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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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DEATH WISH (2017)

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Manu  le 06/12/2019 à 08:57
Réalisé par Eli Roth
Avec Bruce Willis, Vincent D'Onofrio, Elisabeth Shue, Dean Norris, Kimberly Elise.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 47min.
Année de production : 2017

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Death wish est le sixième long métrage cinématographique signé Eli Roth. Ecrit (à l’origine) par Joe Carnahan, qui devait un temps en assurer la réalisation, ce remake du classique seventies éponyme de Michael Winner transpose l’action du roman de Brian Garfield qu’adaptent les deux films de la ville de New York à celle de Chicago. Notons par ailleurs qu’architecte dans le film de Winner, le personnage principal devient ici chirurgien et que, côté casting, Bruce Willis croise de nouveau la route de Vincent D’Onofrio 6 ans après le drame criminel Fire with fire de David Barrett.

Remake longtemps repoussé de l’incontournable vigilante movie de Michael Winner, Death wish présentait incontestablement un certain potentiel sur le papier. Avec d’un côté un réalisateur habitué à titiller son public, tout comme son prédécesseur, de l’autre une distribution plutôt bien sentie et au milieu un Joe Carnahan assurant la partie écriture de l’affaire.

On avait donc quelques bonnes raisons d’y croire un peu. Avec pour conséquence néfaste une déception d’autant plus marquée à la découverte du résultat. Car si l’ensemble se laisse plutôt agréablement regarder dans l’ensemble, avec pour meilleure surprise un Bruce Willis que l’on avait pas vu aussi impliqué depuis une dizaine d’années au moins, force est d’admettre que l’on reste sur notre faim tant ce titre ne possède rien non plus de marquant à tout point de vue.

Le plus étrange, dans ce Death wish 2018, est donc son aspect sagement routinier, et d’une certaine façon presque politiquement correct dans son traitement du thème pourtant hautement sensible de l’auto-justice. Le personnage de Paul Kersey se voit ainsi dépossédé de pratiquement toute ambigüité, demeurant quelque part un brave type du début à la fin, juste un brin dépressif à mi-parcours et dont la plupart des actes répréhensibles paraissent finalement relever de la légitime défense. Aucun commentaire social digne de ce nom non plus sur la phobie américaine des armes à feu, qu’il fût sarcastique, comme chez Winner, ou pas. Roth se contente de nous offrir un polar urbain lambda, apolitique et sans véritable débordement, à un ou deux plan trash près.

Seule subsiste une amusante séquence montage en split screen nous décrivant parallèlement les deux « activités » antinomiques du personnage principal, qui ôte la vie tout en luttant pour la préserver. C’est peu, et forcement frustrant au regard de la plus large et très ironique réflexion sociétale que laissait entrevoir ce passage, mais ça ne va pas plus loin à ce niveau, le classicisme, la prudence et, il faut bien le reconnaitre, une efficacité narrative certaine reprenant aussitôt la main.

Bref, un polar d’action de luxe du dimanche soir qui, prenant bien soin de ne pas faire de vagues à partir d’un sujet foncièrement polémique, passe inévitablement à côté de son sujet, voire de sa raison d’être même.

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TNT JACKSON (1974)

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Manu  le 05/12/2019 à 18:31
Réalisé par Cirio H. Santiago
Avec Jeannie Bell, Stan Shaw, Pat Anderson, Ken Metcalfe, Max Alvarado.
Film philippin, américain
Genre : Policier
Durée : 1h 12min.
Année de production : 1974
Titre français : Dynamite Jackson

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Produit par son réalisateur, le philippin Cirio H. Santiago, sous l’égide la compagnie New World Picture de Roger Corman, T.N.T Jackson est coécrit par les acteurs Dick Miller et Ken Metcalfe, ce dernier apparaissant également à l’écran dans le rôle de Sid. Le film se situe dans la carrière cinématographique de l’afro-américaine Jeannie Bell entre le Mean streets de Marty Scorsese et le polar de blaxploitation Three the hard way, signé Gordon Parks Jr. Film karaté à la sauce blaxploitation assorti d’opportunistes revendications féministes, TNT Jackson croque malheureusement à trop de gamelles différentes pour fonctionner à plein régime. Premier écueil auquel vient s’ajouter une héroïne aussi jolie que problématiquement piètre artiste martiale, avec pour inévitable conséquence des scènes de baston gentiment ridicules dans le meilleur des cas. Maintenant, il clair que l’amateur de bisseries seventies bigarrées trouvera largement de quoi rassasier sa soif face à cet improbable cocktail de sous-genres, décomplexé et plutôt bien mené par un Cirio H. Santiago qu’on a parfois connu nettement moins pro. Mineur et - soyons franc - à voir essentiellement pour rigoler, mais non totalement exempt d’un petit charme et d’une certaine efficacité bien dégraissée, à l’image de son relativement intense affrontement final. Ce qui, pour du Cirio H. Santiago, n'est déjà pas si mal !

LUDWIG (1973)

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Manu  le 05/12/2019 à 10:56
Réalisé par Luchino Visconti
Avec Helmut Berger, Romy Schneider, Trevor Howard, Silvana Mangano, Helmut Griem.
Film italien, français, allemand, monégasque
Genre : Biopic
Durée : 3h 58min.
Année de production : 1973
Titre français : Ludwig - Le Crépuscule des Dieux

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Ludwig se situe dans la filmographie du scénariste et réalsiateur Luchino Visconti entre Morte a Venezia, d’après l’œuvre de Thomas Mann, et Gruppo di famiglia in un interno, dans lequel on retrouve l’interprète-titre de Ludwig, l’autrichien Helmut Berger. Le film marque par ailleurs la seconde et ultime collaboration de Visconti avec l’actrice Romy Schneider, 11 ans après le sketch « Il lavoro » de l’anthologie Boccacio ’70. Film à l’aura de chef-d’œuvre, comme bon nombre de titre viscontien mais peut-être en plus « maudit », Ludwig m’aura laissé sur une impression quelque peu mitigée. On ne peut ôter au film son caractère impressionnant, mélange de faste et de perfectionnisme poussé à l’extrême dans la forme, associé à une rigueur d’écriture là encore sans pareil pour une production de cette envergure. Voilà donc une superproduction sans pareil dans ses ambitions initiales comme l’audace de son résultat final. Un film comme seules les glorieuses années 70 ont à ce jour étaient capables de nous offrir. Pour autant, j’avoue avoir eu un peu de mal à me plonger intégralement dans cette œuvre par trop froide, minutieuse et austère. Les sombres envolées romantiques sont certes là, générant de temps à autre l’envoutement, et l’ensemble aussi éloigné que possible de tout académisme. Mais ce Ludwig ne fait en définitive qu’effleurer sporadiquement la plus pénétrante tragédie intime que j’espérais trouver, au regard notamment des deux travaux subséquents du maître, bien plus satisfaisants à mon goût. Brillantissime dans l’exécution, impressionnant dans la forme, et plus globalement d’une exigence un peu folle, mais également distant et un brin hermétique.

THE LAUNDROMAT (2019)

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Manu  le 05/12/2019 à 08:45
Réalisé par Steven Soderbergh
Avec Meryl Streep, Gary Oldman, Antonio Banderas, Jeffrey Wright, Nonso Anozie.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2019
Titre français : The Laundromat : L'affaire des Panama Papers

Critique cinema   Critique film de Manu

The Laundromat se situe dans la carrière de Steven Soderbergh entre le drame sportif High flying bird et le comédie dramatique Let them all talk, marquant la seconde collaboration consécutive du cinéaste avec l’actrice Meryl Streep. Le film adapte le récit d’investigation « Secrecy World: Inside the Panama Papers Investigation of Illicit Money Networks and the Global Elite » du journaliste Jake Bernstein. Il est écrit et coproduit par Scott Z. Burns. Troisième collaboration entre Soderbergh et Scott Z. Burns après The Informant!, Contagion et Side effects, The Laundromat fait en quelque sorte partie de la veine légèrement déroutante du cinéma de son réalisateur. Celle, justement, de The Informant!, aimant à suivre des chemins de traverse à partir de sujets semblant pourtant tout tracés dans leur traitement. Il ne faut donc pas s’attendre à un classique film dossier à charge dénonçant les exactions des uns et des autres, mais à une œuvre avant tout personnelle, à la fois narquoise, qui ne craint jamais de tester l’intelligence. Et qu’importe au final si l’on est incapable de résumer dans le détail les tenants et aboutissants de l’affaire des Panama Papers. L’essentiel est de savourer une comédie humaine alerte, provocatrice et intelligence qui exploite avec un plaisir évident et communicatif son formidable casting. Seul bémol : on aurait volontiers passé plus de temps avec tout ce petit monde, faisant se croiser ironiquement, et quelque peu rageusement sous ses dehors guillerets, exploités et exploiteurs. Mais faisons confiance à Soderbergh et Burns : l’œuvre gagnera probablement en notoriété lorsque l’on la reverra à l’aune de toute la carrière de son brillant réalisateur.

THE LAST LAUGH (2019)

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Manu  le 30/11/2019 à 19:37
Réalisé par Greg Pritikin
Avec Chevy Chase, Richard Dreyfuss, Andie MacDowell, Kate Micucci, Chris Parnell.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2019

Critique cinema   Critique film de Manu

The Last laugh est le quatrième long métrage du scénariste et réalisateur Greg Pritikin. Le film marque la première et tardive rencontre à l’écran des 2 stars de la comédie américaine des années 80, Richard Dreyfuss et Chevy Chase. Le film se situe par ailleurs dans la carrière de Dreyfuss entre le drame sportif Bayou caviar, première réalisation de l’acteur Cuba Gooding Jr., et le Polar du suedois Jonas Akerlund, d’après la bande dessinée éponyme. Petite exclusivité Netflix, The Last laugh n’est assurément pas un film à fort potentiel commercial ni même un titre se distinguant d’une quelconque façon dans la forme ou les enjeux scénaristiques. Mais c’est une œuvre qui, à défaut, nous offre l’occasion de passer 98 minutes en compagnie de personnages drôles et attachants, incarnés par deux excellents comédiens très certainement ravis de trouver là deux rôles à la mesure de leur talent. Démarrant sur le mode de la déconne pour progressivement virer à la comédie douce-amère, The Last laugh demeure donc, d’un bout à l’autre, un petit film, à l’évidence freiné dans son élan par une réalisation effectivement bien trop terne - et en cela égale, me semble-t-il, à pas mal d’autres productions 100% Netflix du moment. Mais le film possède suffisamment de cœur et d’esprit pour comble son manque de savoir-faire. Par ailleurs, signe d’humilité comme d’extrême bon gout, The Last laugh est (judicieusement) dédié à Paul Mazursky (qui aurait sans doute pu faire quelque chose de remarquable de ce même sujet).

CALL ME BY YOUR NAME (2017)

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Manu  le 30/11/2019 à 17:19
Réalisé par Luca Guadagnino
Avec Armie Hammer, Timothée Chalamet, Michael Stuhlbarg, Amira Casar, Esther Garrel.
Film italien, français
Genre : Drame
Durée : 2h 12min.
Année de production : 2017

Critique cinema   Critique film de Manu

Call me by your name est le cinquième long métrage réalisé par l’italien, originaire de Sicile, Luca Guadagnino. Ecrit par le vénérable James Ivory, le film adapte le roman éponyme d’André Aciman, publié en 2007. Un brin déçu par ce beau succès critique pour Luca Guadagnino, 2 ans après le moins bien accueilli, mais à mon sens plus intéressant, A bigger splash. L’œuvre possède certes d’indéniables qualités picturales, une approche très sensuelle de ses personnages comme de leur environnement, qui ne laisse pas indifférent et porte indiscutablement la talentueuse marque de leur auteur. Les acteurs sont en outre dirigés de main de maitre et la reconstitution de cette Italie proto-berlusconnienne du début des années 80 d’une richesse, précision et intelligence capable à elle-seule de garantir l’éveil constant du spectateur sur les quelques 132 minutes de l’œuvre. Reste maintenant que l’ensemble n’a pas suscité chez moi le même engouement dans le fond que sur la forme. Déjà parce que j’ai trouvé son approche romantique du thème de l’homosexualité un poil compassée et creuse. Ensuite parce que, finalement, ce récit d’un éveil à l’amour, éminemment classique au bout du compte, aurait gagné à bénéficier d’une construction plus resserrée. Bref, un joli film, expertement réalisé mais par trop languissant et superficiel à mon goût.

CHE FINE HA FATTO TOTO BABY? (1964)

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Manu  le 30/11/2019 à 12:09
Réalisé par Ottavio Alessi
Avec Totò, Mischa Auer, Edy Biagetti, Alicia Brandet, Mario Castellani.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 28min.
Année de production : 1964

Critique cinema   Critique film de Manu

Che fine ha fatto Totò baby? est la première des deux réalisations signées entre 1964 et 1969 par le scénariste et assistant réalisateur (de Franco Rossi et Luigi Filippo D’Amico notamment) Ottavio Alessi. Produit par le futur petit spécialiste du giallo Luciano Ercoli, le film marque la quinzième collaboration de Totò avec le scénariste et futur réalisateur Bruno Corbucci en seulement 4 ans ! Combien de films Totò aura-t-il porté sur ses seules épaules au cours de ses presque 30 ans de carrière ? Un nombre forçant plus que le respect, à l’évidence, surtout lorsque, comme ici, rien ne vient l’aider, entre une mise en scène inexistante, un budget guère plus apparent et un script embreyonnaire, donnant l’impression d’avoir écrit au jour le jour. Mais voilà, comme un De Funes de l’autre côté de la chaîne alpine à la même époque, et peut-être même davantage encore en ce que son travail ne semble jamais en être un, justement, mais plutôt tenir de la divine improvisation, Totò est un spectacle à lui-seul, un comique d’exception qui parvient à faire avaler et oublier la pauvreté de tout ce qui peut l’entourer à l’écran. Ainsi, ce Che fine ha fatto Totò a beau être une bande cinématographiquement d’une extrême médiocrité, par ailleurs légèrement trompeur dans sa promesse de parodier le Whatever happened to baby Jane? De Robert Aldrich, cela reste non sans paradoxe un bonheur à regarder, une comédie euphorisante, truffée de désopilantes séquences humoristiques. Bref, du cinéma bricolé à la petite semaine mais débordant de vie, comme l’on voudrait bien en voir plus souvent.

THE THROWAWAYS (2015)

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Manu  le 29/11/2019 à 17:35
Réalisé par Tony Bui
Avec Sam Huntington, Noel Clarke, Kevin Dillon, James Caan, Jack Kesy.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2015
Titre français : Code hacker

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The Throwaways est le second long métrage signé par le scénariste, producteur et réalisateur d’origine vietnamienne Tony Bui. Comptant (assez curieusement) parmi ses producteurs exécutifs l’acteur Jeremy Renner, le film est coécrit par Don Handfield, scénariste et réalisateur du drame sportif Touchback avec Kurt Russell. Notons par ailleurs qu’Handfield apparait également à l’écran, dans le rôle du chef de station de l’ambassade américaine. Le problème avec les suspenses comme ce The Throwaways, misant toutes leurs billes sur l’aspect high-tech de leur récit, c’est qu’ils ne peuvent éviter de tomber très rapidement dans la ringardise. Piège dans lequel tombe donc tête première cette production de seconde zone constituant un curieux come back pour son réalisateur, Tony Buy, 16 ans après le beaucoup plus arty Three season. L’ensemble n’est certes pas un calvaire à regarder. C’est plutôt rythmé, globalement amusant (si bien souvent aux dépends du film) et les acteurs n’ont pas l’air de trop s’ennuyer, y-compris James Caan. Mais il s’agit également là d’un titre qui ne possède clairement pas les moyens et l’intelligence de ses ambitions, prévisible de bout en bout et, pour ne rien arranger, filmé dans des décors bulgares qui vous filent rapidement le bourdon. Bref, à l’image de son équipe de hackers baltringues, un DTV tout ce qu’il y a de plus « expendable ».

ROSEMONT (2015)

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Manu  le 26/11/2019 à 08:07
Réalisé par Daniel Petrie Jr.
Avec Grace Zabriskie, Ayla Kell, Brendan Michael Coughlin, Lochlyn Munro, Brad Dourif.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2015
Titre français : Un refuge pour mon bébé

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Rosemont est le sixième long métrage signé par le scénariste, producteur et réalisateur Daniel Petrie Jr. Le film est écrit par le vétéran du cinéma d’exploitation indépendant - et accessoirement candidat en 1979 et 2002 au poste de gouverneur du Wisconsin - Bill Rebane. Notons qu’il s’agit du troisième film réunissant à l’écran les acteurs lynchiens Grace Zabriskie et Brad Dourif (troisième même, si l’on compte la participation vocale de Dourif au Child’s play 2 de John Lafia). On pourra s’étonner de constater que Daniel Petrie Jr. n’ait pas su, pu ou voulu davantage capitaliser sur le succès planétaire de Bevely Hills cop, dont il réécrivit le script pour Don Simpson et Jerry Bruckheimer. Une carrière s’encrant progressivement dans un cinéma indépendant, relevant le plus souvent de l’exploitation bis, pour déboucher sur des titres aussi obscurs que ce curieux Rosemont. En dépit de la présence toujours intrigante de l’excellent Brad Dourif dans l’un des rôles principaux, dire que je n’attendais pas grand-chose de ce titre relève quelque peu de l’euphémisme. Aussi, malgré une réalisation relativement fade, quoique néanmoins soignée dans l’ensemble, me suis-je surpris à passer un moment quasi agréable. Une bienveillance à l’égard de cette œuvrette due essentiellement à sa modeste mais appréciable ingéniosité d’écriture, qui mélange les genres (catastrophe, épouvante gothique, drame romantique) pour progressivement bâtir une petite fable de Noël plutôt attachante. Bref, du flair dans le casting, avec un couple Dourif / Zabriskie astucieusement exploité, et un chouia d’inspiration dans le scénario : voilà un titre qui aurait presque mérité davantage d’écho et s’avère, en tout cas, un peu plus recommandable que prévu.

STRATTON (2017)

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Manu  le 24/11/2019 à 15:36
Réalisé par Simon West
Avec Dominic Cooper, Austin Stowell, Gemma Chan, Connie Nielsen, Derek Jacobi.
Film anglais
Genre : Espionnage
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2017

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Stratton est la neuvième réalisation cinématographique de l’anglais Simon West. Projet originellement conçu pour l'acteur Henry Cavill, qui se désista une semaine seulement avant le début du tournage pour « différences créatives », le film porte à l’écran, dans une aventure inédite, le personnage fictif de l’agent des renseignements britannique John Stratton, imaginé par le romancier Duncan Falconer (lui-même ancien agent des forces spéciales au service de sa Majesté). Bide critique et public sans appel pour ce film d’espionnage / action mal parti dès le départ, reposant à la fois sur une distribution pas spectaculairement impressionnante, un budget un peu léger pour les ambitions presque blockbusterienne de l’œuvre et une matière première littéraire, base du scénario, que l’on devine sans mal de seconde main. Résultat, quelque part attendu : Stratton est un titre foncièrement négligeable, drastiquement pénalisé par un scénario en mousse et un casting jamais vrajment à la hauteur. Alors certes Simon West n’est pas un débutant dans le domaine du film d’action clinquant à faible teneur neuronale. Il parvient tout de même à nous offrir quelques séquences musclées bien troussées - quoi que ne sortant jamais de l’ordinaire non plus - mais celles-ci tournent globalement à vide, privées du moindre élément narratif pertinent capable de leur conférer un quelconque intérêt. On ne retiendra donc que le professionnalisme affiché par la réalisation de West, ainsi qu’un efficace score signé du français Nathaniel Mechaly, mi-Bondien mi-Bournien. Soit un bilan insuffisant pour permettre à ce transparent Stratton d’échapper à une banalité rimant ici avec médiocrité.

CREED II (2018)

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Manu  le 19/11/2019 à 08:16
Réalisé par Steven Caple Jr.
Avec Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson, Dolph Lundgren, Russell Hornsby.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 2h 10min.
Année de production : 2018

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Creed II est le second long métrage de Steven Caple Jr. Il s’agit du huitième volet de saga cinématographique consacré au Boxeur fictif de Philadelphie, Rocky Balboa. Coécrit et coproduit par Sylvester Stallone, le film marque la cinquième réunion à l’écran de ce dernier et son cadet de 11 ans, le suédois Dolph Lundgren. Nouveau round cinématographique pour Rocky, qui, sur le ring, passe cette fois définitivement l’éponge à son fils spirituel Adonis Johnson. Et l’on a évidemment encore envie d’y croire, surtout après les réussites presque miraculeuses que constituent les 2 précédents volets. Bonne nouvelle, à cet égard, puisque Creed II se montre qualitativement digne de son prédécesseur direct. « Sly » enfile son personnage comme l’on revêtirait une seconde peau, Michael B. Jordan se montre à la hauteur du challenge que constitue ce rôle d’héritier direct de Balboa et Dolph Lundgren nous ferait presque verser quelques larmes en Ivan Drago version loser aigri. Bref, ça fonctionne plein pot du côté de l’écriture comme de l’interprétation, mais aussi au niveau de la réalisation, solide, dans le vent sans virer à l’esbroufe ou encore de l’enrobage sonore - élément essentiel à la réussite de la franchise - avec notamment un intéressant score de Ludwig Göransson, respectueux du travail de Bill Conti sans tomber dans le plagiat. Seul petit bémol : un combat final peut-être moins dense, émotionnellement, moins marquant que ceux des 2 épisodes précédents. Mais bon, dans son ensemble, un absorbant et rutilant drame sportif, venant enrichir une saga unique en son genre de l’un de ses opus parmi les plus réussis.

RUSH HOUR 2 (2001)

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Manu  le 15/11/2019 à 18:50
Réalisé par Brett Ratner
Avec Jackie Chan, Chris Tucker, John Lone, Ziyi Zhang, Alan King.
Film américain
Genre : Comédie policière
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2001

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Rush hour 2 est le quatrième long métrage cinématographique de Brett Ratner, producteur et cinéaste formé à l’école du vidéo-clip. Situé dans sa filmographie entre la fable familiale The Family man et le thriller Red dragon, le film est écrit par Jeff Nathanson, scénariste du Catch me if you can de Steven Spielberg, qui retrouvera Ratner 9 ans plus tard sur la comédie policière Tower heist. Gros succès public, bien plus que critique comme souvent avec Brett Ratner, pour ce Rush hour 2 qui - première constatation sonnant comme une évidence - n’a rien d’un modèle d’audace cinématographique de son époque. Le film suit en effet à la lettre le manuel du parfait buddy movie 100% pop-corn, se frayant un petit bout de chemin quelque part entre 48 hrs., Lethal weapon, Beverly Hill cop et Bad boys sans jamais chercher à faire entendre sa petite musique perso au sein du genre. Rush hour 2, c’est donc, d’une certaine façon, de la formule industrielle appliquée à la lettre. Pour autant, venant d’un réalisateur qui ne s’est jamais montré plus à son avantage que lorsque qu’il ne cherchait pas à offrir autre chose que du pur divertissement, le résultat est-il à écarter d’un revers dédaigneux de la main ? Nullement, à mon sens. Car si l’on ne cherche rien d’autre qu’une clinquante distraction hollywoodienne à se mettre sous la dent, cette comédie policière à la discrète saveur made in années 80 remplit son contrat haut la main, servie notamment par une interprétation d’un parfait professionnalisme, des décors qui en jettent, avantageusement mis en avant par la photographie de Matthew F. Leonetti (Another 48 Hrs.) et une luxueuse partitions musicale du vétéran Lalo Schifrin. Après, que l’intrigue policière soit en carton et l’humour pas bien évolué, cela ne fait pas de doute, et cantonne l’ensemble au registre du vite consommé. Mais j’avoue que, aussi à la découverte qu’à la revoyure, c’est là un spectacle basique mais agréable, sans surprise mais soigné, sur lequel il me parait un rien snobinard de cracher.

BUS RILEY'S BACK IN TOWN (1965)

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Manu  le 13/11/2019 à 16:07
Réalisé par Harvey Hart
Avec Ann-Margret, Michael Parks, Janet Margolin, Brad Dexter, Kim Darby.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1965
Titre français : Fièvre sur la ville

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Première réalisation cinématographique de l’homme de télévision Harvey Hart, Bus Riley’s back in town est également l’ultime scénario écrit par le dramaturge et romancier William Inge. Celui-ci, insatisfait du résultat, demandera toutefois à être crédité sous le nom d’emprunt de William Gage. Notons enfin que Hart retrouvera l’acteur Michael Parks à 2 reprises par la suite, sur l’épisode pilote de la courte série The Young lawyers, 3 ans plus tard, et, en 1974, sur le film de télévision Can Ellen be saved?. Laissons le bénéfice du doute à William Inge : peut-être ce Bus Riley’s back in town aurait-il été un bon film s’il n’avait pas été, semble-t-il, partiellement réécrit et retourné. Mais tout de même, en le découvrant, on se demande bien ce qui aurait pu transformer à ce point un film comme celui, arrivant clairement avec quelques années de retard dans le cycle des drames sexuels provinciaux plus ou moins initié par le Pinic de Joshua Logan en 1956 (d’après la pièce de Inge). Quoique bénéficiant de quelques indéniables atouts - à commencer par une distribution attractive sur le papier, une belle photographie couleurs du vétéran Russell Metty et un score dynamique de Richard Markowitz - l’ensemble ne peut ainsi surmonter l’handicap majeur que constitue l’aspect caricatural et vieillot de son écriture, sans mentionner l’impression de théâtralité ressortant négativement de cette embarrassante combinaison. En résumé, un franc ratage, notamment pour son réalisateur, ici clairement pas à son aise dans le registre abordé, si l’on en juge par le peu de personnalité ressortant de son travail, mais clairement pas aidé non plus par la pesanteur du script qu’il met en scène.

THE HALF LIFE OF TIMOFEY BEREZIN (2006)

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Manu  le 13/11/2019 à 09:52
Réalisé par Scott Z. Burns
Avec Paddy Considine, Radha Mitchell, Oscar Isaac, Jason Flemyng, Mélanie Thierry.
Film américain, anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2006
Titre français : Pu-239

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The Half life of Timofey Berezin est la première réalisation du Scott Z. Burns, futur scénariste de (à ce jour) 4 films signés Steven Soderbergh, The Informant!, Contagion, Side effects et The Laundromat. Tourné en grande partie en Roumanie, le film compte d’ailleurs parmi ses producteurs exécutifs Soderbergh, ainsi que les acteurs George Clooney et Peter Berg. Réalisée en vue d’une distribution en salles pour, finalement, être rachetée et diffusée sur la chaîne HBO, cette œuvre dénonciatrice forte et radicale, passée au bout du compte sous tous les radars, me semble représenter un éloquent témoignage de ce désengagement progressif du grand écran des sujets matures engagés, au profit de la petite lucarne et autres réseau de diffusion, constaté au cours des deux dernières décennies cinématographiques. Rageant donc que ce titre n’ait connu qu’un si faible écho critique et public car cette adaptation du « PLU-239 and other russians fantaisies » du journaliste Ken Kalfus constitue un parfait complément à la récente mémorable mini-série Tchernobyl. On y retrouve la même intransigeance dans l’approche, clinique sans basculer dans la raideur rébarbative, se traduisant à l’écran par un récit à la fois poignant et haletant, remarquablement interprété par Paddy Considine et Oscar Isaac (dans son premier rôle cinématographique notable). Instructif, percutant et empreint d’une touche de lyrisme d’une absolu noirceur, The Half life of Timofey Berezin est une réussite à redécouvrir, annonçant par ailleurs, en plus « brut de décoffrage », dans sa thématique comme couleur générale les futures associations Soderbergh / Burns.

THE ALFRED HITCHCOCK HOUR - LONELY PLACE (TV) (1964)

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Manu  le 11/11/2019 à 19:08
Réalisé par Harvey Hart
Avec Teresa Wright, Pat Buttram, Bruce Dern.
Moyen métrage américain
Genre : Thriller
Durée : 0h 48min.
Année de production : 1964

Critique cinema   Critique film de Manu

Sixième épisode de la troisième et ultime saison de The Alfred Hitchcock hour, Lonely place marque la seconde participation du télé/cinéaste Harvey Hart à cette anthologie, de même que seconde collaboration à ce show de l’actrice Teresa Wright, par ailleurs vedette du Shadow of a doubt d’Hitchcock, 21 ans plus tôt. Notons enfin qu’en cette même année 1964, Bruce Dern apparaissait également dans le Marnie d’Hitchcock, avant de retrouver le maitre du suspense 9 ans plus tard à l’occasion de son dernier film, Family plot. Sans doute pas l’un des fleurons de la série, mais indéniablement un épisode qui fonctionne, à l’intrigue relativement linéaire mais riche d’une belle et progressive tension. C’est écrit avec soin, c’est réalisé avec un flair dans l’art de distiller le suspense, il va de soi, tout hitchcockien, et c’est excellemment interprété, en particulier par Bruce Dern, inquiétant à souhait dans un rôle de psychotique comme il s’en fera par la suite une spécialité, et la trop rare Teresa Wright. Pas très surprenant donc, mais mitonné aux petits oignons et relativement intense par moment. Bref, un épisode solide.

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