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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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DENIAL (2016)

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Manu  le 19/04/2019 à 07:07
Réalisé par Mick Jackson
Avec Rachel Weisz, Tom Wilkinson, Timothy Spall, Andrew Scott, Caren Pistorius.
Film anglais, américain
Genre : Historique
Durée : 1h 49min.
Année de production : 2016
Titre français : Le Procès du siècle

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Denial est le (seulement) septième long métrage cinématographique de l’anglais Mick Jackson en quelques 27 ans d’activité dans ce seul registre. Cette adaptation du livre de Deborah Lipstadt « History on trial: My day in court with a Holocasut denier » est écrite par le dramaturge, scénariste et réalisateur David Hare, sous la direction duquel la vedette de Denial, Rachel Weisz, avait tourné en 2011 le téléfilm d’espionnage Page Eight.

Très bonne surprise que cette exemplaire réussite en matière de film dossier engagé, marquant le retour de l’éclectique Mick Jackson au cinéma, ici à son meilleur niveau. Servant au mieux un sujet essentiel, Denial est en ce sens remarquable qu’il esquive brillamment toute lourdeur scolaire dans son écriture, tout académisme dans sa réalisation et toute velléité de performance du côté de l’interprétation.

Sobre et ramassée, passionnante dans le fond comme du rare efficacité dans la forme, offrant quelques prestations d’acteurs de haut vol (le trio Weisz / Wilkinson / Spall), l’œuvre se montre ainsi totalement à hauteur de son ambition, délivrant une condamnation sans appel du négationnisme et plus largement de la falsification de la mémoire, qui ne verse jamais dans la manipulation affective ou narrative.

Bref, un (relativement inattendu, me concernant) incontournable de la très éclectique filmographie de Mick Jackson.

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2.9
2.5
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3.6
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3.6
0.8
3.2
2.5
2.5
2.3
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THE PLAINSMAN (1966)

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Manu  le 18/04/2019 à 18:06
Réalisé par David Lowell Rich
Avec Don Murray, Guy Stockwell, Abby Dalton, Bradford Dillman, Henry Silva.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1966
Titre français : Les Fusils du Far-West

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The Plainsman se situe dans l’œuvre cinématographique de David Lowell Rich entre le drame domestique Madame X et la comédie Rosie! interprétée par Rosalind Russell dans le rôle-titre. Ce remake du film éponyme de Cecil B. DeMille de 1936 est écrit par Michael Blankfort, coscénariste notamment des deux adaptations de la pièce « Blind alley » de James Warwick, soit le Blind alley de Charles Vidor sorti en 1939 et le The Dark past de Rudolph Maté, tourné 8 ans plus tard. Pas fameux ce western alignant les stéréotypes à un point tel que l’on finirait presque par soupçonner une part de second degré dans son écriture. Des pelletés de clichés qui privent évidemment l’ensemble de toute crédibilité et quelconque implication du côté du spectateur. Et ce n’est pas l’interprétation qui sauve la mise ici, avec des prestations manquant uniformément de relief, voire s’avérant irritantes dans le cas d’Abby Dalton, insupportable de gesticulations et mimiques appuyées en Calamity Jane. Bref, David Lowell Rich a certainement signé quelques travaux sympathiques sur la période, petit et grand écran confondu, mais cette aventure westernienne en carton-pâte, rendue seulement supportable par sa dynamique partition musicale signée John(ny) Williams, les jolies couleurs qu’affiche sa photographie « pathécolor » et plus généralement sa plaisante ambiance télévisuelle première génération (quand bien même il s’agit là d’un film de cinéma), manque trop de rigueur et de conviction pour prétendre en faire partie.

BEAR ISLAND (1979)

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Manu  le 18/04/2019 à 11:01
Réalisé par Don Sharp
Avec Donald Sutherland, Vanessa Redgrave, Richard Widmark, Christopher Lee, Barbara Parkins.
Film anglais, canadien
Genre : Aventure
Durée : 1h 58min.
Année de production : 1979
Titre français : Le Secret de la banquise

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Production anglo-canadienne tournée en Alaska et Colombie britannique, Bear island est l’avant-dernière réalisation cinématographique de Don Sharp. Le film adapte très librement le roman éponyme d’Alistair MacLean originellement publié en 1971. Il marque par ailleurs les débuts du cascadeur anglais Vic Armstrong au poste de réalisateur de seconde équipe. Les adaptations du romancier à succès Alistair MacLean se seront succédées à un rythme relativement soutenu tout au long des années 70 sans pour autant voir naitre de titres instantanément ou, à défaut, postérieurement mémorables. Cette production de prestige ayant « floppé » grave au box-office en son temps constitue peut-être la réussite la plus notable en ce domaine quand bien même on ne saurait parler de must-see à son sujet. Fort d’un casting envoyant de l’instantanément charismatique et de magnifiques extérieurs intelligemment exploités par Sharp et Armstrong, Bear island parvient ainsi à faire oublier le caractère à la fois simpliste et rocambolesque de son intrigue pour se hisser à hauteur d’un agréable mélange d’action, suspense et aventure. Avec en prime un petit old school qui, s’il n’a sans doute pas aidé l’œuvre à l’époque de sa sortie, jouerai aujourd’hui plutôt en sa faveur. Bref, un brin démodé mais divertissant, et plutôt une bonne surprise dans la filmographie seventies en dent de scie de Don Sharp.

BITTERSWEET LOVE (1976)

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Manu  le 18/04/2019 à 06:44
Réalisé par David Miller
Avec Lana Turner, Robert Lansing, Meredith Baxter, Scott Hylands, Robert Alda.
Film américain
Genre : Romance
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1976

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Vingt et unième et dernière réalisation cinématographique de David Miller, Bittersweet love marque également l’avant dernière apparition sur grand écran de la star des années 40 - 50, Lana Turner, qui retrouve ici, 20 ans plus tard, son réalisateur du drame en costume, Diane. Le film se situe dans la carrière cinématographique de la vedette canadienne Scott Hylands entre le film catastrophe Earthquake de Mark Robson et la chronique vietnamienne The Boys in Company C de son compatriote Sidney J. Furie. Pouvant concourir dans la catégorie « mélodrame post-Love story » assorti d’une petite louche de soap-opera trash, Bittersweet love repose sur concept clairement pas facile à avaler, celui d’un jeune couple attendant un enfant, découvrant tardivement qu’ils sont demi-frère et sœur, fruits d’une vieille infidélité commise par la mère de l’une et le père de l’autre. A charge ensuite aux auteurs de répondre à cette question pour le moins délicate chapeautant l’ensemble du récit : « Amour et inceste peuvent-t-ils faire bon ménage ? »… Et force est de reconnaitre que, face à cette tâche peu aisée, le vétéran David Miller, ses scénaristes débutants et son casting de série télé peinent à développer quoi que ce soit de pertinent ou, à défaut, d’amusant. Le rocambolesque de la plupart des situations se voit ainsi traité avec un sérieux ampoulé dépourvu de nuance rendant la vision de cette chose bavarde au but incertain relativement pénible au bout d’un moment. Bref, un titre dont on ne s’étonne pas trop qu’il soit tombé de la sorte aux oubliettes et sur lequel il vaut peut-être mieux jeter un voile pudique par respect pour ses participants.

TORINO NERA (1972)

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Manu  le 17/04/2019 à 17:42
Réalisé par Carlo Lizzani
Avec Andrea Balestri, Domenico Santoro, Françoise Fabian, Marcel Bozzuffi, Bud Spencer.
Film italien, france
Genre : Policier
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1972
Titre français : La Vengeance du Sicilien

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Torino nera se situe dans la filmographie de Carlo Lizzani entre la chronique de mœurs Roma bene et le biopic criminel Crazy Joe, consacré au gangster Joey Gallo. Produit par Dino De Laurentiis, le film est écrit par le duo Nicola Badalucco - Luciano Vincenzoni, scénaristes déjà derrière le script de Roma bene et que l’on retrouvera à l’œuvre notamment sur le curieux drame criminel Gran bollito de Mauro Bolognini. Notons enfin qu’il s’agit de la troisième réunion à l’écran des époux à la ville Marcel Bozzuffi et Françoise Fabian. Poliziottesco n’en ayant que l’apparence, Torino nera relève en réalité avant tout du drame urbain post-neo-réaliste jetant un regard des plus critiques sur un boom économique italien franchissant ici sa dernière ligne droite. Le film se situe à cet égard dans la droite ligne des travaux sociaux engagés constitutifs de l’œuvre lizzanienne depuis ses premiers pas dans la fiction. On retrouve d’ailleurs dans ce récit quelques similitudes avec l’intrigue d’Ai margini della metropoli, premier film de Lizzani et autre histoire d’ouvrier accusé à tort de meurtre. C’est donc dire si l’on est en terrain familier pour qui connait bien ce cinéaste. Avec comme inévitable corollaire une légère impression de redite, accentuée par un développement de l’intrigue criminelle sans grande surprise, la seule trombine de Marcel Bozzuffi suffisant malheureusement presque à le désigner coupable. Rien de foncièrement original dans le fond comme la forme, si ce n’est, au sein du cinéma italien, cette façon propre à Lizzani d’égayer son discours revendicatif de péripéties relevant davantage du pur cinéma d’exploitation européen mais un film toutefois bien mené, authentique dans son atmosphère à défaut de l’être totalement dans sa trame policière, émaillée de conventions et autres naïvetés. Bref, un honnête Carlo Lizzani, si peut-être le moins intéressant des titres fictionnels de sa période seventies, relativement riche en franche réussites (Roma bene, Crazy Joe, San Babila ore 20: Un delitto inutile, pour ne pas les nommer).

SELLA D'ARGENTO (1978)

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Manu  le 16/04/2019 à 20:59
Réalisé par Lucio Fulci
Avec Giuliano Gemma, Ettore Manni, Geoffrey Lewis, Cinzia Monreale, Aldo Sambrell.
Film italien
Genre : Western
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1978
Titre français : Selle d'argent

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Sella d’argento se situe dans la filmographie de Lucio Fulci entre 2 opus majeurs du maestro : le giallo Sette note in nero et le film d’épouvante Zombi 2, titre pivot de sa filmographie. Partiellement filmé dans la région d’Almeria, en Espagne, le film marque l’unique collaboration du cinéaste avec les acteurs Giuliano Gemma et Ettore Manni, ainsi qu’avec le scénariste Adriano Bolzoni. Troisième et ultime western spaghetti de Lucio Fulci, Sella d’argento demeure, en dépit d’une affiche tenant plus que correctement la route, l’opus le faible de ce triptyque, ainsi que, me concernant, probablement la plus grosse déception de la filmographie seventies de son auteur. Certes le talent des comédiens ici présents, dont quelques piliers du bis européens, comme la compétence des techniciens employés pour l’occasion par Fulci garantissent un spectacle soigné, mais le cœur et l’inspiration ne semblent jamais complètement y être, dans le cas présent. On ne retrouve guère cet art vénéneux de la narration morcelée propre au cinéma de Fulci, si ce n’est pour en constater les pièges et limites, à travers un rythme bien trop languissant fleurant bon la complaisance et une coupable absence de tension. Pour ne rien arranger, l’œuvre se voit lestée d’un humour pour le moins pesant, résumé à travers le personnage clownesque de Two-strike Snake, qu’incarne un Geoffrey Lewis en mode sous-Eli Wallach, et d’une utilisation déraisonnable de la musique et des chansons du trio Bixio / Frizzi / Tempera, trio que l’on a de surcroit connu plus inspiré ailleurs. Après, soyons honnête : ce travail propre mais dépourvu d’entrain, aux allures flagrantes de commande, demeure dix fois plus regardable que les catastrophiques séries Z fulciennes de la fin des années 80 et constitue même un titre raisonnablement sympathique pour un « spaghetti » de la dernière heure. Mais disons que, au regard des Fulci de cette période-là comme du beau monde réuni ici, l’ensemble surprend avant tout par sa sagesse, voire son absence de cachet.

GLI INDIFFERENTI (1964)

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Manu  le 16/04/2019 à 08:52
Réalisé par Francesco Maselli
Avec Claudia Cardinale, Rod Steiger, Shelley Winters, Tomas Milian, Paulette Goddard.
Film italien, français
Genre : Drame
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1964
Titre français : Les Deux rivales

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Gli Indifferenti est le quatrième long métrage cinématographique de Francesco Maselli, ex assistant d’Antonioni et Luciano Emmer ayant essentiellement œuvré du côté du documentaire au cours des années 50. Il s’agit de la première transposition à l’écran du premier roman d’Alberto Moravia, publié en 1929, soit 24 ans avant l’adaptation qu’en livrera Mauro Bolognini pour la télévision, avec cette fois Peter Fonda, Liv Ullman et Sophie Ward dans les rôles principaux. Seconde des 3 collaborations entre Francesco Maselli et Claudia Cardinale, Gli Indifferenti est une adaptation « Moravienne » aujourd’hui quelque peu tombée dans l’oubli. L’œuvre ne jouit pas en effet de la même renommée qu’un Mépris ou un Conformista en dépit d’une ambition comparable. Mais il est vrai aussi que hautes et nobles ambitions ne garantissent pas à coup sûr réussite cinématographique. Et malheureusement c’est régulièrement l’ennui poli qui prédomine au sein de cette œuvre évoquant me semble-t-il, en plus austère, le cinéma d’époque pratiqué à la même époque par Bolognini. Alors certes l’interprétation force le respect, la photo noir et blanc de Gianni Di Venanzo s’avère de toute beauté et la musique de Giovanni Fusco ajoute une belle couche de trouble à l’ensemble. Mais il manque à ces Indifferenti un chef d’orchestre capable de donner véritablement vie à ce tableau socio-psychologique au final par trop rigide et déplaisant. Bref, du très sérieux cinéma d’auteur italien, brillant par certains aspects, mais un brin rébarbatif également.

L'ISTRUTTORIA E CHIUSA: DIMENTICHI (1971)

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Manu  le 15/04/2019 à 08:18
Réalisé par Damiano Damiani
Avec Franco Nero, Riccardo Cucciolla, Georges Wilson, Antonio Casale, John Steiner.
Film italien, français
Genre : Drame
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1971
Titre français : Nous sommes tous en liberté provisoire

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L’istruttoria è chiusa : dimentichi se situe dans la filmographie du scénariste et réalisateur Damiano Damiani entre le drame mafieux Confessione di un commissario di polizia al procuratore della repubblica et la chronique historico-criminelle Girolimoni, il mostro di Roma. Le film marque la troisième collaboration entre le cinéaste et l’acteur Franco Nero et première association avec le scénariste Massimo De Rita, que Diamiani retrouvera notamment sur la mini-série La Piovra. La même année que Nanni Loy et son mémorable Detenuto in attesa di giudizio, Damiano Damiani y allait aussi de sa dénonciation du système carcéral italien. Même sujet, mais approche différente de celle son confrère, naviguant quant à elle dans les eaux de la comédie noire kafkaïenne. Point de tout ça donc, du côté de chez Damiani, qui opte pour un style finalement plus classique, convoquant comme chez Loy le cinéma néo-réaliste d’après-guerre dans sa forme simili documentaire, mais pour la mettre au service d’une écriture plus balisée. Œuvre un peu lourde, un brin trop démonstrative comme souvent chez son auteur, L’istruttoria è chiusa : dimentichi s’avère néanmoins un efficace pamphlet cinématographique, indubitablement honnête, nous offrant tout de même une pertinente vision socio-politique de l’Italie du début des turbulentes années 70. Un film offrant au passage un grand rôle à Franco Nero, parfait en monsieur tout-le-monde découvrant l’horreur de l’univers pénitentiaire, marquant en outre quelques points bonus dans son utilisation intelligemment parcimonieuse de la musique atonale composée pour l’occasion par le maestro Morricone. Du cinéma engagé qui compense son manque de finesse par sa sincérité et son authenticité. Soit un Damiano Damiani des plus correctes.

IL PREFETTO DI FERRO (1977)

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Manu  le 14/04/2019 à 10:42
Réalisé par Pasquale Squitieri
Avec Giuliano Gemma, Francisco Rabal, Stefano Satta Flores, Claudia Cardinale, Salvatore Billa.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1977
Titre français : L'affaire Mori

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Il Prefetto di ferro est le huitième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Pasquale Squitieri. Le film marque la première des 3 collaborations entre le cinéaste napolitain et l’acteur Giuliano Gemma, ainsi qu’avec le compositeur Ennio Morricone. Il s’agit par ailleurs du troisième film réunissant à l’écran Giuliano Gemma et l’espagnol Francisco Rabal. Sorte de sous-Francesco Rosi déclinant un cinéma à thèse post-néo-réaliste sur un mode plus romanesque et mélodramatique que son bien plus illustre - du moins, de ce côté de la chaîne alpine - confère, Pasquale Squitieri s’en va ici marcher sur les plates-bandes de Damiano Damiani. Il Prefetto di ferro se veut en effet un drame criminel doublé d’une étude sociologique sur cette toujours aussi indomptable Sicile, semble-t-il éternellement prisonnière d’un opaque et étouffant système mafieux. Evoquant une affaire alors vieille de 50 ans pour sans doute mieux s’insurger contre des pratiques alors encore en activité au cœur des années 70, le projet, guidé par une incontestable volonté de dénonciation et souci de véracité documentaire, se pare donc d’une plus qu’honorable ambition et démontre au passage, après Il Deserto dei Tartari l’année précédente, toute l’étendue du jeu de Giuliano Gemma, capable d’assurer dans un registre beaucoup sérieux que celui des westerns spaghetti et comédies exotiques auxquels on l’a trop souvent cantonné. Bref, une œuvre historique responsable dans la lignée du précédent I Guappi du même auteur, mais une œuvre souffrant de la même façon d’un côté un peu raide, et qui ne parvient à véritablement s’éveiller qu’en de trop rares occasions, comme dans cette belle mais courte séquence du départ de Sicile en bateau de tous les condamnés. Par ailleurs, on ne manquera pas d’interroger la pertinence du rôle de Claudia Cardinale, compagne d’alors de Squitieri, au sein du récit. Solide, instructif, authentique, mais manquant un peu de souffle comme de caractère.

A WRINKLE IN TIME (2018)

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Manu  le 11/04/2019 à 12:18
Réalisé par Ava DuVernay
Avec Storm Reid, Oprah Winfrey, Reese Witherspoon, Mindy Kaling, Gugu Mbatha-Raw.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 1h 49min.
Année de production : 2018
Titre français : Un raccourci dans le temps

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A wrinkle in time est le quatrième long métrage de fiction signé par la réalisatrice afro-américaine Ava DuVernay. Coécrit par Jennifer Lee, précédemment scénariste des films d’animation Wreck-it Ralph et Frozen, le film adapte le roman éponyme de Madeleine L’Engle originellement publié en 1962. Il s’agit par ailleurs de la seconde transposition à l’écran de cet ouvrage par les studios Disney, plus de 15 ans après la mini-série canadienne de John Kent Harrison avec Katie Stuart et Gregory Smith dans les rôles principaux. Echec critique et financier de grande ampleur, A wrinkle in time relève effectivement du ratage patent. Un film qui transpire le projet artistique foireux dès ses premières séquences, ne parvenant à convaincre ni dans son esthétique, que l’on qualifiera au mieux d’affaire de goût, ni dans son interprétation / direction d’acteurs, que l’on sent constamment forcée (pauvre Reese Witherspoon), ni dans sa réalisation, à l’évidence peu en phase le gigantisme de l’entreprise, ni enfin dans son écriture, laquelle, espérant probablement ratisser le plus large possible, donne surtout l’impression de partir dans tous les sens. Après, comme tous les accidents industriels de ce calibre, A wrinkle in time possède pour lui un charme timidement avouable, capable de séduire le cinéphile en quête de surprises. L’œuvre possède effectivement quelque chose de vaguement sympathique dans son accumulation de mauvais choix. Un aspect « à côté de la plaque » qui finirait presque par la rendre plus agréable que des titres tels que The Jungle book (Jon Favreau) ou Cinderella (Kenneth Branagh), pêchant quant à eux par leur caractère terriblement convenu. Loupé mais, une fois passé l’étonnement causé par l’aspect bric-à-brac de la chose, pas si déplaisant que cela à suivre. Voire même presque recommandable pour du Disney.

PATH TO WAR (2002)

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Manu  le 11/04/2019 à 08:51
Réalisé par John Frankenheimer
Avec Michael Gambon, Donald Sutherland, Alec Baldwin, Bruce McGill, James Frain.
Téléfilm américain
Genre : Historique
Durée : 2h 45min.
Année de production : 2002
Titre français : Sur le chemin de la guerre

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Path to war est l’ultime réalisation de John Frankenheimer. Ecrite par Daniel Giat, futur scénariste du Bury my heart at Wounded Knee d’Yves Simoneau, cette production HBO Films marque la troisième collaboration entre le cinéaste et l’acteur Gary Sinise, lequel reprend ici le rôle du gouverneur George Wallace qu’il tenait dans le film éponyme de… John Frankenheimer, signé en 1997. Notons par ailleurs qu’il s’agit également du troisième film tourné par Frederic Forrest sous la direction du réalisateur de Grand Prix. Ultime et magnum opus du vétéran Frankenheimer, Path to war clôt sa passionnante, si inégale, filmographie en beauté, sur un authentique sans faute qui nous plonge une dernière fois au cœur de cette Amérique tourmentée de la guerre froide qu’aura analysé en large et en travers, 40 ans durant, l’auteur de 7 days in May. Beaucoup de thèmes chers à Frankenheimer se retrouvent ainsi dans ce captivant portrait d’un homme, Lyndon B. Johnson, progressivement broyé par l’implacable mécanique de l’Histoire en marche. A la fois (semi) biopic et film dossier sur le Vietnam, vu cette fois du côté des décisionnaires et analystes, Path to war porte la marque des grands, des Lumet et Spielberg, dans sa façon de subtilement (re)placer l’intime, l’humain au cœur d’enjeux geo-politiques mondiaux. Cette œuvre tenue d’un bout à l’autre, d’une grande rigueur formelle, condense donc le meilleur du cinéma de son auteur. Avec, en premier lieu, une mise en scène ayant valeur de modèle d’efficacité narrative. Un travail riche et économique à la fois, d’une éloquente maestria dans ses longs et savants mouvements d’appareil balayant les salles de réunions où militaires, stratèges et politiques vont débattre, mois après mois, de la conduite à mener sur le terrain et calculer les estimations en pertes humaines « accompagnant » chacune de leurs décisions. Limpide, glaçant et cependant constamment à hauteur d’homme, Path to war, tout comme précédemment Against the wall ou George Wallace, ne bascule jamais dans le scolaire - petit travers auquel n’échappent pas certaines production historique HBO Films - sans non plus verser dans le pamphlet un peu trop perso à la Oliver Stone. Du vrai cinéma humaniste livré par quelqu’un connaissant parfaitement son sujet, qui, comme souvent chez Frankenheimer, offre de belles occasions de briller à ses comédiens, le cinéaste s’offrant au passage une distribution 5 étoiles, totalement à hauteur des ambitions de son projet. Bref, grand clap de fin pour Frankenheimer, Path to war est un titre que je pourrais résumer en un mot : exemplaire.

VOODOO WOMAN (1957)

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Manu  le 10/04/2019 à 18:48
Réalisé par Edward L. Cahn
Avec Marla English, Tom Conway, Mike Connors, Lance Fuller, Mary Ellen Kay.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 16min.
Année de production : 1957

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Voodoo woman est la première des 5 réalisations d’Edward L. Cahn sorties sur le territoire américain au cours de l’année 1957. Le film marque la sixième et dernière collaboration du cinéaste avec l’acteur vedette de la RKO des années 40, Tom Conway. Il s’agit également du troisième et avant dernier film de Mike « Mannix » Connors tourné sous la direction de Cahn. Voilà l’amateur prévenu : Voodoo woman, c’est 76 min. de « zéderie » fifties pure et dur. Soit, à mon gout, presque 10 minutes de trop pour que le plaisir (coupable) soit total. Il n’empêche, en dehors donc de 2, 3 petites longueurs qu’aurait su nous corriger un Fred F. Sears, on retrouve ici tout ce qui fait le charme particulier de ce type de mauvais film : une interprétation plus ou moins à la ramasse, avec notamment un Tom Conway à la mine vraiment pas fraîche, des décors qui font rêver… à leur manière, ici labélisés 100% jungle de pacotille, une écriture ne reculant devant aucune idée stupide et, me semble-t-il, au milieu de tout ça, une petite pointe d’humour destinée à sauver un minimum la face. Bon, clairement pas le film qu’il faut voir toute affaire cessante. Mais, dans sa catégorie, certainement un titre qui tient dignement son rang.

SOME VOICES (2000)

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Manu  le 08/04/2019 à 20:55
Réalisé par Simon Cellan Jones
Avec Daniel Craig, David Morissey, Kelly MacDonald, Julie Graham, Peter McDonald.
Film anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2000

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Some voices est le premier des 2 longs métrages cinématographiques signés à ce jour par le téléaste Simon Cellan Jones. Le film est l’adaptation, par son propre auteur, Joe Penhall, futur scénariste du The Road de John Hillcoat, de la pièce éponyme originellement montée à Londres en 1994. Il a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2000. Drame social anglais dressant le portrait de frères aux tempéraments opposés à la recherche d’un peu de bonheur et de stabilité dans un Londres périphérique blafard, Some voices est un titre qui semble malheureusement bien trop souvent hésiter quant à ce qu’il entend nous raconter. Avec pour conséquence directe une intrigue dans laquelle on peine à véritablement s’impliquer, aucun arc narratif n’étant finalement approfondi ici. Dommage donc que les auteurs n’aient pas mieux « tenu » leur sujet, car côté ambiance, l’œuvre marque assez durablement l’esprit, quand bien même elle ne fait guère rêver avec ses décors à base de tours HLM, de dédale autoroutier et d’intérieurs tristounets. Les trois interprètes principaux, dont un Daniel Craig très loin de 007, livrent quant à eux de solides prestations qui font, là encore, regretter le caractère par trop flottant de l’écriture. Bref, un petit film plutôt maladroit, un rien plombant, mais néanmoins sauvé du ratage par ses interprètes et son flair visuel.

MY COUSIN RACHEL (2017)

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Manu  le 07/04/2019 à 20:01
Réalisé par Roger Michell
Avec Rachel Weisz, Sam Claflin, Holliday Grainger, Iain Glen, Pierfrancesco Favino.
Film anglais, américain
Genre : Drame
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2017

Critique cinema   Critique film de Manu

My cousin Rachel est le onzième long métrage cinématographique de l’anglais, fils de diplomate né en Afrique du sud, Roger Michell. Ecrit par Michell lui-même, le film est la seconde adaptation du roman éponyme de Daphne du Maurier après celle signée en 1953 par Henry Koster, avec Olivia de Havilland et Richard Burton dans les rôles principaux. Il s’agit par ailleurs du second film réunissant à l’écran les comédiens Rachel Weisz et Iain Glen après la comédie policière Beautiful creatures de Bill Eagles, en 2000. Suspense romantique en costume 100% made in Britain, My cousin Rachel est un titre qui délivre à peu près tout ce que l’on attend de lui. Soit, comme pratiquement toujours avec Roger Michell, du bon boulot, relativement fin et formellement très soigné, se laissant très agréablement suivre, mais aussi et surtout sans grande surprise ni audace. Autre constante du cinéma de Michell que l’on retrouve bien présente dans cette Cousin Rachel : la solidité de sa direction d’acteur, qui permet à Rachel Weisz et Sam Claflin de nous livrer deux fiévreuses prestations et transcender un chouia l’enrobage un peu trop guindé de cette intrigue passionnelle se voulant pourtant sulfureuse sur le papier. Bref, divertissant, et même séduisant par moment, mais certainement trop sage dans son écriture et sa réalisation pour véritablement nous convaincre.

LE DIABLE SOUFFLE (1947)

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Manu  le 07/04/2019 à 09:37
Réalisé par Edmond T. Greville
Avec Charles Vanel, Jean Chevrier, Héléna Bossis, Margo Lion, Edouard Hemme.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1947

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Le Diable souffle est le second des 2 films du franco-anglais Edmond T. Greville sortis au cours de l’année 1947, après Pour une nuit d’amour, adaptation du roman éponyme d’Emile Zola. Le Diable souffle est quant à lui coécrit par Greville, avec le concours du futur réalisateur Norbert Carbonnaux aux dialogues. Notons enfin que Greville retrouvera l’actrice Margo Lion 9 ans plus tard sur le drame judiciaire Je plaide non coupable. Les bonnes surprises se succèdent dans ma découverte de l’œuvre encore difficile d’accès d’Edmond T. Greville. Avec une fois de plus le plaisir de retrouver ce mélange, relativement atypique dans le paysage du cinéma français toute époque confondue, de fantastique sourd, mélodrame échevelé et érotisme larvé, assorti d’une pointe de suspense. En dépit d’une interprète féminine pas totalement à la hauteur des ambitions de l’œuvre comme de la prestation de son partenaire, imposant Charles Vanel dans un personnage taillé sur mesure de solitaire franc du collier, ce trouble récit d’adultère séduit donc autant pas l’étrangeté de son décor que par ses envolés (bourrasques serait un terme plus adéquate ici) crimino-romanesques, travaillant une fois encore, en filigrane, la notion de frontière linguistique comme physique et le thème de l’expatriation. Une réussite de plus à l’actif d’Edmond T. Greville, à classer parmi les incontournables de son œuvre tant le résultat combine remarquablement dans la forme comme le fond toutes les facettes de son cinéma.

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