Manu le 04/08/2026 à 19:42 |
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Réalisé par Peter Yates
Avec Cher, Dennis Quaid, Liam Neeson, John Mahoney, Joe Mantegna. Film américain Genre : Thriller Durée : 2h 01min. Année de production : 1987 Titre français : Suspect dangereux
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Derniers films ajoutés |
Manu le 04/08/2026 à 17:55 |
Réalisé par Richard Linklater
Avec Glen Powell, Adria Arjona, Austin Amelio, Retta, Sanjay Rao.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 55min.
Année de production : 2023
Avec Glen Powell, Adria Arjona, Austin Amelio, Retta, Sanjay Rao.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 55min.
Année de production : 2023
Vingt-deuxième long métrage cinématographique de Richard Linklater, Hitman est coécrit par ce dernier et Glen Powell, son interprète principal. Le film est notamment produit par Linklater, Powell et l’acteur Jason Bateman. Il se situe dans la carrière d’Adria Arjona entre le suspense The Absence of Eden de Marco Perego et le drame social Los Frikis de Tyler Nilson et Michael Schwartz.
Une histoire de dingue - et cependant vraie - que celle racontée par Linklater dans ce Hitman. Mais aussi et surtout une comédie romantico-policière qui sait tirer le meilleur de celle-ci, à travers, en premier lieu, une écriture brillante, intelligente dans l’approche, percutante dans l’humour, se réservant quelques passages plus graves parfaitement gérés eux-aussi.
Soit un matériel scénaristique en or, auquel la réalisation et l’interprétation - avec un couple vedette parmi les plus attachants vu récemment sur un écran - rendent totalement justice, faisant de ce titre en apparence essentiellement récréatif dans la riche carrière de Linklater un divertissement haut de gamme, et peut-être son plus bel accomplissement depuis Everybody wants some!!
Manu le 02/08/2026 à 19:34 |
Réalisé par Gary Tieche
Avec Amy Brenneman, Kirstie Alley, Gabrielle Anwar, Saffron Burrows, Angus Macfadyen.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1997
Avec Amy Brenneman, Kirstie Alley, Gabrielle Anwar, Saffron Burrows, Angus Macfadyen.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1997
Nevada est l’unique réalisation à ce jour de Gary Tieche, scénariste des comédies Speaking of sex de John McNaughton et, en collaboration avec Jon Favreau, The First $20 million is always the hardest de Mick Jackson. Le film est écrit par Tieche et coproduit par 3 de ses actrices principales, Kirstie Alley, Gabrielle Anwar et Amy Brenneman. Il se situe dans la carrière de la britannique Saffron Burrows entre la comédie dramatique Lovelife de Jon Harmon Feldman et le drame romantique One night stand de Mike Figgis.
Titre me semble-t-il instantanément tombé dans l’oubli en débit d’une distribution plutôt prestigieuse pour l’époque, Nevada avait quelques raisons de susciter la curiosité de l’amateur de cinéma US de la période 90. Avec toutefois la crainte que sa diffusion limitée ne se justifie naturellement à la découverte du film.
Et c’est malheureusement ce qui se produit à la vision de ce drame féministe relevant du plus mauvais cinéma indie de son temps. Soit un film se voulant singulier et transgressif mais ne parvenant qu’à véhiculer clichés et caricature de personnages dans le sillon le plus compassé de la production hollywoodienne standard.
Regrettable est ainsi l’attribut qui sied à ce petit bout de pellicule maladroit, à la dérive au moins autant que son héroïne, ne méritant tristement pas l’investissement, ici totalement à perte, de sa belle brochette de talentueuses comédiennes.
Manu le 02/08/2026 à 09:10 |
Réalisé par William A. Graham
Avec Milla Jovovich, Brian Krause, Lisa Pelikan, Nana Coburn, Emma James.
Film américain
Genre : Aventures
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1991
Titre français : Retour au lagon bleu
Avec Milla Jovovich, Brian Krause, Lisa Pelikan, Nana Coburn, Emma James.
Film américain
Genre : Aventures
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1991
Titre français : Retour au lagon bleu
Return to the blue lagoon est l’ultime réalisation pour le grand écran de William A. Graham. Intégralement tournée en extérieurs, le film adapte très librement le roman « The Garden of God » de l’irlandais Henry De Vere Stacpoole, publié en 1923. Ecrit par le scénariste et réalisateur Leslie Stevens, créateur de la série The Outer Limits, il est produit par Graham et se situe dans la carrière sur grand écran de Brian Krause entre la comédie dramatique An american summer de James Slocum et le drame de guerre December de Gabe Torres.
De l'exotisme de carte postale, une poignée de séquences bien nunuches, mais un titre dont les quelques décennies de retard dans le ton et l'esprit au moment de sa sortie ne posent plus réellement problème aujourd'hui.
35 ans plus tard, on en retient en effet essentiellement ses beaux décors naturels (Australie et îles Fidji), son luxuriant score de Basil Poledouris et une toute jeune Milla Jovovich, qui possède déjà pas mal de chien (et apparait topless dans plusieurs scènes - j'avais oublié cet aspect du film aujourd'hui surprenant).
Côté réalisation, un peu moins à l'étroit que sur ses habituels projets télé, Graham consolide cette agréable impression de film d’aventure romantique gentiment naïf, totalement intemporel (et improbable). Il livre un travail de pro, sans style distinctif mais soigné, en se faisant visiblement plaisir dans l'exploitation de son cadre de rêve. Bref, charmant et dépaysant, à défaut d’affiche une quelconque profondeur.
Manu le 01/08/2026 à 20:46 |
Réalisé par Michael Lindsay-Hogg
Avec Vincent D'onofrio, Hope Davi, Diane Salinger, Richard Portnow, Michael Massee.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1996
Avec Vincent D'onofrio, Hope Davi, Diane Salinger, Richard Portnow, Michael Massee.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1996
Tourné à Los Angeles, Guy est le cinquième long métrage cinématographique de fiction de l’éclectique Michael Lindsay-Hogg. Le film est écrit par le documentariste Kirby Dick. Il se situe dans la carrière de Vincent D’Onofrio entre le biopic The Whole wide world de Dan Ireland et le drame criminel The Winner d’Alex Cox.
Réalisateur essentiellement connu aujourd’hui pour son documentaire sur les Beatles, Let it be et son travail dans le domaine du clip musical, Michael Lindsay-Hogg s’est régulièrement frotter à la fiction, sans jamais choisir la facilité, mais avec rarement de réussite à la clef. A l’image de ce Guy, où l’histoire d’une jeune cinéaste (Hope Davis, que l’on ne verra que furtivement, en toute fin de film), trouvant en Guy, un monsieur tout-le-monde croisé dans la rue (un « guy », quoi) le sujet de son nouveau documentaire. Filmé dès lors en permanence par cette dernière, Guy va bientôt ressentir plus que de la simple sympathie pour elle.
Réflexion sur le voyeurisme, l’art et le désir, mais également portrait satirique d’un mâle américain lambda de la toute fin du vingtième siècle, Guy marque indéniablement quelques points du côté de l’ambition, d’autant que Lindsay-Hogg opte ici pour un bien casse gueule point de vue intégral en caméra subjectif.
Mais, on ne répétera jamais assez, il ne suffit pas de se démarquer dans la forme pour réussir son coup. Et non seulement il est difficile croire à l’histoire que nous conte Guy - Qui accepterait sans aucune contrepartie de se faire filmé H24 par une inconnue ? - mais, qui plus est, la réflexion que développe le film sur le rapport entre l’artiste et son modèle, tout comme le portrait qu’il nous dresse de son personnage principal, ne sortent jamais de la banalité, cumulant plutôt lieux communs et clichés propres à la romcom.
Reste tout de même une performance centrale à saluer, quand bien même Vincent D’onofrio, également coproducteur ici, gaspille clairement son talent, un fort joli score de Jeff Beal et le côté balade au naturel dans le Los Angeles du milieu des années 90. Mais l’impression générale demeure malgré tout celle d’un objet arty à la fois creux et vain (voire vaniteux).
Manu le 29/07/2026 à 19:17 |
Réalisé par Alberto De Martino
Avec Christina Nagy, David Warbeck, Carroll Blumenberg, Rossano Brazzi, Andrea Bosic.
Film italien
Genre : Epouvante
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1985
Titre français : Formule pour un meurtre
Avec Christina Nagy, David Warbeck, Carroll Blumenberg, Rossano Brazzi, Andrea Bosic.
Film italien
Genre : Epouvante
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1985
Titre français : Formule pour un meurtre
7 Hyden Park - La Casa maledetta est l’avant-dernière réalisation du scénariste et réalisateur Alberto De Martino. Tourné en extérieurs à Boston et New York, le film est coécrit par De Martino lui-même et l’un de ses plus fidèles collaborateurs d’écriture, Vincenzo Mannino. Il se situe dans la carrière de Rossano Brazzi entre la mini-série internationale Christopher Columbus, réalisée par Alberto Lattuada, et la mini-série européenne Le Tiroir secret, notamment signée Michel Boisrond et Edouard Molinaro.
Nous sommes au milieu des années 80. Le cinéma de genre italien n’est plus que l’ombre de lui-même, proche d’une agonie programmée, par manque de talent comme d’argent, soumis qui plus est à une concurrence impossible avec la télévision. Mais De Martino, lui, résiste et, aux côtés de Dario Argento, dont il s’inspire ici ouvertement, sur ses séquences de meurtres à l’arme blanche, s’avère l’un des rares à s’en sortir tête haute (presque) jusqu’au bout.
Son précédent Blood link était ainsi très fréquentable, et ce 7 Hyden Park - La Casa maledetta s’avère de la même façon un authentique petit plaisir bis, à peine entaché d’une interprétation un peu moins solide que sur la plupart des précédents travaux du cinéaste. Mais pour le reste, dans sa catégorie, disons c’est du tout bon pour qui apprécie le cinéma d’exploitation transalpin.
Soit, comme d’habitude chez De Martino, un titre qui croque à plusieurs râteliers du côté de l’intrigue (le giallo argentien donc, mais aussi le suspense hitchcockien et thriller post Wait until dark, à base d’handicapée en péril) tout en donnant sans retenu dans une sorte d’exagération naïve de ses modèles. Avec, une fois de plus de la part de ce cinéaste, une attention particulière portée aux décors, intérieurs comme extérieurs, riches et variés, conférant au final l’impression d’une œuvre plus fortunée qu’elle n’est vraiment.
Bref, totalement improbable mais extrêmement fun, une belle petite réussite pour De Martino. Sa dernière, malheureusement, avant le loupé Miami Golem et une retraite sans doute un peu forcée mais néanmoins largement méritée au regard de sa passionnante carrière.
Manu le 29/07/2026 à 17:34 |
Réalisé par Jeremy Paul Kagan
Avec Billy Dee Williams, Margaret Avery, Clifton Davis, Art Carney.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1977
Avec Billy Dee Williams, Margaret Avery, Clifton Davis, Art Carney.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1977
Scott Joplin est le premier long métrage cinématographique de Jeremy Paul Kagan. Le film est écrit par Christopher Knopf, scénariste la même année du The Choirboys de Robert Aldrich. Il se situe dans la carrière de Billy Dee Williams entre la comédie dramatique The Bingo long traveling all-stars & Motor Kings de John Badham et le drame rural Christmas Lilies of the field de Ralph Nelson.
Je me disais encore très récemment que Jeremy Paul Kagan était une valeur sûre, n’ayant été jusqu’à présent jamais franchement déçu par le bonhomme, même sur les projets à priori me semblant les moins emballants sur le papier. Ce biopic produit par la Motown, retraçant la carrière et vie personnelle du compositeur Scott Joplin, vient malheureusement quelque peu infirmer cette impression.
L'ensemble n'est certes pas détestable, se suit sans ennui, en particulier pour le spectateur ne sachant rien du parcours de cet artiste remis sur le devant de la scène par le succès de The Sting. Mais on reste sur du biopic purement informatif / illustratif, au traitement scénaristique « by the book » et à la saveur / esthétique très télévisuelle, avec ses décors de studio dans lesquels on s’attend à voir surgir à tout moment au coin de la rue Jim West ou la famille Ingalls au grand complet.
Bref, rien de catastrophique, mais une petite déception tout de même, au final, de la part du réalisateur de Heroes et The Big fix.
Manu le 28/07/2026 à 09:13 |
Réalisé par Michel Favart
Avec Patrick Fierry, Emmanuelle Béart, Gisèle Grimm, Gérard Loussine, Caroline Berg.
Téléfilm français
Genre : Policier
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1984
Avec Patrick Fierry, Emmanuelle Béart, Gisèle Grimm, Gérard Loussine, Caroline Berg.
Téléfilm français
Genre : Policier
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1984
Raison perdue est le neuvième long métrage de Michael Favart, réalisateur ayant consacré l’intégralité de son activité professionnelle au petit écran hexagonal. Adaptation d’un roman de Georges-Jean Arnaud, cette production Antenne 2 est coécrite par Favart lui-même. Elle se situe dans la carrière d’Emmanuelle Béart entre le drame en costumes Un amour interdit de Jean-Pierre Dougnac et la comédie romantique L’amour en douce d’Edouard Molinaro.
De modestes moyens et une sage réalisation, sous contrainte budgétaire. Mais, au bout du chemin, une jolie réussite télé tout de même. Déjà parce que l’intrigue à suspense proposée par ce téléfilm tient en haleine jusqu’au bout. Raison perdue fait en effet mieux que le job du côté de l’écriture. Personnages bien dessinés, dialogues suffisamment relevés et construction du récit bien agencé, parvenant à nous faire adhérer à ses nombreuses péripéties : à ce seul niveau, on est clairement dans la fourchette haute du polar à la française d’époque.
Ensuite parce que, au centre d’une distribution labélisée 100% années 80 (Marie Rivière, Patrick Fierry, Caroline Berg, Gérard Loussine) éclate le talent et la beauté d’Emmanuelle Béart, il est vrai dans un rôle en or, lui permettant d’exprimer une large palette d’émotions comme de jeu.
De la solide télévision made in France, donnant (une fois encore) envie de voir plus largement diffusée la riche production de cette période, au sein de laquelle se cachent probablement pas mal de pépites oubliées.
Manu le 27/07/2026 à 18:42 |
Réalisé par Massimo Franciosa
Avec Mita Medici, Gianni Dei, Marina Malfatti, Caterina Boratto, Françoise Prevost.
Film italien
Genre : Romance
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1967
Avec Mita Medici, Gianni Dei, Marina Malfatti, Caterina Boratto, Françoise Prevost.
Film italien
Genre : Romance
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1967
Davantage connu comme partenaire d'écriture de Pasquale Festa Campanile sur la première moitié des années 60, Massimo Franciosa aura signé quelques 8 longs métrages pour le grand écran entre 1962 et 1971, en duo avec Campanile au départ, puis en solo à partir de 1965. Celui-ci, son quatrième, est coécrit par l’acteur Franco Ferrari, avec lequel Franciosa collaborera sur 2 de ses films suivants.
Pas certain d’avoir bien saisi les intentions de Franciosa sur ce Pronto… c’è una certa Giuliana per te. La conclusion de cette chronique romantique m’amène à penser qu’elle entend dénoncer le conformisme / matérialisme de la classe bourgeoise dont est issu le personnage masculin - soit un discours déjà très commun pour l’époque.
Mais tout ce qui précède est d’une telle fadeur, d’une telle banalité que j’ai du mal à y voir autre chose qu’un coup d’épée dans l’eau. Bref, ça se voudrait (peut-être) la peinture d’une génération s’insurgeant contre les valeurs prônées par leurs ainés, mais je n’y ai vu qu’une bluette pour ado au style post-nouvelle vague (voix-off nous dévoilant les pensées des 2 protagonistes, regards caméra) de pure façade.
Ah, et puis les 3, 4 chansons, omniprésentes dans le film, du groupe Les Collégiennes de la chanson m'ont bien tapé sur les nerfs aussi !
Manu le 26/07/2026 à 19:47 |
Réalisé par John Madden
Avec Jessica Chastain, Mark Strong, Gugu Mbatha-Raw, John Lithgow, Michael Stuhlbarg.
Film anglais, français, canadien, américain
Genre : Drame
Durée : 2h 12min.
Année de production : 2016
Avec Jessica Chastain, Mark Strong, Gugu Mbatha-Raw, John Lithgow, Michael Stuhlbarg.
Film anglais, français, canadien, américain
Genre : Drame
Durée : 2h 12min.
Année de production : 2016
Miss Sloane est le onzième long métrage cinématographique du britannique John Madden. Coproduit par Ariel Zeitoun, réalisateur de Saxo avec Gérard Lanvin et XXL avec Gérard Depardieu, le film se situe dans la carrière de Jessica Chastain entre l’épopée fantastique The Huntsman : Winter’s war de Cedric Nicolas-Troyan et le drame historique The Zookeeper’s wife de Niki Caro.
Spécialiste, tous genres confondus, des productions de prestiges aux castings généralement 3 étoiles, John Madden aura aussi bien donné dans la romcom que dans le néo-noir, l’espionnage ou le film de guerre. Ici, c’est du côté du film de prétoire qu’il se tourne, avec en filigrane une réflexion socio-politique sur le rôle et le pouvoir des lobbyistes au sein du système judiciaire américain.
Du lourd donc, au programme de cette Miss Sloane. Voire même du bien trop lourd pour Madden, qui, flanqué d’un script semblant avoir été écrit au milieu des années 80 pour Joel Schumacher ou James Foley, tombe dans tous les pièges du mauvais film à twists De ceux dans lesquels le spectateur pas même familier du genre anticipe l’essentiel des péripéties de l’œuvre avec un bon train d’avance sur les très candides protagonistes du récit (pourtant présentés, pour la plupart, comme de fins stratèges).
Après, il vrai que Jessica Chastain est un modèle d’élégance, que l’on a toujours plaisir à voir jouer des cadors comme John Lithgow, Sam Waterston ou Mark Strong et que l’ensemble ne s’avère jamais franchement ennuyeux à suivre. Mais tout cela est tellement naïf, caricatural et téléphoné que le sourire en coin prend souvent le dessus sur toute autre forme d’émotion, et qu’il difficile de parler ne serait-ce que d’un honnête film dossier au sujet de ce titre.
Manu le 25/07/2026 à 08:35 |
Réalisé par Alberto De Martino
Avec Michael Moriarty, Penelope Milford, Geraldine Fitzgerald, Cameron Mitchell, Sarah Langenfeld.
Film italien, allemand
Genre : Epouvante
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1982
Avec Michael Moriarty, Penelope Milford, Geraldine Fitzgerald, Cameron Mitchell, Sarah Langenfeld.
Film italien, allemand
Genre : Epouvante
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1982
Production italo-allemande, Blood link est l’antépénultième long métrage cinématographique de l’italien Alberto De Martino. Le film est écrit par Theodore Apstein, précédemment scénariste des What ever happened to Aunt Alice ? de Lee H. Katzin et Baffled de Philip Leacock. Il se situe dans la carrière de Michael Moriarty entre le film d’épouvante Q de Larry Cohen et le thriller The Sound of murder de Michael Lindsay-Hogg.
Un De Martino tardif tout à fait fréquentable, sur le thème du jumeau maléfique, situé quelque part entre le suspense fantastique et le thriller horrifique. On y retrouve quelque uns des points forts du cinéma de ce solide artisan : des extérieurs variés, bien mis en valeur (ici principalement Vancouver, Hambourg et Berlin), une narration plutôt bien tenue tout en réservant quand même quelques appréciables embardées bis, via notamment la cruauté marquante d'une poignée de séquences, et une distribution colorée, surprenante, dominée par la double prestation de Michael Moriarty en toubib / serial-killer.
On retiendra également quelques chouettes passages romantiques / à suspense au sein du score de Morricone - dernier opus d’une fructueuse collaboration avec le cinéaste. Enfin, l’amateur ne manquera pas d’apprécier le festival de poitrines dénudées qu’offre ce titre. Un dernier élément venant régulièrement nous rappeler que, aussi soigné soit-il, Blood Link demeure avant tout le représentant d’un cinéma d’exploitation d’une autre époque, ainsi qu’une œuvre à ce jour assez injustement oubliée dans la filmographie de De Martino.
Manu le 24/07/2026 à 18:00 |
Réalisé par Fred Walton
Avec Andrew McCarthy, Mädchen Amick, Cheech Marin, David Packer, Vincent Schiavelli.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1995
Avec Andrew McCarthy, Mädchen Amick, Cheech Marin, David Packer, Vincent Schiavelli.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1995
The Courtyard est le douzième des 13 longs métrages signés par Fred Walton entre 1979 et 1995. Initialement diffusé sur la chaîne Showtime, le film est coécrit et coproduit par Christopher Hawthorne, scénariste quelques années auparavant de la comédie horrifique Parents de Bob Balaban. Il s situe dans la carrière de Mädchen Amick entre la comédie romantique French exit de Daphna Kastner et l’épisode « Love and blood » de l’anthologie Fallen angels, réalisé et interprété par Kiefer Sutherland.
Suspense hitchcockien mâtiné de comédie noire, The Courtyard nous montre une fois encore un Fred Walton cherchant à offrir au spectateur un peu plus que du frisson facile. Soit un projet très séduisant sur le papier, débouchant malheureusement sur un résultat frustrant, laissant, comme trop souvent chez ce cinéaste, l’impression de voir une réalisation luttant en permanence pour tirer vers le haut un script malheureusement peu avare de scories.
Il y a donc quelques bonnes idées dans cette intrigue s’inspirant, comme bien d’autres avant et après, du séminal Rear window, de même que, pour le connaisseur, pas mal d’éléments constitutifs du cinéma de Walton. Récit resserré d’un point de vue géographique, reposant sur des malentendus et faux-semblants, peuplé de personnages d’une parfois inquiétante banalité : tout un attractif programme waltonnien malheureusement mis à mal par une écriture qui en fait constamment un peu trop dans le décalé et le futé pour simplement fonctionner correctement.
The Courtyard, comme avant lui April fool’s day, The Rosary murders ou Trapped, repose donc avant tout sur la singulière personnalité de son réalisateur, et sa façon bien à lui de jouer avec les codes du thriller, horrifiques ou semi-horrifiques. Un soin porté à l’atmosphère qui palie donc partiellement les maladresses à répétition du script et l’habituelle fadeur d’Andrew McCarthy, fort heureusement très bien entouré ici.
Bancal donc, mais avec suffisamment de caractère et d’idées dans sa mise en scène pour surprendre jusqu’à son générique de fin (compris).
Manu le 19/07/2026 à 19:22 |
Réalisé par Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu
Avec Karim Leklou, Laetitia Dosch, Bertrand Belin, Noée Abita, Sara Giraudeau.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2024
Avec Karim Leklou, Laetitia Dosch, Bertrand Belin, Noée Abita, Sara Giraudeau.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2024
Le Roman de Jim est le neuvième long métrage cinématographique des frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu. En grande partie tourné dans le Haut-jura, le film est coécrit par les Larrieu eux-mêmes, qui adaptent ici le roman éponyme de Pierric Bailly, publié en 2021. Il se situe dans la carrière de Sara Giraudeau entre la mini-série Tout va bien, notamment réalisée par Xavier Legrand et Eric Rochant, et la comédie dramatique Sur un fil de Reda Kateb.
Mes premiers pas dans le cinéma des frères Larrieu. Et adhésion totale à ce titre n’ayant point usurpé son excellente réception critique. Sur le délicat thème sociétal de la parentalité par procuration - sujet récemment traité par le tout aussi réussi Les Enfants des autres de Rebecca Zlotowski - Le Roman de Jim se révèle un petit bijou cinématographique de délicatesse et d’émotion.
A l’évidence, les frères Larrieu sont parvenu à trouver le ton et le rythme adéquate sur ce récit s’étalant trois décennies, évocation d’une relation père de substitution / fils contrariée. En tout cas si j’en juge par le fort sentiment d’empathie que l’on ressent pour le personnage central et la puissance émotionnelle de certaines séquences, dans la seconde moitié de l’œuvre en particulier.
Simple mais fort, alternant scènes poignantes et autres galvanisante, porté par un acteur totalement habité par son personnage, ce Roman de Jim fait assurément partie de ces voyages que l’on n’oublie pas, ici à la fois géographique - superbe exploitation des paysages du Jura - et mental, via le parcours psychologique de son extraordinairement touchant héros, entre désespoir et résilience.
Manu le 19/07/2026 à 16:22 |
Réalisé par Giuliano Carnimeo
Avec David Warbeck, Janet Agren, Eva Grimaldi, Luisa Menon, Werner Pochath.
Film italien
Genre : Epouvante
Durée : 1h 22min.
Année de production : 1988
Titre français : Ratman
Avec David Warbeck, Janet Agren, Eva Grimaldi, Luisa Menon, Werner Pochath.
Film italien
Genre : Epouvante
Durée : 1h 22min.
Année de production : 1988
Titre français : Ratman
Quella villa in fondo al parco est la vingt-huitième et avant-dernière réalisation de Guiliano Carnimeo. Produit par l’également réalisateur Fabrizio De Angelis, le film est écrit par le prolifique Dardano Sacchetti, sous le peseudonyme de David Parker Jr., en collaboration avec sa femme, Elisa Briganti. Il se situe dans la carrière de l’actrice Janet Agren entre le film d’action La Notte degli squali de Tonino Ricci et le drme romantique Magdalene de Monica Teuber.
Plutôt vendu comme un film d’horreur avec monstre de laboratoire à la Frankenstein / The Island of Dr. Moreau en liberté, Quella villa in fondo al parco se rapproche en définitive plus du slasher, même si, comme souvent dans ces productions transalpines de fin de série, la tendance générale demeure à croquer à tous les rat… eliers.
Une production hybride donc, qui, en d’autres temps et avec davantage de moyens, aurait pu donner quelque chose d’à la fois dérangeant et sympathique. Sauf que, à la fin des années 80, les caisses presque vides chez les producteurs italiens de bandes bis. Carmineo et Sacchetti doivent donc composer avec pas grand-chose pour nous faire frissonner. Et le résultat, sans surprise, provoque davantage de rictus amusés que de sursauts d’effroi. Entre 2 coups d’œil du côté de la montre malheureusement.
Rien de culte donc, au programme de ce Quella villa in fondo al parco, mais plutôt un cinéaste, des scénaristes et des interprètes visiblement à la peine, armés de leur seule bonne volonté pour faire vivre ce film sous-budgété, plus gênant que flippant.
Manu le 18/07/2026 à 11:12 |
Réalisé par Hugo Benamozig, David Caviglioli
Avec Jonathan Cohen, Emmanuelle Bercot, Raphaël Quenard, Ramzy Bedia, Gustave Kervern.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2023
Avec Jonathan Cohen, Emmanuelle Bercot, Raphaël Quenard, Ramzy Bedia, Gustave Kervern.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2023
Sentinelle est le second long métrage cinématographique du binôme Hugo Benamozig et David Caviglioli après la comédie d’aventures Terrible jungle, sortie en 2020, dans laquelle apparaissait déjà Jonathan Cohen. Tourné sur l’île de la Réunion, le film est écrit par Benamozig et Caviglioli eux-même et se situe dans la carrière de Raphaël Quenard entre la comédie Yannick de Quentin Dupieux et la mini-série Citoyens clandestins, réalisée par Laetitia Masson.
Les bonnes comédies françaises, ça ne court pas les rues, mais ça existe. En témoigne cette réjouissante comédie policière hommage à l’œuvre des ZAZ et plus particulièrement à la franchise des Naked gun. Un exercice qui doit sa réussite à la combinaison gagnante d’une écriture inspirée, ne se refusant pas une certaine méchanceté / acidité tout en satisfaisant le plus grand nombre en matière d’idées comiques et de répliques savoureuses, et d’une interprétation au taquet, évidemment portée par un Jonathan Cohen « on fire ».
Bref, la réalisation n’a rien de renversant mais le ton est juste, décalé sans virer au n’importe quoi, le rythme bon et les comédiens nous amusent autant qu’ils semblent s’amuser eux-mêmes. Une belle réussite, en résumé, qui aurait largement mérité plus qu’une discrète diffusion sur plateforme seulement.
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