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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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POLAR (2019)

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Manu  le 23/03/2019 à 17:32
Réalisé par Jonas Akerlund
Avec Mads Mikkelsen, Vanessa Hudgens, Katheryn Winnick, Matt Lucas, Richard Dreyfuss.
Film américain, allemand
Genre : Action
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2018

Critique cinema  Critique film de Manu


Polar est le cinquième long métrage cinématographique du suédois Jonas Akerlund. Le film adapte le bande dessinée de Victor Santos « Polar: came from the cold », originellement publiée sur le net en 2012. Il est écrit par Jayson Rothwell, scénariste, il y a quelques 15 ans de cela, du (laborieux) thriller satanique Blessed de Simon Fellows avec Heather Graham, et marque la seconde collaboration d’Akerlund avec l’acteur anglais Matt Lucas après Small apartments en 2012.

Indépendamment du fait que ce film arrive après pléthore d’expériences récentes du même type, on tient clairement là un exemple d’adaptation live de BD au sujet de laquelle la question d’en transposer ou non à l’écran l’univers graphique se pose sérieusement. D’autant que, dans le cas présent, le matériau initial possédait la particularité d’être totalement dépourvu de dialogue, obligeant ainsi sa transposition cinématographique à en trahir d’emblée le contenu.

Bref, tout ça pour dire que Jonas Akerlund, clippeur star n’ayant jusqu’à présent pas trop mal géré son passage par la case ciné, s’est globalement planté sur ce coup. Difficile effectivement de s’enthousiasmer pour ce titre sentant furieusement le rabâché, aussi bien dans sa confection propre, n’innovant pas d’un pouce côté mise en scène, par rapport aux précédents travaux d’Akerlund, que dans le traitement de son sujet, routinier jusque dans son mélange paresseux, attendu, de sexe et d’ultra-violence tirant sur le gore.

Un film qui, tout en se laissant suivre sans véritable ennui, déploie donc beaucoup d’énergie pour un résultat paradoxalement amorphe, plat, gâchant de surcroît une distribution solide, voire potentiellement réjouissante (le plus frustrant dans ce domaine étant la prestation éclair du grand Richard Dreyfuss, scandaleusement sous-employé).

A noter que l’ultime séquence nous annonce une possible suite… qui a toutefois peu de chance de se concrétiser si l’on se fie juste à l’accueil pour le moins tiède qu’a reçu le film à sa sortie (sur Netflix).

Critique cinema Fiche film
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La chaîne Youtube Ciné Familia
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2.9
2.5
2.8
3.6
3.6
2.8
3.6
0.8
3.2
2.5
2.5
2.3
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FAHRENHEIT 451 (TV) (2018)

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Manu  le 23/03/2019 à 07:49
Réalisé par Ramin Bahrani
Avec Michael B. Jordan, Michael Shannon, Sofia Boutella, Keir Dullea, Martin Donovan.
Téléfilm américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2018

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Fahrenheit 451 est le septième long métrage de fiction de Ramin Bahrani. Ecrit par Bahrani et le scénariste / producteur / réalisateur iranien Amir Naderi, le film marque la seconde transposition à l’écran du roman éponyme culte de Ray Bradbury après la version anglaise signée par François Truffaut en 1966. Il a été présenté hors compétition à Cannes, en 2018. Ma troisième tentative de me frotter au cinéma de Ramin Bahrani, après At any price et 99 homes, et j’en ressors toujours aussi peu convaincu par le travail de ce cinéaste. Facteur aggravant ici : si j’avais trouvé les 2 titres précités bien trop démonstratifs, cela s’accompagnait malgré tout d’une facture formelle très honorable, rendant l’ensemble défendable. Avec cette nouvelle adaptation de l’œuvre science-fictionnelle de Bradbury, le challenge se voyait, selon moi, forcément relevé d'un cran pour Bahrani. Car à la retranscription d’une puissante réflexion sur le totalitarisme devait impérativement s’adjoindre, pour convaincre le spectateur, la création d’un monde futuriste évocateur, capable de soutenir et enrichir le discours de l’auteur de The Martian Chroniques. Un défi à côté duquel Bahrani me semble malheureusement passer complètement... Ce nouveau Fahrenheit 451 n’arrive ainsi pas un instant à convaincre dans sa tentative d’adapter au gout du jour le cri d’alarme de Bradbury. Il enquille besogneusement des péripéties devenues tristement téléphonées et personnages invariablement creux, parfois agaçants, ne suscitant en tout cas pas la moindre empathie, dans un monde futuriste étriqué, vide, sonnant factice et semblant juste rendre involontairement hommage aux sympathiquement ringardes séries de science-fiction de notre enfance, de The Time tunnel à Logan’s run. Bref, un franc ratage… un de plus dans la pourtant peu fournie série des adaptations sur petit ou grand écran de l’univers de Ray Bradbury.

NIGHT OF THE JUGGLER (1979)

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Manu  le 22/03/2019 à 20:04
Réalisé par Robert Butler
Avec James Brolin, Cliff Gorman, Richard Castellano, Julie Carmen, Dan Hedaya.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 41min.
Année de production : 1978
Titre français : New York connection

Critique cinema   Critique film de Manu

Septième réalisation cinématographique de Robert Butler, qui succéda à Sidney J. Furie au bout de 3 semaines de tournage, Night of the juggler est la relativement libre adaptation du roman éponyme de William P. McGivern originellement publié en 1975. Le film est coécrit par William W. Norton, scénariste du White lightning de Joseph Sargent, et Rick Natkin, qui venait alors juste de cosigner le script de The Boys in company C, chronique vietnamienne réalisée par Sidney J. Furie. Véritable hymne au New York craspec en mode terrain vague et peep show de la fin des années 70, Night of the juggler est en quelque sorte le chainon manquant entre Serpico, The Taking of Pelham 123, Gloria et Wolfen. Non pas qu’il s’agisse d’une œuvre aussi travaillée dans l’écriture ou la mise en scène que les titres précités, son intrigue se résumant globalement à une longue traque / jeu de piste de 90 minutes dans et sous les artères bondées de la grosse pomme, mais c’est à mon sens un document à valeur sociale et historique tout aussi précieux que les travaux de Lumet, Sargent et cie. Une force documentaire qui se double ici d’une extrême générosité dans le registre de l’action urbaine, gout du spectaculaire à l’appui (cf. l’impressionnante scène de fusillade en plein boulevard, étonnamment fournie côté figuration). Et si le rythme m’a semblé ne jamais faiblir, le meilleur morceau de cette luxueuse bisserie demeure sans conteste sa monstrueuse première demi-heure, monument d’efficacité narrative made in seventies garantie 100% sans sur-découpage, détaillant les préparatifs du kidnapping de la gamine pour virer à l’ébouriffante course-poursuite automobile / à pieds / en métro entre le héros et le ravisseur de sa fille. Bref, certainement pas un grand film offrant matière à réflexion, mais, me concernant, un chaudement recommandable morceau de polar new yorkais made in seventies, au sujet duquel on ne peut que s’étonner qu’il n’ait pas connu plus large diffusion au fil des décennies.

MAD FAMILIES (2017)

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Manu  le 22/03/2019 à 12:07
Réalisé par Fred Wolf
Avec Charlie Sheen, Leah Remini, Efren Ramirez, Barry Shabaka Henley, Chris Mulkey.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2017

Critique cinema   Critique film de Manu

Mad families est le quatrième long métrage du scénariste et réalisateur Fred Wolf. Diffusé en exclusivité sur le réseau de distribution Sony Crackle, filiale de Sony Pictures Entertainment, le film est coproduit par Wolf et coécrit par l’acteur David Spade (aux côtés de Wolf). Il réunit pour la seconde fois à l’écran les acteurs Dennis Quaid et Barry Shabaka Henley, 8 ans après le drame criminel Horsemen de Jonas Akerlund. Le gras du gras de la comédie américaine « familiale » américaine, ici animée d’un étonnant esprit rétro nineties - incontestablement la patte du duo Wolf / Spade - voilà comment résumer en quelques mots cette Mad Families, qui ravira donc en premier lieu les nostalgiques des épaisses crétineries de Pauly Shore et Chris Farley d’il y a un quart de siècle. Misant l’intégralité de son humour sur la louable dénonciation des stéréotypes inter-raciaux (WASP vs latinos vs asiatiques vs afro-américains), cette bruyante histoire de campeurs en folie pratique donc la vanne proûteuse qui tâche et le gag bulldozer qui consterne. Inutile de chercher une quelconque mise en scène là-dedans, on n’en trouve pas davantage qu’il n’y a de recul dans l’embarrassante prestation d’alcoolique pas sortable livrée par Charlie Sheen, à mi-chemin entre auto-dérision et opportunisme douteux (Sheen est également producteur exécutif ici). Alors comment expliquer qu’une fois dedans, on puisse se laisser entrainer par comédie débilitante et anti-cinématographique au possible ? Je n’en sais fichtre rien, tout comme je ne sais pas plus pourquoi je me souviens encore avec une certaine émotion des affligeants Jury duty et Bio-dome de ma post-adolescence. Mais il est clair que je n’irais pas me vanter d’avoir pris un certain plaisir à déguster ce navet.

QUAND SONNERA MIDI (1958)

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Manu  le 21/03/2019 à 15:13
Réalisé par Edmond T. Greville
Avec Dany Robin, Georges Marshal, Jean-Roger Caussimon, Pascale Roberts, José Lewgoy.
Film français, italien
Genre : Drame
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1958

Critique cinema   Critique film de Manu

Quand sonnera midi se situe dans la carrière du franglais Edmond T. Greville entre le drame criminel Je plaide non coupable et le récit d’aventure / survival L’île du bout du monde. Le film marque la septième et dernière réunion à l’écran des comédiens Dany Robin et Georges Marshal. Il est écrit par le scénariste et réalisateur Pierre Gaspard-Huit, d’après le roman d’Henry Champly, « L’homme qui mourra demain ». Très belle découverte que cet obscur titre d’Edmond T. Greville, reposant sur un matériel scénaristique idéalement conçu pour auteur à part du cinéma français. Quand sonnera midi rassemble en effet tout ce qui fait la forte et singulière personnalité de son réalisateur, proposant un audacieux mélange d’aventure exotique et de tragédie romanesque assaisonné un soupçon d’érotisme et de deux doigts de suspense. Cocktail assez improbable sur le papier, surtout si l’on ajoute que le peu frileux Greville, marchant sur les pas de Clouzot, reconstitue dans l’arrière-pays niçois rien de moins que l’Amérique latine. Mais cocktail payant puisque tout fonctionne au final, que l’on adhère avec la même absence totale de réserve à la large palette d’émotions convoquée par cette histoire qu’à son discours anti-dictatorial, en se fichant totalement que cette Amérique-là ait des airs d’opérette provençale, pris que l’on est dans les filets d’œuvre affirmant fièrement sa singularité sans jamais renier ses racines populaires. Le cinéma à la fois généreux, frondeur et audacieux d’Edmond T. Greville dans l’une des plus belles expressions qu’il m’ait été donné de voir jusqu’à présent.

KILL'EM ALL (2017)

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Manu  le 21/03/2019 à 08:02
Réalisé par Peter Malota
Avec Jean-Claude Van Damme, Autumn Reeser, Peter Stormare, Maria Conchita Alonso, Daniel Bernhardt.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2017
Titre français : Kill them all

Critique cinema   Critique film de Manu

Kill’em all est la première réalisation du cascadeur et coordinateur des cascades Peter Malota. Coécrite par Jesse Cilio, scénariste du Perfect weapon de Titus Paar avec Steven Seagal, cette production américaine tournée à Biloxi, dans l’état du Mississippi, se situe dans la filmographie de JCVD entre ses 2 incarnations à l’écran de Master Durand dans Kickboxer: Vengeance et Kickboxer: Retaliation. Nouveau DTV pour Jean-Claude Van Damme, pas trop fauché celui-là, pas catastrophique également, mais pas vraiment réussi non plus. Premier bon point : son tournage en terre US, lui assurant d’emblée une allure que n’ont certainement plus les actuels travaux roumains de son frère de castagne Steven Seagal. Second élément distinguant un brin cet essai du tout-venant : la relative ambition dont fait preuve son script, tentant notamment d’imposer des personnages plus riches que la moyenne - ou du moins suffisamment typés pour posséder un brin de caractère - avec, au centre du récit, un Van Damme comme toujours sans filtre, dont on ne peut en tout cas, une fois de plus, que louer l’investissement à défaut de s’extasier sur l’étendue du jeu. Du positif donc, au contact de ce Kill’em all, mais malheureusement, au bout du compte, pas assez de talent et d’inspiration pour véritablement convaincre, en particulier au niveau de l’écriture, plombée par des dialogues médiocres, une intrigue engluée dans la monotonie de péripéties répétitives, en dépit d’une narration fracturée tentant de contrer cet écueil. Absence totale de surprise et d’inventivité que l’on retrouve dans le twist final, quasi évident depuis les premières minutes du film. Rien d’une purge torchée dans l’indifférence donc - l’ensemble demeure très supportable - mais certainement pas un must-see de la filmographie DTV de sa star.

MISUNDERSTOOD (1984)

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Manu  le 20/03/2019 à 18:09
Réalisé par Jerry Schatzberg
Avec Gene Hackman, Henry Thomas, Rip Torn, Huckleberry Fox, Maureen Kerwin.
Film américain, italien
Genre : Drame
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1984
Titre français : Besoin d'amour

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Misunderstood est la septième réalisation du photographe et réalisateur Jerry Schatzberg. Il s’agit de la seconde transposition à l’écran du roman éponyme de l’anglaise Florence Montgomery après celle signée par Luigi Comencini en 1966. Son adaptation est l’œuvre de l’ancienne actrice et future réalisatrice Barra Grant. Titre renié par son auteur suite au remontage effectué par le producteur Tarak Ben Ammar, Misunderstood vit notamment son récit « enrichi » d’une poignée de flash-backs et sa musique, originellement composée par Philippe Sarde, remplacée par un score optant pour une approche musicale radicalement différente, score signé quant à lui par l’auteur-compositeur-artiste de studio Michael Hoppe. Des modifications que l’on retrouve au cœur des plus évidentes réserves susceptibles d’être émises à l’encontre de cet échec critique et financier en son temps. L’œuvre souffre en effet de grosses lourdeurs mélodramatiques directement liées à ces changements de dernière minute, lesquelles viennent entacher en profondeur le beau travail de Schatzberg. Il est ainsi frustrant, et même davantage, de voir sporadiquement dénaturée par d’irréfléchies décisions artistiques une mise en scène d’une telle intelligence et sensibilité, écartant dans l’approche toute manipulation sentimentale et tirant de remarquables prestations de ses deux acteurs principaux, Gene Hackman (déjà fabuleux, 10 ans auparavant, dans le Scarecrow du même Schatzberg, et là, au top de son jeu également) et le jeune Henry Thomas, alors tout juste sorti de E.T. the extra-terrestrial. De très belles choses donc, dans ce Misunderstood, mais éparpillées au sein d’un ensemble bringuebalant, trop amoché pour séduire vraiment et qui laisse malheureusement avant tout sur un sentiment de gâchis proprement idiot.

ELVIS & NIXON (2016)

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Manu  le 20/03/2019 à 10:04
Réalisé par Liza Johnson
Avec Michael Shannon, Kevin Spacey, Alex Pettyfer, Johnny Knoxville, Colin Hanks.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 26min.
Année de production : 2026

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Elvis & Nixon est le troisième long métrage de la cinéaste Liza Johnson. Le film est écrit par Joey Sagal, fils de Boris Sagal, son ex-femme Hanala Sagal et l’acteur anglais Cary Elwes, lesquels participent également tous à la production du film, aux côtés de Michael Shannon. Notons à cet égard que le film marque la seconde collaboration de Johnson avec Shannon, apparu dans son premier long, le drame familial post-guerre Return. Ayant conservé un bon souvenir de Return, j’étais assez curieux de découvrir ce troisième opus de la prometteuse Liza Johnson, d’autant plus que son casting chic et choc, de même qu’improbable sujet, suscités spontanément l’intérêt. Difficile par conséquent de ne pas évoquer une petite déception au final, quand bien même l’ensemble demeure très plaisant à suivre, ne souffrant en définitive d’aucun problème compromettant réellement sa réussite. La mise en scène s’avère très efficace, à la fois enlevée et attentive à ses personnages, l’écriture soignée, parfaitement équilibrée dans son mélange de sérieux et de fantaisie, et l’interprétation hautement savoureuse. Reste un seul gros handicap : le sujet lui-même, se cantonnant jusqu’au bout au registre de l’anecdotique. Elvis & Nixon est ainsi un faux biopic partiel léger et amusant, mais qui ne raconte pas grand-chose au bout du compte. L’œuvre joue à vide du statut iconique de ses deux personnages-titre, sans malheureusement en tirer la moindre réflexion, notamment sur la célébrité, comme avait par exemple su le faire Don Coscarelli et son Bubba Ho-Tep. Bref, un film sympa mais un peu vide, à voir essentiellement pour les flamboyants numéros de Michael Shannon et Kevin Spacey.

GUILT BY ASSOCIATION (TV) (2002)

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Manu  le 19/03/2019 à 18:59
Réalisé par Graeme Campbell
Avec Mercedes Ruehl, Alberta Watson, Alex Carter, Rachel McAdams, Deborah Odell.
Téléfilm américain, canadien
Genre : Drame
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2002
Titre français : Coupable par amour

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Quinzième long métrage du québécois Graeme Campbell, Guilty by association est écrit par le romancier et scénariste Alan Hines. Cette coproduction américano-canadienne marque la quatrième apparition à l’écran de la canadienne Rachel McAdams ainsi que la seconde collaboration de Campbell avec le compositeur Jonathan Goldsmith. Téléaste touche à tout, ayant globalement déçu après d’intéressants débuts dans le registre de l’épouvante et du drame criminel neo-noir, Graeme Campbell relève un peu la tête à l’occasion de cette évocation, dans l’ensemble assez prenante, de l’édifiante histoire vraie de Susan Walker, abusivement condamnée pour complicité de trafic de drogue. Peut-être est-ce le fait de se retrouver sur un terrain scénaristique qu’il maitrise, voire apprécie, mais sa mise en scène se révèle d’une très appréciable implication, évoquant par moment, dans l’attention presque documentaire portée à la vie du personnage central en milieu carceral, son marquant second long métrage, Murder one. Ensuite, à ce stade, on aurait évidemment souhaité une écriture plus fine, ne se résumant pas qu’à une simple et efficace transposition à l’écran de faits méritant assurément d’être relatés, d’autant qu’outre la réalisation concernée de Graeme Campbell, l’œuvre bénéficie d’une prestation tout aussi impliquée de Mercedes Ruehl. Mais le résultat ne va pas au-delà de l'exercice propre et bien intentionné, nous laissant tout de même sur l’impression positive d’une honnête dramatique télé de milieu d’après-midi.

THE BANKER (1989)

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Manu  le 18/03/2019 à 15:53
Réalisé par William Webb
Avec Robert Forster, Shanna Reed, Duncan Regehr, Jeff Conaway, Richard Roundtree.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1989

Critique cinema   Critique film de Manu

The Banker est le sixième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur américain William Webb. Le film marque à ce jour la première des 3 réunions sur grand écran des vedettes / icones seventies Robert Forster et Richard Roundtree. Objet cinématographique destiné en son temps au marché de la vidéo, The Banker boxe dans la catégorie, alors à la mode, du film de Psycho-killer. Un psycho-killer tout ce qu’il y a de plus anonyme, voire médiocre, dans sa forme et globalement sans surprise dans le déroulé de son récit. Deux éléments viennent toutefois relever le niveau général et conférer un brin de personnalité à l’ensemble : la prestation du toujours très bien Robert Forster en flic jean / basket mal embouché, et la personnalité du serial killer au cœur de ce Banker : yuppie beau gosse millionnaire à la Patrick Bateman avant l’heure (« American Psycho » sortira 2 ans plus tard). Le reste aurait suivi, on tenait donc là une petite bande d’exploitation eighties potentiellement très fun, mais William Webb n’étant pas William Lustig, et son scénariste Dana Augustine, pas Larry Cohen, la recommandation générale, concernant ce titre, ne peut guère aller au-delà « du regardable à la rigueur, pour les plus curieux ».

CONTRACT TO KILL (2018)

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Manu  le 18/03/2019 à 08:14
Réalisé par Keoni Waxman
Avec Steven Seagal, Russell Wong, Jemma Dallender, Mircea Drambareanu, Sergiu Costache.
Film roumain
Genre : Action
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2018
Titre français : Dernière mission

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Contract to kill est la neuvième collaboration « cinématographique » entre le réalisateur Keoni Waxman et l’acteur Steven Seagal. Production 100% roumaine tournée intégralement en Roumanie, qui est devenue en quelque sorte le pays d’adoption de Seagal depuis une dizaine d’années, celle-ci est également écrite et coproduite par Waxman. Keaoni Waxman et Steven Seagal ont-ils déjà tourné un seul bon film ensemble ? La réponse est évidemment non. Mais sont-ils déjà tombés aussi bas dans la médiocrité ? Dur à dire. Ce Contract to kill rivalise en tout cas avec leurs pires méfaits, à savoir, pour mémoire, A good man et Absolution. DTV fauché tentant de nous faire avaler la Roumanie pour le Mexique brasse du vide pendant ses laborieuses 90 minutes syndicales, Contract to kill aligne donc les mêmes morts violentes, mêmes séances de roulage de mécanique bien machistes et mêmes punchlines usées en rabâchant en filigrane toujours la même réflexion ultra-droitière sur la sécurité du peuple américaine, qui mérite de pouvoir s’endormir sereinement chaque soir sans avoir à se préoccuper des cuisines internes de l’état quand bien même celles-ci seraient peu ragoutantes (cf. le beau laïus final). Bref, que du déjà archi-revu au programme, avec pour seules maigres récompense chez le courageux spectateur une séquence proprement ridicule à base de drone espion tueur, une embarrassante amourette entre Seagal et une minette de 30 ans sa cadette et l’inattendue bêtisier du générique de fin, tranchant radicalement avec le sérieux papal du reste de l’entreprise.

BAD JIM (1990)

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Manu  le 17/03/2019 à 06:37
Réalisé par Clyde Ware
Avec James Brolin, Richard Roundtree, John Clark Gable, Harry Carey Jr., Rory Calhoun.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1990

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Bad Jim est la septième et avant dernière réalisation du scénariste, producteur et réalisateur Clyde Ware. Il s’agit du troisième et ultime western signé par ce cinéaste indépendant, ainsi probablement que son ouvrage le plus largement diffusé à ce jour. Par ailleurs, on notera au poste de producteur exécutif la présence du boss de l’alors agonisante firme Cannon Films, l’incontournable Menahem Golan. Sale note sur IMDB et sale réputation globale pour ce très modeste Bad Jim qui, sans être bien bon, n’en méritait pas tant selon moi. L’œuvre n’est certes pas avare de défauts et maladresses. Avec tout de même au programme une mise en scène d’une assez exceptionnelle indigence, des décors westerniens donnant plus dans le parc d’attraction à l’abandon que dans l’évocation du grand Ouest sauvage, et une musiquette au synthé furieusement fauchée pour finir d’entamer la crédibilité de l’ensemble. Malgré cela, je n’ai pu m’empêcher de trouver ce Bad Jim si ce n’est sympathique, du moins jamais déplaisant à suivre. Le transparent John Clark Gable (fils de Clark) mis à part, l’interprétation possède une petite saveur old school et l’œuvre demeure globalement très honnête du côté de l’écriture (clairement le point fort de Ware, si l’on jette un coup d’œil à sa filmo). Bref, de quoi regretter que l’on n’ait pas eu ici, à la réalisation, un professionnel du genre, le plus impersonnel soit-il, afin de pleinement tirer parti de ces 2 atouts et hisser ainsi ce titre vers le carrément attachant.

HIGH FLYING BIRD (2019)

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Manu  le 14/03/2019 à 17:57
Réalisé par Steven Soderbergh
Avec Andre Holland, Zazie Beetz, Melvin Gregg, Sonja Sohn, Kyle MacLachlan.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2019

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High flying bird est le vingt neuvième long métrage cinématographique de fiction de Steven Soderbergh. Diffusé via le réseau de distribution Netflix, le film est écrit par Tarell Alvin McCraney, scénariste oscarisé en 2017 pour le Moonlight de Barry Jenkins. On notera par ailleurs que c’est ici la seconde fois que l’acteur-réalisateur Bill Duke tourne sous la direction de Soderbergh, quelques 20 ans après son apparition non créditée dans le drame criminel The Limey. Soderbergh investissant l’univers du basket pro américain : voilà un programme comme qui dirait bougrement séduisant sur le papier. Et pourtant, difficile de ne pas parler d’opus mineur dans la féconde filmographie de son auteur. La faute pour beaucoup, selon moi, à un script se voulant plus futé qu’il ne l’est vraiment, en particulier dans l’aspect « jeu de dupes à tiroirs » de son récit, en définitive relativement prévisible dans sa mécanique et ses rebondissements. Autre problème d’écriture : cette première demi-heure, beaucoup trop théorique, faite de conversations d’initiés à bâton rompus, qui assommera plus d’un spectateur ne touchant rien aux coulisses financières de ce sport. Un aspect indigeste s’estompant fort heureusement progressivement, mais pour ne laisser alors place qu’au suspense sportif plutôt convenu précédemment évoqué. Titre finalement pas si éloigné que ça du déjà très candide et décevant Blue chips de William Friedkin (à ce bémol près que la conclusion s’avère ici teintée d’une roublardise / ambiguïté bienvenue), High flying bird ne constitue donc pas une priorité pour qui souhaite se frotter ou explorer plus à fond à l’œuvre de Soderbergh. Bref, l’on passe encore à côté de l’œuvre de référence sur le basket - titre à ce jour détenu par l’époustouflant documentaire Hoop dreams de Steve James – même si le résultat vaut tout de même le coup d’œil pour l’élégance tranchante de sa réalisation et, côté interprétation, les 3, 4 excitantes apparitions de cette toujours aussi fascinante créature de Kyle MacLachlan.

LE FILS DE JEAN (2016)

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Manu  le 14/03/2019 à 11:59
Réalisé par Philippe Lioret
Avec Pierre Deladonchamps, Gabriel Arcand, Catherine de Léan, Marie-Thérèse Fortin, Patrick Hivon.
Film français, canadien
Genre : Drame
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2016

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Le Fils de Jean est le seulement huitième long métrage cinématographique de l’ancien ingénieur du son Philippe Lioret en 23 ans d’activité. Deux fois nommé aux Césars en 2017, le film est également coproduit et coécrit par Lioret. Il s’agit par ailleurs de la quatrième collaboration consécutive du cinéaste avec la monteuse et réalisatrice tchèque Andrea Sedlácková. Bel ouvrage que le dernier titre en date de cette valeur sûre du cinéma français qu’est devenu Philippe Lioret. Un auteur discret, me semble-t-il adepte d’un classicisme hérité du cinéma des Claude Sautet et Pierre Granier-Deferre (celui des meilleurs jours, de préférence), qui, sans faire beaucoup de bruit, aura finalement ajouté quelques belles lettres de noblesse au genre assez peu représenté actuellement du mélodrame à la française. Le Fils de Jean raconte donc avec beaucoup de subtilité et pudeur, dans l’écriture comme, peut-être plus encore, dans la réalisation, l’une de ces imparfaites et complexes histoires de familles, faite comme toutes les histoires de famille d’épisodes heureux et de petites tragédies, bâtie sur l’amour, la rancœur et possibilité de pardon face à l’approche de l’inévitable. Un film qui parle aussi des conséquences de nos actes, avec la même délicatesse et le même sens aiguisé de l’observation sociale nimbé de romanesque. Bref, de l’excellent cinéma français… à l’ancienne, oserai-je presque ajouter et sans aucune connotation péjorative.

CANDY JAR (2018)

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Manu  le 14/03/2019 à 06:45
Réalisé par Ben Shelton
Avec Jacob Latimore, Sami Gayle, Helen Hunt, Christina Hendricks, Tom Bergeron.
Film américain
Genre : Romance
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2018

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Candy Jar est le second long métrage cinématographique de Ben Shelton après l’obscur Waking, sorti en 2013 et interprété par Tim Daly. Le film est écrit et coproduit par le nouveau venu Chad Klitzman. Il est à situer dans la carrière de l’actrice Helen Hunt entre le drame sportif The Miracle season de Sean McNamara et le suspense I see you d’Adam Randall. Petite comédie romantique pour teenagers distribuée par l’incontournable Netflix, Candy Jar est loin d’être ce que le nouveau géant du Net nous a sorti de pire au cours de l’année 2018. Ce qui est déjà un point positif en soi, vu la faible teneur qualitative de tout ce que j’ai pu découvrir via ce réseau de distribution ces derniers temps. Maintenant, si l’œuvre n’a rien de détestable, s’avérant même plutôt louable dans son désir d’offrir un peu plus qu’une simple romance pour ado - le film milite au passage pour la mixité sociale et nous initie au petit monde très américain des concours de débat scolaire - elle demeure standard, sans véritable envergure, à tout point de vue, de l’écriture à l’interprétation en passant par la réalisation ou bien encore la photographie. Bref, pas de gros reproche à faire à l’ensemble donc, mais rien non plus qui ne pousse à le recommander. Vite vu, très, très vite oublié…

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