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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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MURDER BY PHONE (1982)

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Manu  le 21/10/2018 à 20:00
Réalisé par Michael Anderson
Avec Richard Chamberlain, John Houseman, Sara Botsford, Robin Gammell, Gary Reineke.
Film canadien, américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1982
Titre français : Bells

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Murder by phone est le vingt-septième long métrage réalisé par l’anglais Michael Anderson. Cette production américano-canadienne se situe dans sa filmographie entre la mini-série de science-fiction The Martian chronicles, d’après Ray Bradbury, et la comédie fantastique Second time lucky, tournée quant à elle en Nouvelle Zélande. Notons enfin que le film est coécrit par le futur réalisateur canadien John Kent Harrison.

Cinéaste généralement très peu enclin à bousculer son spectateur, Michael Anderson s’attèle pourtant ici à sujet propice à de sympathiques débordements bis. Ainsi y-a-t-il de l’idée amusante dans ce sujet tenant à la fois du suspense parano, de l’épouvante et de la science-fiction. De l’invention scénaristique un poil délirante qu’Anderson met en scène le plus sérieusement du monde comme à son habitude, conférant par là un cachet assez singulier à ce Murder by phone. Et, une fois n’est pas coutume, on aurait même presque envie de parler de flair sur certaines séquences d’attaque « téléphonique », pour tout dire assez impressionnantes.

Dommage, par conséquent, que la partie thriller conspirationniste ne parvienne pas à s’intégrer plus harmonieusement à cet ensemble, et que le film finisse par s’essouffler dans sa dernière ligne droite, avec un final un rien timoré dans lequel ressort alors l’habituelle et désolante absence d’inventivité du travail d’Anderson à la mise en scène.

Inabouti, mais plus fun et relevé qu’à l’accoutumé pour un titre signé Michael Anderson.

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3.6
3.6
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2
3.3
4.2
3.2
2.5
4.1
1.9
2.6
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HELL IS SOLD OUT (1951)

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Manu  le 21/10/2018 à 09:11
Réalisé par Michael Anderson
Avec Mai Zetterling, Herbert Lom, Richard Attenborough, Hermione Baddeley, Eric Pohlmann.
Film anglais
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1951

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Hell is sold out est le troisième long métrage signé par l’anglais Michael Anderson, ancien assistant de Terence Young et Peter Ustinov (avec lequel il signera d’ailleurs sa première réalisation, Private Angelo, en 1949). Le film adapte le roman du français Maurice Dekobra « Satan refuse du monde », originellement publié en 1947. Notons ici que ce romancier à succès des années 30, aujourd’hui tombé dans l’oubli, fut adapté à l’écran par Augusto Genina, Max Ophüls, Alexander Esway ou encore Jean Delannoy. Reposant sur un matériel littéraire de modeste envergure, que les auteurs du film ne semblent pas spécialement chercher à élever, Hell is sold out est un mélodrame bourgeois fleurant l’académisme anglais bon teint. A cet égard, aucune surprise donc, puisqu’Anderson se révèlera jusque dans ses ultimes travaux de la fin des années 90 un parfait représentant de ce cinéma à l’anglaise propre et coincé, d’un professionnalisme suscitant souvent plus l’ennui poli que le respect. La recette de cet Hell is sold out : une bonne dose de romance, un peu de drame, un zeste de comédie et un soupçon de rocambolesque. Cocktail suffisamment riche pour garantir une vision sans douleur, mais également sans passion, de cette intrigue un rien théâtrale au contexte post-seconde guerre mondiale historiquement pas inintéressant du tout, dans le fond. Et puis, s’il n’y a pas grand-chose à gratter du côté de la réalisation, reconnaissons que le charmant trio Zetterling / Lom / Attenborough tire tout de même joliment son épingle du jeu, poussant l’affaire vers une élégance que l’écriture seule n’aurait su trouver. Bref, pour du Michael Anderson, disons qu’il s’agit là d’un travail honorable, plutôt recommandable si sans grand relief.

CRASH LANDING (1958)

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Manu  le 20/10/2018 à 07:56
Réalisé par Fred F. Sears
Avec Gary Merrill, Nancy Davis, Irene Hervey, Roger Smith, Bek Nelson.
Film américain
Genre : Catastrophe
Durée : 1h 16min.
Année de production : 1958

Critique cinema   Critique film de Manu

Quarante-neuvième et antépénultième réalisation cinématographique de Fred F. Sears, Crash landing est écrit par Fred Freiberger, futur prolifique scénariste de télévision, à la manœuvre notamment sur 1 ou plusieurs épisodes des séries Rawhide, The Wild wild west, The Six million dollar man, Starsky and Hutch ou encore Mike Hammer. Le film marque la dernière apparition sur grand écran de l’actrice Nancy « Reagan » Davis. Crash landing, ou les bases du cinéma catastrophe aérien hollywoodien aux côtés des The High and the mighty de William Wellman et Zero hour! d’Hall Bartlett, ce dernier sorti quelques mois plus tôt sur le territoire américain. D’où la relative mansuétude que l’on peut avoir face à ce suspense encombré tout de même des pires clichés associés à la future série de Airport sans en posséder ni le côté spectaculaire ni le réjouissant parterre de stars plus ou moins concernées. Filmé en seulement 10 jours pour une petite poignée de biftons verts, Crash Landing n’a donc rien d’une mémorable expérience cinématographique. Le film se révèle au contraire tout mou, d’une ringardise absolue dans ses péripéties et d’une absence dramatique d’intensité quant à son suspense, tranchant en cela pas mal avec les généralement plus enlevés travaux de son réalisateur. Et pourtant, il faut bien admettre que l’expérience demeure dans l’ensemble plutôt agréable et, si ce n’est attachante de naïveté, du moins amusante dans son caractère involontairement parodique. On en vient en tout cas à bout certes sans passion, mais sans déplaisir non plus, curieux de découvrir la tant attendue scène de crash aérien. Pas vraiment un bon Fred F. Sears donc, mais à défaut une sympathique petite gâterie bis pour cinéphile averti d’humeur nostalgique.

PRIVATE SCHOOL (1983)

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Manu  le 19/10/2018 à 18:33
Réalisé par Noel Black
Avec Phoebe Cates, Betsy Russell, Matthew Modine, Michael Zorek, Fran Ryan.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1983

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Private school est la sixième et dernière réalisation pour le grand écran de Noel Black. Le film marque la seconde apparition cinématographique de l’acteur Matthew Modine après un second rôle dans le Baby it’s you de John Sayles. Il est coécrit par le romancier et scénariste Dan Greenburg, peut-être plus connu pour avoir ultérieurement collaborer avec William Friedkin à l’adaptation de son roman « The Nanny », sorti en 1990 sous le titre The Guardian. Débuter sa carrière par une palme d’or, ne serait-ce que du court métrage, pour la conclure cinématographiquement parlant 17 ans plus tard par ça, voilà qui tient de la sacrée dégringolade artistique ! Un tel parcours donnerait en tout cas presque envie d’en savoir plus sur son réalisateur, et demeure d’une certaine façon le seul intérêt présenté par cette comédie teenager graveleuse courant après le succès de l’à peine plus guère plus glorieux Porky’s de Bob Clark. Pauvreté affligeante de gags causant le plus souvent la gène et / ou l'effarement, manque cruel de rythme comme d’un quelconque flair comique du côté de la réalisation, direction d’acteur touchant à s'y méprendre du renoncement total et rendant au passage miraculeuse la récupération du talent de Matthew Modine par Altman et Parker au cours des mois suivants : Private school cumule les tares et donne vraiment à voir le plus consternant de la comédie érotico-étudiantesque américaine des années 80. Bref, en 1 mot : navrant.

PRETTY POISON (1968)

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Manu  le 17/10/2018 à 12:14
Réalisé par Noel Black
Avec Anthony Perkins, Tuesday Weld, Beverly Garland, John Randolph, Dick O'Neill.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1968
Titre français : Les Pervertis

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Pretty Poison est le premier long métrage cinématographique de Noel Black, cinéaste alors tout juste auréolé d’un oscar et de deux prix à Cannes (palme d’or et grand prix technique) pour son court-métrage Skaterdater. Coproduit par Black, le film est écrit par le futur scénariste à succès de The Parallax view et Flash Gordon, Lorenzo Semple Jr. Notons enfin que cette adaptation du roman de Stephen Geller, « She let him continue » a connu un remake télévisé, en 1996, signé David Burton Morris. Cet échec commercial en son temps, devenu par la suite film culte, mérite certainement quelques éloges. Le débutant Noel Black fait en effet preuve d’une belle inspiration, notamment visuelle, dans la réalisation dans ce sulfureux film noir aux allures de conte cauchemardesque ouaté dans lequel le petit chaperon rouge s’avère bien plus féroce que le potentiel grand méchant loup. Porté par un couple Perkins (toujours aussi psychotique) / Weld (toujours aussi troublante) qui fonctionne à merveille et s’avère peut-être la plus riche idée de ce titre, Pretty poison revisite donc brillamment et audacieusement les codes du film noir fifties, à l’aune des chambardements socio-historiques de l’ère Vietnam et effondrement récent du code Hayes pour la seule sphère hollywoodienne. Brillamment et audacieusement parce qu’avant tout insidieusement, dans une ambiance provinciale faussement tranquille, presque idyllique, en employant judicieusement des acteurs ayant une histoire avec la décennie cinématographique précédente, qu’il s’agisse de Perkins et Weld bien sûr, mais également de Beverly Garland, interprète de la mère de Weld et actrice croisée dans de nombreuses série B au cours des années 50. Film passionnant donc, devenant oppressant dans son dernier tiers, traversé de quelques étonnants éclairs poétiques, comme cette presque irréelle séquence forestière au petit matin voyant Perkins désireux de se débarrassé d’un encombrant cadavre. Encore peu commenté par chez nous, un titre marquant du cinéma américain de son époque, et certainement l’effort le plus notable de son réalisateur, qui se tournera pour l’essentiel du côté du petit écran par la suite.

THE MIAMI STORY (1954)

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Manu  le 17/10/2018 à 10:13
Réalisé par Fred F. Sears
Avec Barry Sullivan, Luther Adler, John Baer, Adele Jergens, Beverly Garland.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 15min.
Année de production : 1954
Titre français : Meurtres sur commande

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The Miami story se situe dans la généreuse filmographie du bissard Fred F. Sears entre deux titres liés au genre westernien, Massacre canyon avec Phil Carey et Audrey Totter, et The Outlaw stallion, également interprété par Phil Carey. Le film marque par ailleurs le première de 9 collaborations entre Sears et le scénariste Robert E. Kent. Durant sa courte mais intense carrière derrière la caméra, Fred F. Sears aura démontré de réelles aptitudes à l’égard du genre policier, exercice s’adaptant peut-être le plus idéalement aux budgets riquiquis et conditions de tournage quelque peu sommaires avec lesquels il aura dû composer jusqu’au bout. Ce film noir dossier, investissant l’organisation du crime de Miami pour en narrer le spectaculaire – et proclamé véridique – démantèlement en témoigne avec un certain brio. The Miami story est en effet une bande qui sait assez adroitement masquer sa modeste envergure financière, via une écriture relativement ambitieuse, ou du moins généreuse en péripéties et personnages secondaires, via également un tournage « on location » donnant indéniablement un cachet d’authenticité à l’affaire, quand bien même les clichés du films noir fifties abondent ici. Après, reconnaissons que Sears nous a offert plus dynamique que ce titre un rien trop bavard et rigide. Contrairement à un Detroit…, The Miami story a ainsi du mal à synthétiser son sujet tout en affichant régulièrement un sérieux papal et une naïveté prêtant légèrement à sourire. En résumé, une film noir bis agréable mais pas indispensable, dans lequel, côté interprétation, Luther Adler remporte la mise en suave parrain de la pègre locale.

TIME LAPSE (2014)

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Manu  le 12/10/2018 à 18:39
Réalisé par Bradley King
Avec Danielle Panabaker, Matt O'Leary, George Finn, Amin Joseph, Jason Spisak.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2014

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Time lapse est le premier long métrage réalisé par Bradley King. Cette petite production indépendante se situe dans la carrière sur grand écran de l’ex-vedette Disney Danielle Panabaker entre le film d’horreur de John Gulager Piranha 3DD et la comédie romantique choral This isn’t funny de Paul Ashton. Sorti directement en DVD chez nous avant filer illico sur le circuit des chaines câblées, Time lapse est un suspense science-fictionnel évoquant furieusement une sorte d’épisode étiré de la cultissime série The Twilight Zone. Il convient d’ailleurs de noter que son pitch ne va pas sans rappeler celui d’un actuel segment de cette anthologie, réalisé par John Rich et intitulé « A most unusual camera ». On l’aura donc peut-être compris, mais ce titre souffre clairement d’un problème de rythme, peinant sensiblement à remplir ses 104 minutes de péripéties suffisamment intenses et variées. En résulte un ensemble pas franchement passionnant à suivre, souffrant en particulier d’inventivité dans sa mise en scène et de rigueur dans son écriture, avec ses personnages bien trop schématiques pour tenir la distance sur une telle durée. Reste tout de même la sympathique tentative d’imposer un esprit série B old school, avec ce côté unité de lieu et de personnages que n’aurait pas renié un John Carpenter par exemple. Dommage que l’on en reste au niveau des intentions…

LA GRAINE ET LE MULET (2007)

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Manu  le 12/10/2018 à 11:05
Réalisé par Abdellatif Kechiche
Avec Habib Boufares, Hafsia Herzi, Farida Benkhetache, Abdelhamid Aktouche, Alice Houri.
Film français
Genre : Drame
Durée : 2h 31min.
Année de production : 2007

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La Graine et le mulet est le troisième long métrage de l’acteur - réalisateur Abdellatif Kechiche. Produit par Claude Berri et écrit par Kechiche seul, ce film tourné intégralement à Sète, comme ultérieurement le Mektoub, my love: Canto uno du même auteur, a obtenu 4 césars en 2008, dont 1 pour la jeune Hafsia Herzi dans son premier rôle au cinéma. Troisième coup d’éclat pour Kechiche après les déjà formidables La Faute à Voltaire et L’esquive. La Graine et le mulet, c’est assurément du grand cinéma, qui laisse admiratif dans sa capacité à imposer un style, une voix unique et extrêmement forte au-delà des codes et conventions d’usages propre au(x) genre(s) que l’œuvre entend aborder. Ainsi, cette chronique méridionale ne cesse d’impressionner sans jamais forcer la main du spectateur. Par le biais d’une construction parfaite, elle puise sa réussite entre une mise en scène qui, derrière son apparente simplicité, révèle une maitrise au cordeau de l’outil cinématographique, et une écriture transcendée par celle-ci, dévoilant là encore sous le classicisme, voire la banalité, de son fil narrateur, des trésors de subtilité et d’émotion et convoquant sans jamais les nommer des genres aussi différents que la tragi-comédie à l’italienne, la success story à l’américaine ou le cinéma social à l’anglaise, agrémentés dans sa dernière partie d’une inattendue touche d’érotisme à la française. Bref, même si la comparaison peut sembler incongrue, tout comme un Michael Mann, lorsqu’il réalise Collateral, transforme une simplissime histoire de tueur à gage traquant un témoin gênant en quelque chose de jamais vu et d’incroyablement immersif, Abdellatif Kechiche réussit exactement le même tour de force avec La graine et le mulet, s’invitant par la même occasion à la table des plus grands. La Graine et le mulet… ou comment la perte d’une marmite de couscous et le vol d’une mobylette deviennent les enjeux d’un suspense intense nous investissant comme rarement.

IN THE BLOOD (2014)

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Manu  le 12/10/2018 à 07:12
Réalisé par John Stockwell
Avec Gina Carano, Cam Gigandet, Ismael Cruz Cordova, Treat Williams, Luis Guzmán.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2014
Titre français : Out of control

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In the blood est la onzième réalisation cinématographique de l’ex-acteur (chez John Carpenter et Tony Scott notamment) John Stockwell. Le film est coécrit par Bennett Yellin, précédemment coscénariste du Joy ride 2: Dead ahead de Louis Morneau et, dans un tout autre genre, des Dumb and dumber et Dumb and dumber to des frères Farrelly. Le film marque par ailleurs la septième collaboration de Stockwell avec le compositeur autrichien, ex-membre du groupe Tangerine Dream (de 1985 à 1990), Paul Haslinger. Réalisateur ayant quelque part de la suite dans les idées, techniquement fort compétent à défaut d’être d’une grande subtilité, John Stockwell nous offre ici sa version perso du Taken de Pierre Morel. On y retrouve son gout de l’action sportive en terrain exotique, hérité de Blue crush et Into the blue, couplé avec quelques restes de son Turista, via cette vision, il faut bien l’admettre un peu douteuse, d’une terre étrangère hostile au citoyen américain, dans laquelle semble régner en toute impunité crime et corruption. Maintenant, si l’on accepte de fermer les yeux sur ce fond idéologique craignos, de même que sur les nombreuses invraisemblances émaillant le récit, il est vrai que le côté immersif du filmage sort l’ensemble du tout venant. On est ici dans du DTV de luxe en effet, retrouvant niveau réalisation un certain état d’esprit bis seventies / eighties, principalement dans sa percutante façon de mêler fiction et approche docu-touristique. Dommage donc, encore une fois, que tout cela baigne dans une pensée si réactionnaire, à l’opposé des élans plus souvent libertaires ou ouvertement provocateurs des modèles que semble revendiquer ce titre.

ESCAPE FROM SAN QUENTIN (1957)

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Manu  le 10/10/2018 à 19:05
Réalisé par Fred F. Sears
Avec Johnny Desmond, Merry Anders, Richard Devon, Roy Engel, William Bryant.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 21min.
Année de production : 1957

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Escape from San Quentin est la cinquième et ultime réalisation signée par Fred F. Sears au cours de l’année 1957, année par ailleurs marquée par sa disparition, d’une crise cardiaque, à l’âge de 44 ans seulement (5 films de lui sortiront encore l’année suivante !). Le film marque sa seconde et dernière collaboration avec le scénariste blacklisté et producteur Bernard Gordon (crédité Raymond T. Marcus sur la copie originelle du film). Premier grand rôle dramatique du chanteur / auteur / compositeur Johnny Desmond, que Fred F. Sears avait déjà employé quelques mois plus tôt dans son film musical Calypso heat wave, Escape from San Quentin est un petit film noir franchement bien troussé, me semblant démontrer assez clairement la supériorité technique de son boulimique réalisateur sur la plupart de ses collègues travailleurs du bis à la chaine de la même décennie (cf. Edward L. Cahn, aux produits beaucoup plus fauchés, me semble-t-il, si parfois tout aussi sympathiques). Bien écrite, avec une nette tendance à la générosité du côté des péripéties qui ne saborde jamais la cohérence du récit, l’œuvre sait également, comme souvent avec Fred F. Sears, mettre judicieusement à profit son très modeste budget en imposant un style direct, tout en extérieurs naturels, adoptant un style presque documentaire. De quoi largement excuser le caractère peu nuancé de l’interprétation et l’absence de densité psychologique du récit, paramètre incontournable des meilleurs films noirs de la décennie 50. Petit, mais costaud et généreux. Clairement un titre à retenir dans la filmographie de son réalisateur.

FEAR IN THE NIGHT (1972)

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Manu  le 08/10/2018 à 20:30
Réalisé par Jimmy Sangster
Avec Judy Geeson, Joan Collins, Ralph Bates, Peter Cushing, Gillian Lind.
Film anglais
Genre : Epouvante
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1972
Titre français : Sueur froide dans la nuit

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Fear in the night est la troisième et dernière réalisation cinématographique du scénariste Jimmy Sangster, figure importante de la célèbre firme Hammer Films, qui par ailleurs produit ce titre (comme les deux précédents essais de Sangster). Notons que c’est également la troisième fois que le scénariste – réalisateur anglais dirige son compatriote acteur Ralph Bates. Pas le plus célébré des titres seventies de la Hammer Films, et pourtant un bon petit whodunit teinté d’épouvante qui s’est sans nul doute naturellement bonifié avec le temps, le soin porté à son atmosphère automnale, son refus de surenchère dans les surprises et rebondissements, son interprétation sobre et sérieuse, et jusqu’à sa réalisation travaillant d’une certaine façon à l’économie, ne cherchant jamais à donner dans le compliqué, confèrent un caractère éminemment sympathique à cette bande semblant revendiquer pleinement sa modeste envergure. Bref, un petit film à frissons au script un peu tiré par les cheveux mais à la lugubre conclusion du meilleur effet, dans lequel l’amateur de suspense horrifique old school typiquement british ne pourra que se glisser qu’avec délice.

THE HUNTER'S PRAYER (2017)

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Manu  le 07/10/2018 à 09:15
Réalisé par Jonathan Mostow
Avec Sam Worthington, Odeya Rush, Martin Compston, Allen Leech, Amy Landecker.
Film américain, allemand, espagnol
Genre : Thriller
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2017
Titre français : The Professional

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The Hunter’s prayer est la seulement sixième réalisation de Jonathan Mostow en 28 ans. Cette coproduction américano-germano-espagnole, tournée pour l’essentiel en Hongrie et Angleterre, est écrite par le duo scénaristique du The Game de David Fincher, John Brancato et Michael Ferris, marquant ainsi la troisième collaboration de Mostow avec les 2 hommes après Terminator 3: Rise of the machines en 2003 et Surrogates en 2009. Notons efin que le film est une adaptation du roman de 2004 de Kevin Wignall, « For the dogs ». Exercice de style sur le classique thème du tueur à gages pris de remords, The Hunter’s prayer ne marquera sans doute pas le genre comme on l’aurait souhaité de la part du trop rare Jonathan Mostow. Mais nul doute que les amateurs de séries B à la John Flynn seront apprécier les modestes mais évidentes qualités de cette œuvre revendiquant un ascétisme devenu plutôt rare par les temps qui courent, au cinéma. Par le biais d’une réalisation d’une belle sobriété, de même qu’une écriture affichant un estimable dépouillement complice, The Hunter’s prayer parvient donc à transcender son très quelconque matériel scénaristique de base. Sam Worthington - acteur qui m’a toujours laissé… froid, ça tombe bien - joue parfaitement (naturellement ?) le jeu de la retenue émotionnelle, la gosse est très bien, elle aussi, et la vision proposée de notre France rurale certes à peine crédible mais concourant, pour nous autre hexagonaux en tout cas, à enrichir ce caractère « cérébro-bis » enrobant de façon très intéressante l’ensemble du projet. Rien de renversant, en résumé, mais un titre certainement moins convenu qu’il n’y parait, qu’appréciera sans doute le cinéphile averti, amateur de néo-noir tout en froideur et sécheresse.

BLACK SEA (2014)

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Manu  le 05/10/2018 à 16:28
Réalisé par Kevin MacDonald
Avec Jude Law, Karl Davies, Scoot McNairy, David Threlfall, Sergey Kolesnikov.
Film anglais, américain, russe
Genre : Aventure
Durée : 1h 54min.
Année de production : 2014

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Black sea est le cinquième long métrage de fiction de l’anglais formé à l’école du documentariste Kevin MacDonald. Le film est écrit par Dennis Kelly, créateur et coscénariste de la série Utopia avec Stephen Rea et James Fox. Il est coproduit par MacDonald et se situe dans la filmographie de Jude Law entre le Grand Budapest Hotel de Wes Anderson et la comédie d’espionnage de Paul Feig, Spy. Echec financier et partiellement critique pour ce projet pourtant rudement prometteur à la base, venant d’un spécialiste du cinéma de genre « cérébral » comme Kevin MacDonald. Et il faut bien admettre la vision l’œuvre explique sans grande difficulté cette sensible déconvenue. Black sea est en effet un film frustrant, ambitieux et excitant dans son pari de renouveler le genre très codifié du film catastrophe en haute mer, et plus spécifiquement, du film de « sous-marin », mais qui ne parvient finalement mettre en œuvre ce beau projet dans son écriture. Rien à dire donc, sur la mise en scène comme sur l’interprétation, entre approche réaliste dépouillée qui claque pour la première et intensité / investissement de premier ordre, pour la seconde. L’embrouille ici vient plutôt de l’incapacité du scénariste à garder de bout en bout de façon satisfaisante un cap ultra réaliste au sein d’un récit estampillé « de genre ». Black sea navigue ainsi dans des eaux troubles et stagnantes, au fil de péripéties invariablement déprimantes et surprenantes pour divertir, mais néanmoins trop préfabriquées et spectaculaires pour sonner totalement vraies. Plus qu’estimable dans la forme, courageux dans les intentions et malgré tout notable dans sa catégorie pour l’originalité de son approche, mais, au sein de la filmographie de Kevin MacDonald, plutôt une déception.

BABY BLUE MARINE (1976)

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Manu  le 04/10/2018 à 22:05
Réalisé par John D. Hancock
Avec Jan-Michael Vincent, Glynnis O'Connor, Katherine Helmond, Dana Elcar, Richard Gere.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1976

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Baby blue marine est le troisième long métrage cinématographique du cinéaste indépendant John D. Hancock. Coproduit par Aaron Spelling, le film se situe dans la carrière de l’alors jeune premier Jan-Michael Vincent entre le drame criminel White line fever de Jonathan Kaplan et le suspense surnaturel Shadow of the hawk de George McCowan. Le film est écrit par le scénariste, essentiellement de télévision, Stanford Whitmore. Que voila une jolie petite tranche d’Americana période seconde guerre mondiale ! Un film qui semble vouloir jouer la carte de la simplicité et sincérité teintés de nostalgie, n’ayant pas peur de paraitre un brin démodé, voire naïf. Pari risqué d’une certaine façon, que Baby blue marine remporte sur la longueur, faisant oublier une première heure un rien platounette par le biais d’un dernier tiers plus rythmé et tendu, offrant en sus une belle réflexion sur le patriotisme et le devoir en temps de guerre. Un film fort attachant au final, offrant l’un de ses meilleurs rôles à Jan-Michael Vincent, ici juste et touchant dans la peau de ce faux soldat. Avec pour ne rien gâcher, un très beau générique de fin illustré par une fresque (à la façon ?) de Norman Rockwell et porté musicalement par un « I’ll be seeing you » qu’interprète lui-même le compositeur Fred Karlin.

LA TOUR 2 CONTROLE INFERNALE (2016)

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Manu  le 04/10/2018 à 18:11
Réalisé par Eric Judor
Avec Eric Judor, Ramzy Bedia, Marina Foïs, Philippe Katerine, Serge Riaboukine.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 28min.
Année de production : 2016

Critique cinema   Critique film de Manu

La Tour 2 contrôle infernale est la première réalisation cinématographique en solo de l’acteur Eric Judor. Préquelle de La Tour Montparnasse infernale, réalisé par Charles Nemes en 2001, le film est coécrit et coproduit par Eric Judor et son complice Ramzy Bedia, du duo comique « Eric et Ramzy ». Les quelques essais cinématographiques du tandem « Eric et Ramzy » ne se sont jusqu’à présent que rarement hissés à la hauteur des espérances naturellement entretenues par le singulier talent comique de ces 2 auteurs amuseurs. Ou, dit plus clairement, les 2 gus en ont sous le pied mais n’arrivent pas souvent à concrétiser. Quant à cette tour 2 contrôle infernale, disons qu’elle se situe plutôt dans le haut de la fourchette de leur œuvre sur grand écran, sans pour autant jamais donner pleinement satisfaction. Le film s’en sort grâce à 2 ou 3 excellents gags absurdes et, plus généralement, une appréciable volonté de ne pas donner dans cette facilité crasse propre au cinéma comique français actuel, en se tournant vers quelque chose de plus décalé, de presque un peu noir et dérangeant par moment. Mais il se voit également sévèrement freiné dans sa réussite par une réalisation beaucoup trop lâche, ne parvenant pas à solidifier l’ensemble, à lui conférer une identité forte et exploiter à fond son potentiel, notamment du côté de l’interprétation (Marina Fois m’a paru un peu « gâchée » ici). Bref, un délire parfois éclairé, sympathique dans sa tonalité générale, mais trop brouillon pour véritablement convaincre.

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