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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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MILLION DOLLAR MYSTERY (1987)

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Manu  le 28/11/2021 à 19:33
Réalisé par Richard Fleischer
Avec Eddie Deezen, Rick Overton, Royce D. Applegate, Kevin Pollak, Tom Bosley.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1987
Titre français : Money mania

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Million dollar mystery est le quarante-septième et ultime long métrage cinématographique de Richard Fleischer. Marquant la cinquième collaboration du cinéaste avec le producteur Dino De Laurentiis, le film est notamment écrit par Miguel Tejada-Flores, futur coscénariste du Screamers de Christian Duguay et sa suite, Screamers: The hunting, signée quant à elle Sheldon Wilson. Il s’agit par ailleurs de la première apparition sur grand écran de l’acteur Kevin Pollak.

A l’évidence, tous les grands ne peuvent pas clore leur carrière sur un The Dead ou un Path to war. Si besoin, nouvelle éloquente preuve nous est fournie avec ce Million dollar mystery. Certes je mentirai si je ne reconnaissais pas avoir pris un soupçon de plaisir, plus ou moins déviant, à suivre cet ersatz eighties du déjà pas bien bon It’s a mad mad mad mad world de Kramer, assaisonné façon Cannonball run.

Déjà parce que le film est superbement photographié par Jack Cardiff, ensuite parce que Fleischer mène son récit à une allure nettement plus soutenue que Kramer, enfin parce qu’il y a tout de même 2 ou 3 idées amusantes (le passage chez le détective privé, filmé en noir et blanc, parodiant le film noir d’antan, notamment), que je soupçonne être essentiellement dues à Rudy De Luca, collaborateur régulier de Mel Brooks.

Néanmoins, dans l’ensemble, cette inutile farce régressive, d’une stupidité certes assumée mais n’en demeurant pas moins bien embarrassante par moment, pousserait presque à réévaluer Amityville 3-D et Red Sonja dans la carrière de son grand réalisateur.

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2.8
3.7
2.5
2.7
2
2.6
2.5
3.5
3.5
3.3
2
3.6
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Manu  le 28/11/2021 à 11:01
Réalisé par Ulu Grosbard
Avec Dustin Hoffman, Barbara Harris, Jack Warden, Gabriel Dell, Dom DeLuise.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1971
Titre français : Qui est Harry Kellerman ?

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Who is Harry Kellerman and why is he saying those terrible things about me? est le second long métrage de l’ancien assistant de Robert Rossen, Elia Kazan et Arthur Penn, Ulu Grosbard. Le film est écrit par le dramaturge Herb Gardner. Il marque la première collaboration du cinéaste avec l’acteur Dustin Hoffman, qu’il retrouvera 7 ans plus tard sur le neo-noir Straight time. Notons enfin qu’Hoffman et Jack Warden se retrouveront en 1976 à l’affiche du classique All the president’s men d’Alan J. Pakula. Coincé entre Little big man et Straw dogs, 2 œuvres cultes de la période seventies et prestations inoubliables de Dustin Hoffman, Who is Harry Kellerman and why is he saying those terrible things about me ? n’est malheureusement pas un titre de la même envergure qualitative. Cette œuvre introspective / existentielle entend aborder quelques grands thèmes du genre, de l’incommunicabilité entre les êtres au poids de l’héritage familial en passant par les affres de la célébrité et pensées suicidaires que celles-ci peuvent libérer. Gros programme donc, plutôt tenue côté interprétation - prestation intense d’Hoffman, par ailleurs particulièrement bien entouré - et mise en scène, imaginative, d’une rigueur et précision n’allant pas sans rappeler le cinéma de Lumet de la même époque, un gout certain pour le romanesque en plus, mais qui peine néanmoins à s’épanouir pleinement au niveau de l’écriture, souvent trop théorique, trop théâtrale et dispersée. On retient ainsi l’inimitable saveur seventies de l’œuvre, quelques belles et audacieuses fulgurances, où les talents cumulés d’Hoffman, Grosbard et Gardner parviennent à se rejoindre pour offrir quelque chose de réellement stimulant, telle la séquence introductive ou le très planant final aérien de l’œuvre, tout en regrettant un symbolisme un peu lourd et daté, ainsi qu’un éparpillement thématique nuisant à une pleine adhésion du spectateur, comme ce sera le cas, en ce qui me concerne du moins, sur les 2 titres suivant de Grosbard, les remarquables Straight time et True confessions.

LES BEAUX JOURS (2013)

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Manu  le 26/11/2021 à 17:11
Réalisé par Marion Vernoux
Avec Fanny Ardant, Laurent Lafitte, Patrick Chesnais, Jean-François Stevenin, Fanny Cottençon.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2013

Critique cinema   Critique film de Manu

Les beaux jours est le sixième long métrage cinématographique de la scénariste et réalisatrice Marion Vernoux. Le film est coécrit par Vernoux et Fanny Chesnel, d’après le roman de la seconde, « Une jeune fille aux cheveux blancs », paru en 2011. Il marque les retrouvailles à l’écran de Fanny Ardant et Fanny Cottençon, 12 ans après le drame Change-moi ma vie de Liria Bégéja. Bonne réception critique pour ce titre qui m’a cependant laissé sur ma faim, freiné dans mon enthousiasme initial par un persistant sentiment de redite au sein de l’œuvre de Marion Vernoux. Portrait de femme(s) en quête de bonheur, tonalité douce-amère et histoire de couple et d’adultère raconté sur un air de Christophe et autres tubes populaires de qualité (dont une très belle reprise de la chanson de Noir Désir, « Le vent nous portera », par Sophie Hunger) : Joli programme, sauf que Les Beaux jours rappelle un peu trop les précédents films de la réalisatrice, et plus particulièrement son excellent Rien à faire. De là à dire que l’œuvre est loupée, l’on s’abstiendra. Les Beaux jours se laisse tout de même regarder sans réel agacement, en grande partie grâce aux comédiens, bien dirigés, dans des registres plus ou moins attendus, mais aussi parce que Vernoux compense, une fois encore (après Reines d’un jour et avant Et ta sœur) le manque d’inventivité de son discours par une facture technique / esthétique de grande qualité, d’un simple et beau classicisme, rendant instantanément l’ensemble agréable à suivre. Plaisant mais sans aucune vraie surprise, avec un petit air de Jean Becker au féminin (aucune ironie là-dedans), dans la forme plus que le fond.

THINGS HEARD AND SEEN (2021)

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Manu  le 26/11/2021 à 10:48
Réalisé par Shari Springer Berman, Robert Pulcini
Avec Amanda Seyfried, James Norton, Kristin Griffith, Natalia Dyer, Michael O'Keefe.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 2h 01min.
Année de production : 2021
Titre français : Dans les angles morts

Critique cinema   Critique film de Manu

Things heard and seen est le sixième long métrage cinématographique du duo Shari Springer Berman / Robert Pulcini. Le film est écrit par ce même binôme, d’après le roman d’Elizabeth Brundage, « All things cease to appear ». Le film se situe dans la carrière de l’actrice Amanda Seyfried entre le biopic Mank de David Fincher et le drame A mouthful of air d’Amy Koppelman. Ayant globalement apprécié tout ce que j’ai vu à ce jour de Berman et Pulcini, je partais plutôt confiant sur ce titre, étant même très curieux de découvrir ce que le couple allait apporter au genre relativement codifié du thriller surnaturel à base d’envoutement et de malédiction. Grosse déception par conséquent, que de me retrouver face à un ouvrage aussi convenu, aussi téléphoné dans l’écriture, sombrant assez rapidement dans un mysticisme christique de pacotille (ou, du moins, ne me parlant absolument pas). Le plus regrettable, là-dedans, est que ce contenu ultra–routinier bénéficie d’une forme nettement plus intéressante, séduisante même dans son élégance et ses teintes automnales, comme d’une interprétation solide, réservant quelques agréables surprises dans les seconds rôles (F. Murray Abraham, Karen Allen ou la revenante Kristin Griffith). Dommage que tout cela soit au service d’un script aussi faisandé, suscitant davantage l’irritation que l’effroi. Une élégance certaine dans la forme, mais du cent fois vu en terme de péripéties, font, au final, de ce produit Netflix, catégorie maison hantée, une franche déception dans la carrière de ses 2 auteurs.

CLOSE RANGE (2015)

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Manu  le 26/11/2021 à 08:22
Réalisé par Isaac Florentine
Avec Scott Adkins, Nick Chinlund, Caitlin Keats, Madison Lawlor, Tony Perez.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 20min.
Année de production : 2015

Critique cinema   Critique film de Manu

Treizième long métrage cinématographique du réalisateur, et plus occasionnellement scénariste, producteur et cascadeur, Isaac Florentine, Close range est coproduit et coécrit par Shane Dax Taylor, précédemment derrière le drame familial Provinces of night, avec Val Kilmer et Kris Kristofferson. Le film se situe dans la carrière du britannique Scott Adkins entre le film d’action chinois Zhan lang de Jing Wug et l’opus horrifique Re-kill de Valeri Milev. L’association Florentine / Adkins est de celles qui donnent automatiquement un bon feeling à l’amateur de films de castagne, quel que soit le niveau de notoriété de l’œuvre en question. Qu’importe donc si Close range est l’une des moins célébrées de leurs huit collaborations à ce jour, le savoir-faire des 2 artistes s’y exprime pleinement, avec la même énergie, 80 minutes durant. Close range est un film de castagne, et rien qu’un film de castagne certes, mais un film de castagne fait dans le respect total et l’amour du genre. Un film qui se creuse également les méninges pour offrir un maximum d’action / baston spectaculaire à son public sans tomber dans le répétitif, jouant ici avec un certain brio sur une situation de type Assault on precinct 13 (unité de temps et de lieu, se réduisant progressivement au fil du récit). Bref, un titre qui, à condition d’être sensible à ce type de divertissement défouloir, montre l’exemple dans sa catégorie. Primaire dans les intentions et le discours, mais exécuté avec grand talent pour un résultat d’une indéniable efficacité, comptant clairement parmi les plus belles réussites de son réalisateur.

SEVEN HOURS TO JUDGMENT (1988)

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Manu  le 25/11/2021 à 20:50
Réalisé par Beau Bridges
Avec Beau Bridges, Ron Liebman, Julianne Phillips, Al Freeman Jr., Reggie Johnson.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 26min.
Année de production : 1988
Titre français : A sept heures du jugement

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Seven hours to judgment est la seconde et à ce jour dernière réalisation cinématographique de l’acteur Beau Bridges, frère de Jeff et fils de Lloyd. Le film est coécrit par le scénariste de télévision, Walter Halsey Davis. Il s‘agit du troisième long métrage réunissant à l’écran Beau Bridges et Ron Liebman après la comédie Your three minutes are up de Douglas Schwartz et le drame social Norma Rae de Martin Ritt. Quelques lignes pour ne pas trop recommander cette seconde réalisation de l'acteur Beau Bridges, dans laquelle Bridges incarne un juge intègre, plutôt bonne pâte (au départ), qui, s'il souhaite revoir vivante sa jeune et jolie épouse, a exactement 7 heures pour récupérer la preuve incriminant un assassin fraîchement relaxé par ses soins, après consultation d'un code pénal visiblement écrit dans le seul but de servir la racaille. Cet After hours à la sauce revenge movie est donc tombé dans l'oubli, et c'est sans doute une bénédiction pour Bridges, car rien de fonctionne là-dedans. On est embarrassé pour les 2 interprètes principaux, Bridges et Ron Liebman, incarnant au passage 2 abrutis finis, la réalisation tente des choses dans l'ambiance mais celles-ci poussent davantage l'ensemble du côté de la comédie qui s'ignore que du thriller anxiogène, et l'intrigue enquille les péripéties d'une bêtise sans nom, imaginant tout et n'importe quoi pour en faire un peu baver à son héros, censé plus ou moins descendre de son piédestal ici. Bref, du polar urbain eighties bien débilos, si pas foncièrement ennuyeux, dont on retiendra tout de même une bonne petite séquence de la poursuite automobile, évidemment totalement invraisemblable, ainsi que la scène de la rencontre du juge avec le gang de latinos, aussi idiote que tout le reste mais bien fichue côté mise en scène (avec notamment ce long plan d'introduction, lorsque Bridges traverse le bar).

OFFICIAL SECRETS (2019)

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Manu  le 24/11/2021 à 18:01
Réalisé par Gavin Hood
Avec Keira Knightley, Matt Smith, Ralph Fiennes, Adam Bakri, Matthew Goode.
Film anglais, américain, suisse, chinois
Genre : Espionnage
Durée : 1h 52min.
Année de production : 2019

Critique cinema   Critique film de Manu

Official secrets est le huitième long métrage cinématographique de l’acteur et réalisateur Gavin Hood. Le film est écrit par Hood, Gregory Bernstein, fils du compositeur Elmer Bernstein, et sa femme Sara, inspirée par l’ouvrage d’investigation, « The Spy Who Tried to Stop a War: Katharine Gun and the Secret Plot to Sanction the Iraq Invasion » de Marcia et Thomas Mitchell. Le film se situe dans la carrière de Ralph Fiennes entre Holmes & Watson de Etan Cohen et le drame historique The Dig de Simon Stone. Nouveau suspense d’espionnage post 9/11 pour Gavin Hood, 12 ans après le solide Rendition et 4 ans après Eye in the sky, et confirmation que le genre semble inspirer cet honnête faiseur, passé un temps par la case blockbuster avec beaucoup moins de succès (si ce n’est financier, du moins critique). Soyons clair : Official secrets n’apporte aucune plus-value personnelle à son sujet. Gavin Hood n’est pas Kathryn Bigelow et l’on reste dans le domaine du film dossier dénonciateur classique. Mais cela reste du cinéma solide et instructif, exposant clairement et efficacement un sujet important, et bénéficiant de la conviction de ses interprètes principaux, tous excellents. Bref, une bonne pioche, même si l’on aurait évidemment souhaité plus de cinéma là-dedans, à la manière des grands thrillers paranoïaques américains de années 70.

LOVE FIELD (1992)

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Manu  le 21/11/2021 à 19:33
Réalisé par Jonathan Kaplan
Avec Michelle Pfeiffer, Dennis Haysbert, Brian Kerwin, Louise Latham, Stephanie McFadden.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1992

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Love field est le treizième long métrage cinématographique de Jonathan Kaplan. Il est écrit par Don Roos, scénariste la même année du Single white female de Barbet Schroeder et futur réalisateur de The Opposite of sex et Happy endings. Situé dans la carrière de Michelle Pfeiffer entre le Batman returns de Tim Burton et le The Age of innocence de Martin Scorsese, le film permit à l’actrice d’obtenir sa troisième nomination à l’oscar, ici dans la catégorie meilleur actrice dans un rôle principal. Titre un chouia oublié dans la carrière d’une Michelle Pfeiffer alors pourtant au sommet de sa gloire, Love field joue sa partition en mode mineur. Stratégie qui, sans doute, en fait tout le prix et la réussite. L’œuvre est ainsi expertement filmée par Jonathan Kaplan, sorte de petit frère cinématographique de Jonathan Demme, formé chez Corman au début des années 70 avant de s’imposer progressivement à Hollywood en devenant dans les années 80 l’un des meilleurs représentant d’un cinéma militant féministe grand public soulevant de pertinentes questions sociétales. Un cinéaste au service de son sujet et ses acteurs donc, sachant se faire à la fois efficace et discret, et tirer le meilleur parti possible d’un scénario quant à lui très classique, dans ses rouages comme son développement, ne rendant malheureusement pas tout à fait justice à l’excellente prestation de Michelle Pfeiffer, convaincante et touchante à la fois, donnant chair à ce qui aurait pu, en d’autres mains, virer à l’ostentatoire numéro à oscars. Bref, pas un grand film, mais un beau mélodrame socio-historique, intelligent et intègre, au classicisme éminemment appréciable, qui en dit finalement autant qu’un brulot coup de poing, mais avec élégance, sans trop en faire.

MANCHESTER BY THE SEA (2016)

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Manu  le 21/11/2021 à 08:46
Réalisé par Kenneth Lonergan
Avec Casey Affleck, Michelle Williams, Kyle Chandler, Lucas Hedges, Gretchen Mol.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 2h 17min.
Année de production : 2016

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Manchester by the sea est le troisième long métrage du dramaturge, scénariste et réalisateur Kenneth Lonergan. Coproduit par Matt Damon, qui apparaissait dans Margaret, le précédent long de Lonergan, le film est écrit par Lonergan seul, tout comme sur ses 2 précédentes films. Il se situe dans la carrière de Casey Affleck entre le film de science-fiction Interstellar de Christopher Nolan et le drame maritime The Finest hours de Craig Gillespie. Sorte de petit fils de l’Ordinary people de Robert Redford, ce multi-récompensé Manchester by the sea relève à mon sens, sans discussion possible, de la totale réussite. Abordant le thème universel du deuil et de la reconstruction après la tragédie, l’œuvre se distingue par son incroyable force et justesse, évitant un à un tous les pièges de l’écriture surlignée par le biais notamment d’une construction admirable, d’une direction d’acteur touchant à la perfection et, plus largement, d’une mise en scène magistrale, renversante, plongeant comme très rarement le spectateur au cœur des tourments de ses personnages. Un film magnifique, bouleversant, qui n’a absolument pas volé sa très flatteuse réputation, avec également un rôle inoubliable à la clef pour son interprète principale, Casey Affleck. Bref, tout bêtement un titre incontournable au sein du cinéma américain des années 2010.

JOCKS (1986)

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Manu  le 19/11/2021 à 20:33
Réalisé par Steve Carver
Avec Scott Strader, Perry Lang, Mariska Hargitay, Richard Roundtree, Christopher Lee.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1986

Critique cinema   Critique film de Manu

Jocks est le neuvième long métrage cinématographique de Steve Carver, protégé de Roger Corman dans les années 70. Ecrit par Michael Lanahan, scénariste du Hickok de Timothy Woodward Jr. avec Luke Hemsworth, le film se situe dans la carrière de Richard Roundtree entre le film d’action Opposing force d’Eric Karson et le thriller horrifique Maniac cop de William Lustig. Il marque par ailleurs l’ultime apparition à l’écran de Tom Shadyac, futur réalisateur de Liar, liar et Patch Adams. Réalisateur plus sympathique que talentueux, Steve Carver s’essaie ici à la comédie sportive potache. La décontraction est donc de mise, et personne ne condamnera l’œuvre pour cela. Maintenant, reconnaissons aussi que la bonne humeur souhaitée par les auteurs n’excuse pas non plus la bêtise sans nom des gags proposés, lesquels tirent l’ensemble vers les titres comiques parmi les plus navrants de la période, à la Porky's II: The Next day ou Police Academy 4. Bref, de la pure pantalonnade eighties, grasse et absurde, qui, même replacée au sein de la carrière modestement ambitieuse de Carver, pique les yeux et laisse à désirer. Mais bon, disons que si voir R.G. Armstrong piquer un sprint en calbute, ça vous faire rire, ben vous pouvez toujours tenter l'expérience...

D.C. CAB (1983)

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Manu  le 19/11/2021 à 16:49
Réalisé par Joel Schumacher
Avec Adam Baldwin, Mr. T, Anne De Salvo, Paul Rodriguez, Gary Busey.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1983
Titre français : S.O.S. Taxi

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D.C. Cab est la seconde réalisation cinématographique de Joel Schumacher. Le film est écrit par Schumacher lui-même. Ils se situe dans la carrière de Gary Busey entre le western Barbarosa de Fred Schepisi et le biopic sportif The Bear de Richard C. Sarafian. Notons enfin que Busey et Adam Baldwin se retrouveront 7 ans plus tard sur Predator 2 de Stephen Hopkins. Opus schumacherien parmi les plus méconnu, D.C. Cab a le premier et grand mérite de voir les choses en un peu moins grand que d’habitude chez ce cinéaste. Il y a ici une volonté de ne pas trop se prendre au sérieux qui tranche avantageusement avec tous les subséquents titres du réalisateur appartenant, disons, à sa période de gloire (celle allant grosso modo de The Lost boys à The Number 23). Certes Schumacher restant Schumacher, le film semble avoir tout de même des choses à dire, posant notamment, entre les lignes, un certain regard sur la société américaine. Mais le manichéisme du discours gentiment subversif de l’œuvre ne devient pas encore envahissant ici. Schumacher dilue ainsi sagement le contenu socio-politique de son sujet au fil de saynètes comiques souvent enlevées à défaut d’être foncièrement drôles. Cette comédie finalement très reaganienne dans l’âme, célébrant la débrouillardise et réussite des outsiders, tous évidemment faussement losers, vaut enfin pour son étonnant casting, garanti 100% eighties, au sein duquel on retiendra prioritairement le show offert par un Gary Busey déchainé, semblant être tombé dans la marmite de cocaïne entre 2 prises.

PHIL (2019)

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Manu  le 19/11/2021 à 09:58
Réalisé par Greg Kinnear
Avec Greg Kinnear, Emily Mortimer, Jay Duplass, Robert Forster, Luke Wilson.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2019
Titre français : La Philo de Phil

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Phil est la première réalisation cinématographique de l’acteur Greg Kinnear. Le film est écrit par Stephen Mazur, précédemment coscénariste des comédies The Little rascals de Penelope Spheeris et Liar liar de Tom Shadyac. Il se situe dans la carrière de Robert Forster entre le biopic Bigger de George Gallo et le drame criminel El camino : a breaking bad movie de Vince Gilligan. Tragi-comédie existentielle que l’on aurait bien voulu aimer, avec son séduisant casting - on y croise notamment, brièvement, Robert Forster dans l’un de ses tout derniers rôles - et son sujet semblant plutôt bien coller à la personnalité de son acteur / réalisateur, dans ses meilleures prestations modèle de charme et d’élégance ironique à l’écran. Malheureusement, et malgré la conviction affichée par l’ensemble des interprètes, Phil est film auquel on ne croit pas une seconde. Qu’il s’agisse de l’obsession de Phil pour le défunt Michael ou encore de la relation de ce dernier avec sa veuve, ça ne fonctionne tout simplement pas. L’humour tombe totalement à plat, l’émotion voulue ne fait que susciter la gêne. Tout semble forcé, téléphoné, essentiellement par la faute d’une écriture sans la moindre once de subtilité, voire extraordinairement maladroite dans ses pires moments. Soigné dans la forme, bien intentionné dans le fond, mais à côté de la plaque côté scénario.

TRUTH OR DARE (2018)

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Manu  le 18/11/2021 à 20:46
Réalisé par Jeff Wadlow
Avec Lucy Hale, Tyler Posey, Violett Beane, Hayden Szeto, Aurora Perrineau.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2018
Titre français : Action ou vérité

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Truth or dare est le cinquième long métrage cinématographique de Jeff Wadlow. Le film est coécrit par Wadlow, en collaboration notamment avec Christopher Roach, précédemment coscénariste du Non-stop de Jaume Collet-Serra avec Liam Neeson. Le fil se situe dans la carrière de son actrice principale, Lucy Hale, entre la comédie The Unicorn de Robert Schwartzman et le drame adolescent Dude d’Olivia Milch. Après un Never back down point désagréable et un Kick-ass 2 déjà sérieusement en panne côté imagination, Wadlow semble dégringoler de quelques étages supplémentaires avec ce thriller fantastico-horrifique inepte de bout en bout, bourré de poncifs et facilités tant côté écriture que mise en scène. En effet, à moins de n’avoir jamais vu un film d’horreur de type slasher, impossible de ne pas être consterné par l’énormité des ficelles dont abusent le cinéaste et ses scénaristes pour tenter de nous faire peur, tout comme l’affligeante bêtise de la plupart des péripéties ici proposées. Bref, un film d’une idiotie sans nom, se moquant totalement de son spectateur et dont les excellents résultats obtenus au box-office (95 millions de recette pour un budget évalué à moins de 4 millions) me laissent sans voix…

AS YOU LIKE IT (2006)

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Manu  le 18/11/2021 à 18:18
Réalisé par Kenneth Branagh
Avec Romola Garai, Bryce Dallas Howard, Kevin Kline, Janet McTeer, Alfred Molina.
Film anglais, américain
Genre : Drame
Durée : 2h 07min.
Année de production : 2006
Titre français : Comme il vous plaira

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As you like it est le neuvième long métrage cinématographique de l’acteur, producteur, scénariste et réalisateur Kenneth Branagh. Il se situe dans carrière derrière la caméra entre la comédie shakespearienne Love’s labour’s lost et le drame musical The Magic flute et marque la quatrième et à ce jour dernière collaboration entre Branagh et l’acteur Brian Blessed. Ennui à peine poli face à ce Branagh revisitant une fois de plus Shakespeare par le biais de son habituelle approche clinquante, entre dépoussiérage un brin trop appuyée et respect d’une certaine tradition théâtrale made in Britain. La distribution est brillante, l’esthétique de l’œuvre relativement marquante à défaut d’être vraiment signifiante, mais la réalisation et l’écriture pesante et statique, rendant rapidement l’expérience pénible et, surtout, interminable. Bref, je n’avais déjà pas été conquis par le Hamlet de Branagh, tout en lui reconnaissant quelques fulgurances, mais là, je ne vois pas grand-chose à sauver de cet exercice inerte et poseur, donnant à reconsidérer des travaux shakespeariens d’apparence plus académiques et modestes tels que le A midsummer night’s dream de Michael Hoffman (dans lequel apparaissait déjà Kevin Kline d’ailleurs).

GREAT WORLD OF SOUND (2007)

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Manu  le 18/11/2021 à 09:54
Réalisé par Craig Zobel
Avec Pat Healy, Kene Holiday, Robert Longstreet, Rebecca Mader, Michael Harding.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2007

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Great world of sound est le premier long métrage cinématographique du producteur et réalisateur Craig Zobel. Le film est coécrit par Zobel, ainsi que coproduit par ce dernier, aux côtés notamment de David Gordon Green. Il se situe dans la carrière de son interprète principal, Pat Healy, entre le Snow angels de David Gordon Green et le western The Assassination of Jesse James by the coward Robert Ford d’Andrew Dominik. Ce galop d’essai demeuré largement confidentiel malgré quelques prix glanés en festivals relève davantage de la petite curiosité à « re-contextualiser » que du coup d’éclat méconnu. Le style impeccablement froid et tranchant des travaux à venir de Zobel confine malheureusement ici à une aridité quelque peu décourageante sur les deux premiers tiers de l’œuvre. Non pas que l’œuvre ne soit pas intéressante, car les acteurs sont excellents, parfaitement dirigés, et Zobel sait clairement instaurer une ambiance de malaise feutré et de duplicité, travaillant déjà très adroitement ce thème de la manipulation que l’on retrouvera au cœur de son remarquable Compliance (manipulation par ailleurs au sein–même du processus de création puisque certaines séquences de casting ont semble-t-il été tournées « pour de vrai, avec des candidats n’étant initialement pas prévenus qu’ils participaient à un film…). Mais disons que le cinéaste en oublie un peu de donner vie à ses personnages, qui ne prennent de l’épaisseur qu’un peu trop tard dans le récit, le film laissant alors percer une émotion que l’on aurait souhaité voir débouler plus tôt afin d’élever ce Great world of sound au-delà de l’exercice très bien fait, se distinguant essentiellement par sa rigueur.

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