, mais qui, de par cet aspect bric-à-brac / dysfonctionnel, s’élève justement au-delà du tout-venant pour proposer quelque chose d’assurément stimulant. Ultime production du vétéran hollywoodien d’origine hongroise Joe Pasternak, The Sweet ride est l’un de ces films de studio bâtis dans l’urgence d’un renouvellement de fond imposé aux grands studios, à la fin des années 60, à la fois par l’émergence du film de télévision, concurrent direct de l’œuvre de cinéma, et l’implosion fatale de la censure sur grand écran, ouvrant la voie à un cinéma grand public plus radical et explicite, alors représenté par Bonny and Clyde et The Graduate. Soit une période bouillonnante que le film d’Harvey Hart saisit en définitive parfaitement, quand bien même il le fait en nous en retranscrivant - à son corps quelque peu défendant - la confusion générée dans les esprits par les multiples bouleversement sociaux de l'époque, bien plus que les motivations et revendications. The Sweet ride, c’est donc un petit peu l’improbable rencontre du film de plage du début des années 60 et du Nouvel Hollywood, dopé au cinéma d’exploitation cormanien avec sa bande de bikers neo-nazis en guest stars. Alors certes on ne se risquera pas à dire que la greffe prend - Comment le pourrait-elle ? - mais le résultat mérite assurément le détour, ne serait-ce que parce qu’il désarçonne régulièrement, déjoue régulièrement nos attentes en mélangeant le convenu et le surprenant, aussi bien dans le portrait de son personnage masculin principal, offrant l’un de ses meilleurs rôles à Anthony Franciosa, que dans sa mise en forme, aspirant à une certaine liberté, comme le seront d’ailleurs la plupart des réalisations cinématographique d’Harvey Hart de la période seventies, tout en demeurant assez fermement ancré dans un savoir-faire, une approche sobrement télévisuelle, caractéristique de la majeure partie de l’œuvre du réalisateur de The Pyx. Au final, un curieux mais joli film, qui certes part un peu dans tous les sens mais étonne constamment et finit même par convaincre, et émouvoir, dans sa dernière ligne droite.

DARK HONEYMOON (2008)

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Manu  le 03/11/2019 à 10:54
Réalisé par David O'Malley
Avec Lindy Booth, Nick Cornish, Roy Scheider, Tia Carrere, Daryl Hannah.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2008
Titre français : Blood bride, les noces de sang

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Dark honeymoon est la sixième réalisation de David O’Malley, scénariste, dans tout autre genre, du Fatal instinct de Carl Reiner et cinéaste indépendant à l’œuvre, me semble-t-il, totalement inédite ayant jusqu’alors essentiellement œuvré dans le registre du divertissement familial et de la comédie, avec notamment à son actif un Easy Wheels de 1989, co-écrit et co-produit par Sam Raimi, que je serais bien curieux de découvrir. Dark Honeymoon marque donc un changement de cap pour son auteur puisqu’il nous embarque cette fois dans un thriller horrifique frappant avec insistance à la porte de tonton Hitch, avec pour cibles principales rien de moins que Rebecca et Psycho. Le bonhomme ayant un peu de métier, cela s’en ressent dans la mise en boite de son bébé. Son Dark honeymoon est ainsi un produit filmé sans génie, sans grand moyen et sans trop de personnalité mais faisant preuve d'un minimum de soin au niveau des cadres ainsi que d'une certaine ironie dans l'approche, présente aussi bien du côté de la réalisation que de l’écriture. Le rythme est assez posé (dira-t-on poliment) et, sorti de quelques effets de montage flashy à la mode 2000, évoque finalement plutôt l'un de ces petits direct to vidéo de la fin des années 80 tirant méchamment sur le téléfilm de milieu d'aprèm. Quant à l’histoire, bien qu'à la fois peu crédible, guère surprenante (jusque dans son inévitable twist de dernière bobine) et surtout approchée avec beaucoup trop de prudence par O’Malley dans ses aspects les plus sombres, elle parvient à soutenir l'attention du spectateur. Par ailleurs, il est dommage que O'Malley n'ait pas tenté de développer la piste de la folie religieuse au sein de son script car il y avait là matière à un spectacle un peu plus original, lequel, entre les mains d’un Paul Leder par exemple, aurait pu transformer le tout en produit d'exploitation autrement plus relevé. Enfin, si l’interprétation tient la route dans l’ensemble, il va sans dire que le jeu sans nuance du couple d’acteurs principaux, Lindy Booth et Nick Cornish, n'est pas ce que l'on retient du film à ce niveau. On leur préfèrera les apparitions de Daryl Hannah, Eric Roberts, Tia Carrere ou, dans son avant-dernière apparition à sur grand écran, Roy Scheider, lequel - et c’est sans doute ce qui m’a fait le plus plaisir à la vision du film - hérite ici, mine de rien, d’un rôle étonnement consistant, en flegmatique propriétaire de motel. Mal fagoté, mollasson et sans trop le sou, mais malgré tout regardable.

LIKE CRAZY (2011)

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Manu  le 03/11/2019 à 08:06
Réalisé par Drake Doremus
Avec Anton Yelchin, Felicity Jones, Jennifer Lawrence, Charlie Bewley, Chris Messina.
Film américain
Genre : Romance
Durée : 1h 26min.
Année de production : 2011
Titre français : A la folie

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Like crazy est le troisième long métrage cinématographique du californien Drake Doremus. Le film est coécrit par Doremus et Ben York Jones, avec lequel le cinéaste collaborera de nouveau sur son film suivant, Breathe in, également interprété par l’anglaise Felicity Jones. Notons par ailleurs qu’il s’agit du second film réunissant à l’écran Anton Yelchin et Jennifer Lawrence après The Beaver de Jodie Foster, sorti la même année sur le territoire américain. En ce qui me concerne une belle et inattendue réussite, qui aurait largement mérité une sortie en salles chez nous. D’une intrigue de drame romantique d’une exemplaire banalité, Drake Doremus tire en effet quelque chose d’assez inédit et tout à fait personnel dans le genre. Une réussite qui passe avant tout par une écriture et mise en scène à fleur de peau, transcendant les codes de ce type de récit en 3 actes. Sans tomber (selon moi) dans le maniérisme, Like crazy joue ainsi avec intelligence et brio de la banalité des situations qu’il nous expose. Certes l’œuvre ne donne pas dans la révélation fracassante en nous décrivant une relation amoureuse démarrant dans l’euphorie pour bientôt se trouver confrontée à la plus difficile épreuve qui soit dans ce domaine : la lutte contre le temps qui passe. Mais la grande délicatesse et justesse de son approche, le film atteint immédiatement l’universalité requise pour toucher directement et simplement le plus grand nombre. Bref, clairement l’un des grands films romantiques américain des années 2010, avec au passage une Felicity Jones renversante, dont il est quasi impossible de ne pas tomber amoureux dans ce rôle.

HIDDEN FEAR (1957)

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Manu  le 02/11/2019 à 07:41
Réalisé par André De Toth
Avec John Payne, Alexander Knox, Conrad Nagel, Natalie Norwick, Anne Neyland.
Film américain, danois
Genre : Policier
Durée : 1h 20min.
Année de production : 1957

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Hidden fear se situe dans la carrière du cinéaste d’origine hongroise André De Toth entre le biopic sportif Monkey on my back et le thriller d’espionnage The Two-headed spy avec Jack Hawkins. Cette coproduction américano-danoise, intégralement tournée au Danemark, marque la troisième et avant-dernière collaboration de De Toth avec l’acteur canadien Alexander Knox. 4 ans après Crime wave, André De Toth revient au film noir via cette intrigue policière mixant histoire de fausse coupable à innocenter et trafic de faux billets tout en offrant au sympathique lead fifties John Payne son dernier rôle cinématographique vedette. Modeste programme rehaussé par un décor pour le moins inédit dans le genre : Copenhague et ses environs. Verdict : Hidden fear n’est clairement pas ce que André de Toth à fait de plus marquant sur sa fin de carrière. Pour autant, l’ensemble tient plus que correctement la route et s’avère même très agréable à suivre dans l’ensemble. Curieusement, outre sa belle photographie noir et blanc, l’atout principal de l’œuvre, à savoir son cadre « exotique », se trouve également être l’élément desservant le plus celle-ci. Soit un côté carte postale un rien trop prononcé qui attenu régulièrement, dans son aspect digressif, l’intensité du suspense tout en participant très largement au plaisir procuré par l’œuvre. Paradoxe tout entier résumé dans ce dernier quart d’heure, longue course-poursuite certes fort bien fichue et indéniablement dépaysante, mais flirtant aussi constamment avec l’approche « dépliant touristique ». Bref, un film noir de type récréatif, manquant de relief dans ce qu’il raconte mais proposant à travers son impeccable exécution un parfait témoignage du savoir-faire de son réalisateur.

THE HUMANITY BUREAU (2017)

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Manu  le 01/11/2019 à 10:12
Réalisé par Rob W. King
Avec Nicolas Cage, Sarah Lind, Jakob Davies, Hugh Dillon, Vicellous Shannon.
Film canadien, américain, anglais
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2017

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The Humanity bureau est le troisième long métrage cinématographique de l’américain Rob W. King. Il est écrit par le canadien Dave Schultz et se situe dans la filmographie de Nicolas Cage entre la comédie horrifique Mom and dad de Brian Taylor et « l’ovni » Mandy de Panos Cosmatos. Contre tout attente, voilà un petit Nic flick destiné avant tout au marché domestique qui sort un peu de la médiocrité dans laquelle baignent malheureusement bon nombre des récents efforts de la star déchue. L’atout principal de cet honorable Humanity bureau : son script, signé par le scénariste et réalisateur de l’attachant 45 R.P.M., Dave Schultz. Partant déjà d’un pitch d’anticipation pas inintéressant du tout, qui s’attaque au passage ouvertement à l’Amérique de Trump (on peut même le croiser en photo au détour d’un plan), celui-ci opte très intelligemment pour un traitement relativement minimaliste, avant tout axé sur le dialogue, de bonne tenue générale, et les personnages, pas très fouillés certes mais jamais irritants non plus, avec même un petit brin de personnalité pour certains. Rob W. King tire en outre excellemment parti des paysages désertiques de la Colombie britannique, dans lesquels se déroule l’essentiel de l’intrigue, parvenant à créer un monde futuriste relativement crédible, ou plus exactement que l’on ne cherche jamais vraiment à remettre en question. Bref, autant de décisions scénaristiques et artistiques bien réfléchies qui se révèlent tout à fait payantes au bout du compte, l’œuvre se laissant très agréablement suivre. Soit, par conséquent, une bonne raison de regretter la médiocrité des rares effets visuels auxquels celle-ci a finalement recours et le total manque de panache des quelques séquences d’action de la seconde moitié du récit, sentant carrément le travail contraint du côté de la mise en scène. Imparfait donc, mais plutôt adroitement conçu dans l'ensemble et, surtout, très honorable du côté de l’écriture. Avec The Frozen ground et Dying of the light, probablement l’autre titre à retenir au sein de la récente filmo DTV de Nicolas Cage.

7 DONNE PER I MAC GREGOR (1967)

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Manu  le 31/10/2019 à 16:37
Réalisé par Franco Giraldi
Avec David Bailey, Agatha Flory, Leo Anchoriz, George Rigaud, Roberto Camardiel.
Film italien, espagnol
Genre : Western
Durée : 1h 44min.
Année de production : 1967
Titre français : Les Sept écossais explosent

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7 donne per i Mac Gregor est le troisième long métrage cinématographique signé par Franco Giraldi, ancien assistant de Carlo Lizzani, Sergio Corbucci et Sergio Leone notamment. Comme le laisse deviner son titre, il s’agit de la suite du 7 pistole per i MacGregor réalisé par le même Giraldi 1 an plus tôt. Notons que c’est ici le sixième film convoquant (entre autre) à l’écriture le binôme Fernando Di Leo / Enzo Dell’Aquila. Belle affiche que celle de ces 7 donne per i Mac Gregor pour un résultat mineur - eu égard à cette même affiche - mais bien emballé et divertissant d’un bout à l’autre. Le détournement du classique western hollywoodien s’y voit exécuté avec pas mal d’humour, en plus de l’habituelle petite touche revendicative propre à la plume de Di Leo bien présente. On appréciera donc tout autant le militantisme bienveillant de cette intrigue quasi prétexte, prônant l’émancipation de la femme au sein d’un monde régi par des hommes souvent bien moins futés qu’ils ne le pensent que l’habileté de Giraldi à ironiser sur les codes du genre westernien tout en lui empruntant son goût des grands espaces via une mise en scène tirant le meilleur d’impressionnants décors espagnols. En résumé, en spaghetti léger dans le ton (plus que dans l’humour, d’ailleurs), sympathiquement inconsistant mais ne manquant d’une certaine allure.

A CHRISTMAS VISITOR (TV) (2002)

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Manu  le 31/10/2019 à 09:37
Réalisé par Christopher Leitch
Avec William Devane, Meredith Daxter, Dean McDermott, Regan Pasternak, Lindy Booth.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2002
Titre français : Le Visiteur de Noël

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A Christmas visitor se situe dans la filmographie du scénariste et réalisateur Christopher Leitch entre deux autres productions télé, Three blind mice, adaptation d’un roman d’Ed McBain, et le drame The Survivors club, interprété par Jacqueline Bisset et Roma Downey. Coécrit par l’également réalisateur David Saperstein, le film marque la seconde et dernière collaboration de Leitch avec l’actrice Meredith Baxter, 2 ans après le thriller romantique The Wednesday woman. Ciné/téléaste ayant approché tous les genres ou presque au cours de ses 35 ans de carrière, Christopher Leitch ne pouvait décemment esquiver le florissant sous-genre télévisuel du conte de Noël. Chose faite donc avec ce Christmas visitor… et plutôt bien faite, a-t-on envie d’ajouter de suite. Voilà en tout cas un téléfilm de fêtes de fin d’année qui surprend quelque peu par sa tonalité globalement sobre, voire même carrément sombre par moment. Très correctement écrit dans l’ensemble, l’œuvre bénéficie en outre d’une prestation très concernée du souvent excellent William Devane, laquelle prestation joue beaucoup dans cette impression de solidité et honnêteté dégagée par le produit fini. Autant de modestes mais réelles qualités qui font évidemment regretter le caractère totalement anonyme de la réalisation de Leitch, incapable de proposer davantage qu’une illustration strictement professionnelle de son sujet. En résulte une oeuvre limitée dans l'impact émotionnel qu'elle cherche à atteindre, mais malgré tout plutôt dans le haut du panier de la fable de Noël « à la Capra ».

WHY HIM? (2016)

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Manu  le 30/10/2019 à 11:31
Réalisé par John Hamburg
Avec James Franco, Bryan Cranston, Zoey Deutch, Cedric the Entertainer, Tangie Ambrose.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 51min.
Année de production : 2016
Titre français : The Boyfriend: Pourquoi lui ?

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Why him? est le quatrième long-métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur John Hamburg. Coécrit par Hamburg d’après une histoire cosignée Jonah Hill, le film est notamment coproduit par Hill, Shawn Levy et Ben Stiller. Notons à ce titre qu’Hamburg a précédemment écrit ou coécrit plusieurs films interprétés par Stiller, dont le Meet the parents de Jay Roach et ses deux suites. Nouvelle comédie de John Hamburg axée sur le thème des liens familiaux et sentimentaux, Why him? arrive un peu trop tard dans la filmographie de ses principaux instigateurs pour ne pas sentir, avant même la découverte de l’œuvre elle-même, un peu trop le réchauffé. Après, une bonne surprise n’ėtant évidemment jamais exclue, et la distribution envoyant tout de même un message plutôt rassurant au spectateur, je demandais quand même à juger sur pièce. Malheureusement, l’œuvre ne parvient jamais vraiment à surmonter l’écueil du déjà-vu. Impression renforcée par une réalisation tout ce qu’il y a de plus lambda, Why him? tourne ainsi pas mal en rond la plupart du temps. En dépit de l’indubitable énergie déployée par les comédiens, le film se traine mollement au grès des situations comiques gentillettes et attendues jusqu’à son final qui, quant à lui, tire assez scandaleusement en longueur pour un produit calibré de cette envergure. Pas un mauvais moment dans l’ensemble, les comédiens assurant tout de même correctement le show, mais clairement en petite forme du côté du script comme de la réalisation.

EL CAMINANTE (1979)

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Manu  le 30/10/2019 à 10:20
Réalisé par Jacinto Molina
Avec Paul Naschy, Sara Lezana, David Rocha, Ana Harpo, Blanca Estrada.
Film espagnol
Genre : Epouvante
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1979
Titre français : Le Voyageur

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El Caminante est la quatrième réalisation de l’acteur espagnol Paul Naschy, de son vrai nom Jacinto Molina. Le film est écrit par Naschy lui-même et le romancier Eduarda Targioni. Il marque la troisième collaboration à l’écran de l’acteur - scénariste – réalisateur avec la starlette Blanca Estrada. Seconde réalisation de Paul Naschy que je découvre après Inquicision, son premier essai sorti 2 ans plus tôt, El Caminante (traduction littérale : Le Marcheur) milite là-encore pour une plus large diffusion des travaux derrière la caméra de ce pilier du bis ibérique. Contre toute attente, ce drôle de mélange de comédie paillarde et de film d‘épouvante satanique fonctionne en effet relativement bien. Certes El Caminante souffre par endroit d’un budget dévoilant d’évidentes limites, contraignant Naschy à faire l’impasse sur le souffle que réclamerait ce récit picaresque pour fonctionner à plein régime. Mais, composant à défaut assez habilement avec cette contrainte, son auteur parvient à offrir une œuvre non moins intéressante dans son approche tout à fait personnelle, malicieuse et frondeuse, de l’Histoire espagnole via une intrigue de genre qui ne manque jamais ni d’idée ni de rythme. Pas beaucoup d’argent à l’écran donc, mais un film enlevé et malin, comédie érotico-horrifique bien noire qui ne manque assurément pas de cachet.

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