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LOVERBOY (1989)

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Manu  le 30/05/2026 à 09:00
Réalisé par Joan Micklin Silver
Avec Patrick Dempsey, Kate Jackson, Robert Ginty, Barbara Carrera, Dylan Walsh.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1989

Critique cinema  Critique film de Manu


Loverboy est le cinquième long métrage cinématographique de Joan Micklin Silver. Le film est notamment écrit par Robin Schiff, scénariste et productrice exécutive sur la subséquente série à succès Netflix, Emily in Paris. Il se situe dans la carrière de Robert Ginty entre le film d’action Code name vengeance de David Winters et le suspense Out on bail de Gordon Hessler.

Petite particularité de cette comédie aux accents cartoonesques : elle est signée de la semi-indépendante Joan Micklin Silver. Et j’avoue que je me suis demandé ce qui l'avait motivée à s'investir sur ce projet, improbable histoire d'ado pizzaiolo gigolo coécrite par la future scénariste de Mrs. Doubtfire, me semblant, sur le papier, davantage approprié aux moins regardants Richard Benjamin, Arthur Hiller et autre mercenaire de la comédie familiale US grand public de l'époque.

Bref, alors que Loverboy me laissait craindre un moment d’égarement dans la carrière de la cinéaste du chouette Head over heels, j’en ressors presque séduit. Le film n’est jamais aussi drôle qu’il le voudrait et j’ai toujours autant de mal avec le Patrick Dempsey de cette époque, qui me semble toujours jouer le même rôle de beau gosse ahuri.

Mais, disons qu’à partir d’un pitch aussi foireux, je trouve que Micklin Silver s’en sort plutôt bien. L’ensemble demeure léger, enlevé, agréablement inconséquent, et je me suis surpris à trouver une petite inclinaison féministe à ce récit davantage compatissant envers ses personnages féminins que masculins (naïfs dans leur meilleurs des cas, abrutis dans le pire).

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MORTUARY (1982)

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Manu  le 30/05/2026 à 08:02
Réalisé par Howard Avedis
Avec Mary McDonough, David Wallace, Bill Paxton, Lynda Day George, Christopher George.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1982
Titre français : Cérémonie mortelle

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Mortuary est le quatorzième des 16 longs métrages cinématographiques signés par le scénariste et réalisateur d’origine irakienne Howard Avedis. Le film est écrit par Avedis lui-même et son épouse, l’également actrice et productrice Marlene Schmidt. Il se situe dans la carrière de Christopher George entre le film d’action Enter the ninja de Menahem Golan et le thriller horrifique Mil gritos tiene la noche de Juan Piquer Simon. Première prestation importante de Paxton sur grand écran. Et déjà un savoureux petit show loufoque de l'acteur, en jeune employé de pompes funèbres fan de Mozart, développant un crush au-delà du raisonnable pour l'héroïne du film. Et heureusement que Paxton est là, car ce slasher, réunissant également une presque dernière fois les époux Christopher et Lynda Day George, manque tout de même un brin de tonus par moment. Le récit s'avère maigrelet en suspense - on devine en effet assez rapidement l'identité de notre flamboyant meurtrier, alors que celle-ci nous est pourtant révélée relativement tôt dans le film - et le réalisateur comme son directeur de la photo semblent souvent plus intéressés par mettre en valeur les formes de leurs 2 actrices principales, en lingerie de nuit la moitié du temps, que par filer réellement les chocottes au spectateur. Après, cela reste un produit soigné, correctement interprété par tout le monde autour de Bill et rehaussé d’un amusant final grand-guignolesque (qui ne va pas sans rappeler celui du Happy birthday to me de J. Lee Thompson). A voir néanmoins essentiellement pour le numéro de zinzin de Paxton.

THE INITIATION OF SARAH (TV) (1978)

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Manu  le 28/05/2026 à 08:42
Réalisé par Robert Day
Avec Kay Lenz, Tony Bill, Morgan Fairchild, Morgan Brittany, Shelley Winters.
Téléfilm américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1978

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The Initiation of Sarah est l’un des deux longs métrages signés pour le petit écran américain par Robert Day au cours de l’année 1978. Il est coécrit par Don Ingalls, précédemment scénariste des films catastrophe Airport 1975 de Jack Smight et Flood! de Earl Bellamy, et se situe dans la carrière de Kay Lenz entre sa participation à la série Rich man, poor man - Book II et le film d’action Mean Dog Blues de Mel Stuart. Suspense satanique avec des petits morceaux de Carrie dedans, The Initation of Sarah n’entend donc pas réinventer la roue, mais plutôt surfer sur la vague du moment. En adaptant son concept aux standards, alors assez rigides, de la télévision US de son époque. Résultat : on sourit davantage qu'on ne frissonne aux péripéties téléphonées et personnages caricaturaux en diable de ce récit très léger en frissons. Néanmoins, fort de son expérience certaine dans le registre du fantastique (les petites réussites Corridor of blood et Ritual of evil), Day parvient à tirer l'ensemble vers l’agréable du côté de l’ambiance, souvent plus cosy que menaçante cela dit. Par ailleurs, la présence de Shelley Winters ajoute indéniablement une petite pincée de camp à l’affaire, tout à fait bienvenue. Au final, un titre qui s'apprécie essentiellement au second degré, amusant mais ne me semblant pas compter parmi ce que son réalisateur a fait de plus intéressant, en dépit de son micro-statut culte.

HOTEL (2001)

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Manu  le 27/05/2026 à 19:22
Réalisé par Mike Figgis
Avec Saffron Burrows, David Schwimmer, Rhys Ifans, Salma Hayek, Chiara Mastroianni.
Film anglais, italien
Genre : Drame
Durée : 1h 51min.
Année de production : 2001

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Hotel est le onzième long métrage cinématographique de fiction du compositeur, scénariste, producteur et réalisateur britannique Mike Figgis. Intégralement tourné à Venise, le film est une très expérimentale adaptation de la pièce « The Duchess of Malfi » de John Webster, initialement jouée à Londres en 1613. Il marque la cinquième et dernière collaboration entre Figgis et l’actrice Saffron Burrows, et se situe dans la carrière de Brut Reynolds entre le drame sportif Driven de Renny Harlin et la comédie policière The Hollywood sign de Sönke Wortmann. M'étant déjà frotté, il y a longtemps de cela, à ses peu conventionnels The Loss of sexual innocence et Timecode, je savais à peu près dans quoi je mettais les pieds. Aussi, d'une certaine façon, pas de surprise me concernant : Hotel est un film qui se situe dans la droite ligne des 2 titres précités, en poursuivant et creusant les expérimentations narratives. Cette histoire de tournage d'un film Dogme95 interrompu par la tentative d'assassinat de son réalisateur - pour tenter de résumer l’embryon d'intrigue de l’œuvre - relève en effet de l’exercice numérique libre, qui cherche à casser les codes, à renverser la table, pour dire les choses avec grandiloquence et une certaine bienveillance. Parce qu’en fait, de mon côté, j’ai juste eu la sensation d’un beau bordel improvisé de A à Z, porté par une distribution 4 étoiles qui, à défaut d’autre chose, semble s’être bien éclatée sur ce tournage pas comme les autres. Bon, à l’exception peut-être de Burt Reynolds, me donnant l’impression, dans ses 2 petites scènes, d’être resté à la porte du délire ambiant. Enfin, tout ça pour dire qu’au final, curieusement, je n’ai pas détesté. Ca ne raconte rien mais c’est amusant, ludique, surprenant jusqu’au bout. En tout cas, dans la carrière de Figgis, entre un faisandé Old Creek Manor et ça, mon choix est vite fait…

THE GREAT TEXAS DYNAMITE CHASE (1976)

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Manu  le 25/05/2026 à 17:53
Réalisé par Michael Pressman
Avec Claudia Jennings, Jocelyn Jones, Johnny Crawford, Eric Boles, Tom Rosqui.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1976

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Cette production Corman est le premier long métrage cinématographique de Michael Pressman, futur pilier du petit écran américain, par ailleurs toujours en activité à ce jour. Le film est écrit par le britannique Peter Macgregor Scott, coproducteur des classiques nineties Under siege et The Fugitive, tous 2 signés Andrew Davis. Il se situe dans la carrière de Claudia Jennings entre le thriller Sisters of death de Joseph A. Mazzuca et le film d’action Moonshine County Express de Gus Trikonis. Difficile de ne pas voir dans ce Great Texas dynamite chase une sorte de Thelma & Louise avant l'heure. Soit plus précisément une histoire d'amitié féminine et de cavale évoluant entre comédie, drame et action routière, porté par 2 actrices à l’allant naturel communicatif. Avec évidemment pas mal de nudité, afin de respecter cette incontournable clause cormanienne. Un pur produit d’exploitation, incontestablement, mais dont les données imposées et contraintes budgétaires ne viennent fort heureusement pas parasiter le récit, lui apportant au contraire un esprit libertaire bienvenu. De celles-ci naît une intimité du spectateur avec les deux personnages féminins principaux, qui s’avère au final l’un des principaux atouts de The Great Texas dynamite chase. Bref, une modeste mais attachante bande policière de pure série B, proche de ses personnages, à la décontraction appréciable, derrière laquelle se dessine déjà, au sein de « l’écurie » Corman, un cinéaste plus sage qu’un Jonathan Demme, Paul Bartel ou Lewis Teague mais néanmoins soigneux, attentif comme il faut à ce qui l’entoure.

THE EXECUTION (TV) (1985)

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Manu  le 25/05/2026 à 07:38
Réalisé par Paul Wendkos
Avec Loretta Swit, Rip Torn, Jessica Walter, Sandy Dennis, Valerie Harper.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1985

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The Execution est la première des 3 réalisations signées par Paul Wendkos pour le petit écran au cours de l’année 1985. Celle-ci adapte le roman homonyme d’Oliver Crawford, publié en 1978. Elle est écrite par Crawford lui-même et William Wood, coscénariste de la comédie My six loves de Gower Champion et du drame criminel Victims de Jerrold Freedman. The Execution se situe dans la carrière de Rip Torn entre la comédie policière City Heat de Richard Benjamin et la mini-série The Atlanta child murders de John Erman. L’un des grands intérêts de la longue carrière de Paul Wendkos réside dans la diversité des genres qu’il aura abordés. L’année même où il signe un remake du Bad Seed de Mervyn LeRoy, on le retrouve ainsi derrière ce drame à résonances historiques, anticipant des titres comme le Music box de Costa-Gavras ou, pour rester du côté du petit écran, le Descending angel de Jeremy Paul Kagan. Un sujet passionnant mais délicat que celui de la traque des criminels nazis, dont The Execution s’acquitte plutôt correctement au niveau de la réalisation comme de l’écriture… au moins durant sa première heure. Car, dans son dernier tiers, l’œuvre glisse inexorablement dans une certaine trivialité mal venue, réduisant alors son récit à un banal drame procédurier avec rebondissement à la Scoubidou à la clef. Au final, un titre ambitieux pour Wendkos, mais loin d’être totalement maitrisé, dont on retiendra principalement la solide prestation de Rip Torn, ses partenaires féminines me semblant quant à elles souffrir d’une direction d’actrice un brin appuyée.

GEORGE AND THE DRAGON (2004)

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Manu  le 24/05/2026 à 18:14
Réalisé par Tom Reeve
Avec James Purefoy, Piper Perabo, Patrick Swayze, Michael Clarke Duncan, Simon Callow.
Film anglais, allemand, luxembourgeois
Genre : Fantastique
Durée : 1h 33min.
Année de production : 2004
Titre français : George et le dragon

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Production anglo-germano-luxembourgeoise tournée en Ecosse, en France, en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg, George and the dragon est le second long métrage cinématographique du producteur et réalisateur Tom Reeve. Le film est coécrit par Reeve. Il se situe dans la carrière de Patrick Swayze entre le drame romantique Dirty dancing: Havana nights de Guy Ferland et la mini-série d’aventures King Solomon’s mines de Steve Boyum. Très peu d’attente, me concernant, sur cette coproduction européenne sentant davantage que l’opération financière potentiellement juteuse que le grand projet artistique. Et un bilan plutôt satisfaisant au regard mes inquiétudes initiales. D’autant plus satisfaisant d’ailleurs que tout cela démarre assez mal au niveau de la narration, tellement hachée / elliptique que je me suis interrogé sur la forme initiale de ce projet, m’imaginant une mini-série remontée sous forme de film de 90 minutes. Ce que la suite vient heureusement infirmer, le récit gagnant rapidement en fluidité. Un démarrage chaotique donc, que les auteurs font progressivement oublier, proposant assez rapidement un honnête mélange d’aventure, de romance et de comédie saupoudré d’un zeste de fantastique – la participation à l’intrigue du dragon du titre demeure somme toute assez discrète. Mené avec une décontraction salutaire, plutôt correct du côté des effets visuels, alors que je m’attendais au pire, et interprété avec un certain peps par le trio James Purefoy / Piper Perabo / Patrick Swayze, George and the dragon s’avère ainsi nettement plus regardable que prévu, presque sympathique même, par moment, même si, dans le même registre, le Dragonslayer de Matthew Robbins peut dormir tranquille.

LE GRAND ALIBI (2008)

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Manu  le 24/05/2026 à 10:59
Réalisé par Pascal Bonitzer
Avec Miou-Miou, Lambert Wilson, Valeria Bruni Tedeschi, Anne Consigny, Caterina Murino.
Film français
Genre : Policier
Durée : 1h 33min.
Année de production : 2008

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Le Grand alibi est le cinquième long métrage cinématographique de l’acteur, scénariste et réalisateur Pascal Bonitzer. Le film adapte le roman « The Hollow » d’Agatha Christie, originellement publié en 1946. Il est coécrit par Bonitzer lui-même et Jérôme Beaujour, coscénariste des subséquents Deux jours à tuer de Jean Becker et Les Confins du monde de Guillaume Nicloux. Une œuvre pour le plaisir des mots et l’amour des acteurs. Soit le ferment du cinéma de Bonitzer, ici appliqué à un matériel ludique, pour un résultat aussi plaisant sur le moment que futile et dispensable. Plus que pour sa mise en scène précise et joueuse, Le Grand alibi demeure donc à réserver aux amoureux d’une qualité française un peu à l’ancienne, façon Pierre Granier-Deferre, reposant en premier lieu sur la mise en valeur de comédiens simplement heureux de jouer. Bref, un petit en-cas cinématographique pour connaisseurs, amateurs de bonnes répliques plus que de whodunits, à défaut d’un opus marquant de Bonitzer dans sa carrière derrière la caméra.

MR. BASEBALL (1992)

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Manu  le 24/05/2026 à 08:26
Réalisé par Fred Schepisi
Avec Tom Selleck, Ken Takakura, Aya Takanashi, Dennis Haysbert, Kôsuke Toyohara.
Film américain, japonais
Genre : Comédie
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1992

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Mr. Baseball est le neuvième long métrage cinématographique de l’australien Fred Schepisi. Le film est coécrit par Monte Merrick, précédemment scénariste du Stay together de Lee Grant et Memphis Belle de Michael Caton-Jones. Il se situe dans la carrière de Dennis Haysbert entre le film de guerre Navy Seals de Lewis Teague et le drame sudiste Love field de Jonathan Kaplan. L'affiche de ce Mr. Baseball me semble tenter de vendre une comédie sportive à l'humour potache dans la lignée de Major League et ses suites. Ce que n'est pas ce film également coécrit par le futur réalisateur de Pleasantville, parlant davantage d’incompréhension et adaptation culturelle que d'exploits sportifs. Soit l'une des thématiques récurrentes de l’œuvre de Schepisi, cinéaste dont les récits aiment souvent à rassembler des personnages de culture ou milieux sociaux différents, parfois d'époques différentes même (Iceman). Un titre quelque part plus inattendu que prévu donc, mais qui n’en demeure pas moins très classique, très consensuel dans son développement, manquant trop de mordant, d’originalité pour se hisser au niveau des plus belles réussites de Schepisi. Enfin, côté interprétation, je me suis surpris à trouver Tom Selleck très bien, presque charismatique, alors que cet acteur me laisse habituellement plutôt indifférent, du moins si je me tiens à sa carrière sur grand écran. Bref, agréable à suivre, réalisé avec beaucoup de soin et d’élégance, mais indéniablement anecdotique.

WELCOME TO ME (2014)

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Manu  le 23/05/2026 à 19:58
Réalisé par Shira Piven
Avec Kristen Wiig, Wes Bentley, Linda Cardellini, Joan Cusack, Jennifer Jason Leigh.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 27min.
Année de production : 2014

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Welcome to me est le second long métrage de l’actrice et réalisatrice Shira Piven, sœur de l’acteur Jeremy Piven et épouse du réalisateur Adam McKay. Le film est écrit par Eliot Lawrence, créateur de la subséquente série Claws, dont Shira Piven signera d’ailleurs un épisode. Il se situe dans la carrière de Jennifer Jason Leigh entre la chronique romantico-familiale Alex of Venice de et avec Chris Messina et la comédie Me de Jefery Levy. Le film d’une seule (petite) idée que ce Welcome to me. Et l’on ne peut que regretter que ses auteurs n’aient pas davantage à nous proposer au regard de l’investissement de son interprète principale, tout à fait convaincante / agaçante / attachante dans ce personnage un peu casse-gueule de femme fragile souffrant de troubles de la personnalité. Mais voilà, sorti de son amusante idée centrale, derrière laquelle se devine une volonté de satire des talk-show bien dans l’esprit du cinéma d’Adam McKay - satire ne se concrétisant jamais franchement - Welcome to me n’offre que de l’attendu et du tiède, sans non plus tirer quoi que ce soit de mémorable de ses excellents interprètes secondaires. Bref, du talent à l’écran, mais mal ou pas exploité, et un concept intéressant que ruine partiellement une écriture et une réalisation ne parvenant jamais à s’imposer comme à offrir autre chose qu’un traitement superficiel de leur sujet.

EYES OF A STRANGER (1981)

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Manu  le 23/05/2026 à 09:57
Réalisé par Ken Wiederhorn
Avec Lauren Tewes, Jennifer Jason Leigh, John DiSanti, Peter DuPre, Gwen Lewis.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 24min.
Année de production : 1981
Titre français : Appels au meurtre

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Eyes of a stranger est le troisième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur américain Ken Wiederhorn. Tourné à Miami, en Floride, le film est écrit, sous le pseudonyme de Mark Jackson, par Ron Kurz, scénariste des subséquents Friday the 13th : Part 2 de Steve Miner et Off the wall de Rick Friedberg. Il se situe dans la carrière de Jennifer Jason Leigh entre le suspense rural Angel City de Philip Leacock et le drame adolescent I think I’m having a baby d’Arthur Allan Seidelman. Premier rôle crédité de Jennifer Jason Leigh sur grand écran, et déjà un goût prononcé pour les personnages perturbés et / ou malmenés. Un emploi dans lequel l’actrice marque des points décisifs pour le film, conférant un relief inédit à son rôle d’innocente victime, pourtant relativement lambda sur le papier. Là n’est toutefois pas la seule réussite de ce titre à la frontière du thriller et du slasher, à la croisée de Wait until dark et Friday the 13th. De façon générale, son écriture s’avère plutôt solide, bien bâtie dans sa gestion croissante du suspense. Autre atout : son personnage de tueur voyeur, semblant sorti d’un film d’Hitchcock, qui se montre également particulièrement flippant dans le registre faussement bonhomme. Mis en scène avec autant de soin que d’efficacité - on peut d’ailleurs s’interroger quant à l’absence de retombées positives liées à ce titre sur la carrière de réalisateur de Wiederhorn - et pimenté de quelques effets gore de Tom Savini de toute beauté (dans leur genre, j’entends), Eyes of a stranger me semble ainsi se distinguer assez largement du tout-venant dans sa catégorie, tenant même de la petite pépite du genre horreur indie de sa période.

MATAHARIS (2007)

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Manu  le 22/05/2026 à 18:12
Réalisé par Icíar Bollaín
Avec Najwa Nimri, María Vázquez, Nuria González, Tristan Ulloa, Diego Martín.
Film espagnol
Genre : Drame
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2007

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Mataharis est le quatrième long métrage cinématographique de l’actrice, scénariste et réalisatrice Icíar Bollaín. Le film est coécrit par Bollaín elle-même et la scénariste de télévision Tatiana Rodriguez. Il a obtenu 5 nominations aux Goya (oscars espagnols) en 2008 et se situe dans la carrière de Najwa Nimri entre le thriller Trastorno de Fernando Camara et la comédie romantique Oviedo Express de Gonzalo Suarez. Je ne connais pas suffisamment son travail derrière la caméra pour l’affirmer, mais le cinéma d’Iciar Bollain me semble avant tout guidé par sa fibre militante, qu’elle soit politique ou sociétale, voire les deux à la fois. Et, 17 ans avant son vibrant Soy Nevenka consacré à une célèbre affaire de harcèlement sexuel en Espagne, ce Mataharis semble déjà s’interroger sur la condition de la femme dans la société espagnole contemporaine. Une réflexion qui traverse ce film choral sans le parasiter, n’en alternant pas la dimension romanesque. Au grès des sous-intrigues, on se balade ainsi entre le récit quasi policier - via le suivi des enquêtes de notre trio de détectives - et le drame romantique. Avec, en toile de fond, un portrait de la société espagnole des années 2000, encore fortement empreinte de machisme. Une œuvre à la fois riche et accessible, classique dans sa forme et son écriture, mais jamais solaire ou caricaturale, dont le seul handicap demeure peut-être de ne fonctionner que comme une série de vignettes, en loupant l’occasion de creuser ses pistes narratives les plus intéressantes. Bref, peut-être pas aussi marquant que También la lluvia ou Soy Nevenka, mais une jolie réussite tout de même.

THE BLACK DEMON (2023)

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Manu  le 21/05/2026 à 13:27
Réalisé par Adrian Grünberg
Avec Josh Lucas, Fernanda Urrejola, Julio Cesar Cedillo, Jorge A. Jimenez.
Film américain, mexicain, dominicain, slovène
Genre : Aventures
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2023

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The Black demon est le troisième long métrage cinématographique d’Adrian Grünberg. Tourné en République Dominicaine, le film se situe dans la carrière sur grand écran de l’acteur Josh Lucas entre le suspense d’anticipation The Forever purge de Everardo Gout et le néo-noir Blood for dust de Rod Blackhurst. Très rares sont les réussites cinématographiques dans le domaine du film de requin et, plus largement, de monstres marins. Et ce Black demon n’en fait malheureusement pas partie. Toutefois, avec son casting poids plume et sur une trame aussi imbécile que la sienne, je dois bien admettre que la probabilité de me retrouver à subir un DTV tout moche, bricolé avec les pieds, ni fait, ni à faire, était plus qu’élevée. Aussi le résultat, jamais désagréable à suivre, constitue-t-il presque une bonne surprise. Soyons clair : Ce n’est pas au niveau de l’écriture que le film marque des points. Car lorsque The Black demon ne se satisfait pas d’empiler les clichés, c’est l’incrédulité qui prend le relais chez le spectateur, face à des péripéties toutes plus improbables les unes que les autres. En revanche, côté réalisation, courageusement indifférent à la médiocrité du matériel qu’il met en scène, Grünberg nous offre une nouvelle petite leçon d’efficacité bis. De l’ouvrage presque à l’ancienne, vif mais toujours lisible, mettant autant que possible en valeur ses interprètes et quelques décors.

IDENTIKIT (1974)

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Manu  le 21/05/2026 à 10:30
Réalisé par Giuseppe Patroni Griffi
Avec Elizabeth Taylor, Guido Mannari, Ian Bannen, Mona Washbourne, Maurizio Bonuglia.
Film italien, allemand, américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1974

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Identikit est le troisième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Giuseppe Patroni Griffi. Le film adapte le roman de Muriel Spark « The Driver’s seat », publié en 1970. Il est écrit par Patroni Griffi lui-même et Raffaele La Capria, coscénariste de plusieurs classiques de Francesco Rosi (Le Mani sullà citta, Uomini contro, Cristo si è fermato a Eboli) et se situe dans la carrière d’Elizabeth Taylor entre le drame Ash Wednesday de Larry Peerce et le conte fantastique The Blue bird de George Cukor. Les années 70, c’est la période que je préfère dans la carrière d’Elizabeth Taylor. Je suis conscient que l’on n’y trouve pas ses meilleurs films, mais cette succession de titres plus ou moins improbables, plus ou moins oubliés, m’attire irrésistiblement. Et, dans le genre bizarrerie, je reconnais n’avoir point été déçu avec cet Identikit. Le film nous narre de manière fracturée le périple à Rome d’une femme possiblement dépressive, en tout passablement perturbée, à la recherche de l’amant idéal. Une série de vignettes parfois à la lisière du surréalisme, assortie d’un message politique plus vague encore, qui, loin de m’agacer comme les précédents travaux de Patroni Griffi, m’a au contraire rapidement séduit. J’ai en effet trouvé tout à fait savoureux cet enchainement de situations et échanges totalement autres, dans un style abusivement arty devant énormément aux éclairages experts de Vittorio Storaro. Bref, sans doute l’œuvre la plus cryptique de toute la carrière de Liz Taylor, mais un objet néanmoins assez fascinant par moment, ne semble-t-il à découvrir pour tous les aficionados de la diva, ici de presque tous les (gros) plans, indéniablement et courageusement investie.

LA LEGGE VIOLENTA DELLA SQUADRA ANTICRIMINE (1976)

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Manu  le 20/05/2026 à 18:12
Réalisé par Stelvio Massi
Avec John Saxon, Lee J. Cobb, Renzo Palmer, Lino Capolicchio, Antonella Lualdi.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1976
Titre français : Magnum 44 spécial

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La Legge violenta della squadra anticrimine est le sixième long métrage cinématographique de Stelvio Massi. Tourné à Bari, dans la région des Pouilles, le film marque la cinquième et avant-dernière collaboration de Massi avec le scénariste Dardano Sacchetti. Il se situe dans la carrière de l’acteur américain Lee J. Cobb entre 2 autres films relevant du genre policier, Mark il poliziotto spara per primo, également signé Massi, et Gli amici di Nick Hezard de Fernando Di Leo. Une révision qui, après l'agréable redécouverte de La Banda del trucido, il y a quelques mois, me pousse un peu plus encore à reconsidérer mon opinion sur Stelvio Massi. Je l'ai en effet très longtemps perçu comme un besogneux du genre poliziottesco, aux travaux uniquement tournés vers le divertissement et essentiellement sauvés par leur facture visuelle toujours très soignée. Et cette Legge violenta della squadra anticrimine, que j'avais dû regarder légèrement en diagonale la première fois, est très loin de se résumer à cela. La Legge violenta della squadra anticrimine ne néglige certes pas l’action pure, et se révèle d’ailleurs très efficace dans ce domaine, mais séduit peut-être davantage encore par la richesse de son écriture. Un script bien pensé, évoquant une situation complexe tout en suivant une trame limpide, que l’on doit donc au très imaginatif Dardano Sacchetti, mais également au moins prolifique Lucio De Caro, scénariste du séminal La Polizia ringrazia de Steno, auquel ce titre peut se frotter sans rougir. On retrouve en tout cas dans les 2 films cette ambition de rassembler tous les acteurs de la société italienne (police, gangsters, journalistes, pouvoir politique et jeunesse en galère, déboussolée, au milieu de tout ça) afin d’offrir une vision globale des multiples forces idéologiques et contradictions qui l’animent. Enfin, côté interprétation, si John Saxon s’en tire correctement dans un personnage ambigu de flic cogneur désabusé, j’avoue que j’aurais préféré voir un Enrico Maria Salerno ou un Franco Nero à sa place. En revanche, rien à redire sur la prestation de Lee J. Cobb, impeccable parrain aveugle (au sens propre) d’un fragile empire, si ce n’est que l’acteur paraît tout de même en petite forme physique - il décèdera d’ailleurs quelques semaines avant la sortie italienne du film.

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