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PLACE OF BONES (2023)

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Manu  le 15/05/2026 à 20:46
Réalisé par Audrey Cummings
Avec Heather Graham, Tom Hopper, Corin Nemec, Brielle Robillard, Donald Cerrone.
Film canadien
Genre : Western
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2023
Titre français : Traquées

Critique cinema  Critique film de Manu


Production canadienne tournée en Californie, Place of bones est le quatrième long métrage cinématographique d’Audrey Cummings. Le film est écrit par le revenant Richard Taylor, scénariste et réalisateur de la comédie policière Stingray, en 1978, avec Christopher Mitchum. Il se situe dans la carrière d’Heather Graham entre la comédie romantique Best. Christmas. Ever! de Mary Lambert et la romcom Chosen family, réalisé par Graham.

J’avoue que je n’attendais vraiment rien de cette petite production mixant western et suspense. Voire même moins que rien. D‘où certainement l’impression tout à fait positive qu’elle m’a laissée. Car, avec un peu plus de rigueur dans l’écriture, des personnages un chouia plus soignés et un développement à la cohérence interne davantage étudié, on n’était même pas loin de l’excellente surprise.

Néanmoins, tel quel, ce Place of bones tire tout de même sa petite épingle du jeu du DTV produit à l’économie de temps comme d’argent. Son presque unique décor est bien exploité, la réalisation tient la route, efficace sans trop en faire, le scénario se distingue du côté des dialogues, régulièrement savoureux, et l’interprétation procure un plaisir inattendu, avec notamment une Heather Graham n’ayant visiblement pas encore baissé les bras, malgré l’âge et la qualité discutable de sa filmographie sur la dernière, voire les 2 dernières décennies.

Bref, un essai westernien à petit budget qui ne démérite donc pas, manquant un peu de réflexion dans les angles, mais volontaire jusqu’à son sarcastique ultime rebondissement.

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THE WRONG GUY (1997)

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Manu  le 15/05/2026 à 17:40
Réalisé par David Steinberg
Avec Dave Foley, Jennifer Tilly, David Anthony Higgins, Joe Flaherty, Colm Feore.
Film canadien, anglais
Genre : Comédie
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1997
Titre français : Le Mauvais gars

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The Wrong guy est le troisième et à ce jour dernier long métrage cinématographique de l’acteur et réalisateur David Steinberg. Le film est notamment écrit par 2 de ses principaux interprètes, Dave Foley et David Anthony Higgins. Tourné dans la province d’Ontario, au Canada, le film se situe dans la carrière de Jennifer Tilly entre l’épisode « All the president’s women » de la série Gun, réalisé par Robert Altman, et le drame criminel Bella Mafia de David Greene. Véhicule plutôt gagnant pour Dave Foley que ce Wrong guy, dont il assure partiellement l'écriture et supervise en qualité de producteur exécutif, en plus d'en tenir le rôle principal. Le comique canadien interprète ici un imbécile heureux se croyant recherché par toutes les polices du pays suite à l'assassinat de son patron, qu'il venait justement de menacer de mort devant tous ses collègues. L'occasion de parodier les films de faux coupables, du séminal Wrong man d'Hitchcock à l’incontournable Fugitive d'Andrew Davis. Et The Wrong guy de s'avérer assez imaginatif à ce niveau, reprenant avec malice tous les clichés propres à ce type de programme afin de mieux les détourner. Après, l'ensemble demeure strictement fonctionnel côté mise en scène. Mais il est sans temps mort non plus, et surtout riche en échanges croustillants et trouvailles amusantes. La présence de Jennifer Tilly, dans son classique rôle de nunuche sexy (ici narcoleptique), se révèle en outre un atout non négligeable ici, achevant de rendre tout à fait fréquentable cette comédie sympathiquement régressive.

JUANA LA LOCA (2001)

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Manu  le 15/05/2026 à 09:14

Réalisé par Vicente Aranda
Avec Pilar Lopez de Ayala, Daniele Liotti, Rosana Pastor, Giuliano Gemma, Roberto Alvarez.
Film espagnol, italien, portugais, français
Genre : Biopic
Durée : 1h 49min.
Année de production : 2001
Titre français : Jeanne la Folle

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Juana la Loca est le vingt et unième long métrage cinématographique de Vicente Aranda. Le film adapte la pièce « La Locura de amor » du dramaturge Manuel Tamayo y Baus, originellement montée à Madrid en 1855. Il est coécrit par Aranda lui-même et se situe dans la carrière de l’italien Giuliano Gemma entre la tragédie romantique italo-allemande L’uomo che piaceva alle donne – Bel Ami de Massimo Spano et le drame sociétal La Bambina dalle mani sporche de Renzo Martinelli. Seconde transposition à l’écran de la pièce de Tamayo y Baus. Soit une histoire d’amour fou semblant avoir été écrite pour Aranda, tant celle-ci s’inscrit au cœur des préoccupations récurrentes de son cinéma. Du tout cuit, en quelque sorte. Est-ce aussi pour cela que le film m’a légèrement déçu ? En tout cas, j’en suis ressorti avec l’impression un peu frustrante de seulement y avoir trouvé ce que je m’attendais à voir, et pas davantage. Ce qui n’en fait pas non plus un ratage, loin de là même. Fidèle à sa réputation, Aranda nous mitonne tout de même une œuvre fiévreuse, crue, volontairement pesante, qui ne craint pas de déranger dans sa vision sans fard des mœurs du XVème / XVIème siècle tout en évitant le sensationnel et la provocation facile. Un fond riche qui s’appuie sur une reconstitution convaincante et une interprétation solide, nous permettant notamment de retrouver avec plaisir l’alors un peu oublié Giuliano Gemma, en conseiller royal veillant avant tout aux intérêt du régime. Pas le plus surprenant ou marquant des films d’Aranda, en résumé, mais un solide opus ne dépareillant pas dans son œuvre, ni formellement, ni thématiquement, qui eut bien mérité une sortie en salles chez nous (comme beaucoup d’autres films de ce cinéaste, d’ailleurs).

DIVINA CREATURA (1975)

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Manu  le 14/05/2026 à 17:34
Réalisé par Giuseppe Patroni Griffi
Avec Laura Antonelli, Terence Stamp, Marcello Mastroianni, Michele Placido, Duilio Del Prete.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 49min.
Année de production : 1975
Titre français : Divine créature

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Divina creatura est le cinquième des 6 longs métrages cinématographiques réalisés par l’également scénariste et dramaturge Giuseppe Patroni Griffi entre 1962 et 1985. Le film adapte le roman de Luciano Zuccoli « La Divina fanciulla », publié en 1920. Il est coécrit par Patroni Griffi et se situe dans la carrière de Laura Antonelli entre la comédie Mio Dio, come sono caduta in basso! de Luigi Comencini et le drame L’innocente de Luchino Visconti. Révision à la hausse de ce mélo viscontien, découvert à la télévision à la fin des années 80. Je l'ai en tout cas trouvé moins prétentieux, facilement provocateur et, en définitive, barbant que les précédents Metti, una sera a cena et Addio fratello crudele du même Patroni Griffi. Après, si la réalisation n'est pas dépourvue de qualités esthétiques, posant bien l'atmosphère décadente dans laquelle baigne cette histoire de passion dévorante sur fond de montée du fascisme, l'atout majeur de l’œuvre me semble tout de même ailleurs. Son intérêt réside avant tout dans les prestations de Terence Stamp, parfait dandy désabusé courant volontairement à sa perte, Marcello Mastroianni, en rival du premier, manipulateur trouble, et bien entendu de la déesse Antonelli, une nouvelle fois objet de toutes les convoitises. A voir donc pour se réconcilier un peu avec le travail de Patroni Griffi à la réalisation, ici adéquatement guindée, ainsi que, surtout, pour Laura Antonelli, laquelle donne une autre dimension au film dès qu'elle apparaît, Patroni Griffi ayant le bon goût de la mettre un maximum en valeur.

SOMETHING VERY BAD IS GOING TO HAPPEN (TV) (2026)

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Manu  le 14/05/2026 à 08:35
Réalisé par Weronika Tofilska, Axelle Carolyn, Lisa Brühlmann
Avec Camille Morrone, Adam DiMarco, Gus Birney, Ted Levine, Jennifer Jason Leigh.
Mini-série américaine en 8 épisodes
Genre : Horreur
Durée : 6h 21min. environ
Année de production : 2026

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Something very bad is going to happen est une mini-série en 8 parties réalisée par la polonaise Weronica Tofilska, la suisse Lisa Brühlmann et la belge Axelle Carolyn. A l’origine de sa création se trouve la scénariste Haley Z. Boston, scénariste ayant précédemment collaborée aux séries Guillermo De Toro’s cabinet of curiosities (l’épisode « The Outside » de Ana Lily Amirpour) et Hunters. Celle-ci marque les retrouvailles à l’écran de Jennifer Jason Leigh et Ted Levine, 31 ans après le drame Georgia d’Ulu Grosbard. Sur le papier, voilà un projet qui ne semblait pas dépourvu d’ambition comme d’intérêt, s’inscrivant dans cette veine très actuelle d’une épouvante psychologique porteuse de revendications féministes, réalisé par 3 cinéastes aux CV cadrant idéalement avec cette ambition de renouvellement du genre et interprété notamment par 2 valeurs sûres de la prestation qui s’engage et, généralement, en impose : Ted Levine et Jennifer Jason Leigh. Alors certes le résultat nous confirme bien qu’il cherche à injecter un peu de sang neuf à un type d’intrigue légèrement rebattu, et les 3 réalisatrices ne déméritent de leur côté. Côté mise en scène, c’est en effet à la fois référentiel et inventif, visuellement souvent séduisant, parfois non dépourvu d’une certaine maestria. Et cependant, dès le premier épisode, on sent que cela va être très compliqué. Tout simplement parce que Something very bad is going to happen n’a pas la matière scénaristique suffisante pour raconter son histoire sur plus de 6 heures. Alors les auteurs brodent. Et brodent encore. Ils créent du mystère pour rien et finissent inévitablement par s’égarer dans le n’importe quoi et le remplissage. Ou comment ce qui aurait éventuellement pu donner un pertinent suspense horrifique à message, lorgnant un peu sur le cinéma de Jordan Peele dans sa mécanique narrative, se transforme en interminable, prétentieux et parfois ridicule ratage.

THE PACT (TV) (2002)

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Manu  le 13/05/2026 à 12:05
Réalisé par Peter Werner
Avec Megan Mullally, Juliet Stevenson, Henry Czerny, Bob Gunton, Eric Lively.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2002
Titre français : Pacte d'amour

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The Pact est, après le drame familial We are the Mulvaneys, le second long métrage télévisuel de Peter Werner diffusé sur les écrans américains au cours de l’année 2002 en première exclusivité. Cette coproduction Lifetime Television adapte le roman homonyme de Jody Picoult, publié en 1996. Elle est écrite par Will Scheffer, futur co-créateur de la série HBO, Big Love. Peter Werner ne m’a jamais semblé compter parmi les cadors du petit écran de son époque. Une filmographie qui, sur la base du peu que j’en ai vu à ce jour, relève de l’ouvrage totalement anonyme, générant difficilement une quelconque excitation, voire tout simplement l’intérêt du spectateur. Et cela malgré de solides interprètes à sa disposition, dans la plupart des cas. Exemple à mon sens éloquent de son incapacité à s’approprier d’une façon ou d’une autre le matériel scénaristique qu’on lui a confié, comme à véritablement tirer parti du talent de ses comédiens : cet indolent mélodrame, sur le thème pourtant très fort du suicide adolescent. Après, peut-être Werner n’a-t'il pas été aidé par le roman à l’origine de cette adaptation. Mais il est certain qu’il n’en tire rien de mémorable, et que de talentueux acteurs tels que Bob Gunton et Henry Czerny paraissent ici sans vie. Bref, ennui mortel me concernant, face à une production à la fois pauvre dans la forme, fort peu subtile dans le fond et totalement anecdotique quant à son interprétation.

THE OUTLAW JOSEY WALES (1976)

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Manu  le 11/05/2026 à 07:54
Réalisé par Clint Eastwood
Avec Clint Eastwood, Chief Dan George, Sondra Locke, Bill McKinney, John Vernon.
Film américain
Genre : Western
Durée : 2h 15min.
Année de production : 1976
Titre français : Josey Wales, hors-la-loi

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The Outlaw Josey Wales est le cinquième long métrage cinématographique réalisé par Clint Eastwood, qui remplaça ici Philip Kaufman à la mise en scène au bout de quelques jours de tournage. Coécrit par Kaufman, le film marque la première d’une série de 6 collaborations à l’écran entre Eastwood et l’actrice Sondra Locke. Il se situe dans la carrière de Sam Bottoms entre le drame carcéral Cage without a key de Buzz Kulik, tourné pour le petit écran, et l’épopée guerrière Apocalypse now de Francis Ford Coppola. S’il n’y a déjà, à mon gout, pratiquement que de l’incontournable dans la carrière de réalisateur d’Eastwood entre son premier essai, Play Misty for me, et le hautement savoureux Sudden impact, quelques 12 ans et 9 films plus tard, The Outlaw Josey Wales constitue sans aucun l’un des 2 ou 3 fleurons de cette impressionnante brochette de petits classiques. Avec ici, au programme, une superbe épopée westernienne combinant le classicisme du grand cinéma humaniste américain à l’âpreté ironique de son faux frère européen. Un mélange détonnant, parfaitement maitrisé par une star unique en son genre, biberonnée, voire façonnée par ces 2 illustres modèles de cinéma. Ici pas une miette à jeter. Tout coule de source dans cette œuvre ample et rigoureuse, attentive aux regards - celui, écœuré, de John Vernon - aux mots - ceux, mystérieux, de Chief Dan George - comme à l’environnement, rude et, quelque part, idyllique, dans lequel s’enracine ce récit à strates multiples. Et puis une bande de comédiens formidables dans des rôles remarquablement écrits - la patte Kaufman à son meilleur, celle de The White dawn et The Right stuff - et cet autre score d’une étourdissante richesse de Jerry Fielding. Bref, bien plus qu’une histoire de vengeance de l’Ouest, une grande aventure initiatique, un peu mystique, avant tout humaine, parlant de deuil et de reconstruction, de quête de soi dans un monde sans pitié mais non sans espoir. Soit également l’un des 3 ou 4 grands westerns de sa décennie.

THE LONELY LADY (1983)

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Manu  le 10/05/2026 à 12:15
Réalisé par Peter Sasdy
Avec Pia Zadora, Lloyd Bochner, Bibi Besch, Joseph Cali, Anthony Holland.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1983
Titre français : Lady Revanche

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The Lonely lady est le huitième et dernier long métrage du britannique d’origine hongroise, principalement actif à la télévision anglaise, Peter Sasdy. Partiellement tourné en Italie, le film adapte le roman homonyme d’Harold Robbins, publié en 1976. Il se situe dans la carrière de l’actrice et chanteuse Pia Zadora entre la comédie policière Fake-Out de Matt Cimber et la comédie musicale science-fictionnelle Voyage of the rock aliens de James Fargo. Première apparition sur grand écran de Ray Liotta que ce récipiendaire de pas moins de 6 razzie awards. Soit environ sept assez mémorables minutes de présence, avec un acteur déjà au top dans l’emploi du beau gosse tordu au comportement plus que problématique envers la gente féminine. Et problématique, cette Lonely lady l'est au moins autant dans son positionnement. On se demande ainsi comment un film aussi racoleur espère-t-il paraitre crédible dans sa dénonciation de la misogynie et de l’exploitation de la femme au sein de la sphère hollywoodienne. Ajoutons à cela le jeu limité de Pia Zadora et pas mal de grosses maladresses du côté de la mise en scène, dont une séquence de pétage de plomb de l’héroïne que l’on croirait issue d’une comédie parodique avec Leslie Nielsen, et l’on obtient un titre finalement assez recommandable, même si uniquement dans le registre très particulier du mauvais film rigolo.

THE FALL OF THE ROMAN EMPIRE (1964)

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Manu  le 09/05/2026 à 19:58
Réalisé par Anthony Mann
Avec Sophia Loren, Stephen Boyd, Alec Guinness, James Mason, Christopher Plummer.
Film américain
Genre : Historique
Durée : 3h 08min.
Année de production : 1964
Titre français : La Chute de l'empire romain

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The Fall of the roman empire est l’antépénultième long métrage d’Anthony Mann. Cette couteuse production américaine tournée en Espagne est notamment écrite par l’anglo-canadien Ben Barzman, qui avait déjà collaboré avec Mann sur son précédent El Cid. Il se situe dans la carrière de Stephen Boyd entre le drame romantique Venere Imperiale de Jean Delannoy et le suspense The Third secret de Charles Crichton. Gros flop financier en son temps, qui mit, semble-t-il, fin à l’engouement d’Hollywood pour les productions épiques de ce type, The Fall of the roman empire ne méritait pourtant pas un tel sort. Plus de 60 ans après sa réalisation, l’œuvre impressionne en tout cas encore par sa rigueur d’écriture, son exigence tranchant avec ce que son budget laisser présager en terme d’ambition. Rappelant en cela (ou plutôt anticipant) un projet du type de l’Heaven’s gate de Michael Cimino, le film de Mann parvient ainsi à concilier action spectaculaire - avec notamment une course-poursuite en char d’une rare efficacité / nervosité - et authentique velléité artistique, via une intrigue à la fois sombre et dense. Et le film d’épater plus encore en terme de pure mise en scène, dans son aisance à composer avec des décors et une figuration souvent impressionnant, comme de direction d’acteur. On appréciera à ce titre la sobriété du jeu de Sophia Loren, actrice ayant parfois un peu tendance à en faire trop, à mon gout. Bref, une belle réussite dans un genre relativement casse-gueule, parvenant à s’affirmer dans une configuration s’y prêtant difficilement et méritant au moins autant que El Cid, l’autre « blockbuster » antique de Mann, sa place parmi les incontournables du film historique à grand spectacle des années 60.

LA ARDILLA ROJA (1993)

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Manu  le 06/05/2026 à 08:09
Réalisé par Julio Medem
Avec Emma Suarez, Nancho Novo, Maria Barranco, Karra Elejalde, Carmelo Gomez.
Film espagnol
Genre : Drame
Durée : 1h 54min.
Année de production : 1993
Titre français : L'écureuil rouge

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La Ardilla roja est le second long métrage cinématographique de l’espagnol Julio Medem. Il est écrit par Medem seul et marque la seconde collaboration du cinéaste avec l’actrice Emma Suarez après le drame historique Vacas en 1992. Medem retrouvera par ailleurs les deux interprètes principaux de cet Ardilla roja, Suarez et Nancho Novo, sur son film suivant, Tierra. Un univers bien à lui, sensuel et onirique, aux élans romantiques teintés de surréalisme, que celui de Julio Medem. Soit à peu près tout ce que l’on retrouve au sein de ce récit d’une passion trouble. Un récit se souciant parfois peu de vraisemblance, mais réussissant son pari d’intriguer, voire même de choquer, en particulier pour le spectateur contemporain, qui pourra trouver les agissements et le comportement du personnage principal plus que discutable. La Ardilla roja convoque ainsi cette ferveur provocatrice type du cinéma ibérique de cette période, avec parfois plus de maitrise que de sens dans sa réalisation et son écriture, mais en transpirant l’amour pour ses interprètes comme l’envie d’offrir de l’émotion sans retenue. Manque peut-être ensuite un brin d’humilité et de sagesse à cet Ardilla roja pour égaler en intensité et réussite les travaux de ses confrères Almodovar, Luna ou Aranda de la même période, mais l’ensemble n’en demeure pas moins un titre à (re)découvrir, essai romantique original au sein d’une décennie particulièrement faste pour le cinéma espagnol.

CRIME 101 (2026)

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Manu  le 05/05/2026 à 18:32
Réalisé par Bart Layton
Avec Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Barry Keoghan, Halle Berry, Monica Barbaro.
Film anglais, américain
Genre : Policier
Durée : 2h 20min.
Année de production : 2026

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Crime 101 est le second long métrage de fiction du scénariste, producteur et réalisateur Bart Layton. Le film adapte la nouvelle homonyme de Don Winslow, publiée en 2020. Il est écrit par Layton lui-même et se situe dans la carrière de Jennifer Jason Leigh entre le néo-noir Night always comes de Benjamin Caron et la mini-série Something very bad is going to happen de Weronika Tofilska, Lisa Brühlmann et Axelle Carolyn. Notons que Leigh et Mark Ruffalo s’étaient déjà croisés au générique du thriller In the cut de Jane Campion, quelques 23 ans auparavant. Du Heat light, globalement efficace sur ses 140 minutes bien remplies, mais truffé de petites facilités, manquant de nuances, d’ambiguïté. On a ainsi un peu de mal à croire vraiment à la plupart de ces personnages, en définitive plus stéréotypés qu’iconiques, aux comportements parfois à « géométrie variable », ainsi qu’à certaines péripéties ou rebondissements, qui eussent mérité d’être creusés pour emporter pleinement l’adhésion. Après, dans les moyens comme la mise en scène, c'est clairement la gamme au-dessus des habituels DTV lorgnant du côté de Michael Mann, et puis l'on prend indéniablement plaisir à retrouver à l’écran tous ces talentueux comédiens, notamment Halle Berry, que j’avais un peu perdu du vue ces dernières années. Enfin… plaisir lorsqu'ils ne font pas que traverser l'écran, comme Jennifer Jason Leigh (moins de 2 minutes de présence sur l’ensemble du film). Bref, tout à fait regardable donc, mais au final gentillet, sans risque et relativement prévisible dans le fond.

IL SORRISO DEL GRANDE TENTATORE (1974)

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Manu  le 05/05/2026 à 07:36
Réalisé par Damiano Damiani
Avec Glenda Jackson, Claudio Cassinelli, Lisa Harrow, Adolfo Celi, Francisco Rabal.
Film italien, anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 49min.
Année de production : 1974
Titre français : La Tentation

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Production italo-britannique, Il Sorriso del grande tentatore est le quatorzième long métrage du scénariste et réalisateur Damiano Damiani. Le film est notamment écrit par Damiani lui-même et Fabrizio Onofri, précédemment coscénariste du Sacco e Vanzetti de Giuliano Montaldo. Le film marque la troisième collaboration du cinéaste avec le compositeur Ennio Morricone et se situe dans la carrière de Glenda Jackson entre la comédie romantique A touch of class de Melvin Frank et le drame The Maids de Christopher Miles. Belle découverte, me concernant, de la part d’un cinéaste longtemps essentiellement connu pour quelques titres certes pas foncièrement antipathiques, mais loin de refléter sa filmographie dans toute sa richesse. Une œuvre certes plus inégale que celle d’un Rosi ou un Petri mais tout aussi passionnante, s’avérant même parfois d’une égale exigence. A cet égard, Il sorriso del grande tentatore n’est peut-être son opus le plus abouti de la décennie 70, mais il en constitue certainement l’un des travaux les plus ambitieux. Un titre à la narration nous menant de surprises en surprises, offrant de multiples pistes de réflexions, avec peut-être pour objectif principal une tentative d’analyser la place exacte de l’église dans l’Italie d’après-guerre. Baignant dans un climat souvent oppressant de culpabilité généralisée, soutenu par une audacieuse partition musicale d’Ennio Morricone et une remarquable interprétation, Il Sorriso del grande tentatore entremêle ainsi brillamment le philosophique, l’historique et le politique. Et si le résultat se révèle sans doute trop dense, trop prometteur dans sa première heure, pour tenir entièrement son pari, l’ensemble n’en relève pas moins d’une belle proposition cinématographique au contenu passionnant et à l’atmosphère, parfois proche du fantastique, tout à fait marquante.

STILL LIFE (1990)

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Manu  le 03/05/2026 à 16:28
Réalisé par Graeme Campbell
Avec Jason Gedrick, Jessica Steen, Stephen Shellen, Gary Farmer, Sam Malkin.
Film canadien
Genre : Thriller
Durée : 1h 23min.
Année de production : 1990

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Still life est le quatrième long métrage cinématographique du québécois Graeme Campbell. Le film est coécrit par Campbell lui-même, Dean Parisot, futur réalisateur de Galaxy Quest et RED 2, et Michael Taav. Il se situe dans la carrière de Jason Gedrick entre le biopic Born on the fourth of July d’Oliver Stone et le suspense Backdraft de Ron Howard et marque la seconde des 3 collaborations entre Campbell et l’acteur Stephen Shellen. Nous sommes à New York (en fait, Toronto). Le serial-killer du jour se nomme A.K. (pour Art Killer). Il frappe dans les bas-fonds de la ville et se distingue de ses confrères en créant carrément des œuvres de type street art autour de ses victimes. Pour une raison qui m'échappe encore, le gars parvient à rassembler autour de lui une petite communauté d'admirateurs, qui attendent avec impatience ses prochaines « créations artistiques ». Deux flics, étonnamment pas trop affolés, sont sur l'affaire. Ils suspectent rapidement un musicien raté d'être à l'origine de cette vague de crimes... Ayant apprécié le précédent Murder one de Campbell, j’étais un brin curieux de découvrir ce Still life au pitch plutôt attractif. Malheureusement, l’inspiration comme les moyens lui font cruellement défaut. Et malgré l’envie assez évidente de proposer davantage qu’une simple bande horrifique, Campbell passe à côté du joli potentiel offert par son sujet, comme cela était déjà le cas du tout aussi décevant Blood relations, 2 ans plus tôt. Déjà, le fait d’avoir situé l’action à New York sans y tourner contraint le film à resserrer géographiquement son récit sur 3 rues et allées crasseuses des plus anonymes. Ce qui n’aide pas à poser une atmosphère marquante. Ensuite, le nombre de protagonistes susceptibles d’être le tueur est si restreint que l’identité de celui-ci sonne rapidement comme une évidence. Enfin, côté interprétation, ce n’est pas la joie non plus, entre un Jason Gedrick transparent et un Stephen Shellen à l’opposé, un peu trop survolté en pote du premier, performing artist / musicien joueur de flûte. Mini crush néanmoins pour le morceau du générique de fin des frères Mychael et Jeff Danna. Mais c’est globalement tout ce que je retiens de positif de ce Still life.

LES MAGNETIQUES (2021)

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Manu  le 02/05/2026 à 19:31
Réalisé par Vincent Maël Cardona
Avec Thimothée Robart, Marie Colomb, Joseph Olivennes, Fabrice Adde, Olivier Gourmet.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2021

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Les Magnétiques est le premier long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Vincent Maël Cardona. Sélectionné à la quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2021, le film a obtenu le césar de la meilleure première œuvre l’année suivante. Il est notamment écrit par Rose Philippon, scénariste et réalisatrice de la comédie Les Bêtises en 2015, et se situe dans la carrière de AMrie Colomb entre le thriller Vaurien de Peter Dourountzis et le suspense rural As bestas de Rodrigo Sorogoyen. Cardona a semble-t-il pensé ces Magnétiques une dizaine d’années avant d’en entamer le premier tour de manivelle. Et cela n’étonne point au regard du soin porté cette histoire d’apprentissage et d’amitié fraternelle dans une France rurale du début des années 80 assez remarquablement reconstituée. Une atmosphère d’authenticité se dégage ainsi de cette œuvre à l’aspect visuel joliment travaillé, aux personnages principaux riches alimentant un récit peut-être sans véritable surprise mais sonnant souvent très juste. Bref, à la fois rugueux - on n’est tout de même loi d’une comédie ici - et teinté de nostalgie, Les Magnétiques impose sa petite musique délicatement désenchantée avec autant de maitrise que d’énergie.

THE WIZARD (1989)

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Manu  le 02/05/2026 à 11:17
Réalisé par Todd Holland
Avec Fred Savage, Luke Edwards, Jenny Lewis, Beau Bridges, Christian Slater.
Film américain
Genre : Aventures
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1989
Titre français : Vidéokid

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The Wizard est le premier long métrage cinématographique de Todd Holland, découverte « spielbergienne » ayant fait ses débuts sur sa série Amazing Stories, 3 ans plus tôt. Le film est écrit par David Chisholm, précédemment scénariste de la comédie d’action Desert rats de Tony Wharmby. Il se situe dans la carrière de Beau Bridges entre le thriller Just another secret de Lawrence Godon Clark et la comédie Daddy’s dyin’… Who’s got the will? De Jack Fisk. Véhicule ciné pour la jeune vedette de la série The Wonder years, Fred Savage, The Wizard est un mélange de road movie et de tragi-comédie familiale sur fond de compétition sportive d'un genre relativement nouveau pour l'époque, puisque nos 3 héros se préparent ici à participer à un tournois de jeux vidéo. Du côté de l’écriture, ce n’est pas folichon : péripéties improbables, humour globalement neuneu et vision d'une famille dysfonctionnelle manquant sévèrement de subtilité, tout ça pour en arriver à une conclusion évidente quant à l'origine du trauma du jeune frère du héros. Bref, du prêt à consommer sans risque, clairement plus proche du John Hughes de Mr. Mom et Home alone que du cinéma de Spielberg ou même John Badham. Un peu moins paresseuse, en revanche, est la réalisation de Todd Holland, laquelle trouve incontestablement un précieux allié en la personne du directeur photo Robert Yeoman, qui parvient à conférer une certaine élégance / stature à l’ensemble. Enfin, côté interprétation, on dira simplement que le job est fait, sans éclat mais avec le minimum d’entrain requis. Au final, un petit film bien ancré dans son époque, trop gentillet pour marquer mais soigné et finalement pas désagréable à suivre.

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