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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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CHRISTINE (1983)

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Manu  le 19/08/2018 à 21:27
Réalisé par John Carpenter
Avec Keith Gordon, John Stockwell, Alexandra Paul, Robert Prosky, Harry Dean Stanton.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1983

Critique cinema  Critique film de Manu


Christine est le septième long métrage cinématographique de John Carpenter. Il s‘agit là de la sixième adaptation sur grand écran d’un roman de l’auteur culte et activiste Stephen King, en l’occurrence l’ouvrage éponyme publié en 1983, quelques mois seulement avant la sortie du film. Notons par ailleurs que le film met en scène dans les deux rôles principaux deux futurs réalisateurs aux parcours très différents : Keith Gordon et John Stockwell, et que John Carpenter retrouvera 7 ans plus tard le scénariste Bill Phillips sur l’El Diablo de Peter Markle, collaborant cette fois, à ses côtés, à l’élaboration du script de ce western semi-parodique.

Adaptation de King d’ayant qu’à moitié convaincu la critique à l’époque de sa sortie en salles, Christine n’en est pas moins devenu au fil des années un titre phare du fantastique américain des années 80. Réévaluation amplement méritée à mon sens car, revue quelques 35 ans plus tard, l’œuvre fait bien mieux que simplement tenir la route dans un sous-genre à part entière - l’adaptation de King - ne pouvant guère se targuer d’avoir que du grandiose par la suite.

Christine démontre ainsi sans la ramener des trésors d’intelligence et d’efficacité dans l’art de foutre la trouille, et le fait avant tout par le biais d’une mise en scène révélant du début à la fin un Carpenter au sommet de son art. Chaque séquence pratiquement est un petit bijou d’élégance un brin perverse, tout en mouvements suggestifs visant à diaboliser l’image… et mettre bien évidemment en valeur l’actrice-titre du film. Et force est de constater que rarement mise en scène n’aura su rendre, selon les scènes, aussi vivant et menaçant un assemblage de tôles plus ou moins froissées, juste derrière le travail de Spielberg sur Duel peut-être…

Pour le reste, on pourra peut-être trouver le script moins vénéneux et subtil qu’attendu, le juger plus ou moins fidèle à l’œuvre de King - n’ayant pas lu le bouquin, je m’abstiendrai de tout commentaire à ce sujet - mais cela n’ôte en tout cas rien à la puissance d’évocation de la réalisation, son ingéniosité à manipuler le surnaturel et rendre un quotidien par ailleurs assez proche de celui d’Halloween subtilement inquiétant sans pour autant lui faire perdre quoi que soit en crédibilité.

Bref, même si en deça des 3 précédents titre de son réalisateur, une petite leçon de mise en scène et un must-see de l’épouvante eighties.

Critique cinema Fiche film
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La chaîne Youtube Ciné Familia
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3.6
3.6
3
2
3.3
4.2
3.2
4.1
1.9
2.6
3
2.3
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SUCCESSION (SEASON 1 - TV) (2018)

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Manu  le 19/08/2018 à 13:42
Réalisé par Adam McKay, Mark Mylod, Adam Arkin, Andrij Parekh, Miguel Arteta, S.J. Clarkson
Avec Brian Cox, Jeremy Strong, Natalie Gold, Hiam Abbass, Sara Snook.
Série américaine en 10 épisodes
Genre : Comédie dramatique
Durée : 10h 38min. environ
Année de production : 2018

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Succession est une série créée en 2018 par l’anglais Jesse Armstrong, précédemment coscénariste des comédies satiriques In the loop et Four lions. Sa première saison a été diffusée sur HBO entre le 3 juin et le 5 aout 2018. Notons enfin que l’on retrouve parmi les producteur exécutifs de celle-ci les l’acteur Will Ferrell et son vieux complice Adam McKay, qui signe d’ailleurs la réalisation du premier épisode. Tragi-comédie sur le petit monde à part des très riches et très puissants, inspirée de la vie du magnat de la communication Rupert Murdoch, Succession vise clairement à faire grincer quelques dents dans son portrait au vitriol d’une famille de déséquilibrés sociaux d’une classe tout à fait part. Et, en cela, l’objectif est atteint, avec une écriture indiscutablement inspirée à cet égard. Un show qui tient en effet toutes ses promesses en matière de noirceur sarcastique, de dialogues vachards affutés et d’outrages « select » à la correction et aux bonnes mœurs. Maintenant, cette première saison n’est pas non plus une réussite totale. Le trait m’a semblé un peu épais par moment, avec une mécanique scénaristique qui, dans sa description des jeux de pouvoirs et d’influence en mouvement perpétuel au sein de cette famille sacrément dysfonctionnelle, finit par tourner un brin en rond au bout de quelques épisodes. Et puis, surtout, l’ensemble pâtit nettement du caractère humainement peu attractif de la quasi-totalité de ses personnages, individus pour la plupart médiocres lorsque ceux-ci ne virent pas tout bonnement au foncièrement détestable. Brillant, mais légèrement répétitif, un peu trop froid et cynique, et finalement guère prompt à générer l'empathie nécessaire à une pleine adhésion.

GENIUS (2016)

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Manu  le 19/08/2018 à 07:09
Réalisé par Michael Grandage
Avec Colin Firth, Jude Law, Nicole Kidman, Laura Linney, Guy Pearce.
Film anglais, américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2016

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Coproduction anglo-américaine, Genius est le premier long métrage cinématographique de l’acteur et metteur en scène de théâtre Michael Grandage. Le film adapte l’ouvrage de A. Scott Berg « Max Perkins: Editor of genius » originellement publié en 1978. Il est écrit et coproduit par l’américain John Logan, précédemment scénariste du Bats de Louis Morneau et de The Aviator, signé Martin Scorsese, et marque les retrouvailles à l’écran de Nicole Kidman et Jude Law, 13 ans après le Cold Mountain d’Anthony Minghella. Un petit biopic calibré sur mesure pour festivals de prestige et cérémonies de remise de prix. Soit malheureusement un film extrêmement convenu dans sa confection et ampoulé son écriture, duquel rien de dépasse. Les acteurs font leur petit numéro avec un professionnalisme qui les honore et nous permet de ne pas passer un moment désagréable, mais certaines prestations relèvent davantage de la participation amicale masquée (Guy Pearce, Laura Linney et même Nicole Kidman, n’apparaissant que sporadiquement au sein du récit). Quant à la réalisation, solennelle et très sagement lyrique, elle ne souffre d’aucune aspérité, faisant en comparaison presque passer le travail d’un Sam Mendes ou un Tom Hooper, duquel elle semble s’inspirer, pour du cinéma rock and roll… Mais le plus regrettable ici demeure sans doute la lourdeur sentencieuse du script, qui appuie chaque situation et sentiment de dialogues attendus, manquant sans verve ni naturel, faisant basculer l’ensemble du côté de l’académisme british le plus guindé et poussiéreux. Bref, clairement pas le meilleur exemple récent de biopic « à oscars ».

THE GREAT GILLY HOPKINS (2015)

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Manu  le 16/08/2018 à 20:35
Réalisé par Stephen Herek
Avec Sophie Nélisse, Kathy Bates, Glenn Close, Octavia Spencer, Julia Stiles.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2015
Titre français : La Fabuleuse Gilly Hopkins

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The Great Gilly Hopkins est le treizième long métrage cinématographique de Stephen Herek. Ecrit par David L. Paterson, précédemment coproducteur et coscénariste du Bridge to Terabithia de Gabor Csupo, le film s’inspire du roman éponyme pour enfants de Katherine Paterson, mère de David, roman originellement publié en 1978. Le film marque par ailleurs les retrouvailles d’Herek avec l’actrice Glenn Close, 19 ans après la version live de 101 dalmatians. Stephen Herek est loin d'être un nom m’inspirant une confiance absolue. Et si certains de ses derniers et plus modestes travaux ont pu revêtir un caractère relativement sympathique, ceux-ci ne quittaient pas le registre de l'intégralement formaté, demeurant en cela conforme au cinéma pratiqué par Herek depuis ses débuts. A cet égard, The Great Gilly Hopkins fait donc figure, à cet égard, de petite bouffée d’air pur dans sa filmographie, l’œuvre réussissant à susciter une modeste mais authentique implication émotionnelle à travers des situations certes très mélodramatiques, mais néanmoins bien écrites, une direction d’acteur souvent très juste et une réalisation sans lourdeur, si évidemment sans génie non plus. Bref, the Great Gilly Hopkins, ce n’est sans doute pas une réussite majeure du mélodrame pour la jeunesse, mais c’est déjà un petit film honnête et touchant qui fait montre de beaucoup de cœur et d’une belle énergie positive. La plus belle réussite de Stephen Herek à ce jour ? Je ne suis pas loin de le penser, en effet…

THE BIG SHORT (2015)

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Manu  le 13/08/2018 à 21:26
Réalisé par Adam McKay
Avec Ryan Gosling, Christian Bale, Brad Pitt, Steve Carell, Marisa Tomei.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 10min.
Année de production : 2015
Titre français : The Big short: Le Casse du siècle

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The Big short est le sixième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur Adam McKay. Le film marque sa troisième collaboration avec l’acteur Steve Carell. Coécrit par McKay et Charles Randolph, précédemment coscénariste du The Interpreter de Sydney Pollack et de Love & other drugs, signé Edward Zwick, le film a obtenu en 2016 l’oscar du meilleur scénario non original. La crise financière de 2008 expliquée de façon relativement ludique, à travers le portrait de quelques as de la finance l’ayant anticipé, voilà ce que propose cet essai satirique donnant un nouvel élan à la carrière d’Adam McKay, cinéaste jusqu’alors attitré à la mise en valeur de l’acteur comique number one du cinéma américain de ces 10 dernières années : Will Ferrell. Beau projet qui débouche sur un divertissement de qualité, instructif mais, par la faute d’une réalisation manquant de personnalité, pas aussi marquant qu’on l’aurait voulu. Ainsi apprécie-t-on l’entreprise dans sa capacité à rendre accessible, et même plutôt divertissant dans l’ensemble, un sujet sur le papier pour le moins complexe, voire, pour tout dire, quelque peu rébarbatif, mais regrette-t-on également que le film ne présente pas véritablement d’autres ambitions en définitive. Bref, il manque à cette dénonciation des scandaleuses dérives du capitalisme moderne un axe narratif et un point de vue forts, éléments qui auraient pu éventuellement nous impliquer émotionnellement. Reste d’excellents acteurs qui font indéniablement le show et un sujet d’utilité publique clairement exposé.

STAGECOACH (TV) (1986)

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Manu  le 12/08/2018 à 21:15
Réalisé par Ted Post
Avec Willie Nelson, Kris Kristofferson, Johnny Cash, Waylon Jennings, Anthony Franciosa.
Téléfilm américain
Genre : Western
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1986
Titre français : La Diligence de Tombstone

Critique cinema   Critique film de Manu

Stagecoach est l’antépénultième réalisation du ciné/téléaste Ted Post. Troisième des 7 films et / ou téléfilms mettant conjointement en scène les chanteurs et acteurs Willie Nelson et Kris Kristofferson, Stagecoach est, comme son titre l’indique, le second remake du classique westernien éponyme de John Ford de 1939 après l’essai de Gordon Douglas, signé en 1966. La version qui nous intéresse ici est écrite par James Lee Barrett, précédemment scénariste de plusieurs westerns d’Andrew V. McLaglen (Shenandoah, Bandolero!, The Undefeated, Fools’ parade et Something big). Pour le plaisir de retrouver ces vieux briscards de la country music que sont Kristofferson, Nelson, Jenning et Cash… et rien que pour ça. Stagecoach ne brille en effet ni par la maestria de sa réalisation, relativement poussive, voire statique, et somme toute très décevante de la part de ce solide technicien que fut Ted Post au moins jusqu’à Nightkill en 1980, ni par la finesse de son écriture, évoquant malheureusement la collaboration Barrett / McLaglen dans ce qu’elle a pu avoir de plus balourd et paresseux, ni même par le brio de son interprétation, les 4 lascars pré-cités étant visiblement là essentiellement pour passer du bon temps ensemble, et le reste de la distribution surjouant des personnages déjà fortement caricaturaux à la base. Bref, que ceux qui n’aimaient pas le remake sixties de Stagecoach pensent à jeter un coup d’œil à cette bande poussiéreuse dans le plus mauvais sens du terme, convoquant le moins emballant de l’esthétique télévisuelle de son époque. Pas tout à fait navrant, mais très, très léger et certainement à voir uniquement pour Kris et ses potos, comme je le disais précédemment…

MISSION: IMPOSSIBLE - FALLOUT (2018)

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Manu  le 12/08/2018 à 20:40
Réalisé par Christopher McQuarrie
Avec Tom Cruise, Henry Cavill, Ving Rhames, Simon Pegg, Rebecca Ferguson.
Film américain
Genre : Espionnage
Durée : 2h 27min.
Année de production : 2018

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opus de la franchise Mission: Impossible initiée en 1996 par Brian De Palma, Mission: Impossible - Fallout constitue le septième fruit de la fructueuse collaboration entre la superstar hollywoodienne à l’égo surdimensionné Tom Cruise et le scénariste / producteur / réalisateur Christopher McQuarrie, collaboration entamée sur le Valkyrie de Bryan Singer en 2008. Le film se situe dans la carrière de Cruise entre l’American Made de Doug Liman et le Top Gun: Maverick de Joseph Kosinski. Il marque par ailleurs sa troisième réunion à l’écran avec Alec Baldwin, après Rock of ages en 2012 et Mission : Impossible - Rogue nation en 2015. A 56 balais passé, Tom Cruise court toujours, et, quoi que l’on puisse penser du bonhomme, difficile de demeurer totalement indifférent face à la volonté de fer, si quelque peu déviante, du bonhomme de toujours aller plus loin dans l’exploit, de vouloir d’une certaine façon repousser les limites du temps, de faire toujours plus fort dans la prestation physique afin de se rendre là où aucune autre star de son calibre n’a jusqu’alors osé s’aventurer. Projet hautement ambitieux, laissant percer un petit grain de folie, lequel anime d’un bout à l’autre ce grand 8 cinématographique et lui confère un caractère pour le moins étonnant au sein du cinéma à grand spectacle américain actuel. Côté script, rien d’exceptionnel cependant. On baigne dans du relativement attendu, avec une tendance à embrouiller quelque peu inutilement les choses et une tentative « nolanienne » d’humaniser et complexifier Ethan Hunt, à travers le retour à l’écran de son ex, venue là nous rappeler qu’une vie de super héros ne s’accommode guère d’une relation amoureuse stable, tentative qui ne parvient pas à convaincre à 100% car survenant un peu trop tard au sein du récit. Bref, un fond qui n’a donc rien de vraiment folichon et se révèle d’ailleurs à l’image des quatre précédents scripts de la franchise, qui ne misaient pas non plus sur une écriture particulièrement dense ou originale - le De Palma me semblant clairement trancher avec les opus suivants, à cet égard. En revanche, dans la forme, totalement asservie aux ambitions mégalomaniaques de Cruise, c’est l’excitation qui domine tout du long, avec une enfilade de séquences d’action « en dur » particulièrement mémorables, ringardisant d’un revers de la main n’importe quelle course-poursuite de la série de Fast and Furious. Recours limité au CGI donc, pour un résultat qui vous file le frisson comme peu de grosses productions hollywoodiennes savent actuellement le faire. Et qu’importe si, du coup, la petite patte neo-seventies des précédentes réalisations de McQuarrie a davantage de mal à s'imposer ici, coincée entre une action carburant à la démesure et un acteur / personnage principal reléguant tout ce qui l'entoure au rang d'accessoire asservi à sa cause. Le réalisateur de The Way of the gun sert peut-être la soupe à Cruise, mais c’est probablement ce qu’il avait de mieux à faire ici, sa vedette étant incontestablement le sujet-même de son film. Mission Impossible: Fallout, c'est donc avant tout de l'action ahurissante à gogo, mais aussi, derrière celle-ci, le combat intime - fascinant ou effrayant, c'est selon - de sa star / producteur pour rester au top de la pyramide hollywoodienne. Soit un blockbuster foncièrement pas comme les autres, au savoureux arrière-gout d'extravagante auto-psychanalyse sur grand écran.

99 HOMES (2014)

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Manu  le 05/08/2018 à 17:44
Réalisé par Ramin Bahrani
Avec Andrew Garfield, Michael Shannon, Laura Dern, Tim Guinee, Randy Austin.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 52min.
Année de production : 2014

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Sixième long métrage cinématographique de Ramin Bahrani, 99 homes est écrit par Bahrani lui-même et le scénariste / réalisateur / producteur d’origine iranienne Amir Naderi. Le film marque la seconde collaboration entre les deux hommes après At any price en 2012, film sur lequel Naderi était crédité comme conseiller spécial. Tragédie sociale dans la droite lignée du précédent long de Bahrani, At any price, 99 homes souffre des mêmes défauts que celui-ci. Son passionnant sujet, condamnant en substance les dérives du capitalisme sauvage en action outre-Atlantique depuis plusieurs décennies déjà, force d’emblée un certain respect, et Bahrani, aidé d’une distribution garantissant sans difficulté notre attention, réussit là encore quelques séquences assez marquantes, en particulier toutes celles décrivant par le menu détail les expulsions de propriétaires dans l’incapacité de payer leurs échéances bancaires. Ainsi ne décroche-t-on jamais face à un propos aussi fort et efficacement exposé. Maintenant, tout comme At any price, 99 homes reste malgré tout un film à thèse un peu laborieux, très schématique dans son propos et ses l’étude de ses personnages, très attendu dans son développement, jusqu’à en être irritant dans son dernier acte, pompeusement moralisateur. Bref, un film évidemment plus que louable dans le message dénonciateur qu’il délivre, mais qui manque sévèrement de nuances, tire beaucoup trop sur la corde sensible et ne m’a par conséquent pas convaincu beaucoup plus que ça, en dépit de sa relativement bonne réputation.

NAVY SEALS VS. ZOMBIES (2015)

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Manu  le 05/08/2018 à 11:58
Réalisé par Stanton Barrett
Avec Ed Quinn, Michael Dudikoff, Rick Fox, Molly Hagan, Mikal Vega.
Film américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2015
Titre français : Navy Seals : Battle for New Orleans

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Navy Seals vs. Zombies est la toute première réalisation du cascadeur et réalisateur de seconde équipe Stanton Barrett. Le film est écrit par Matthew Carpenter, précédemment scénariste de l’épisode « Reflections » de la série Painkiller Jane. Le film se situe dans la carrière de l’ex-action man Michael Dudikoff entre l’obscure The Bouncer de l’anglais Chico Slimani et la comédie Fury of the fist and the golden fleece d’Alexander Wraith. Tout est dans le titre : Navy Seals vs. Zombies, ce sont des membres du très testostéroné commando d’élite américain cassant du mort vivant version 28 days later… (de ceux qui courent comme des lapins). Promesse du titre tenue, me direz-vous. Oui, je suis d'accord... mais j’espérais quand même quelque chose d’un peu plus regardable que ce bout de pellicule bien trop sérieux pour ce qu’il prétend être, tranche d'amateurisme cinématographique qui pique les yeux et, pour tout dire, flirte gaillardement avec le Z. Certes côté rythme, on y est à peu près. Mais le reste n’encourage guère à la clémence. La réalisation est proprement inexistante, le scénario d’une affligeante médiocrité, incapable de proposer ne serait-ce que l’ombre d’une idée ou réplique faisant preuve d’une quelconque invention ou personnalité, et l’interprétation sent le produit faisandé, avec des comédiens il est vrai absolument pas dirigé, mais quoi qu’il en soit tous plus mauvais les uns que les autres, zombies compris. Bref, ça va que j’ai beaucoup d’affection pour Michael Dudikoff, parce que sans cela, je capitulais sans regret au bout de 10 minutes.

CARTELS (2017)

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Manu  le 02/08/2018 à 08:45
Réalisé par Keoni Waxman
Avec Steven Seagal, Luke Goss, Georges St-Pierre, Darren E. Scott, Florin Piersic Jr.
Film américain, roumain
Genre : Action
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2017
Titre français : Témoin à abattre

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Vingtième long métrage signé par le natif d’Honolulu Keoni Waxman, Cartels marque la huitième collaboration du cinéaste avec l’acteur Steven Seagal. Le film est écrit par Richard Beattie, autre vieux complice de Waxman ayant déjà travaillé à 4 reprises pour lui. Notons ici que, comme d’habitude, Seagal est coproducteur de l’affaire, et que le film a été intégralement tourné en Roumanie. Pas la peine de trop s’attarder sur ce produit seagalien de série, remake made in Roumanie de l’incontournable Die hard de John McTiernan. Tout juste nous permettrons nous de relever que le scénario de cette bande d’action désargentée s’avère finalement un chouia plus élaboré que ce que l’on pouvait attendre du binôme Waxman & Seagal, en remarquant au passage que la star de Black down se retrouve ici quelque peu en retrait au sein du récit... retrait clairement au bénéfice de l’œuvre. Pour le reste, c’est toujours la même tambouille : Seagal, plus fort que tout le monde, mène la danse avec 2 coups d’avance sur ses adversaires tandis qu’autour de lui, ça cabotine et défouraille en toute impunité dans les mêmes tristes décors roumains que d’habitude, sous la direction d’un Keoni Waxman se démenant pour imprimer un rythme trépidant à l’ensemble tout en échouant à lui conférer un minimum de personnalité. Au final, peut-être un peu moins pire que A good man et Absolution, les deux précédentes associations entre Waxman et Seagal, car jamais franchement ennuyeux, mais néanmoins bien en dessous de quoi que se soit de satisfaisant dans le genre.

THE SKEPTIC (2009)

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Manu  le 01/08/2018 à 12:14
Réalisé par Tennyson Bardwell
Avec Tim Daly, Tom Arnold, Zoe Saldana, Edward Herrmann, Robert Prosky.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2009

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The Skeptic est le second long métrage du scénariste, producteur et réalisateur Tennyson Bardwell. Dernière apparition à l’écran du second rôle « vedette » des années 80 et 90, Robert Prosky, le film se situe dans la carrière de Zoe Saldana entre le Vantage Point de Pete Travis et le Star Trek de J..J. Abrams. Jolie distribution pour ce titre sorti en toute confidentialité sur le sol américain. Tim Daly n’a curieusement pas pris beaucoup de rides depuis le Diner de Barry Levinson, Zoe Saldana est toujours aussi craquante et Robert Prosky tire sa révérence cinématographique avec un brin de malice dans le regard. Tout cela rends acceptable la vision de ce thriller surnaturel qui, il y a 35 ans de cela, sous la direction d’un Dan Curtis ou un John Llewellyn Moxey, aurait peut-être pu faire un bon ABC of the week. Malheureusement, tel quelle, l’œuvre a plutôt tendance à susciter l’ennui. Alors certes, on sursaute à une ou deux reprises, et l’on ne peut que saluer le relatif sérieux de l’entreprise, qui entend distiller une angoisse reposant plus sur le non-dit et l’indicible que sur des effets spectaculaires. Mais l’intrigue traine beaucoup trop de la patte, les dialogues brassent du vent et la mise en scène confond atmosphère et statisme. Soigné, bien intentionné, mais peu inspiré et rapidement soporifique. Bref, on est très loin de The Haunting (Robert Wise) et The Legend of hell house (John Hough).

FIRST KILL (2017)

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Manu  le 31/07/2018 à 13:15
Réalisé par Steven C. Miller
Avec Bruce Willis, Hayden Christensen, Ty Shelton, Megan Leonard, Gethin Anthony.
Film américain, canadien, anglais
Genre : Thriller
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2017

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First kill est le dixième long métrage cinématographique de l’ex-spécialiste de l’épouvante Steven C. Miller. Troisième collaboration entre Miller et l’acteur Bruce Willis, le film se situe dans la carrière de ce dernier entre la comédie policière One upon a time in Venice de Mark Cullen et le drame criminel de Brett Donowho, Acts of violence. Notons enfin qu’il s’agit de sixième association à l’écran des acteurs Bruce Willis et Tyler Jon Olson. Thriller rural ajoute une pierre supplémentaire à la semble-t-il inexorable désagrégation de la carrière de Bruce Willis, First kill n’est pourtant pas ce que la star de The Last boy scout a fait de pire récemment. Comparé à un Setup ou un Vice, la réalisation sait faire preuve d’un certain style sans virer au concours d’esbroufe, et l’écriture tient globalement la route, offrant un minimum de consistance ses protagonistes et juste ce qu’il faut de cohérence aux péripéties pour impliquer un chouia son spectateur. Quant à Willis himself, il semble au moins essayer de faire quelque chose de son personnage. Un effort qui mérite d’être saluer… Du DTV pur jus, qui s’oublie quasi instantanément, mais correctement écrit et réalisé, devant lequel on ne voit pas vraiment le temps passer. Pouvait-on réellement espérer davantage ?

MOSAIC (SEASON 1 - TV) (2018)

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Manu  le 27/07/2018 à 22:47
Réalisé par Steven Soderbergh
Avec Garrett Hedlund, Devin Ratray, Jennifer Ferrin, Beau Bridges, Sharon Stone.
Série américaine en 6 épisodes
Genre : Policier
Durée : 5h 00min. environ
Année de production : 2018

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Ecrit par le scénariste du Super Mario Bros. d’Annabel Jankel et Rocky Morton et du premier Men in black, Mosaic marque la seconde incursion de Steven Soderbergh dans l’univers de la télévision américaine sous l’égide de la chaîne HBO, deux ans après la série The Knick, dont il avait également réalisé l’intégralité des épisodes. Originellement diffusé entre le 22 et 26 janvier 2018, Mosaic ne compte qu’une seule saison, découpée en 6 parties d’environ 50 minutes chacune. Avec son intrigue policière en terrain sensiblement plus balisé que le sujet socio-historique proposé par The Knick, Mosaic part déjà avec un certain handicap qualitatif face à cette dernière. Impression qui ne trompe point puisqu’au bout du premier épisode, le sentiment premier est celui d’un essai non pas récréatif mais s’intéressant plus à la forme et au jeu sur les points de vue narratifs qu’au sujet et personnages eux-mêmes, certes soignés, mais également sans surprise aucune. Pour un Soderbergh ayant déjà quelques belles réussites à son actif dans le registre policier, la déception est donc plutôt de mise face à ce récit un rien convenu mettant par ailleurs un peu de temps à décoller. Pourtant, s’il s’agit d’un opus mineur au sein de son œuvre, à la Good german ou Girlfriend experience, on aurait tort de ne pas y jeter un œil. Déjà parce le réalisateur de Traffic parvient tout de même à bâtir un suspense progressivement assez intense, en refusant par ailleurs toute facilité dans sa conclusion. Ensuite parce que, comme stipulé plus précédemment, le cinéaste s’adonne à un stimulant travail de recherche formelle et narratif, offrant toujours quelque chose d’intéressant à voir au spectateur aussi bien en terme de composition de plan que d’atmosphère, de traitement stylistique. Bref, sans doute pas un aboutissement dans la filmographie de Soderbergh, comme pouvait l’être The Knick, mais à défaut un passionnant exercice, certes un peu frustrant mais n’en augmentant pas moins joliment le capital richesse d’une œuvre déjà admirable. Et puis, même si elle n’occupe finalement pas le haut de l’affiche ici, cela fait toujours plaisir de voir Sharon Stone investir un rôle assez bien écrit.

BONE TOMAHAWK (2015)

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Manu  le 26/07/2018 à 18:34
Réalisé par S. Craig Zahler
Avec Kurt Russell, Patrick Wilson, Matthew Fox, Richard Jenkins, Lili Simmons.
Film américain
Genre : Western
Durée : 2h 12min.
Année de production : 2015

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Bone tomahawk est la première réalisation du natif de Miami, S. Craig Zahler. Filmée en 21 jours seulement, cette modeste production se situe dans la carrière de Kurt Russell entre le film d’action Furious seven de James Wan et le western The Hateful eight, seconde collaboration de l’acteur avec Quentin Tarantino, 8 ans après Death proof. Investissant le sous-genre plutôt risqué du western horrifique, Bone tomahawk relève de la très bonne surprise. Ici les influences s'accordent assez idéalement pour déboucher sur une œuvre non seulement d'une belle cohérence stylistique, tournée vers le plus sec du western démystificateur seventies (Doc Holliday de Frank Perry et consort), mais également d'une certaine richesse thématique au niveau du script, avec derrière cette opération de sauvetage en terre hostile le récurent spectre du « péché originel » américain. Les personnages sont ainsi dessinés avec beaucoup de soin, l’ambiance horrifique aux petits oignons et le casting, haut de gamme dans le genre, fait des étincelles. On appréciera en particulier le rôle ici offert à Kurt Russell, exploitant l'aura quasi iconique de l'acteur sans non plus tomber dans la parodie de l’homme de l’Ouest droit dans ses bottes ou statufier maladroitement sa prestation. Bref, beaucoup de plaisir au menu de cet étonnant Bone tomahawk, combinant à dose égale rigueur, atmosphère, sous-texte pertinent dans l’écriture et prestations d'acteur vous filant direct la banane. Soit, dit autrement, une chouette réussite laissant espérer de belles choses à venir de la part son scénariste - réalisateur.

EXPERIMENTER (2015)

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Manu  le 26/07/2018 à 14:29
Réalisé par Almereyda
Avec Peter Sarsgaard, Winona Ryder, Anthony Edwards, John Leguizamo, Anton Yelchin.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2015

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Experimenter est le neuvième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur indépendant Michael Almereyda. Présenté en avant-première à Sundance en 2015, il est écrit et coproduit par Almereyda, et se situe dans la carrière de Peter Sarsgaard entre le film historique Pawn sacrifice, signé Edward Zwick, et le drame Ladygrey du français Alain Choquart. Biopic partiel évoquant la vie et l’œuvre du psychologue Stanley Milgram, Experimenter se présente comme l'un des travaux les plus sages d’un auteur s’étant jusqu’alors plus souvent signalé par l'extravagance de ses sujets et / ou le traitement réservé à ces derniers. Ici, hormis quelques petits jeux neo-nouvelle vague sur la narration, avec interventions du personnage central face caméra, on reste plutôt dans du très classiquement raconté. Maintenant, ce choix de ne point trop en faire dans la forme comme le fond me semble s'avérer tout à fait payant, collant à la relative austérité du sujet et personnage principal tout en octroyant à ceux-ci une appréciable accessibilité. L'intelligence de l'écriture et la réalisation méritent ainsi d'être soulignées, tout comme l'interprétation, se signalant là encore par une volonté louable de ne pas occuper à tout prix le devant de la scène. Bref, se distinguant tout particulièrement par la maitrise de sa portée didactique, Experimenter ne compte peut-être pas parmi les incontournables récents du genre biopic, mais s'impose néanmoins comme un représentant notable de celui-ci, foncièrement honnête et, a ce titre, d'une certaine exemplarité. A ranger aux côtés du tout aussi humble Kinsey (dans lequel apparaissait déjà le toujours formidable Peter Sarsgaard).

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