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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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MISSIONARY MAN (2007)

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Manu  le 12/07/2020 à 18:10
Réalisé par Dolph Lundgren
Avec Dolph Lundgren, Kateri Walker, John Enos III, August Schellenberg, James Chalke.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 33min.
Année de production : 2007

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Missionary man est le troisième long métrage cinématographique réalisé par l’acteur Dolph Lundgren. Filmé du côté de Waxahachie, au Texas, où furent également tournés quelques années auparavant le Places of the heart de Robert Benton et le Universal soldier: The Return de Mic Rodgers, cette production Andrew (fils de Stella) Stevens Entertainment est coécrite par Lundgren lui-même. Elle se situe dans sa carrière d’acteur entre le film d’aventures Diamond dog de Shimon Dotan et le thriller Direct contact de Danny Lerner.

Après les sympathiques petites réussites que constituent The Defender et The Mechanik, les deux précédentes réalisations de Lundgren, ce western contemporain marchant sur les traces de Shane et Pale Rider semblait offrir à Dolph l’occasion de passer à la vitesse supérieure. D’où la frustration que l’on ne peut que rapidement ressentir face à ce projet finalement beaucoup moins maîtrisé que les 2 précédents.

Missionary man propose ainsi une intrigue à la ligne narrative très claire telle que les apprécie par exemple un Walter Hill, tentant de jouer avec les codes d’un cinéma bien dégraissé à l’ancienne, misant la carte du symbole et de l’économie d’explications. Ambition sympathique s’il en est, sauf que le peu de scénario que propose ce titre, combiné à une flagrante absence d’assurance du côté de la réalisation, qui ne parvient notamment pas à s’approprier les références qu’elle convoque, transforme systématiquement l’épure en vide.

Volontaire mais loupé, l’ensemble se laisse par conséquent suivre davantage pour ce qu’il aurait pu être que ce qu’il est, bénéficiant à défaut d’autre chose d’une interprétation correcte et d’un tempo accédant (un peu tardivement) à l’honorable, via l’arrivée d’un gang de bikers au sein de l’intrigue et l’accumulation de mises à mort gentiment bis lors de l’affrontement final (pendaison, un meurtre à la hache et exécution sommaire au fusil à canon tiré au bout portant).

Critique cinema Fiche film
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3.2
3.2
3
3.7
4.4
3.6
4
1.6
3.6
3.7
3.8
2.3
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HORSE GIRL (2020)

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Manu  le 10/07/2020 à 18:49
Réalisé par Jeff Baena
Avec Alison Brie, Michael Gray Gubler, Debby Ryan, Molly Shannon, Paul Reiser.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 43min.
Année de production : 2020

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Horse girl est la quatrième réalisation cinématographique du scénariste et réalisateur Jeff Baena. Le film est coécrit par Baena et son interprète principale, Alison Brie. Il rassemble plusieurs acteurs déjà croisés dans les précédents longs métrages de Baena, comme Matthew Gray Gubler (Life after Beth), Molly Shannon (Life after Beth, The Little hours), Paul Reiser (Life after Beth, Joshy, The Little hours) ou bien encore Alison Brie (Joshy, The Little hours). Sortie exclusive Netflix pour ce nouveau Jeff Baena, dans lequel le cinéaste creuse un peu plus encore le sillon d’un cinéma comico-dépressif tout à fait personnel, atteignant ici une noirceur et étrangeté encore inédite dans son œuvre. Marquée par une approche originale du thème de la dépression, l’œuvre a ainsi pour mérite premier d’éviter le piège du didactisme scolaire. Plutôt que d’observer celui-ci de l’extérieur, Baena préfère donc nous plonger au cœur de l’esprit perturbé de son héroïne. Choix radical, qui nous fait régulièrement basculer du rire au malaise et du malaise au rire, et en déconcertera probablement plus d’un. Mais telle est l’option retenue par Baena, et la force d’un film souffrant, selon moi, d’une seule limite, celle de brider l’émotion, et nous priver par là-même de cette empathie envers le personnage principal nécessaire à notre pleine adhésion. Bref, un essai clinique, un peu trop cérébral, mais original et intelligent, qui laisse augurer de belles choses à venir de la part de son auteur.

ARSENAL (2017)

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Manu  le 10/07/2020 à 16:00
Réalisé par Steven C. Miller
Avec Nicolas Cage, John Cusack, Adrian Grenier, Johnathon Schaech, Lydia Hull.
Film américain, canadien
Genre : Policier
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2017

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Arsenal est le huitième long métrage cinématographique de Steven C. Miller. Filmée à Biloxi, dans l’état du Mississippi, cette coproduction américano-canadienne est écrite par Jason Mosberg, créateur de la série de courte durée One dollar. Le film se situe dans la filmographie de Nicolas Cage entre la comédie Army of one de Larry Charles et le drame criminel Vengeance: A love story de Johnny Martin. Premier des 6 films de Nicolas Cage sortis au cours de la seule année 2017, Arsenal possède la petite particularité de voir l’acteur ressortir des cartons le personnage du truand illuminé Eddie King, créé en 1993 à l’occasion du film Deadfall de Christopher Coppola, par ailleurs frère de Nicolas et qui interprète, justement, ici le rôle de frère d’Eddie King (si vous me suivez…). Sorti de ce détail amusant, il n’y a guère qu’une tentative louable de créer autour de ce récit policier lambda une ambiance prolo-industrielle que l’on puisse retenir de ce transparent Arsenal. Ça, ainsi que le show rigolo déglingo de Nicolas Cage bien évidemment. Pour le reste, on retrouve les mêmes carences d’écriture que dans la plupart des DTV récents mettant en scène Cage, et si la réalisation fait, elle, davantage preuve de caractère que ce que l’on aurait pu imaginer, c’est malheureusement plus au détriment de l’ensemble tant sa caractéristique première semble de se montrer extrêmement complaisante en matière de représentation de la violence, ici stylisée à outrance sans justification aucune. Bref, pas exactement un bon film, mais, pour ceux qui aime, un polar baignant dans l’outrance, le trash et le mauvais gout.

A SCORE TO SETTLE (2019)

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Manu  le 10/07/2020 à 09:02
Réalisé par Shawn Ku
Avec Nicolas Cage, Benjamin Bratt, Noah Le Gros, Karolina Wydra, Ian Tracey.
Film canadien, américain
Genre : Policier
Durée : 1h 43min.
Année de production : 2019
Titre français : Froide vengeance

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A score to settle est le second long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Shawn Ku. Le film est écrit par John Stuart Newman, déjà coscénariste du Proud Marie de Babak Najafi, dans le registre du « revenge flick ». Filmé dans la province de Colombie britannique, au Canada, il se situe dans la carrière de Nicolas Cage entre le drame surnaturel espagnol Between worlds de Maria Pulera et le film d’horreur Color out of space de Richard Stanley. Encore un titre qui a fort peu de chance d’être cité lorsque sera évoquée la généreuse contribution de Nic Cage au monde du septième art. Comme souvent, pour le spectateur ayant subi des abominations du niveau de Left behind ou 211, on en ressort en se disant qu’on put passer un pire quart d’heure en compagnie de l’acteur, d’autant que l’on sent réellement une envie de bien faire ici, de soigner les personnages en particulier. Ainsi quelques scènes retiennent véritablement l’attention, comme par exemple celle, étrangement étirée, de la confrontation dans l’hôtel entre le personnage de Cage et le proxénète sous le regard du réceptionniste. Malheureusement, la motivation ne fait pas tout et le résultat manque trop de talent, à la fois du côté de l’écriture, trop schématique, attendue et mélodramatique (cf. la sous-intrigue avec la prostituée), comme de celui de la mise en scène, sans panache ni idée, globalement peu inspirée. Ni bon, ni totalement déplaisant, juste médiocre.

MOM AND DAD (2017)

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Manu  le 09/07/2020 à 20:46
Réalisé par Brian Taylor
Avec Nicolas Cage, Selma Blair, Anne Winters, Zackary Arthur, Lance Henriksen.
Film américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 26min.
Année de production : 2017

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Mom and dad est la première réalisation en solo du scénariste, producteur et réalisateur Brian Taylor. Le film est également écrit par Taylor et marque sa seconde collaboration avec Nicolas Cage après le film fantastique Ghost rider: Spirit of vengeance, sorti en 2012. Il se situe dans la filmographie de Cage entre le thriller domestique Inconceivable et le film d’anticipation The Humanity bureau. Un concept fantastique, au propre comme au figuré, se trouve niché au cœur de cette comédie horrifique, mais un concept qui en reste malheureusement jusqu’au bout à l’état de concept. Car il faut bien reconnaitre qu’une fois les bases de son récit posées, Mom and Dad ne fait pas grand-chose de son pitch d’enfer, se contentant d’en diluer l’aspect subversif dans un bruyant jeu de massacre comique mené certes sans temps mort mais n’allant vraiment pas très loin dans la réflexion. Un film particulièrement frustrant donc, qui parade un peu bêtement au lieu de traiter son prometteur sujet et n’exploite finalement même pas à son potentiel maximum un Nicolas Cage pourtant tout indiqué pour livrer ici une interprétation mémorable (même si l’acteur se fait tout de même plaisir ici, soyons honnête).

SNOWDEN (2016)

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Manu  le 07/07/2020 à 08:31
Réalisé par Oliver Stone
Avec Joseph Gordon-Levitt, Shailene Woodley, Tom Wilkinson, Melissa Leo, Nicolas Cage.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 2h 14min.
Année de production : 2016

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Snowden est le vingtième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur Oliver Stone. Coproduction anglo-franco-gemano-américaine, le film tire son inspiration des ouvrages d’investigation « The Snowden files » de Luke Harding et « The Time of the Octopus » d’Anatoly Kucherena. Il est écrit par Stone et Kieran Fitzgerald, précédemment coscénariste du western The Homesman de et avec Tommy Lee Jones. Nouveau pamphlet politique pour Oliver Stone 8 ans après le déconcertant mais attachant W., Snowden interroge tout comme celui-ci frontalement l’Amérique post 9/11, ici plus précisément dans ses dérives sécuritaires. Un sujet seyant donc parfaitement au trublion Stone, mais dont le réalisateur de Wall Street ne tire pourtant qu’un biopic lambda à la réalisation étonnamment sage et développement scénaristique sans surprise ni grand relief. On suit donc le parcours atypique de cet Edward Snowden – similaire quelque part à celui du Ron Kovic de l’autrement plus fougueux Born on the fourth of July – sans implication réelle quand bien même l’œuvre touche à des questions essentielles, nous concernant directement. Là se trouve donc le petit paradoxe du film, somme de tous les combats cinématographiques menés par Stone en 30 ans de carrière mais titre d’un déroutant classicisme donnant l’impression que son auteur ne se bat plus que pour la forme. Bref, je suis sans doute un peu sévère car l’œuvre tient la route, fait globalement le taf, mais devant un programme aussi pépère, j’en viendrai presque à regretter les pires excès du flamboyant Oliver Stone des années 90.

LOOKING GLASS (2018)

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Manu  le 05/07/2020 à 19:58
Réalisé par Tim Hunter
Avec Nicolas Cage, Robin Tunney, Marc Blucas, Ernie Lively, Bill Bolender.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2018
Titre français : The Watcher

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Looking glass est le dixième long métrage cinématographique du californien Tim Hunter, qui revient ici au grand écran 11 ans après le western The Far side of Jericho. Ecrit et coproduit par Jerry Rapp, précédemment scénariste du drame criminel Gutshot straight de Justin Steele avec Steven seagal et Ted Levine, le film se situe dans la filmographie de Nicolas Cage entre le film fantastique Mandy de Panos Cosmatos et le neo-noir 211 de York Alec Shackleton. Et un petit thriller fleurant bon le DTV de plus pour Nic Cage après Inconceivable, Vengeance: A love story, Tokarev et autres Trespass. Sauf que celui-ci sort un peu du lot. Déjà, dans sa conception même, qui privilégie le suspense quasi psychologique sur l’action, l’ambiance et les personnages sur les rebondissements. Ensuite via sa réalisation, confiée au vétéran Tim Hunter, qui semble retrouver là des réflexes acquis sur sa collaboration à la série Twin Peaks, de même qu’un sujet n’allant pas sans rappeler celui de son plus didactique Video voyeur: The Susan Wilson story. Looking glass prend donc le temps de planter son décor, de donner un peu de chair à ses personnages. Avec pour récompense première un récit dans lequel on se plonge certes sans passion démesurée, mais néanmoins avec un plaisir certain, en se demandant où les multiples pistes narratives de ce script vont nous mener (parfois nulle part, d'ailleurs...). Plaisir auquel s'ajoute la satisfaction de savourer une interprétation faisant elle-aussi plus que correctement les choses, avec notamment un Cage qui se montre étonnement sobre. Un agréable « murder mystery » donc, mais dont on ne saurait toutefois nier les évidentes faiblesses d’écriture, liées principalement à la construction d’un scénario plus attentif l’exposition de son sujet qu’au traitement de sa résolution, bien trop vite expédiée, ainsi qu’à quelques péripéties laissant légèrement dubitatif niveau vraisemblance. Pas entièrement satisfaisant, comme malheureusement très souvent chez Tim Hunter, mais soigné, parfois même malin, et, dans l’ensemble, plaisant à suivre. Bref, quasiment le haut du panier de la récente filmographie de Nicolas Cage (avec son The Humanity bureau, qui se défendait bien dans mon souvenir).

LIFE AFTER BETH (2014)

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Manu  le 05/07/2020 à 17:50
Réalisé par Jeff Baena
Avec Aubrey Plaza, Dane DeHaan, John C. Reilly, Molly Shannon, Anna Kendrick.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2014

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Life after Beth est la première réalisation de Jeff Baena, scénariste du mal aimé I heart Huckabees de David O. Russell. Présenté en compétition à Sundance en 2014, le film marque l’ultime apparition sur grand écran du scénariste, producteur, acteur et réalisateur Garry Marshall. Notons ici que John C. Reilly, Aubrey Plaza, Molly Shannon, Paul Reiser et Paul Weitz se retrouveront en 2017 sur le troisième long métrage de Baena, la comédie médiévale The Little hours. Demeuré inédit en salles chez nous comme tous les films suivants de Baena, Life after Beth n’a semble-t-il guère suscité l’euphorie outre Atlantique. Réception injuste à mon goût car, sur le thème du zombie passé à la moulinette de la comédie acide, je pense avoir trouvé le grand vainqueur de cette compétition, à part au moins égale avec le séminal Shaun of the dead. Life after Beth possède ainsi un ton bien à lui, qui a d’ailleurs peut-être participé au rejet global du film dans son décalé cocktail de loufoquerie, d’étrangeté dépressive et folie destructrice, tout en recelant de séquences franchement poilantes, à la réussite desquelles participent évidemment grandement les prestations idéalement décalées d’Aubrey Plaza et John C. Reilly. A la fois réjouissante et inquiétante satire de l’American way of life, Life after Beth offre, en plus d’une poignée de mémorables rires nerveux, un regard aussi pertinent sur la cellule familiale américaine que bien des titres plus sérieux sur le sujet, tels que le classique du genre (que je n’ai jamais beaucoup aimé, il est vrai) American beauty. Bref, un mini-must à réhabiliter.

THE OMEN (1976)

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Manu  le 05/07/2020 à 07:39
Réalisé par Richard Donner
Avec Gregory Peck, Lee Remick, David Warner, Billie Whitelaw, Leo McKern.
Film anglais, américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 51min.
Année de production : 1976
Titre français : La Malédiction

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The Omen est le quatrième long métrage cinématographique du cinéaste américain venu du petit écran Richard Donner. Le film est écrit par le scénariste et réalisateur David Seltzer, que l’on retrouvera notamment, trois ans plus tard, à l’écriture du Prophecy de John Frankenheimer. Notons que ce gros succès public aura connu 3 séquelles et un remake, en 2006, sous le même titre, signé John Moore et également scénarisé par Seltzer. L’autre classique du film d’épouvante hollywoodien des années 70, avec The Exorcist, convoquant également le spectre du satanisme, mais à travers une approche, disons plus ludique. Plus qu’un grand film de trouille vous prenant aux tripes façon The Texas chainsaw massacre, The Last house on the left ou l‘opus de Friedkin, pour citer 3 autres incontournables de cette époque, The Omen relève ainsi davantage de la rutilante mécanique à suspense horrifique, convoquant le dérageant de façon mesurée et calculée. Pré-blockbuster juste un peu plus tourmenté que la moyenne, The Omen se cantonne donc au registre du divertissement. Pour autant, l’œuvre possède clairement quelques atouts de poids. A commencer l’efficacité du travail accompli par le binôme Richard Donner / Stuart Baird, qui surprend par l’énergie beaucoup eighties que seventies qu’affiche l’œuvre, en terme de montage / découpage. L’interprétation relève également du ticket gagnant, qu’il s’agisse du solide couple vedette Peck & Remick, ou des mémorables prestations secondaires offertes par Billie Whitelaw et David Warner. Enfin, difficile de ne pas saluer le travail accompli par Jerry Goldsmith, dont les envolés orchestrales sataniques apportent une aide colossale aux séquences de terreur ponctuant ce récit à suspense. Sans doute pas un grand film – Donner ayant de toute façon, à mon gout, toujours été plus un remarquable technicien qu’un grand réalisateur – mais un belle, si peu subtile, machine à procurer de petits frissons, ponctuée de belles idées cinématographiques en la matière.

TOMMY BOY (1995)

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Manu  le 03/07/2020 à 08:26
Réalisé par Peter Segal
Avec Chris Farley, David Spade, Julie Warner, Brian Dennehy, Bo Derek.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1995
Titre français : Le Courage d'un con

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Tommy Boy est le second long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur Peter Segal. Ecrit par le couple de scénariste Bonnie et Terry Turner, coscénaristes de Wayne’s world et sa suite, ainsi que du Coneheads de Steve Barron, le film se situe dans la carrière éclair de Chris Farley, disparu en 1997 à l’âge de 33 ans. Notons enfin que Bo Derek et Brian Dennehy avaient déjà partagé l’affiche du 10 de Blake Edwards, 16 ans auparavant. A en juger ne serait-ce qu’à travers son 7,1/10 sur IMDB, Tommy Boy possède quelques défenseurs. Il paraitrait même qu’il s’agit d’une comédie culte des années 90 de l’autre côté de l’Atlantique. Une réputation qui me laisse relativement perplexe car bien qu’habituellement plutôt client du cinéma gentiment moqueur de Peter Segal, j’avoue être resté globalement hermétique à cette intrigue convenue aux gags systématiquement énormes mais rarement drôles comme peu convaincu par les pitreries d’un Chris Farley donnant pourtant beaucoup de sa personne. En faisant preuve d’indulgence, je veux bien retenir la prestation clin d’œil un brin maso de Rob Lowe en arrogant blanc-bec. Mais c’est à peu près tout ce que je sauve de ce titre en y repensant à l’occasion de cette notule, quelques mois après l’avoir découvert.

IO UCCIDO, TU UCCIDI (1965)

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Manu  le 02/07/2020 à 18:47
Réalisé par Gianni Puccini
Avec Franco Franchi, Ciccio Ingrassia, Rosalba Neri, Emmanuelle Riva, Jean-Louis Trintignant.
Film italien, français
Genre : Comédie
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1965
Titre français : Meurtre à l'italienne

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Io uccido, tu uccidi est le dixième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur italien Gianni Puccini. Coécrit par Puccini et le prolifique Ennio De Concini (Divorzio all’italiana, L’ombrellone, Salon Kitty), le film marque la première réunion à l’écran des stars françaises Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant, 47 ans avant leurs retrouvailles dans l’Amour de Michael Haneke. Film à sketchs franco-italien tombé dans l’oubli en dépit d’une distribution des plus respectables, Io uccido, tu uccidi ne joue évidemment pas dans la même cour qu’I Mostri et autres fleurons du genre, faute d’un Scarpelli, Risi ou Maccari à l’écriture. On reste donc dans de la seconde main, soit une écriture donnant souvent plus dans la farce un peu lourdement significative que dans la satire un brin intello. Un manque de relief et finesse donc, que vient en outre appuyer une réalisation aux abonnés quasi absents. Maintenant, les années 60 demeurant qualitativement ce qui se fait sans doute de mieux en matière de cinéma italien, on reste constamment dans du très regardable, avec tout de même quelques sketchs se distinguant par la férocité débridée de leur trait humoristique. On retiendra à cet égard le dernier segment, « Une boccata di fumo », mené par un duo Franco Franchi / Ciccio Ingrassia déchainé, que j’ai pour ma part rarement vu aussi habilement exploité. Bref, grossièrement empaqueté, pas indispensable dans sa catégorie, mais tout à fait recommandable pour qui ne réclame rien de plus qu’une honnête petite comédie populaire transalpine.

WHITE BOY RICK (2018)

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Manu  le 02/07/2020 à 16:13
Réalisé par Yann Demange
Avec Matthew McConaughey, Richie Merritt, Bel Powley, Jennifer Jason Leigh, Bruce Dern.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 51min.
Année de production : 2018
Titre français : Undercover : Une histoire vraie

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White boy Rick est le second long métrage cinématographique du français Yann Demange après le remarqué ’71, sorti en 2014. Coproduit par le réalisateur Darren Aronofsky, le film est coécrit par Andy Weiss, coscénariste de 2 films signés George Gallo, la comédie policière Middle men et le biopic Bigger. Le film se situe dans la carrière de Matthew McConaughey entre le film fantastique The Dark tower et le suspense Serenity de Steven Knight. Drame familial plus que criminel, White boy Rick risque par conséquent de décevoir les amateurs de films d’infiltration et autres suspenses urbains. Car ce qui intéresse ici Yann Demange et ses scénaristes, c’est davantage le contexte que l’intrigue policière elle-même. White boy Rick se veut donc avant tout le portrait d’une cellule familiale gangrénée par la misère et la violence, la description d’une relation père-fils compliquée avec, en arrière-fond, un réquisitoire sans appel contre l’Amérique des années Reagan, laissant les plus démunis sur le carreau lorsqu’elle ne les exploite pas de la plus cynique des façons. Bref, on l’aura compris, voilà un titre qui ne respire pas la bonne humeur, baignant dans une désespoir et fatalisme parfois pesant. Mais c’est également une œuvre qui, pour ces mêmes raison, tranche assez nettement avec le tout-venant de la production américaine. Une œuvre qui maitrise par ailleurs parfaitement son sujet, son cadre socio-géographique et ses interprètes - ce qui n’est clairement pas une mince affaire lorsqu’on a Matthew McConaughey en vedette. Bel exemple de polar social réussi, à la fois sobre et exigeant, hors mode, sachant s’imposer sans faire trop de bruit, et probablement destiné à se bonifier avec le temps.

THREE BILLBOARDS OUTSIDE EBBING, MISSOURI (2017)

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Manu  le 02/07/2020 à 08:21
Réalisé par Martin McDonagh
Avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell, Abbie Cornish, Lucas Hedges.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 55min.
Année de production : 2017
Titre français : 3 billboards : Les Panneaux de la vengeance

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Three billboards outside Ebbing, Missouri est le troisième long métrage cinématographique de l’anglais Martin McDonagh après In Bruges en 2008 et Seven Psychopaths en 2012. Tout comme les deux précédents, il est également écrit par McDonagh. Récipiendaire de 2 oscars (meilleure actrice pour France McDormand et meilleur second rôle pour Sam Rockwell), il marque par ailleurs la seconde collaboration de McDonagh avec les acteurs Woody Harrelson, Zeljko Ivanek, Sam Rockwell, Brendan Sexton III et Abbie Cornish, tous les 5 déjà présents dans Seven Psychopaths. Succès critique tout à fait mérité pour cette acide tranche d’Americana naviguant confortablement entre le drame intimiste et la satire provinciale, avec un peu d’Altman et des frères Coen dedans, l’exubérance du verbe de son auteur en plus (ou en moins, pour ses détracteurs). Autrement dit, un film dans la lignée de ce grand cinéma américain humaniste - et intelligemment subversif - que l’on aime tant, mais qui ne joue pas les simples suiveurs et possède son propre petit caractère, bien malin et bien trempé, extrêmement généreux envers ses interprètes, héritant tous là d’excellents rôles à défendre. On ne s’étonnera donc pas de trouver Frances McDormand, Woody Harrelson et Sam Rockwell ici plus épatants encore que d’habitude, célébrés par un script et une mise en scène qui leur offrent tout. Et si l’on ne devait pointer qu’une petite faiblesse concernant ce Three billboards outside Ebbing, Missouri, ce serait sans doute justement cette mise en scène certes impeccablement tenue et toujours très efficace, mais finalement un peu en deçà du brio que l’on peut glaner du côté de l’interprétation et l’écriture. Cela, et le léger systématisme de la méthode McDonagh, dont on comprend assez vite qu’elle vise, à chaque (brillant) échange verbal, l’ambivalence et le retournement de spectateur. 2 petites réserves donc, pour un titre néanmoins dense et captivant, émotionnellement prenant, tenant globalement de l’exemplaire réussite dans son créneau.

THE CIRCLE (2017)

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Manu  le 30/06/2020 à 19:09
Réalisé par James Ponsoldt
Avec Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega, Ellar Coltrane, Bill Paxton.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2017

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The Circle est le cinquième long métrage cinématographique de l’américain James Ponsoldt. Le film est écrit par Ponsoldt et Dave Eggers, d’après le roman éponyme d’Eggers originellement publié en 2013. Il se situe dans la carrière de Tom Hanks entre l’actioner ésotérique Inferno de Ron Howard et le thriller journalistique The Post de Steven Spielberg. Ayant tout particulièrement apprécié son The Spectacular now, j’attendais ce nouvel opus de James Ponsoldt sans la moindre appréhension, voire même relativement dans sa capacité à conférer un brin de caractère à ce projet au propos dans l’air du temps, pas inintéressant du tout sur le papier. Douche froide pour moi, par conséquent, car sorti de l’efficace petit score électro nineties de Danny Elfman, à peu près tout m’a agacé dans ce faux suspense caricaturant tout ce qu’il touche tout en donnant l’impression, embarrassante pour un techno thriller comme celui-ci, d’avoir quelques 30 ans de retard sur le genre qu’il explore. Dommage donc pour les talentueux acteurs réunis ici, mais ce Circle bébête et moisi tient au final davantage de la parodie involontaire que du brûlot d’anticipation. Grosse déception donc, avec néanmoins l'espoir qu'il ne s'agisse que d'un faux pas dans la carrière de Ponsoldt

FORD V FERRARI (2019)

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Manu  le 29/06/2020 à 08:17
Réalisé par James Mangold
Avec Matt Damon, Christian Bale, Jon Bernthal, Caitriona Balfe, Josh Lucas.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 2h 32min.
Année de production : 2019
Titre français : Le Mans 66

Critique cinema   Critique film de Manu

Ford v Ferrari est le onzième long métrage cinématographique de James Mangold, arrivant dans sa filmographie juste après le film de super héros, Logan, avec Hugh Jackman. Coécrit par Jez Butterworth, précédemment scénariste et réalisateur de la comédie policière Birthday girl avec Nicole Kidman, le film marque la seconde collaboration de Mangold avec l’acteur Christian Bale après le western 3:10 to Yuma, sorti 12 ans auparavant. Joli succès populaire pour ce nouvel opus de l’éclectique James Mangold, qui revient au biopic 14 ans après le séminal - dans le genre - Walk the line, consacré à Johnny Cash et June Carter. L’ensemble demeure classique, donnant souvent la (fausse ?) impression de romancer un poil son sujet, mais emporte tout de même le morceau grâce à sa mise en boite old school et son ambiance feel good célébrant d’une certaine façon la victoire des outsiders face aux mastodontes. Bref, Mangold connait la musique, et s’il se montre ici moins audacieux que sur le précédent Logan, laissant en outre son bébé trainer un peu de la patte par moment - on sent quand même légèrement passer les 2 heures et demie ici - Ford v Ferrari reste tout de même un plaisant et honnête spectacle à classer parmi les réussites d'un réalisateur intéressant, si pour moi toujours aussi énigmatique dans ses intentions.

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