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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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LA TUMBA DE LA ISLA MALDITA (1973)

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Manu  le 22/10/2019 à 19:07
Réalisé par Julio Salvador, Ray Danton
Avec Andrew Prine, Mark Damon, Patty Shepard, Teresa Gimpera, Frank Braña.
Film espagnol, américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1973

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La Tumba de la isla maldita est le second long métrage cinématographique de l’acteur et réalisateur Ray Danton après le film d’épouvante satanique Deathmaster, sorti 1 an auparavant. Coproduction américano-espagnole tournée entre l’Espagne, la Turquie et la Californie, celle-ci n’aurait eu recours aux services de Danton que dans la mise en boite de sa partie US, le reste de l’œuvre ayant été dirigée par le catalan Julio Salvador.

Distribution relativement attractive et solide que celle de cette petite bande bis. De quoi m’avoir fait placer quelques espoirs en elle… malheureusement tués dans l’œuf par les premières séquences de l’œuvre, annonçant on ne peut plus clairement la couleur de l’ensemble.

La Tumba de la isla maldita démarre ainsi par une longue scène à suspense dont on retient principalement son exaspérante lenteur de même que sa totale platitude formelle. Soit résumé ici les 2 principales tares de ce titre : un rythme aux abonnés absents et une ambiance qui se voudrait sans doute gothique mais, souffrant d’un tournage réparti sur 2 continents, n’évoque pas grand-chose au final.

Bref, j’espérais un bis horrifique un brin déviant et je me suis retrouvé face à un film d’épouvante en charentaises, sans vie, sans cachet ni idée. Un peu mieux, malgré tout, que le précédent Deathmaster de Ray Danton, encore plus léthargique.

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3.8
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0.8
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SILVER BEARS (1977)

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Manu  le 22/10/2019 à 17:39
Réalisé par Ivan Passer
Avec Michael Caine, Cybill Shepherd, Stéphane Audran, David Warner, Martin Balsam.
Film anglais
Genre : Comédie policière
Durée : 1h 53min.
Année de production : 1977
Titre français : Banco à Las Vegas

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Silver bears est le cinquième long métrage cinématographique d’Ivan Passer. Il se situe dans la filmographie du cinéaste natif de Prague entre 2 (très différents) essais relevant du néo-noir, Ace up my sleeve et Cutter’s way. Le film adapte le roman « The Silver bears » de l’ex-économiste et banquier suisse Paul Erdman, roman originellement publié en 1974. Affiche parmi les plus prestigieuses que nous n’ait jamais offert le cinéma d’Ivan Passer, Silver bears est un titre pourtant rapidement tombé dans un oubli demeurant encore aujourd’hui d’actualité. On s’en étonnera d’autant plus qu’il s’agit également là de l’une des œuvres les moins atypiques de son singulier auteur. Histoire d’arnaque financière mafieuse traitée sur le mode de la comédie satirique seventies riche en décontraction, Silver bears fait donc plutôt figure d’œuvre récréative dans la passionnante filmographie d’Ivan Passer. Reste qu’il s’agit tout de même – et là se trouve peut-être la principale raison de son insuccès – d’un film doté d’une matière scénaristique riche et relativement pointue dans laquelle, fidèle à lui-même, Passer n’hésite pas à jouer la carte de la rupture de ton, à naviguer entre la farce corrosive et quelque chose de plus sombre et sérieux. Divertissement relativement sage pour un film d’Ivan Passer mais sortant néanmoins sans difficulté du rang, Silver bears se distingue par son caractère tout à la fois exigeant, plaisamment divertissant et légèrement décalé. Un film dans lequel les acteurs, excellemment dirigés, empreignent par ailleurs l’écran d’un évident plaisir à jouer (comme souvent chez le cinéaste). Bref, bien que probablement le moins marquant des 4 titres seventies d’Ivan Passer, un film plus qu’agréable, qui mériterait assurément, comme ses 3 confrères, d’être redécouvert et réévaluer.

MERCENARY II: THICK & THIN (1999)

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Manu  le 20/10/2019 à 19:45
Réalisé par Philippe Mora
Avec Robert Townsend, Olivier Gruner, Nicholas Turturro, Claudia Christian, Sam Bottoms.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1999

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Mercenary II: Thick & thin se situe dans la filmographie de l'imprévisible Philippe Mora entre la comédie socio-fantastique Pterodactyl woman from Berverly Hills et le drame familial Joseph’s gift. Le film marque la seconde des 3 collaborations du cinéaste avec l’acteur Sam Bottoms, frère de Joseph et Timothy. Suite du Mercenary d’Avi Nesher (ici seulement producteur), écrit par le même binôme de scénaristes, Steven Hartov et Patrick Highsmith, Mercenary II: Thick & thin est une petite bande d’action / aventure finalement plutôt décontractée dans le ton, en dépit d’un décompte mortuaire relativement élevé. De la baston exotico-guerrière qui a donc l’idée relativement salutaire de ne pas trop se prendre au sérieux, pouvant pour cela compter sur la bonne humeur de Robert Townsend et le métier de son équipe d’acteur / baroudeurs du bis US des années 80 / 90. De quoi excuser partiellement l’absence de véritable enjeu d’un script donnant, au bout d’une heure, la légère impression d’avoir abattu toute ses maigres cartes. Pas mauvais un produit de ce type donc, mais un poil décevant au regard de son affiche, avec tout de même chez le spectateur l’impression de tourner progressivement en rond au beau milieu d’une jungle au rabais filmée à la va-vite par l’un peu trop espiègle Philippe Mora, cinéaste dilettante s’il en est.

BLISS (SEASON 1 - TV) (2017)

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Manu  le 20/10/2019 à 10:06
Réalisé par David Cross
Avec Stephen Mangan, Heather Graham, Jo Hartley, Goran Kostic, Amit Shah.
Série américaine, anglaise en 6 épisodes
Genre : Comédie
Durée : 3h 00min. environ
Année de production : 2017

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Bliss est une série anglo-américaine originellement diffusée sur le service de vidéo à la demande BritBox. Créée, coécrite et intégralement réalisée par l’acteur David Cross, celle-ci ne compte à ce jour qu’une seule saison de 6 épisodes. Série de courte durée d’existence, Bliss aurait pourtant largement mérité de s’inscirire dans une durée plus conséquente si l’on en juge par l’excellence d’écriture, d’interprétation et, dans une moindre mesure, de réalisation de cette première saison. Après, il est vrai que l’humour radical de cette comédie de mœurs méchamment noire n’appelle pas spontanément une large audience. Le choix des auteurs de traiter le sujet de la bigamie via le double angle de la comédie grinçante / étude de caractère pointant du doigt le caractère déviant de celui qui s’y prête confère en effet un aspect réellement oppressant à certains passages, lesquels, évidemment, ne seront peut-être pas au goût de tout le monde. Reste que, aussi épuisant puisse-t-il être par moment, car l’on souffre réellement de concert avec le personnage central de cette vie bâtie presque intégralement sur le mensonge, l’ensemble fonctionne. Il offre un regard passionnant et inédit sur un sujet généralement traité de façon plus légère, voire vaudevillesque et permet à son comédien principal, que je ne connaissais pas, de signer une prestation proprement impressionnante, à la fois drolatique et inquiétante.

COPACABANA PALACE (1962)

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Manu  le 18/10/2019 à 08:38
Réalisé par Steno
Avec Sylva Koscina, Walter Chiari, Mylène Demongeot, Paolo Ferrari, Claude Rich.
Film italien, français, brésilien
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1962

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Copacabana Palace se situe dans la filmographie de Stefano Vanzina, alias Steno, entre la farce macabre Psycosissimo et le film d’aventures I Moschettieri del mare. Troisième réalisation de ce dernier mettant en scène l’acteur comique Walter Chiari, il est notamment écrit par Sergio Amidei, figure historique du néo-réalisme, et le plus touche-à-tout Luciano Vincenzoni. Pilier de la comédie populaire italienne des années 50, 60 et au-delà, Steno s’essaie ici au film choral en plantant au passage sa caméra dans la Rio de Janeiro magique des années 60. Film carte postale diront certains (la plupart ?). Ce n’est pas faux, mais disons que de la carte postale comme ça, j’en redemande. Au-delà de ses petites histoires, anecdotiques certes mais toujours divertissantes également, l’œuvre a donc valeur de précieux document sur une époque et un lieu parcouru de long en large par Steno, au point que l’on ressort vraiment avec l’impression d’avoir visité Rio en plein carnaval. Signalons en outre que le réalisateur est immensément aidé dans sa tâche par la splendide photographie de Massimo Dallamano. Bref, comme souvent avec Steno, du délicieux cinéma de divertissement qui n’affiche aucune prétention apparente, quand bien même il survole dans l’exécution comme, régulièrement, le fond le cinéma qu’il entend servir.

MY DINNER WITH HERVE (TV) (2018)

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Manu  le 13/10/2019 à 19:06
Réalisé par Sacha Gervasi
Avec Peter Dinklage, Jamie Dornan, Andy Garcia, Mireille Enos, Oona Chaplin.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2018

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My dinner with Hervé est le quatrième long métrage signé par le scénariste et réalisateur anglais Sacha Gervasi. Cette production HBO films réunit 2 des interprètes de la série culte Game of Thrones, l’américain Peter Dinklage et l’espagnole Oona Chaplin, fille de Géraldine. Notons enfin que le personnage incarné par Jamie Dornan est en réalité une sorte de double fictionnel du réalisateur, qui interviewa Hervé Villechaize en aout 1993, quelques semaines avant son suicide. Avec ce biopic consacré à l’acteur Hervé Villechaize, Sacha Gervasi continue son exploration des affres de la célébrité, réflexion entamée dès son premier film, le passionnant documentaire Anvil: The Story of Anvil. On y retrouve d’ailleurs à l’identique ce mélange d’humour et d’émotion, tout comme cet amour / admiration pour les oubliés de la gloire. My dinner with Hervé est ainsi une belle réussite scénariste, riche d’une écriture dense, tantôt corrosive, tantôt attentionnée, toujours pudique et à bonne distance de son extravagant sujet d’étude. Un peu dommage par conséquent que la réalisation ne parvienne à se hisser à hauteur du script, souffrant d’un côté télévisuel un peu étriqué dans la mise en forme. Bref, en dépit d’une exécution par trop conventionnelle, peinant à véritablement nous plonger dans les différentes époques que My dinner with André met en scène, une œuvre très attachante, voire même sobrement poignante dans son dernier tiers.

SYMPATHY FOR DELICIOUS (2010)

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Manu  le 13/10/2019 à 16:56
Réalisé par Mark Ruffalo
Avec Christopher Thornton, Mark Ruffalo, Juliette Lewis, Laura Linney, Orlando Bloom.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2010

Critique cinema   Critique film de Manu

Sympathy for Delicious est à ce jour le premier et seul essai de l’acteur Mark Ruffalo derrière la caméra. Ecrit et coproduit par son interprète principal, Christopher Thornton, le film permet à Ruffalo de (brièvement) retrouver à l’écran sa partenaire du drame de Kenneth Lonergan, You can count on me, Laura Linney. Passé plus qu’inaperçu chez nous, ce produit indie US possède donc la petite particularité d’être signé par le talentueux Mark Ruffalo. Un galop d’essai dont on ne peut maljeureusement pas dire qu’il convainc totalement. La réalisation n’est toutefois pas prioritairement responsable de la déception ici causée. Certes, on lui reprochera peut-être de manquer d’assurance (pas trop grave) comme de relief (plus embêtant), mais Ruffalo pose malgré tout sa petite ambiance naturaliste, dégageant tout de même une certaine authenticité dans sa description des bas-fonds de Los Angeles. En revanche, pour ce qui est de l’écriture, on a le droit de demeurer sceptique, au bas mot, face à la relative confusion régnant quant aux intentions des auteurs. J’avoue en tout cas n’avoir pas très, très bien compris où Thornton et Ruffalo voulaient en venir avec cette histoire à valeur de fable, virant selon moi au prêche pataud et larmoyant sur les thèmes de la foi et la rédemption. Bref, un coup pour rien de Mark Ruffalo derrière l’objectif, nous laissant seulement dans l’attente d’une seconde réalisation éventuellement capable nous éclairer sur ses ambitions en tant que cinéaste. PS : Attention à l'affiche française trompeuse qui vous vend le truc comme une chronique rock 'n roll déglinguée, ce que Sympathy for Delicious n'est absolument pas...

L'OMBRELLONE (1965)

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Manu  le 10/10/2019 à 20:23
Réalisé par Dino Risi
Avec Enrico Maria Salerno, Sandra Milo, Daniela Bianchi, Jean Sorel, Alicia Brandet.
Film italien, français, espagnol
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1965
Titre français : Play-boy party

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L’ombrellone se situe sans l’exemplaire carrière sixties de Dino Risi entre ses participations aux films à sketchs I Complessi et I Nostri mariti. Coécrit par Risi et le prolifique touche à tous les genres Ennio De Concini, le film marque la première des 3 collaborations de l’auteur d’Il Sorpasso avec l’acteur Enrico Maria Salerno. Titre un peu moins célébré, voire carrément oublié, de la filmographie de Dino Risi issue des glorieuses années 60, L’ombrellone me semble pourtant se situer dans les plus hautes sphères qualitatives de l’œuvre risienne. Une relative mise à l’écart s’expliquant peut-être par le caractère plus heurté et exigeant de cette œuvre assurément parmi les plus ambitieuses de son auteur. Parachevant ici son analyse de l’émancipation capitaliste de la société italienne d’après-guerre, Risi nous entraine une fois de plus, après Il Sorpasso et Il Giovedi, sur ses plages italiennes submergées de touristes en goguette et musique yéyé, symbole fort de la réussite de son pays. Avec cette fois l’idée brillante d’en faire le centre nerveux de son récit et de retravailler audacieusement à son compte le cinéma existentiel d’Antonioni. En définitive plus sombre, cynique et désespérant encore qu’Il Sorpasso, L’ombrellone nous conte donc, lui aussi, une errance physique et mentale, nous invite sans trop en avoir l’air à un questionnement d’ordre métaphysique, mais en troquant l’environnement dépeuplé d’Antonioni pour le cauchemardesque brouhaha des plages de Rimini. Titre à redécouvrir urgemment dans l’œuvre de son réalisateur, L’ombrellone est un essai cinématographique certainement gonflé, quelque peu déstabilisant aussi, de même qu’assurément unique dans l’œuvre de Risi. On peut d’ailleurs regretter que son insuccès l’ait poussé par la suite à revenir à des propositions de comédies à l’italienne plus conformes aux attentes de son public.

LIVE BY NIGHT (2016)

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Manu  le 10/10/2019 à 12:55
Réalisé par Ben Affleck
Avec Ben Affleck, Elle Fanning, Brendan Gleeson, Chris Messina, Sienna Miller.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 2h 09min.
Année de production : 2016

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Live by night est le quatrième long métrage cinématographique signé par l’également acteur, scénariste et producteur Ben Affleck. Ecrit par ce dernier seul et coproduit par Leonardo DICaprio, le film adapte le roman éponyme de Dennis Lehane publié en 2012. Notons ici que Chris Messina et Chris Cooper apparaissaient déjà dans la précédente réalisation d’Affleck, Argo. Gros flop critique et plus encore financier (à peine 23 millions de dollars de recette pour un budget estimé au plus bas à 65 millions), Live by night m’a pourtant semblé s’illustrer comme le plus ambitieux, intéressant et méritoire des 4 efforts produits derrière la caméra par Affleck à ce jour, pour quelqu’un qui, je me dois de le préciser, considère son encensé Argo comme sensiblement surestimé. Plutôt une bonne surprise donc, que ce film de gangsters quelque peu à l’ancienne, qui démarre de façon très classique, gentiment ronronnante, voire poliment ennuyeuse dans sa reprise à la lettre des codes leoniens / scorsesiens du genre, pour progressivement bifurquer de manière inattendue dans des contrées inédites. On retiendra à ce titre la tentative honorable d’Affleck de constamment questionner le positionnement moral de son héros – réflexion éthique centrale au récit, manquant certes de nuance mais donnant une couleur particulière à l’ensemble – et 2, 3 personnages sortant des clichés d’usage, dont celui, étonnant, qu’interprète Elle Fanning. Après, cela reste un peu trop fade au final, un brin constipé aussi (la marque de fabrique d’Affleck, quelque part…). Mais disons que, n’ayant jamais été trop convaincu par les réalisations de cet acteur à ce jour, j’en suis ressorti un peu plus rassasié et interpellé que ce que j’en attendais.

LE CONFESSIONI (2016)

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Manu  le 10/10/2019 à 09:19
Réalisé par Roberto Andò
Avec Toni Servillo, Pierfrancesco Favino, Connie Nielsen, Marie-Josée Croze, Daniel Auteuil.
Film italien, français
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2016
Titre français : Les Confessions

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Cinquième long métrage de fiction du sicilien Roberto Andò, Le Confessioni marque ses retrouvailles avec Daniel Auteuil, 12 ans après drame romantique Sotto falso nome, ainsi que sa seconde collaboration avec Toy Servillo, 2 après Viva la libertà. Notons enfin que cette coproduction italo-française tourné en Allemagne est coécrite par Angelo Pasquini, coscénariste notamment du second film de Michele Placido, Le Amiche del cuore. M’étant aventuré plutôt confiant dans ce Confessioni, au regard notamment de sa séduisante distribution comme de la plutôt bonne réputation du précédent long de son réalisateur, j’avoue en être ressorti des plus agacés. L’ambition et / ou envie de bien faire est pourtant là, au cœur de cette fable anti-capitaliste évoquant un peu, dans les intentions, le cinéma de Petri et Todo Modo en particulier. Malheureusement, dans le résultat, tout tombe systématiquement à plat, du jeu appuyé des acteurs - avec des prestations attendues et monotones d’Auteuil et Servillo - aux dialogues et images d’une lourdeur symbolique assommante en passant par la réalisation solennelle et pesante d’Andò, pour le coup à l’exact opposé des embardés fiévreuses d’un Elio Petri. Bref, ça se voudrait mordant et fantasque tout en demeurant, dans le discours, fortement ancré dans la réalité, et ça échoue à tous les niveaux. Soit de quoi me pousser à reconsidérer mon envie de découvrir les autres titres de ce cinéaste…

LOVING (2016)

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Manu  le 06/10/2019 à 18:55
Réalisé par Jeff Nichols
Avec Ruth Negga, Joel Edgerton, Will Dalton, Marton Csokas, Bill Camp.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 2h 03min.
Année de production : 2016

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Loving est le cinquième long métrage cinématographique de Jeff Nichols. Tout comme les quatre précédents, celui-ci repose sur un scénario signé de sa seule plume. Le film marque par ailleurs la seconde collaboration du cinéaste avec l’acteur australien Joel Edgerton après Midnight special. Premiers pas de Jeff Nichols dans le registre du drame historique « inspiré-d’une-histoire-vraie », Loving est une totale et impressionnante réussite, déjouant superbement toutes nos craintes de voir ici se matérialiser l’un de ces pesants mélos antiracistes à oscars jouant complaisamment sur la corde sensible, forts de l’honorabilité inattaquable de leur combat. Le film de Nichols échappe en effet à tous ces pièges. Un exploit que l’on doit à une écriture et mise en scène qui ne visent jamais le grand discours dénonciateur et expriment tout ce qu’elles ont à dire avec une sobriété, pudeur et simplicité forçant chez le spectateur respect et l’admiration, et faisant naitre à travers elle une émotion rare. En traitant son sujet comme l’histoire d’un couple ordinaire se bornant à affronter les épreuves de la vie, en ne cherchant jamais à faire ressortir l’exemplarité cette histoire d’amour, Nichols tape ainsi dans le mille, fait éclater la bêtise et absurdité de la situation de ses 2 personnages principaux, héros du quotidien plus que figures historiques de la lutte contre le racisme. Bref, un très grand film de plus pour Nichols, mélodrame classique dans ce que cette étiquette possède de plus noble, avec 2 acteurs au sommets, offrants de magistrales prestations, et une poignée de séquences mémorables, souvent bouleversantes dans ce qu’elles parviennent à exprimer de la force du lien amoureux.

THE GIRL ON THE TRAIN (2016)

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Manu  le 06/10/2019 à 11:35
Réalisé par Tate Taylor
Avec Emily Blunt, Haley Bennett, Rebecca Ferguson, Edgar Ramirez, Allison Janney.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 52min.
Année de production : 2016
Titre français : La Fille du train

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The Girl on the train est le quatrième long métrage cinématographique de l’acteur, producteur et réalisateur Tate Taylor. Adaptation du best-seller éponyme de l’anglaise Paula Hawkins, le film est écrit par Erin Cressida Wilson, précédemment scénariste de 2 films signés Steven Shainberg, Secretary et Fur: An imaginary portrait of Diane Arbus. Tate Taylor retente ici le coup de l’adaptation de (gros) bouquin à succès, 5 ans après son tout à fait réussi, dans le même type d’exercice filmique, The Help. Le registre n’est toutefois plus le même, puisque l’on passe du grand mélodrame sudiste au suspense flirtant avec le neo-noir. Programme cependant tout aussi sympathique, animé là-encore par un casting des plus solides. Alors comment expliquer un résultat aussi tiède, cette fois ? Probablement parce que l’impersonnel Taylor, travaillant sur un matériel nettement plus balisé, pour ne pas dire scolaire dans sa mécanique à rebondissements un peu trop bien huilée, ne parvient pas à insuffler un semblant de vie à son sujet. L’ensemble se suit dès lors d’un œil distrait et distant, quand bien même l’interprétation se révèle solide et l’enveloppe formelle de l’œuvre des plus soignées (en particulier la glaciale photographie de la danoise Charlotte Bruus Christensen). Au final, un peu comme du sous-David Fincher, dans une version plate et mécanique, sans la distance, le commentaire, social ou autre, qui vient enrichir l’histoire.

TRADING PAINT (2019)

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Manu  le 04/10/2019 à 21:17
Réalisé par Karzan Kader
Avec John Travolta, Michael Madsen, Toby Sebastian, Kevin Dunn, Rosabell Laurenti Sellers.
Film américain, espagnol
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 27min.
Année de production : 2019
Titre français : La Victoire dans le sang

Critique cinema   Critique film de Manu

Trading paint est le premier long métrage en langue anglaise du suédois d’origine irakienne Karzan Kader. Situé dans la carrière de John Travolta entre le biopic criminel Speed kills et le neo-noir The Poison rose de George Gallo, le film est coécrit par Gary Gerani, coscénariste, il y a plus de 30 ans de cela, du Pumpkinhead de Stan Winston. Autre direct-to-DVD pour Travolta après Speed kills, I am wrath, Killing season et quelques autres, Trading paint est un drame sportif plutôt bien intentionné dans sa volonté de ne point trop en faire dans le spetaculaire et les rebondissements. Malheureusement, à la jouer « simple », avec probablement dans le viseur l’attachant et référentiel Last american hero de Lamont Johnson, les auteurs finissent par rester à la surface d’une intrigue aux péripéties et personnages dénués de toute surprise et épaisseur. Bref, à l’image du précédent Life on the line, un film pas détestable, par ailleurs plutôt bien interprété par un Travolta concerné, mais définitivement « p’tits bras », à l’écriture routinière, peu inspirée, manquant souvent de corps pour nous impliquer (la relation entre Sam et Becca donne dans le strict minimum, on ne comprend jamais l’origine de la rivalité entre Sam et Linsky, etc…) et à la réalisation se cherchant vainement une consistance.

I DUE MARESCIALLI (1961)

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Manu  le 01/10/2019 à 08:49
Réalisé par Sergio Corbucci
Avec Totò, Vittorio De Sica, Gianni Agus, Arturo Bragaglia, Franco Giacobini.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1961

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I Due marescialli se situe dans la filmographie de Sergio Corbucci entre les 2 péplums Romolo e Remo et I Figlio di Spartacus. Ce titre, coécrit par Bruno Corbucci, frère de Sergio, est le second tourné par Totò sous la direction du futur réalisateur de Django. Il marque par ailleurs la cinquième et dernière réunion à l’écran des 2 (super)stars italiennes de l’époque, Vittorio De Sica et Totò. Totò aura beaucoup tourné dans les premières années de la décennie 60, privilégiant malheureusement la quantité sur la qualité et s’accoquinant parfois avec des réalisateurs de troisième zone comme Mario Amendola ou José Antonio de la Loma. Aussi sa collaboration avec Sergio Corbucci apparait-elle comme rassurante dans ce contexte, et l’on ne s’étonnera donc pas que ces Due marescialli flirtent avec le haut du panier de sa filmographie sur la période. Comédie au contexte historique relativement pointu, évoquant comme plusieurs autres titres de la même époque (Tutti a casa, Il Federale) les chaotiques dernières heures du fascisme italien, I due surprend toutefois en premier lieu par la qualité de script, ne s’en remettant pas exclusivement à l’abattage de son interprète principal. Et si le discours satirique n’y est peut-être pas d’une grande finesse, il y a tout de même là un vrai sujet, passionnant, et quelques séquences comiques particulièrement réjouissantes. Puis, comme mentionné plus haut, s’ajoute donc ici une réalisation digne de ce nom, pas toujours tenue mais souvent réjouissante dans sa manière d’associer, tout comme dans les futurs titres « zapatesques » de son auteur, souffle historique et joyeux bordel. Bref, un excellent Totò et un très bon Corbucci, soit de quoi ravir n’importe quel fan de cinéma populaire italien de la meilleure époque.

UNA PISTOLA PER RINGO (1965)

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Manu  le 27/09/2019 à 08:37
Réalisé par Duccio Tessari
Avec Giuliano Gemma, Fernando Sancho, Lorella De Luca, Nieves Navarro, George Martin.
Film italien, espagnol
Genre : Western
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1965
Titre français : Un pistolet pour Ringo

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Première des 2 aventures cinématographiques de Ringo, Una pistola per Ringo est le cinquième long métrage signé par l’ancien assistant de Giorgio Bianchi et Vittorio Sala, Duccio Tessari. Produit par Luciano Ercoli et coécrit par Fernando Di Leo, le film marque la seconde collaboration de Tessari avec l’acteur Giuliano Gemma. Les deux hommes se retrouveront encore à 8 reprises par la suite. Una pistola per ringo est un titre à l’image de ce petit maitre du bis italien qu’est Duccio Tessari : soit un film pas suffisamment tenu du côté de la mise en scène, laissant ressortir un aspect brouillon, un peu comme chez son confrère Sergio Corbucci, ponctuellement bâclé selon les séquences, mais se distinguant dans le même temps par un rythme souvent trépidant tout en fourmillant d’idées séduisantes. On préfèrera donc retenir en premier lieu les multiples bonnes choses proposées ce titre, de la prestation bondissante de Giuliano Gemma à la réalisation pleine de tension et parfois non dépourvue de souffle de Tessari, en passant par le sous-texte politique plutôt malin du récit, distillé sans lourdeur ou prétention pour un rendu plus efficace encore. Bref, un « spaghetti » de qualité supérieure, dans l’ensemble, enlevé et futé.

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