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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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THE DIRT GANG (1972)

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Manu  le 18/09/2020 à 08:28
Réalisé par Jerry Jameson
Avec Paul Carr, Michael Pataki, Lee de Broux, Jo Anne Meredith, Michael Forest.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1972

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The Dirt gang est la seconde réalisation de Jerry Jameson, pilier du petit écran US des années 70, 80 et 90, ayant notamment officié sur les séries Cannon, The Six million dollar man, Magnum P.I. ou encore Murder, she wrote. Le film réunit 2 acteurs déjà présents dans Brute corps, le précédent film de Jameson, Paul Carr et Michael Patak et compte parmi ses producteurs exécutifs un non crédité au générique Roger Corman.

Film de bikers qui traine au final méchamment de la patte, The Dirt gang ne démarre peut-être pas sur les chapeaux de roues, mais laisse pourtant entrevoir initialement un trip plutôt sympathique, à la fois dans le ton, l’interprétation et les images. Pour peu que l’on soit sensible à ce type d’univers cinématographique et / ou que l’on ait déjà vu le précédent film de Jameson, le roublard Brute corps, on se dit en effet qu’un agréable moment bis nous attends au tournant.

Malheureusement, au bout d’une quarantaine de minutes relativement statiques en termes de développements scénaristiques, l’évidence se fait jour : The Dirt gang n’a pas grand-chose à raconter et son récit se dirige lentement mais sûrement sur une voie de garage, ne débouchant sans surprise nulle part au bout ses 89 petites minutes de pellicule.

Un film de fin de cycle - celui lancé 6 ans plus tôt par le Devil’s angels de Daniel Haller - qui n’a plus rien à dire ni à offrir, en dehors d’un certain professionnalisme dans la confection.

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3
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4.4
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4
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LO SCAPOLO (1955)

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Manu  le 11/09/2020 à 11:34
Réalisé par Antonio Pietrangeli
Avec Alberto Sordi, Sandra Milo, Madeleine Fischer, Fernando Fernán Gómez, Nino Manfredi.
Film italien, espagnol
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1955
Titre français : Le Célibataire

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Lo Scapolo est le second des 13 longs métrages cinématographiques signés par le romain Antonio Pietrangeli entre 1953 et 1969. Le film marque la première collaboration du cinéaste avec les scénaristes Ruggero Maccari et Ettore Scola, futurs piliers de la comédie à l’italienne. Notons enfin que Pietrangeli dirigera à nouveau Alberto Sordi dans la comédie Souvenir d’Italie, deux ans plus tard, ainsi que dans le sketch « Fata Marta » de l’œuvre collective Le Fate, en 1966. Proto-comédie de mœurs italienne dans laquelle Sordi rode son grand numéro d’égoïste un peu veule et volontiers hâbleur, séducteur à la petite semaine, Lo Scapolo est un titre agréable, à la Zampa, mais malheureusement un peu léger dans le fond, et plutôt répétitif au final. Un titre certain plaisant à suivre, pouvant toujours s’appuyer sur l’abattage de son formidable comédien principal, mais qui ne se hisse donc pas vraiment non plus au niveau de ce que l’on pouvait espérer d’une rencontre Sordi / Pietrangeli sur un script notamment signé Maccari & Scola. Petite déception en résumé, quand bien même je suis tout à fait conscient de faire la fine bouche ici.

POKOT (2017)

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Manu  le 11/09/2020 à 07:49
Réalisé par Agnieszka Holland
Avec Agnieszka Mandat, Wiktor Zborowski, Jakub Gierszal, Patricia Volny, Miroslav Krobot.
Film polonais, tchèque, allemand, suédois, slovaque, français
Genre : Drame
Durée : 2h 08min.
Année de production : 2017
Titre français : Tableau de chasse

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Pokot est la seizième réalisation cinématographique d’Agnieszka Holland, et deuxième signée en collaboration avec sa fille Kasia Adamik. Ecrit par Holland et Olga Tokarczuk, d’après le roman écrit par cette dernière, le film a obtenu l’Ours d’argent au festival de Berlin, édition 2017. Notons enfin qu’Agnieszka Holland et l’actrice Agnieszka Mandat avaient déjà travaillé ensemble sur la série Ekipa, en 2007. Peut-être pas la plus belle réussite d’une filmographie riche en temps forts, mais un film singulier qui retient sans difficulté l’attention, à la fois dans son message écologique – travaillé de façon originale – comme dans sa fabrication, développant une atmosphère fantastico-horrifique comme les affectionne depuis fort longtemps déjà le cinéma d’Agnieszka Holland. Tout au plus pourra-t-on reprocher à l’œuvre son petit côté un peu trop sec et tranchant, un peu trop théorique, là où Holland avait su enrichir cette approche d’un lyrisme / romantisme parfaitement dosé. Mais cela reste un essai accrocheur, aux images pour certaines marquantes, accompagné d’un score tout à fait remarquable d’Antoni Lazarkiewicz (alors sa huitième collaboration avec Holland).

AMERICAN ASSASSIN (2017)

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Manu  le 09/09/2020 à 19:17
Réalisé par Michael Cuesta
Avec Dylan O'Brien, Michael Keaton, Sanaa Lathan, Shiva Negar, Taylor Kitsch.
Film américain
Genre : Espionnage
Durée : 1h 51min.
Année de production : 2017

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American assassin est le sixième long métrage du producteur, scénariste et réalisateur Michael Cuesta. Adaptation du roman éponyme de Vince Flynn, publié en 2010, le film est notamment écrit par les partenaires d’écriture de longue date, Edward Zwick et Marshall Herskovitz. Le film se situe dans la carrière de Michael Keaton entre le film de super-héros Spider-Man : Homecoming et le Dumbo de Tim Burton. Quatre ans après son moyen film dosser Kill the messenger, Michael Cuesta se tourne vers le thriller politique à grand spectacle en portant à l’écran la toute première des aventures littéraires du fictionnel agent de la CIA, Mitch Rapp. Nettement plus proche de James Bond que des récits d’espionnage à la John Le Carré, American assassin ne donne malheureusement pas spécialement envie d’en découvrir davantage sur ce nouveau défenseur de la veuve, de l’orphelin et des libertés individuelles de par le monde. Le film de Cuesta a beau sortir les pectoraux à la moindre occasion, il n’en demeure pas moins extrêmement prévisible dans son déroulement comme puéril dans sa vision de la lutte contre le terrorisme international. Ajoutons à cela une réalisation quelconque et une interprétation sans saveur, avec notamment un Michael Keaton en total sous-régime, et l’on n’obtient guère plus qu’une pâle copie de ka franchise des Bourne dont le seul moment retenant quelque peu l’attention est son relativement impressionnant final. Franchement pas folichon, en résumé.

CHOKE CANYON (1986)

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Manu  le 08/09/2020 à 18:42
Réalisé par Chuck Bail
Avec Stephen Collins, Janet Julian, Bo Svenson, Lance Henriksen, Nicholas Pryor.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1986
Titre français : Zone dangereuse

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Choke canyon est le quatrième et avant-dernier long métrage cinématographique de l’acteur / cascadeur de formation, Charles « Chuck » Bail. Le film est (assez curieusement) coécrit par les 2 artisans bis Alfonso Brescia et Ovidio G. Assonitis - ce dernier ici également producteur. Notons enfin que ce titre se situe dans la carrière ciné de l’acteur Stephen Collins entre les comédie Brewster’s millions de Walter Hill et Jumpin’ Jack flash de Penny Marshall. Improbable petit film d’action à la cool attitude typée eighties qui, contrairement à certains de ses personnages, ne vole pas très haut, mais s’avère suffisamment dépourvu de prétentions pour laisser sur une plaisante impression. Paradoxalement, ce qui se présente comme l’un des points forts de l’œuvre - à savoir son spectaculaire final - est également ce qui dessert sans doute le plus sa fragile intrigue passe partout. Car, aussi impressionnantes soient les cascades de son final, il faut bien admettre que celles-ci s’avèrent d’une totale gratuité sein du récit. Vite oublié mais distrayant sur le moment, avec parfois l’impression de voir un long épisode de The A-Team davantage qu’un vrai film (le sympathique score de Sylvester « Airwolf » Levay renforçant probablement cette impression).

A FAMILY MAN (2016)

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Manu  le 07/09/2020 à 17:43
Réalisé par Mark Williams
Avec Gerard Butler, Gretchen Mol, Alison Brie, Alfred Molina, Willem Dafoe.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2016
Titre français : Last call

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A Family man est la première réalisation de Mark Williams, producteur notamment du Flawless de Michael Radford, avec Michael Caine et Demi Moore, et du plus récent The Accountant de Gavin O’Connor. Coproduit par Williams et son interprète principal, Gerard Butler, le film est écrit par Bill Dubuque, précédemment coscénariste du The Judge de David Dobkin. Attention, gros pavé mélodramatique ! A family man est en effet un titre qui ne lésine pas sur les péripéties tire-larmes, écrites et mises en scène frontalement, sans chercher à enrober les choses d’un voile de nuance, voire d’ambiguïté. Pas léger donc, jusqu’à en être un peu pénible dans son caractère prévisible, mais rendu malgré tout supportable par des acteurs qui s’accrochent à leurs personnages clichés avec un certain courage, Gretchen Mol et Willem Dafoe conférant ainsi un peu d’intérêt à cette affaire semblant toute droite sortie des années 80-90. Un titre proprement emballé, mais (très) peu inspiré, lorsqu’il ne verse pas dans une relative balourdise.

MASSACRO AL GRANDE CANYON (1964)

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Manu  le 06/09/2020 à 18:35
Réalisé par Albert Band, Sergio Corbucci
Avec James Mitchum, George Ardisson, Giacomo Rossi Stuart, Eduardo Ciannelli, Ferdinando Poggi.
Film italien
Genre : Western
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1964

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Vingt et unième réalisation de Sergio Corbucci, Massacro al grande canyon marque par ailleurs les premiers pas du cinéaste dans l’univers du western européen, genre qui fera indiscutablement sa gloire. Le film est produit, coécrit et coréalisé par Albert Band, père du plus célèbre Charles Band, fondateur de la firme Empire Picture. Galop d’essai spaghetti pour Corbucci qui ne manquera d’intéresser les amoureux du genre comme du cinéaste, quand bien même il ne s’agit pas là d’un coup de maitre. Dans cette œuvre pré-léonienne, encore sous l’influence prégnante des codes du genre tels qu’imposés par le grand frère américain, l’espoir de s’enthousiasmer pleinement bute régulièrement sur un filmage bâclé, une tendance à jouer la montre sur les séquences d’action, souvent longuettes et répétitives, et un interprète principal, le fils Mitchum, clairement plus apte à concourir pour un prix au salon de l’agriculture qu’à la cérémonie des oscars Maintenant, tout n’est pas à jeter non plus ici. Et, une fois acceptées les scories pré-citées, on rentre tout de même assez aisément dans le film pour en retenir au final quelques bonnes idées scénaristiques, de même qu’une certaine noirceur tragique préfigurant le Corbucci de Django, I Crudeli et Il Grande silenzio. Avant toute chose, une curiosité donc...

CAPTIVE (2015)

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Manu  le 06/09/2020 à 11:58
Réalisé par Jerry Jameson
Avec Kate Mara, David Oyelowo, Michael Kennth Williams, Leonor Varela, Mimi Rogers.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2015

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Captive est le neuvième long métrage cinématographique de Jerry Jameson. Coproduit par Jameson et l’interprète masculin principal du film, le britannique David Oyelowo, le film est écrit par Brian Bird, précédemment coscénariste de l’intéressant Bopha! de Morgan Freeman et du nettement moins emballant Not easily broken de Bill Duke. Retour ciné presque inespéré pour le vétéran du petit écran Jerry Jameson (81 ans tout de même, à l’époque de ce titre), qui nous démontre qu’il en a encore pas mal sous le pied, via une solide mise en image « à l’ancienne », sans fioriture, dans un style nerveux mais jamais ostentatoire, usant notamment habilement de la caméra portée. La première demi-heure s’avère ainsi tout à fait remarquable, sèche et tendue, marquée par un rythme sans faille, et qui ne faiblira d’ailleurs jamais. Jameson a du métier, et cela s’en ressent donc beaucoup dans cette forme d’une impeccable sobriété, de même que dans une direction d’acteur là encore sans aucun débordement. Dommage par conséquent que ces efforts soient partiellement ruinés par une écriture propagandiste pro-« born again » difficilement supportable, transformant ce qui aurait pu être un excellent petit thriller socio-psychologique en sermon d’église de 90 minutes. On en ressort agacé, avec l’impression de s’être fait piégé en douce…

BENT (2018)

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Manu  le 06/09/2020 à 08:37
Réalisé par Bobby Moresco
Avec Karl Urban, Sofia Vergara, John Finn, Vincent Spano, Andy Garcia.
Film américain, espagnol
Genre : Policier
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2018
Titre français : Agents doubles

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Bent est le quatrième long métrage cinématographique de l’également producteur et scénariste Bobby Moresco. Ecrit par Moresco, le film s’inspire du roman de Joseph P. O’Donnell « Deadly codes », originellement publié en 2009. Le film se situe dans la carrière de l’acteur néo-zélandais entre le suspense Hangman de Johnny Martin et sa collaboration à la série comico-fantastique The Boys. Tentative frontale de neo-noir contemporain, avec intrigue à tiroirs, flic sur la touche et jolies pépés, Bent tente de régaler l’amateur sans tricher. Ce qui est évidemment tout à son honneur. Malheureusement, l’écriture s’avère fort peu inspiré, minée par une intrigue à la fois compliquée et pavée de clichés, et une réalisation encore moins emballante, évoluant, dans le meilleur des cas, du côté du strictement fonctionnel. Pour ne rien arranger, l’interprétation transpire le devoir obligé, exécuté sans enthousiasme, et l’atmosphère nouvelle orléanaise attendue manque au final cruellement à l’appel, l’œuvre ne parvenant jamais à simuler l’origine géographique de son tournage, dans les environs de Rome. Bref, plutôt loupé dans l’ensemble, un titre à ne réserver (peut-être) qu’aux fans indécrottables d’Andy Garcia.

NENÈ (1977)

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Manu  le 06/09/2020 à 07:29
Réalisé par Salvatore Samperi
Avec Leonora Fani, Tino Schirinzi, Paola Senatore, Sven Valsecchi, Ugo Tognazzi.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1977

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Nenè est le dixième long métrage cinématographique de Salvatore Samperi. Ecrit par Samperi et Alessandro Parenzo, qui avait déjà collaboré aux scripts de Malizia et sa fausse suite, Peccato Veniale - deux titres signés Samperi – le film adapte le roman éponyme de Cesare Lanza, originellement publié en 1976. Il se situe dans la carrière d’Ugo Tognazzi, ici non crédité au générique, entre La Stanza del vescovo de Dino Risi et le Casotto de Sergio Citti. Pour ce que j’en ai vu à ce jour, soit une dizaine de films, il me semble y avoir plus de ratés que de succès dans la filmographie de Salvatore Samperi. Fort heureusement, Nenè est plutôt à classer parmi les réussites de son auteur. On y retrouve comme dans la plupart de ses meilleurs travaux cette façon de flirter avec l’exploitation sans vraiment tomber dedans, même si, compte tenu de son postulat, cette chronique de l’enfance dans l’Italie d’après-guerre, assaisonné de quelques considérations politiques, se révèle finalement étonnamment sage de la part du cinéaste. Un Samperi en mode Comencini donc, transpirant par ailleurs une certaine lassitude du côté du discours politique, ici plus illustratif que revendicatif. Avec, pour le cachet esthétique, une belle photographie bucolique de Pasqualino De Santis et, rayon interprétation, le joli minois de Leonora Fani, vedette du cinéma italien qui tâche de la seconde moitié des années 70. En résumé, bien qu’il ne parvienne à vraiment convoquer l’émotion que dans son très amer final, un joli petit film, plus mélancolique que grivois, qui mérite d’être découvert dans l’œuvre diablement inégale de Samperi.

NELL'ANNO DEL SIGNORE (1969)

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Manu  le 04/09/2020 à 19:39
Réalisé par Luigi Magni
Avec Nino Manfredi, Enrico Maria Salerno, Claudia Cardinale, Robert Hossein, Alberto Sordi.
Film italien, français
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 05min.
Année de production : 1969
Titre français : Les Conspirateurs

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Nell’anno del signore est le second long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Luigi Magni. Cette coproduction italo-française, écrite par Magni seul, est le premier des 6 films / téléfilms tournés par Nino Manfredi sous la direction du cinéaste romain. Gros succès au box-office italien en son temps, Nell’anno del signore est la première de ces tragi-comédies historiques typiquement italiennes dont Magni deviendra le grand spécialiste au cours des décennies 70, 80 et 90. L’ensemble est brillant, à la fois instructif tout en demeurant léger, parfois aux confins de la farce, et, comme l’on pouvait s’y attendre de la part d’un scénariste aussi talentueux que Magni, offre à ses grands comédiens d’imparables occasions de montrer toutes l’étendue de leur talent. Bref, un film d’acteurs et de scénariste avant tout, auquel manque juste un brin de folie, de force dans sa réalisation pour tenir de la réussite totale, Magni étant clairement plus un cérébral à la Scola qu’un fonceur casse-cou à la Risi, Lattuada ou Salce.

JOKER (2019)

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Manu  le 30/08/2020 à 20:51
Réalisé par Todd Phillips
Avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz, Frances Conroy, Shea Whigham.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 2h 02min.
Année de production : 2019

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Joker est le dixième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Todd Phillips. Empruntant son personnage principal à la bande dessinée de Bob Kane narrant les exploits du super justicier Batman, le film est écrit par Phillips et Scott Silver, précédemment scénariste du 8 miles de Curtis Hanson. Enfin, Joker se situe dans la carrière de Robert De Niro entre le biopic HBO The Wizard of lies de Barry Levinson et le drame criminel The Irishman de Martin Scorsese. Le film phénomène de 2019, matière à un débat éthique à mon gout un brin disproportionné, certains critiques voyant dans sa dernière bobine une ode à la violence anarchique. Je serai nettement plus mesuré, Joker ne me donnant guère l’impression générale d’une œuvre authentiquement polémique comme ont pu l’être certains Pasolini ou, pour citer l’une des principales références de l’œuvre, Scorsese mais plutôt celle d’un film méchamment sarcastique teinté de ce nihilisme propre à tout un pan du cinéma américain des années 70. Joker se montre au contraire plutôt classique dans son portrait d’un marginal lentement broyé par un enfer urbain de type début eighties, pour le coup magistralement recréé. Même d’un classicisme d’une imparable efficacité dans le rendu, le film vous prenant tout de même aux tripes dès sa séquence d’ouverture pour ne plus jamais vous lâcher ensuite. Jusqu’alors auteur de comédies pas très fines flirtant timidement avec le côté obscur de la force, Todd Phillips réussit donc pleinement son entrée dans un cinéma plus ouvertement sombre après un (déjà) scorsesien War dogs encore trop hésitant dans sa noirceur moqueuse. Certes son Joker n’offre rien d’extraordinairement pertinent dans le fond, mais l’hommage qu’il rend à un cinéma américain volontiers dérangeant aujourd’hui disparu séduit par son atmosphère minutieusement travaillée et ses pics d’humour à froid. Bref, à sa façon, un film qui, quelque part, fait du bien…

GUY (2018)

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Manu  le 28/08/2020 à 08:35
Réalisé par Alex Lutz
Avec Alex Lutz, Tom Dingler, Pascale Arbillot, Dani, Anne Marivin.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2018

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Guy est le second long métrage cinématographique de l’acteur, scénariste et réalisateur Alex Lutz. Le film est coécrit par Lutz, qui évoque les noms d’Herbert Leonard, Guy Marchand, Michel Delpech ou encore Frank Michael pour la construction du personnage fictif de Guy Jamet. Notons enfin qu’Anne Marivin apparaissait déjà dans le premier long de Lutz, en 2015, la comédie Le Talent de mes amis. Petit bijou de comédie douce-amère, à l’italienne dira-t-on, dans son humanisme un peu cruel la place que réserve le film à l’émotion pure. C’est donc dire si l’on est loin de la comédie franchouillarde standard, mais dans quelque chose de plus feutré, de plus profond, de beaucoup plus riche et ambitieux, qui doit une très grosse part de sa réussite à son principal instigateur, Alex Lutz, tout simplement bluffant en mercenaire de la variété française bien moins con qu’il n’en a l’air. Une grande réussite de la comédie (à la) française récente, tant en matière d’écriture que de réalisation - remarquables séquences de reconstitutions des émissions de divertissement des années 70 et 80 - que dans son interprétation, avec également une Patricia Arbillot remarquable. Bref, un futur standard, me concernant.

LADY IN CEMENT (1968)

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Manu  le 27/08/2020 à 21:58
Réalisé par Gordon Douglas
Avec Frank Sinatra, Raquel Welch, Richard Conte, Martin Gabel, Lainie Kazan.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1968
Titre français : La Femme en ciment

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Lady in cement se situe dans la filmographie de Gordon Douglas entre le drame criminel The Detective et le film d’aventure Skullduggery. Le film est écrit par l’homme de télévision Jack Guss et le romancier / scénariste Marvin H. Albert d’après son propre roman. Il marque par ailleurs la cinquième et dernière collaboration de Douglas avec Frank Sinatra. Série noire au soleil faisant suite au Tony Rome tourné juste 1 an auparavant par le binôme Dougas / Sinatra, Lady in cement est un titre sixties dans l’âme, qui abuse malheureusement un peu trop de sa cool attitude. Maintenant, dire que l’on s’ennuie devant ce cocktail parfaitement dosé de comédie narquoise et film neo-noir ne serait pas tout à fait honnête. L’ensemble se suit tranquillement certes, mais constamment avec plaisir, le sourire en coin, au rythme des allusions grivoises et regards canailles de Mister Tony, multipliant les rencontres plus ou moins croustillantes au fil d’une affaire criminelle dont on se fiche un brin, il faut bien l’avouer. Bref, même si cela sent un peu le dernier round pour la star de From here to eternity, qui ne fera plus guère que 4 apparitions sur grand écran suite à ce film, on passe dans l’ensemble un agréable moment, pas marquant mais pas prise de tête non plus, sympathiquement mineur en résumé.

HOLLOW POINT (1996)

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Manu  le 27/08/2020 à 18:13
Réalisé par Sidney J. Furie
Avec Thomas Ian Griffith, Tia Carrere, John Lithgow, Donald Sutherland, Robert Ito.
Film américain, canadien
Genre : Policier
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1996
Titre français : Impact gros calibre

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Hollow point se situe dans la filmographie du canadien Sidney J. Furie entre le film d’action Iron Eagle IV, ultime volet de cette franchise, et le thriller The Rage, interprété par Lorenzo Lamas et Roy Scheider. Le film est coécrit par Robert Geoffrion, précédemment coscénariste du The Hitman d’Aaron Norris et marque la seule collaboration à ce jour de Furie avec son compatriote acteur Donald Sutherland. Premiers véritables pas de Sidney J. Furie dans l’univers du direct-to-video après un Iron eagle IV flirtant déjà dangereusement avec cette glorieuse catégorie bis, Hollow point est un titre qui met le paquet à tous les niveaux. Overdose d’explosions gratuites, humour puéril de type énorme, assorti de punchlines bien pourraves, show intégral de la part de Donald Sutherland et John Lithgow, en roue libre totale l’un comme l’autre – on n’est sans doute pas loin du nadir de leurs carrières respectives : cette comédie d’action policière donne de la voix sans lésiner sur le gras et le bruyant. On découvre donc avec cet Hollow point le Sidney J. Furie dernière manière, celui de The Rage, The Collectors ou encore Direct action. Soit un modèle possible de cinéma bis décomplexé, généreux et plutôt bien intentionné à la base, mais par trop bâclé, à la fois dans le fond comme la forme, pour vraiment enthousiasmer, et ne laisser sur une impression autre que celle d’un essai creux et foireux gâchant son mini potentiel (en particulier du côté du casting).

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