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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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WAKING UP IN RENO (2002)

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Manu  le 17/10/2021 à 09:24
Réalisé par Jordan Brady
Avec Billy Bob Thornton, Charlize Theron, Patrick Swayze, Natasha Richardson, Chelcie Ross.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2002
Titre français : Une chambre pour quatre : Waking up in Reno

Critique cinema  Critique film de Manu


Waking up in Reno est le quatrième long métrage cinématographique de Jordan Brady. Coproduit par l’acteur, chanteur et compositeur Dwight Yoakam, le film est coécrit par Brent Briscoe, second rôle aperçu notamment dans Sling Blade de Billy Bob Thornton, U-Turn d’Oliver Stone ou encore le Mulholland Dr. de David Lynch. Il se situe dans la carrière de Patrick Swayze entre le suspense horrifique Donnie Darko de Richard Kelly et le drame romantique One last dance, signé par son épouse Lisa Niemi.

Comédie satirico-romantique réunissant une équipe d’artistes, certains en vogue, d’autres un peu moins, plutôt prometteuse sur le papier, Waking up in Reno vire rapidement au plat sans saveur, pour ne pas dire légèrement éventé. Certes, la modestie du projet et son côté inoffensif font que l’on échappe à quelque chose d’irritant ou déplaisant à suivre. Mais disons que le produit fini flirte méchamment avec le « ni fait, ni à faire ».

L’ensemble se laisse ainsi suivre sans ennui véritable, mais sans aucune véritable implication, souffrant en premier lieu d’une réalisation totalement indigente, que même l’illustre directeur de la photographie William A. Fraker ne parvient à rehausser d’une certaine élégance formelle, et d’une écriture aux situations comiques éculées, loupant le coche de la satire en perdant la caricature pas drôle, souvent vulgaire.

Moteur de cet engin poussif : l’interprétation permet au moins d’apprécier une association de talent surprenante, entre un Billy Bob Thornton, alors au sommet de sa popularité, qui ne se fatigue pas trop, une Charlize Theron, star montante en passe d’oscarisation, flirtant à l’inverse dangereusement avec le cabotinage à la Zellweger, et les plus naturels Natasha Richardson et Patrick Swayze, ce dernier se révélant presque touchant par moment.

En résumé, un titre jamais réellement agaçant comme beaucoup d’autres produits Miramax de la même époque, mais également un film plat et laborieux, d’un intérêt très secondaire.

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La chaîne Youtube Ciné Familia
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2.8
3.7
2.5
2.7
2.6
3.5
3.5
2
3.6
3
3
2.7
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FOREVER LULU (2000)

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Manu  le 16/10/2021 à 22:04
Réalisé par John Kaye
Avec Melanie Griffith, Patrick Swayze, Penelope Ann Miller, Steven Bauer, Joseph Gordon-Levitt.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2000
Titre français : Coup de foudre pour toujours

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Forever Lulu est la première et à ce jour seule réalisation de John Kaye, scénariste du Rafferty and the gold dust twins de Dick Richards et Where the buffalo roams d’Art Linson. Le film se situe dans la carrière de Patrick Swayze entre le thriller Letters from a killer de David Carson et le drame Green dragon de Timothy Linh Bui. Par ailleurs, même s’ils ne partagent ici aucune scène, il s’agit du troisième film réunissant à l’écran Melanie Griffith et son ex-mari, l’acteur d’origine cubaine Steven Bauer. Petite production Millennium Films sortant du créneau de l’action bis ayant bâti sa « réputation » à a fin des années 90, Forever Lulu est un titre incitant sans doute le spectateur à une plus grande indulgence aujourd’hui qu’à l’époque de sa sortie en vidéo / DVD. Il se dégage en effet un quelque chose de foncièrement sympathique - et authentique - de ce drame romantique aux effets mélodramatiques un peu faciles définitivement d’un autre âge. Qu’importe donc si l’écriture n’a rien d’extraordinaire et la mise en scène manque d’ampleur comme de finitions. On préfèrera retenir de ce road movie romantique un rien bringuebalant l’implication touchante de son couple vedette Melanie Griffith / Patrick Swayze, stars des années 80 / début 90 plus vraiment au sommet mais ne baissant pas les bras pour autant, à l’image des personnages qu’ils incarnent, comme et l’émotion toute simple qui se dégage certaines séquences. Titre manquant de soin comme d'un brin de moyens, mais titre qui respire l'honnêteté, de même qu'une certaine liberté, tout en se révélant très attachant du côté de l’interprétation.

EN THERAPIE (SAISON 1 - TV) (2021)

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Manu  le 16/10/2021 à 09:58
Réalisé par Olivier Nakache, Eric Toledano, Pierre Salvadori, Nicolas Pariser, Mathieu Vadepied
Avec Frédéric Pierrot, Mélanie Thierry, Reda Kateb, Carole Bouquet, Pio Marmaï.
Série française en 35 épisodes
Genre : Drame
Durée : 13h 10min environ.
Année de production : 2021

Critique cinema   Critique film de Manu

En thérapie est une série française coproduite par la chaîne Arte, dont la première saison compte 35 épisodes d’environ 25 minutes chacun. Elle convoque 5 réalisateurs différents, dont l’ex directeur de la photographie Mathieu Vadepied, et 7 scénaristes / collaborateurs au scénario. Notons, côté distribution, les retrouvailles à l’écran de Frédéric Pierrot et Pio Marmaï, 6 ans après la comédie romantique Toute première fois de Maxime Govare et Noémie Saglio. Mon premier essai en matière de série française, et je tombe clairement sur un ticket gagnant. Eloges communes à l’intention de l’intégralité de l’équipe des réalisateurs, scénaristes et acteurs, qui rivalisent ici d’excellence et de précision, chacun dans leur domaine pour un résultat d’une justesse incroyable. Les 5 intrigues parallèlement développées se révèlent ainsi (pratiquement) d’égale valeur, avec le me concernant une petite préférence pour celle consacrée à la jeune Camille, qui démarre doucement pour progressivement vous prendre aux tripes. Émotionnellement très forte, une série à la fois abordable, portant quelque part l’approche grand public du cinéma d’Olivier Nakache et Eric Toledano, et pointue, exigeante, enrichissante dans sa rigueur, son refus de l’effet / émotion facile.

LE ROI DE COEUR (1966)

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Manu  le 14/10/2021 à 18:47
Réalisé par Philippe de Broca
Avec Alan Bates, Pierre Brasseur, Françoise Christophe, Jean-Claude Brialy, Geneviève Bujold.
Film français, italien
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1966

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Le Roi de cœur est le huitième long métrage cinématographique de Philippe de Broca. Le film se situe dans sa carrière entre le film d’aventures Les Tribulations d’un chinois en Chine et sa participation au film à sketchs Le Plus vieux métier du monde. Il marque notamment la première collaboration du cinéaste avec les interprètes Julien Guiomar et Geneviève Bujold, qu’il retrouvera, l’un comme l’autre, sur la comédie L’incorrigible, 9 ans plus tard. L’un des sommets de l’œuvre de de Broca que cet échec critique et commercial en son temps. Le gout de la fantaisie teintée de surréalisme du cinéaste trouve idéalement matière à s’épanouir au contact de cette histoire de fous dénonçant l’absurdité de la guerre. Audacieuse, généreuse et poétique, l’œuvre ne maintient peut-être pas d’un bout à l’autre le même niveau d’excellence, notamment du côté de l’écriture, mais elle offre indiscutablement au cinéphile quelques grands moments de cinéma, comme la longue et magnifique séquence du retour à la vie des résidents de l’asile, séquence portée par un superbe morceau de Delerue. Enfin, on louera également la qualité de la distribution, brillantissime, offrant à pratiquement chaque acteur de grands (petits) rôles. Bref, un petit joyau du cinéma français de la fin des années 60 à redécouvrir chez nous, celle-ci semblant apparemment bénéficier d’une plus grande notoriété outre Atlantique que dans l’hexagone.

TWO DEATHS (1995)

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Manu  le 13/10/2021 à 18:13
Réalisé par Nicolas Roeg
Avec Michael Gambon, Sônia Braga, Patrick Malahide, Rade Serbedzija, Nickolas Grace.
Film anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1995

Critique cinema   Critique film de Manu

Two deaths est la douzième et avant-dernière réalisation cinématographique du britannique Nicolas Roeg. Adaptation du roman de Stephen Dobyns « The Two deaths of Senora Puccini », publié en 1988, le film marque la cinquième et avant-dernière collaboration du cinéaste avec le scénariste Allan Scott après notamment le thriller psychologique Don’t look now et le film d’aventure romantique Castaway. Je serai vraiment curieux de connaitre le degré de fidélité de l’œuvre au matériel littéraire qu’elle adapte. Car cette réflexion sur l’amour fou, mêlant sexe et pouvoir dans une ambiance morbide malaisante parfois proche du fantastique concentre l’essence du cinéma de Nicolas Roeg. Une fidélité naturelle à un univers, ainsi qu’un style narratif unique qui donnent évidemment un cachet fort à ces Two deaths, mais, comme cela sera également le cas de son ultime opus sur grand écran, Puffball, n’en font pas pour autant une franche réussite. Difficile déjà de se passionner pour ce récit alambiqué courant un peu trop de lièvres à la fois comme à cette galerie de personnages pour la plupart foncièrement antipathiques. Mais froideur opaque et cynisme faisant quelque part aussi le sel du cinéma de Roeg, on l’accepterait encore si l’œuvre dévoilait le même brio dans la forme qu’un Eureka ou un Track 29. Hors l’ensemble n’est pas vraiment du même tonneau esthétique, affichant même une petite mine dans ses couleurs, ses décors, voire plus généralement dans sa mise en scène. Une déception donc, non sans ambition mais qui ne s’anime réellement que tardivement, dans son dernier tiers, et trahit formellement l’essoufflement d’un cinéaste autrefois novateur, ici donnant l’impression d’être un peu dépassé.

SINGING GUNS (1950)

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Manu  le 10/10/2021 à 19:57
Réalisé par R.G. Springsteen
Avec Vaughn Monroe, Ella Raines, Walter Brennan, Ward Bond, Jeff Corey.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1950
Titre français : Un Shérif à la page

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Singing guns se situe dans la conséquente filmographie de R.G. Springsteen entre le western Narajo trail raiders et la comédie musicale Belle of old Mexico. Le film est écrit par les frères Dorrell et Stuart McGowan, marquant de ce fait leur troisième et ultime collaboration avec Springsteen. Il s’agit par ailleurs du premier rôle dramatique sur grand écran du chanteur Vaughn Monroe, qui retrouvera Springsteen sur un autre western, 2 ans plus tard, Toughest man in Arizona. Western semi-musical (deux petites chansons bien intégrées au récit et puis c'est tout !) de série B qui, bien perdu au milieu d’une cinquantaine d’autres dans la filmographie de R.G. Springsteen, n’en demeure pas moins une œuvre bricolée avec soin, en particulier dans ses dialogues. L'interprétation s'y révèle tout à fait convaincante, à la fois décente de la part du débutant Monroe et solide concernant l’ensemble de ses partenaires, tandis que la réalisation assume parfaitement ses 91 minutes de quiproquos et affrontements de saloon (une durée relativement élevée pour une production de ce type). Rien de fondamentalement marquant dans cette petite proposition westernienne - mais Springsteen n’a semble-t-il jamais visé une redéfinition des lignes du genre, s’évertuant plutôt à le servir humblement - mais un titre old school, mouvementé et sympathique, qui devrait logiquement séduire sans peine l’amateur nostalgique de westerns à papa.

LA MAZZETTA (1978)

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Manu  le 10/10/2021 à 11:06
Réalisé par Sergio Corbucci
Avec Nino Manfredi, Paolo Stoppa, Marisa Laurito, Marisa Merlini, Ugo Tognazzi.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1978
Titre français : Le Pot de vin

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Situé dans la carrière de Sergio Corbucci entre les comédies Ecco noiper e sempio… avec Adriano Celentano et Renato Pozzetto et Pari e dispari, réunissant le duo Terence Hill et Bud Spencer, La Mazzetta marque la seconde collaboration du cinéaste avec l’acteur Ugo Tognazzi, 15 ans après l’apparition fugace de ce dernier dans la comédie militaire choral Il Giorno più corto. Le film est coécrit par Massimo De Rita d’après le roman éponyme du napolitain Attilio Veraldi, publié en 1976. Très belle et un peu oubliée réussite corbuccienne que cette comédie policière venant rappeler la grande maitrise de son réalisateur dans le domaine de la rupture de ton. Avec, au sein d’un récit finalement sans grosse surprise dans son développement, une manière brillante de dynamiter l’attendu de certaines scènes, de déstabiliser le spectateur dans la façon d’’approcher des séquences de polar à priori classiques, comme par exemple celle de la découverte du corps de la femme du parrain, virant progressivement à la pure comédie sociale à l’italienne, ou celle, mémorable, de la « dégustation » du plat de spaghettis de la mer, troquant progressivement le rire contre un persistent malaise. Un brouillage de cartes extrêmement stimulant donc, enrichi d’une exploration sans folklore du cadre napolitain, évoquant par moment les meilleurs poliziotteschi du moment, l’ambiguïté du discours socio-politique en moins, d’une interprétation formidable de la part de Nino Manfredi et Paolo Stoppa - Tognazzi étant quant à lui plutôt là en guest star – et d’une étonnante, agressivement marquante, partition musicale ethno-jazz du chanteur, auteur - compositeur local, Pino Daniele. Bref, arrivant dans sa filmographie après une série de titres plus ou moins décevants, un Corbucci majeur, à redécouvrir.

LA ULTIMA SENORA ANDERSON (1970)

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Manu  le 10/10/2021 à 07:14
Réalisé par Eugenio Martín
Avec Carroll Baker, Michael Craig, Miranda Campa, Marina Malfatti, Lone Fleming.
Film espagnol, italien
Genre : Thriller
Durée : 1h 28min.
Année de production : 1970

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La Ultima señora Anderson est la onzième réalisation cinématographique de l’espagnol Eugenio Martín. Elle se situe dans sa filmographie entre la comédie romantique Una señora estupenda, interprétée par la chanteuse et danseuse andalouse Lola Flores, et le western El Hombre de Río Malo, réunissant Lee Van Cleef, Gina Lollobrigida et James Mason. Tourné en extérieurs en Grande Bretagne, le film est notamment écrit par Martín lui-même et son compatriote Santiago Moncada, scénariste entre autre de quelques « Jesús Franco » des années 80. La Carroll baker dans ses grandes heures bis !… ou presque, car cette Ultima señora Anderson ne se hisse pas tout à fait au niveau des précédents travaux de la belle pour Umberto Lenzi. Manque d’inventivité du côté de l’écriture, léger manque de patate au niveau de la réalisation, en dépit de la courte durée de l’œuvre, distribution laissant un rien l’amateur de trognes bis sur sa faim autour de la Baker : La Ultima señora Anderson fait malheureusement figure de plan B en matière de giallo hitchcockien. Rien de bien folichon donc, au menu de ce pépère remake giallesque de Rebecca, mais rien de franchement déshonorant non plus pour peu que l’on apprécie le genre. Le sex-appeal un peu trash propre à l’actrice principale parvient tout de même à relancer régulièrement une machine tournant en mode économique, et puis, surtout, gommant quelque peu ses problèmes de rythme et de déjà-vu, l’œuvre réussit tout de même à se forger une petite identité visuelle dans sa façon bien à elle de s’approprier la campagne anglaise, ici trop belle et trop tranquille pour ne pas devenir rapidement inquiétante. Avec au final, dans l’ambiance, comme un petit air du supérieur No profanar el sueño de los muertos avant l’heure. Un giallo « paella » un peu mou, sans véritable surprise dans son déroulement - en dépit de quelques rebondissements totalement improbables - mais soigné et tout confort, dans lequel le dévoreur de cinéma d'exploitation européen trouvera globalement son compte.

THE FINAL GIRLS (2015)

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Manu  le 08/10/2021 à 16:38
Réalisé par Todd Strauss-Schulson
Avec Taissa Farmiga, Malin Akerman, Alexander Ludwig, Nina Dobrev, Alia Shawkat.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2015
Titre français : Scream girl

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Seconde réalisation cinématographique de Todd Strauss-Schulson, The Final girls est coécrit par l’ancien enfant acteur Joshua Miller, par ailleurs fils de Jason Miller et demi-frère de Jason Patric à la ville. Le film se situe dans la carrière de Taissa Farmiga (sœur cadette de Vera) entre le biopic criminel Jamesy boy de Trevor White et le drame romantique 6 years de Hannah Fidell. La parodie de film d’horreur pour adolescents des années 80 / 90, on connait. Et j’avoue que j’appréhendais ce nouvel avatar du genre, me demandant bien ce qu’il pouvait apporter de plus à un sous-genre raillant souvent un peu trop facilement un genre très codé, flirtant déjà lui-même plus ou moins consciemment avec la comédie dans ses opus secondaires. Et force est d’admettre que le résultat fonctionne plutôt bien, se montre plus intéressant et ambitieux que je ne l’aurais pensé au départ. Même si celles-ci ne s’avèrent pas totalement exploitées au final, plusieurs bonnes idées infusent ce récit, notamment dans son portrait de l’héroïne, fille d’une ex-scream queen, forcée de porter ce lourd héritage maternel (faut-il y voir un lien avec le background du coscénariste Joshua Miller ?). Satisfaction globale également du côté de l’interprétation, forte d’une distribution bien sentie, au petit côté « indie » attrayant, comme de la réalisation, imposant un rythme très soutenu au récit (presque trop même, peut-être…) ou de la partition musicale, à la très efficace patine eighties, référentielle juste comme il faut. Tout comme le précédent long de Todd Strauss-Schulson, A very Harold & Kumar 3D Christmas, une comédie qui soigne intelligemment sa forme et maitrise adroitement son délire. Sympa, en résumé.

FERNANDINO E CAROLINE (1999)

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Manu  le 08/10/2021 à 10:42
Réalisé par Lina Wertmüller
Avec Sergio Assisi, Gabriella Pession, Nicole Grimaudo, Lola Pagnani, Mario Scaccia.
Film italien, français
Genre : Historique
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1999

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Fernandino e Carolina est la vingt-deuxième réalisation cinématographique de Lina Wertmüller. Coproduit par l’actrice Edwige Fenech, le film est coécrit par Wertmüller et Raffaele La Capria, collaborateur de Francesco Rosi sur Le Mani sulla città, Uomini contro et, dans un registre plus proche de Ferdinando e Carolina, la comédie romantique en costumes, C’era una volta. Il marque par ailleurs la dixième et ultime collaboration de la cinéaste avec l’actrice napolitaine Isa Danieli. Opus oublié de la jadis (à mon gout abusivement) célébrée Lina Wertmüller, Ferdinando e Carolina demeure un titre relativement recommandable au sein de sa filmographie, même si l’impression générale, de mon côté, demeure que l’ensemble aurait pu être signé par n’importe quel télécinéaste italien de la même époque que cela n’aurait rien changé au résultat. Par ailleurs, il va sans dire que, tourné 25 ans plus tôt avec Pasqualino De Santis à la photo, Suso Cecchi d’Amico à l’écriture et de bons acteurs dans des décors un peu plus habités qu’ici, ce sujet aurait probablement donné quelque chose d’autrement plus marquant. Mais, en l’état, dans le désert du cinéma italien de la fin des années 90, disons que cette gentillette comédie historique, plutôt enlevée, sauve les derniers meubles, incitant globalement à une relative indulgence de la part du spectateur.

MOMMIE DEAREST (1981)

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Manu  le 07/10/2021 à 19:17
Réalisé par Frank Perry
Avec Faye Dunaway, Diana Scarwid, Steve Forrest, Howard Da Silva, Mara Hobel.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 2h 09min.
Année de production : 1981
Titre français : Maman très chère

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Mommie dearest est la onzième réalisation cinématographique de Frank Perry. Elle se situe dans son œuvre entre le drame social Dummy, tourné pour la télévision, et la chronique criminelle Monsignore, d’après l’ouvrage éponyme de Jack Alain Leger. Notons que le film obtint pas moins de 9 nominations aux Razzie awards en 1982, en décrochant 5 à l’arrivée. Succès public mais titre vilipendé par la critique à sa sortie, Mommie dearest ne fonctionne peut-être pas comme ses auteurs l’auraient souhaité - ce que l’on ne saura évidemment jamais avec certitude - mais ouvre en tout cas une ère nouvelle dans la carrière passionnante et surprenante de Frank Perry. Une ère marquée par des titres plus ouvertement commerciaux en apparence, quoique systématiquement sabordés par des thèmes polémiques et un penchant demeuré intact pour la satire sociale, ne craignant généralement pas de pousser le curseur assez loin dans le douteux. Et Mommie dearest, seconde rencontre de Perry avec Faye Dunaway, 10 ans après le western révisionniste « Doc », constitue en quelque sorte la synthèse de tout cela. D’où l’attrait pervers instantanément généré par ce biopic soap-opératique définitivement too much, se dégustant mi-fasciné, mi-interloqué, la question de savoir si tout ce que l’on nous balance ici est réel ou non ne se posant finalement même pas. Savoureux et gênant à la fois, définitivement gonflé et déplacé, un film difficilement qualifiable de réussite quand bien même Perry, fortement aidé en cela par son actrice principale, signe un film marquant, devant lequel il est impossible de ne pas prendre un peu de plaisir (pervers, il va de soi).

THE NIGHT STALKER (TV) (2016)

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Manu  le 05/10/2021 à 07:49
Réalisé par Megan Griffiths
Avec Bellamy Young, Lou Diamond Phillips, Annalisa Cochrane, Louis Herthum, Hawthorne James.
Téléfilm américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2016
Titre français : Le Tueur de la nuit

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Troisième long métrage de la cinéaste indépendante Megan Griffiths, The Night stalker est écrit par Griffiths elle-même, qui adapte ici l’ouvrage d’investigation de Philip Carlo consacré au tueur en série Richard Ramirez. Notons qu’une précédente production télévisée s’était déjà intéressée à ce sinistre personnage, décédé dans le couloir de la mort en 2013, le Manhunt: Search for the night stalker de Bruce Seth Green, avec Gregory Cruz dans le rôle de Ramirez. Megan Griffiths avait démontré avec The Off hours une aisance évidente à se fondre dans l’espace urbain nocturne, et si le résultat manquait un peu de muscles, il se dégageait tout de même un petit charme vénéneux de cet honorable essai indépendant. Ambiance noire similaire au programme de ce Night stalker, qui aurait mérité un scénario plus fouillé pour rendre tout à fait justice à la prestation électrisante - et totalement flippante - de Lou Diamond Phillips. Quelques regrets concernant l’écriture donc, mais une réalisation inspirée et un acteur principal impliqué, probablement même à son meilleur, qui confèrent une vraie personnalité à un ensemble incontestablement plus travaillé, et poisseux, qu’attendu de la part d’une œuvre distribuée par le réseau Lifetime.

BANG! (1977)

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Manu  le 03/10/2021 à 19:36
Réalisé par Jan Troell
Avec Håkan Serner, Susan Hampshire, Yvonne Lombard, Ulf Palme, Alf Hellberg.
Film suédois
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1977

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Bang! est le sixième long métrage cinématographique du suédois Jan Troell. Le film est coécrit par Troell, Georg Oddner, que Troell retrouvera sur son Ingenjör Andrées luftfärd, et Swen Christer Swahn, d’après le roman « Orgeladjunkten » écrit par ce dernier. Il a été présenté en compétition à Cannes en 1977. Après 3 films d’époque tournés sur le sol américain, Jan Troell revient au pays avec cette tragi-comédie intimiste brossant en creux un portrait légèrement satirique de la Suède des années 70. Peut-être est-ce parce que je ne fréquente le cinéma scandinave avec parcimonie, mais j'avoue avoir été plutôt dérouté, voire même abandonné occasionnellement sur le bord de la route par cette (sporadique) chronique des amours plus ou moins contrariés d'un prof quarantenaire divorcé. L’œuvre cultive volontiers la sinistrose dans une ambiance d’incommunicabilité entre les êtres à mon sens un peu trop attendue. Et j’aurais sans doute eu du mal à ne pas totalement décrocher si, comme d’habitude des Chez Troell, la forme n’était pas aussi stimulante, avec moult cadres marquants, portés par une superbe photographie. Bref, une forme brillante, mais un film un peu opaque, qui ne respire pas l’allégresse et finit par devenir un peu pesant dans son ambiance dépressive et mutique. Sans doute pas l’œuvre à conseiller en priorité pour qui souhaiterait découvrir le cinéma de Troell.

THE ASTRONAUT FARMER (2006)

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Manu  le 03/10/2021 à 10:41
Réalisé par Michael Polish
Avec Billy Bob Thornton, Virginia Madsen, Max Theriot, Bruce Dern, Tim Blake Nelson.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2006
Titre français : Farmer l'astronaute

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The Astronaut farmer est le quatrième long métrage de Michael Polish. Le film est écrit par Michael et son frère jumeau, Mark. Il marque la seconde collaboration entre Billy Bob Thornton et Bruce Dern, le premier ayant dirigé le deuxième 6 ans plus tôt, dans son second long métrage comme réalisateur, All the pretty horses. Seconde chance donnée à ce The Astronaut farmer, et fort malheureusement pas davantage convaincu qu’à la première vision. Le film a pour lui une patine visuelle soignée et une belle distribution, riche d’interprètes de talent qui accomplissent leur tâche sans rechigner, semblant croire à cet intéressant récit « all american dream » sur le papier. Mais voilà, c’est à peu près tout ce que l’œuvre possède pour elle. Car, à côté de cela, The Astronaut farmer multiplie les faux pas au niveau de l’écriture, croulant sous les clichés, naïvetés et les maladresses, pour finir par rendre son personnage principal presque antipathique, tandis que la réalisation appuie lourdement chaque émotion voulue par les 2 auteurs à l’écran. Au final, loin du petit film généreux et frondeur célébrant l’éternelle lutte de David contre Goliath, une tranche d’Americana bien grasse et convenue.

ARE YOU ALONE IN THE HOUSE? (1978)

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Manu  le 30/09/2021 à 17:03
Réalisé par Walter Grauman
Avec Kathleen Beller, Blythe Danner, Tony Bill, Robin Mattson, Tricia O'Neil.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1978

Critique cinema   Critique film de Manu

Are you alone in the house? est le dixième long métrage télévisuel de Walter Grauman. Il est écrit par le scénariste de télévision Judith Parker et se situe dans la carrière de Blythe Danner entre 2 autres titres produits pour le petit écran, The Court-martial of George Armstrong Custer de Glenn Jordan et le drame conjugal Too far to go de Fielder Cook. Drame sociétal souhaitant visiblement aborder avec sérieux le thème du viol adolescent, mais titre lorgnant également régulièrement du côté du thriller à frissons, Are you alone in the house? se devait d’avoir les épaules solides, côté écriture comme mise en scène, pour faire d’un programme aussi ambitieux que bigarré un ensemble concluant. Et ce n’est assurément pas l’impression laissée par le résultat, à la fois bancal et terriblement vieillot, grossier dans sa gestion du suspense, fortement maladroit dans sa dénonciation du harcèlement et du viol. Certes, on veut bien tenir compte du fait qu’il s’agit là d’une production télé issue d’une toute autre époque, mais cela n’excuse pas le caractère à la fois cliché et brouillon de cette écriture courant plusieurs lièvres à la fois, qu’une réalisation soignée mais sans génie aucun, et une interprétation honorable ne parviennent à masquer. Bref, avec une affiche aussi séduisante et au regard de ce que le petit écran américain a pu nous offrir à la même époque en matière de suspense à frissons, un téléfilm tout de même fort décevant dans sa globalité.

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