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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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FENCES (2016)

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Manu  le 23/01/2020 à 19:33
Réalisé par Denzel Washington
Avec Denzel Washington, Viola Davis, Stephen McKinley Henderson, Russell Hornsby, Mykelti Williamson.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 2h 19min.
Année de production : 2016

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Fences est le troisième long métrage cinématographique signé par l’acteur Denzel Washington. Le film est l’adaptation de la pièce éponyme du dramaturge August Wilson, pièce que Washington et sa partenaire à l’écran, Viola Davis, avaient d’ailleurs joué à Broadway au début des années 2010. Notons également que Viola Davis a obtenu pour ce rôle l’oscar du meilleur second rôle féminin en 2017.

Metteur en scène, disons de cœur, peut-être plus que de talent, Denzel Washington signe des films à son image : dignes, sincèrement généreux mais également un peu trop sage, voire appliqués. Ainsi la petite réussite de ce Fences, comme de ses 2 précédentes réalisations, repose-t-elle finalement beaucoup plus sur la qualité de son interprétation et le talent intelligemment mis à profit des différents collaborateurs de Washington que la force de sa mise en scène, trop mesurée, trop timide en définitive.

Un beau film - peut-être le meilleur de Washington à ce jour - mais qui reste dans l’ombre du cinéma de Lumet, manque de fièvre, trébuche au final sur une durée excessivement longue sans totalement parvenir à s’émanciper de ses racines théâtrales.

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2.5
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PROFESSOR MARSTON AND THE WONDER WOMEN (2017)

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Manu  le 23/01/2020 à 11:24
Réalisé par Angela Robinson
Avec Luke Evans, Rebecca Hall, Bella Heathcote, Connie Britton, Oliver Platt.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2017
Titre français : My wonder women

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Professor Marston and the wonder women est le troisième long métrage cinématographique de la productrice, scénariste et réalisatrice afro-américaine Angela Robinson. Le film est écrit par Robinson et se situe dans la carrière de l’anglais Luke Evans entre le The Fate of the furious de F. Gary Gray et le thriller 10x10 de Suzi Ewing. Il s’agit par ailleurs du troisième film réunissant à l’écran Rebecca hall et Oliver Platt après Frost/Nixon en 2008 et le Please give de Nicole Holofcener, deux ans plus tard. Disparue des radars cinématographiques depuis son marrant Herbie fully loaded, signé 13 ans auparavant, Angela Robinson nous revient avec ce biopic romantico-militant au sujet des plus riches et intéressants sur le papier, hype s’il en est, puisque nous parlant de ménage à trois et de mélange des affinités sexuelles. Dans l’air du temps donc, ce Professor Marston and the wonder women, et d’une tout de même assez inattendue ouverture d’esprit pour un film hollywoodien de cette envergure. De quoi forcer notre respect et sympathie, mais pas notre aveuglement quant aux lacunes qu’affichent parallèlement l’œuvre. Car si le film mérite d’être salué dans le discours, on ne saurait pour autant en excuser la grande platitude, que ce soit du côté de l’écriture comme de la réalisation. Un traitement désuet, académique, qui ruine malheureusement partiellement l’affaire, empêchant notamment toute implication émotionnelle réelle du spectateur. Bref, en résumé, du courage dans les ambitions mais aucune idée cinématographique pour faire vivre celles-ci.

ZENABEL (1969)

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Manu  le 23/01/2020 à 07:35
Réalisé par Ruggero Deodato
Avec Lucretia Love, John Ireland, Lionel Stander, Mauro Parenti, Elisa Mainardi.
Film italien
Genre : Aventure
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1969

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Sixième réalisation en solo de la future sommité du bis à l’italienne Ruggero Deodato, Zenabel est coécrit par le débutant Gino Capone, qui travaillera par la suite avec Stelvio Massi, Mariano Laurenti, Lucio Fulci, Salvatore Samperi ou encore Carlo Lizzani. Le film est à la fois produit et interprété par Mauro Parenti, alors époux de l’actrice principale, l’américaine Lucretia Love. Comédie érotique en costumes comme le cinéma bis italien s’en ait fait une micro spécialité au tournant des années 70, Zenabel ne donne malheureusement pas une flatteuse image de ce sous-sous-genre. Car en dépit d’une interprétation relativement convenable - lâchant toutefois un peu trop la bride à cet incorrigible cabotin de Lionel Stander – et d’une très belle partition musicale romantique de Bruno Nicolaï (dirigée par Morricone), la sensation générale, ici, est celle d’un film bricolé au p’tit bonheur la chance. Totalement dépourvue de rythme comme de souffle, cette aventure à la réalisation hasardeuse souffre de surcroit d’une écriture tout aussi malheureuse, confondant l’aventure échevelée avec le fourre-tout à l’avenant et le picaresque avec la gaudriole semi-improvisée. Bref, un mauvais film à peine sympathique, tout juste sexy, par ailleurs assaisonné d’inserts hard dans sa version française qui en rajoutent un peu plus dans l’aspect bric-à-brac amateur de l’ensemble.

PROBLEMOS (2017)

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Manu  le 22/01/2020 à 08:06
Réalisé par Eric Judor
Avec Eric Judor, Blanche Gardin, Youssef Hajdi, Michel Nabokoff, Celia Rosich.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 25min.
Année de production : 2017

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Problemos est le troisième long métrage cinématographique réalisé par Eric Judor après Seul two en 2008 (signé avec son comparse Ramzy Bedia) et La Tour 2 contrôle infernale en 2016. Il s’agit en revanche de ses premières réalisations dont il ne cosigne pas le scénario, celui-ci étant écrit par Noé Debré, précédemment coscénariste du Deephan de Jacques Audiard, l’actrice / humoriste Blanche Gardin. Dans l’océan de mornes comédies françaises conçues à la va-vite déferlants sur chaque année sur nos écrans, voilà l’une des rares exceptions d’essais comiques hexagonaux racontant quelque chose d’intéressant avec talent. Certes, dans la forme, cela reste tout ce qu’il y a plus lambda. Mais au moins ici on rit, on est intrigué et l’on ne s’ennuie jamais. Sorte de comédie post-apocalyptique (rejoignant à ce titre le premier film Judor, Seul two, qui reposait lui-aussi sur un pitch à caractère science-fictionnel), Problemos n’a donc pas peur de surprendre ni de faire grincer quelques dents, dans sa satire un rien féroce de la « bobologie » écolo n’épargnant aucun de ses personnages. Bref, allons-y carrément : l’une des meilleures comédies françaises de ces dernières années (la compétition n’étant pas d’un très haut niveau, il est cependant vrai).

DEATH IN LOVE (2008)

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Manu  le 20/01/2020 à 09:16
Réalisé par Boaz Yakin
Avec Josh Lucas, Lukas Haas, Jacqueline Bisset, Monica Baccarin, Adam Brody.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2008
Titre français : Les ombres du passé

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Death in love est le cinquième long métrage cinématographique du new yorkais Boaz Yakin. Le film se situe dans la carrière derrière la caméra de cet également producteur et scénariste (du The Punisher de Mark Goldblatt et The Rookie de Clint Eastwood notamment) entre la comédie dramatique Uptown girls, avec Brittany Murphy le film policier urbain Safe, interprété par Jason Statham. Carrière pleine de surprises que celle du multicartes Boaz Yakin, si l’on songe que 4 ans avant ce très torturé drame psychologique new yorkais sur fond d’holocauste, on retrouve ce dernier au générique du Dirty dancing: Havana nights de Guy Ferland, et 2 ans plus tard, à celui du blockbuster Prince of Persia: Sands of time ! Etonnante capacité d’adaptation donc, et preuve, 14 ans après le très réussi film de ghetto Fresh, que Yakin n’ambitionne pas qu’à divertir son spectateur. Ce dernier porte aussi en lui de plus grandes ambitions, passant par des travaux comme ce Death in love Se voulant donc plus sombre, plus dense, plus introspectif que tout ce qu’a pu faire Yakin jusqu’alors, Death in love se révèle malheureusement beaucoup plus pénible à regarder surtout. Une chose est sûre : une fois passée les quelques peu hallucinantes 10 premières minutes, on comprend que l’on est parti pour souffrir nous-même le martyr tout au long de ce drame en chambre abordant le thème de la transmission des maux maternels. Bref, on aimerait saluer l’effort, mais face à tant de personnages antipathiques et situations gênantes, face à tant de glauque forcé, de noirceur appuyée et de sérieux maladroitement amené, l’irritation prend vite le dessus, quand bien même Josh Lucas, Lukas Haas et Jacqueline Bisset méritent clairement quelques éloges pour l’implication plus qu’estimable dont ils font ici preuve. Bref, une véritable épreuve, avec d’excellents acteurs qui se donnent à fond pour rien.

KONG: SKULL ISLAND (2017)

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Manu  le 19/01/2020 à 08:00
Réalisé par Jordan Vogt-Roberts
Avec Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Brie Larson, John C. Reilly, John Goodman.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2017

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Kong: Skull island est le second long métrage cinématographique de Jordan Vogt-Roberts après The Kings of summer, sortie en 2013. Inspiré du personnage-titre créé par Merian C. Cooper et le prolifique romancier anglais Edgar Wallace, le film est notamment coécrit par le scénariste et réalisateur Dan Gilroy et Max Borenstein, précédemment scénariste du Godzilla de Gareth Edwards. Il s’agit par ailleurs du second film réunissant à l’écran John Goodman et Samuel L. Jackson après Sea of love, en 1989. Beau carton au box-office pour cette nouvelle aventure du roi Kong, placée sous le signe de l’hommage au cinéma américain des années 70 en général, et à Apocalypse now en particulier. Soit de quoi retenir toute l’attention du cinéphile trentenaire et plus. Ainsi, pour qui maîtrise le sujet, force est de reconnaitre qque, dans l’ambiance sonore, les pistes narratives et les décors, on y est bel et bien, avec en prime, l’excitation de voir associé ce cinéma que l’on aime tant à l’un des héros mythiques du cinéma de notre enfance. Une promesse plus que séduisante sur le papier, qui ne reste malheureusement qu’à l’état de promesse, tant le résultat s’éloigne radicalement du cinéma qu’il prétend honorer. Car si l’emballage vous en met plein les mirettes, il n’en va pas de même du contenu, qui donne seulement l’impression de manger sans vergogne à tous les râteliers. On baigne même carrément dans le foutage de gueule complet au niveau du script, multipliant situations ineptes et personnages uniformément dessinés d’un seul et maladroit trait de serpette rouillée. Alors certes l’ensemble relève indéniablement de la réussite technique et visuelle et enquille les situations spectaculaire(ment improbable)s à un rythme tel qu’on prend tout de même un peu de plaisir au passage. Mais cela reste une grosse et bruyante machine façon Roland Emmerich, sans âme aucune et gentiment idiote.

LAMB (2015)

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Manu  le 17/01/2020 à 08:45
Réalisé par Ross Partridge
Avec Ross Partridge, Oona Laurence, Jess Weixler, Tom Bower, Scoot McNairy.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2015

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Lamb est le second long métrage cinématographique de l’acteur Ross Partridge. Adaptation du roman éponyme de Bonnie Nadzam, le film est écrit par Partridge lui-même. Cette petite production indépendante a été tournée en 18 jours seulement, entre Denver, dans le Colorado, et la région de Laramie, Wyoming. Ross Partridge avait signé au tout début des années 2000 un intéressant drame criminel à petit budget, Interstate 84, avant de revenir à son métier d’acteur. Quinze ans plus tard, avant probablement à peine plus de dollars en poche, il confirme via ce Lamb sa petite patte d’auteur torturé à l’aise dans le trouble et les errements de l’âme. Portrait d’un homme à la dérive et d’une fillette délaissée par son entourage, Lamb navigue ainsi la voie seventies du road movie existentiel en le mâtinant d’un suspense volontairement dérangeant dans le fond, dès lors qu’on ne nous explique jamais vraiment les raisons de l’attachement du personnage principal à cet enfant. Un film sur le fil de rasoir donc, qui tient joliment son pari jusqu’au bout, aidé par des prestations convaincantes - la gamine est plutôt très bien - une très belle utilisation de décors naturels - les paysages de la séquence située dans le Wyoming sont de ceux qui vous reste automatiquement en tête - et, donc, une écriture trouvant le bon équilibre dans son mélange d’introspection et de mystère sans tomber dans le nébuleux et l’assommant. Un beau petit film, bien pensé, bien exécuté, juste peut-être un peu trop mystérieux au final pour convaincre totalement.

211 (2018)

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Manu  le 16/01/2020 à 16:50
Réalisé par York Alec Shackleton
Avec Nicolas Cage, Sophie Skelton, Michael Rainey Jr., Dwayne Cameron, Ori Pfeffer.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 26min.
Année de production : 2018
Titre français : Code 211

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211 est le quatrième long métrage de fiction de l’ancien snowboarder professionnel York Alec Shackleton. Coproduit par l’incontournable Avi Lerner et le réalisateur Isaac Florentine, le film se situerai dans la filmographie de Nic Cage quelque part entre le Looking glass de Tim Hunter et le Between worlds de Maria Pulera. Il a été intégralement tourné en Bulgarie, dans la région de Sofia. On est d’accord que tout n’est pas à jeter dans la foisonnante carrière DTV actuelle de Nicolas Cage. Certains relèvent même presque de la bonne surprise, comme The Frozen ground ou The Humanity bureau. 211, quant à lui, ne se range malheureusement pas dans cette catégorie, allant même directement se classer, à l’inverse, parmi le pire du pire de la filmo de Cage aux côtés de l’épouvantable Left behind de Vic Armstrong. En d’autres termes, 211 est donc une purge sans nom. Un film de braquage vaguement choral dans lequel il n’y a pas grand-chose, sinon rien à sauver. Mise en scène à l’épate faisant juste pitié, écriture d’une médiocrité, absence d’inspiration telle que l’implication du spectateur ne peut survivre au premier quart d’heure du film, laissant alors place à un ennui agacé et interprétation sans saveur dans le meilleur des cas, le tout coincé dans des décors d’Europe de l’Est simulant vainement l’Amérique rurale. En résumé, un titre bâclé et navrant, plus mauvais encore que certains récents travaux du binôme infernal Seagal / Keoni Waxman. C’est dire le niveau !

THE FORGER (2014)

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Manu  le 16/01/2020 à 09:25
Réalisé par Philip Martin
Avec John Travolta, Christopher Plummer, Tye Sheridan, Abigail Spencer, Jennifer Ehle.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2014
Titre français : L'affaire Monet

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The Forger est le premier long métrage cinématographique du très réputé téléaste anglais Philip Martin. Le film est écrit par Richard D’Ovidio, précédemment coscénariste de l’Exit wounds d’Andrzej Bartkowiak en 2001 et du Thir13en ghosts de Steve Beck, la même année. Le film se situe dans la carrière de John Travolta entre le suspense Killing season de Mark Steven Johnson et le drame « sous haute tension » Life on the line de David Hackl. Les temps sont relativement durs pour John Travolta depuis le début des années 2010, mais au moins, on ne peut pas lui reprocher d’essayer de bien faire. Nouvelle preuve en est avec ce The Forger. Nouvelle preuve en est avec ce intéressant mélange de drame familial et film de casse plus ou moins impossible, offrant un vrai rôle à défendre pour Travolta. The Forger est donc un titre plutôt séduisant… dans les intentions. Parce que, comme le laisse malheureusement deviner le peu de notoriété de l’œuvre, son rendu ne se hisse jamais vraiment à la hauteur de ses ambitions. L’œuvre est ainsi plombé par une écriture peu regardante sur la crédibilité de son intrigue et une mise en scène certes soignée mais ne parvenant jamais à s’affirmer et laissant passer quelques défauts techniques et grosses fautes de gout, comme l’emploi de bonnes vieilles transparences des familles sur quelques séquences automobiles, de celles qui vous sortent complètement d’un film. Bref, difficile de parler de réussite à la vision de ce Forger. Et cela même si l’œuvre de démérite pas sur certains points. Ainsi l’indiscutable implication de John Travolta se montre-elle payante malgré tout, par moment - forte implication en rapport peut-être avec l’histoire personnelle du comédien - et l’ensemble s’extrait-il tout de même avec courage de l’attendu en misant plus sur ses personnages que son suspense, en privilégiant intelligemment l’axe narratif de la relation père / fils sur le volet criminel de l’intrigue. Mais bon, voilà : cela reste un petit film bancal et maladroit, à l’écriture et la réalisation pas vraiment à la hauteur des intentions initialement affichées par celles-ci.

IN A VALLEY OF VIOLENCE (2016)

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Manu  le 16/01/2020 à 07:20
Réalisé par Ti West
Avec Ethan Hawke, John Travolta, Taissa Farmiga, James Ransone, Karen Gillan.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2016

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In a valley of violence est le septième long métrage du scénariste, producteur et réalisateur Ti West, auteur indépendant jusqu’alors spécialisé dans le genre horrifique. Le film est écrit par West seul et marque la première incursion de John Travolta dans l’univers cinématographique westernien, ainsi que la troisième réunion à l’écran des acteurs Ethan Hawke et James Ransone après le film d’épouvante Sinister en 2012 et le drame neo-shakespearien Cymbeline de Michael Almereyda. Qu’il est dommage que cet essai westernien soit passé aussi inaperçu ! Sans pratiquement rien renier de sa relation jusqu’alors presque exclusive au thriller horrifique - le film fonctionne en effet régulièrement, dans sa forme et son tempo, comme un opus de ce genre - Ti West parvient ici joliment à se renouveler et nous régaler d’un western à la fois riche de multiples références et d’une grande limpidité et unité de ton. In a valley of violence surprend régulièrement par son aisance à assimiler et mélanger harmonieusement les influences, westerniennes ou non d’ailleurs. L’œuvre se montre ainsi respectueuse des classiques racines hollywoodiennes du genre tout en y injectant un peu d’influences baroques européennes (générique et passages musicaux 100% leonien / morriconien) et une bonne dose de western démystificateur / révisionniste seventies. Bref, un film qui joue avec succès sur les références pour acquérir sa propre, et forte, personnalité, et offre au passage l’un de ses tout meilleurs rôles depuis très longtemps à John Travolta, à la fois inquiétant et touchant en shérif diminué physiquement, implacable mais intelligent et constamment avisé dans le discours. Un titre à découvrir pour les aficionados du genre, mais pas que, au croisement des premiers westerns de Leone, du Lawman de Michael Winner et de l’High plains drifter d’Eastwood, avec une pincée de l’Open season de Peter Collinson dans le traitement de son quatuor de vilains.

PAWN SACRIFICE (2014)

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Manu  le 14/01/2020 à 20:55
Réalisé par Edward Zwick
Avec Tobey Maguire, Liev Schreiber, Michael Stuhlbarg, Peter Sarsgaard, Lily Rabe.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2014
Titre français : Le Prodige

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Onzième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Edward Zwick, Pawn sacrifice se situe dans sa carrière entre le drame romantique Love & other drugs et le thriller Jack Reacher: Never go back, avec Tom Cruise. Pawn sacrifice est écrit par l’anglais Steven Knight, créateur / scénariste et producteur de la série Peaky Blinders. Pas très client du cinéma d’Edward Zwick en règle générale, qui ressemble pour moi le plus souvent à du Alan J. Pakula des mauvais jours, j’avoue avoir été cette fois plutôt convaincu par ce biopic - par ailleurs sévère échec au box-office - moyennement engageant sur le papier, car fleurant bon la machine à oscars compassée. En effet, contre toute attente, l’académisme du réalisateur de Courage under fire, ici en action comme prévu, s’avère d’une certaine façon plutôt payant, s’accommodant finalement parfaitement de l’absence de fantaisie dans laquelle baigne cette intrigue à deux niveaux narratifs, entre portrait intime d’un génie désaxé et plongée paranoïaque au cœur de la guerre froide. Bref, du cinéma hollywoodien froidement carré de chez carré, duquel rien de dépasse, mais totalement maitrisé et raccord avec son sujet, servi au passage par un remarquable trio d’acteurs (Tobey Maguire, Liev Schreiber, Peter Sarsgaard) et un très beau score de James Newton Howard. Pas très innovant, c’est sûr, mais passionnant.

THE LAST MOVIE (1971)

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Manu  le 10/01/2020 à 20:42
Réalisé par Dennis Hopper
Avec Dennis Hopper, Don Gordon, Tomas Milian, Julie Adams, Roy Engel.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1971

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The Last movie est le second des 7 longs métrages réalisés par Dennis Hopper entre 1969 et 1994. Bien que de nature largement expérimentale, le film crédite à son générique le scénariste hollywoodien Stewart Stern, auteur notamment du script du Rebel without a cause de Nicholas Ray, première apparition cinématographique de Dennis Hopper. The Last movie, c’est le Nouvel Hollywood dans sa forme la plus brute, la plus radicale. Soit un film bringuebalant, qui vous échappe la plupart du temps dans les tenants et aboutissants de ce qui lui sert d’intrigue, mais vous fascine d’un bout à l’autre, en particulier dans sa capacité à saisir l’air de son temps, plus ou moins consciemment, mieux que personne, au-delà même de son discours anti-impérialiste un rien grossier. Entouré de ses potes et quelques autres - dont un Tomas Milian habité comme jamais - Hopper nous raconte ainsi à sa façon la fin chaotique de l’utopie hippie et l’Amérique vietnamienne déglinguée du début de la décennie 70, entre very bad trip et errance existentielle. C’est beau et tragique, morbide et embrouillé, avec un petit air d’Apocalypse now avant l’heure dans l’ambiance. Et, me concernant, cela ressemble fort au meilleur film de Hopper avec son suivant, le douloureux Out of the blue.

CHRISTMAS ON HONEYSUCKLE LANE (TV) (2018)

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Manu  le 10/01/2020 à 18:18
Réalisé par Maggie Greenwald
Avec Alicia Witt, Colin Ferguson, Laura Leighton, Jill Larson, Mary Beth McDonough.
Téléfilm américain, canadien
Genre : Romance
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2018
Titre français : Noël en héritage

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Coproduction américano-canadienne, Christmas on Honeysuckle Lane est le douzième long métrage signé par l’ex cinéaste indépendante new yorkaise Maggie Greenwald. Ce titre labélisé Hallmark movies est l’adaptation du roman de l’actrice Mary Elizabeth McDonough « The House on Honeysuckle Lane », ici transposé à l'écran par la scénariste de télévision Caitlin D.Fryers. Que reste-t-il aujourd’hui de la réalisatrice des acclamés en leur temps The Ballad of Little Joe et Songcatcher ? Et bien pas grand-chose si l’on en juge par ce mélo romantico-familial de fêtes de fin d’année comme les chaînes de télévision nous en diffusent treize à la douzaine sur la période de Noël. Mortel ennui donc, devant ce titre déprimant dans la forme, totalement insipide dans le fond et transparent quant à l’interprétation. De quoi réévaluer illico le déjà lointain premier essai du genre de Greenwald, Comfort and Joy, qui contenait au moins deux ou trois petites séquences émotion auxquelles on avait encore envie de croire. Entre coulées de guimauve, grandes rasades de séquences tire larmes et assiettées débordantes de platitudes, un titre désolant qui devrait vous vacciner pour l'année des produits télévisuels de ce type et tend à démontrer que Maggie Greenwald a définitivement jeté l'éponge de ses ambitions de cinéaste !

JACKIE (2016)

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Manu  le 10/01/2020 à 10:57
Réalisé par Pablo Larraín
Avec Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Greta Gerwig, John Hurt, Max Casella.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2016

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Jackie est le septième long métrage cinématographique du chilien Pablo Larraín. Coproduit par Darren Aronofsky, il est écrit par Noah Oppenheim, coscénariste, sur un mode plus ludique, de The Maze runner et Allegiant. Le film marque par ailleurs les retrouvailles à l’écran de Natalie Portman et Peter Sarsgaard, 12 ans après le Garden state de Zach Braff. Situé entre le biopic (très partiel) et le drame historique, Jackie tente d’offrir un angle nouveau à un épisode tragique de l’Histoire américaine déjà mainte fois relaté à l’écran. Opération réussie dans la mesure où l’on ne sent jamais la redite au sein de ce qui relève avant tout du portrait de femme à un tournant de son existence que du classique récit d’une vie hors du commun. Et, à cet égard, on peut dire que l’ensemble fonctionne, porté par une mise en scène aiguisée, à forte personnalité, cadrant parfaitement ses interprètes, et le concours de techniciens / artistes de grand talent comme le directeur de la photographie Stéphane Fontaine (Espion(s), Un prophète) ou la compositrice Mica Levy. Pourtant il manque quand même quelque chose d’important à cette Jackie pour nous embarquer émotionnellement au cœur de ses tourments et dilemmes rencontrés. Une mise en scène moins froidement minutieuse peut-être, une écriture allant gratter plus loin dans l’analyse des angoisses comme plus généralement du « fonctionnement » interne de son héroïne, laquelle demeure jusqu’au bout un peu trop distante et énigmatique. D’où l’impression mitigée que laisse ce titre formellement brillant, aux ambitions plus qu’estimables, mais qui ne nous touche jamais comme on l’aurait souhaité.

THE NOTORIOUS BETTIE PAGE (2005)

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Manu  le 10/01/2020 à 06:27
Réalisé par Mary Harron
Avec Gretchen Mol, Chris Bauer, Jared Harris, Sarah Paulson, David Strathairn.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2005

Critique cinema   Critique film de Manu

The Notorious Bettie Page est le troisième long métrage cinématographique de la cinéaste canadienne Mary Harron. Cette production HBO Films n’ayant bénéficié que d’une sortie limitée sur le territoire américain est coécrit par Harron et l’actrice / scénariste / réalisatrice Guinevere Turner, qui avait déjà collaboré aux côtés d’Harron à son adaptation de l’« American Psycho » de Bret Easton Ellis, en 2000. Beau sujet de biopic que la célèbre pin-up Betty Page, invitant naturellement à un portrait de l’Amérique puritaine des années 50 et retour sur la condition de la femme à cette époque. Une potentiel manne scénaristique que l’on imagine seyant parfaitement au Todd Haynes de Far from heaven et Carol mais qui échoue donc au duo Harron / Turner d’American Psycho. Dommage car si le film, au casting très HBO approved, coche bien toutes les cases pré-citées, délivrant ainsi à l’attendu message militant féministe, il le fait sans panache ni même beaucoup d’inspiration. Assez curieusement, le binôme Harron / Turner semble n’avoir pas grand-chose à raconter au-delà du parcours peu banal de son héroïne, s’appuyant sur d’inutiles artifices, tel qu’un recours peu convaincant au noir et blanc, pour se garantir l’attention du spectateur. Alors que l’on attendait à être un peu bousculé, The Notorious Bettie Page est un film finalement à l’image de son personnage central : innocent et paisible, un peu dépassé par les évènements. C’est d’ailleurs ce qui en fait aussi son petit charme et sa singularité. Ca et l’attachante prestation de Gretchen Mol, moteur tranquille du film jouant parfaitement de sa frimousse candide. Un petit biopic donc, un peu fade, presque effacé, mais respectable et qui doit sans doute beaucoup à l’investissement de sa comédienne principale.

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