se connecter
« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »

BAD TIMES AT THE EL ROYALE (2018)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 22/05/2020 à 17:53
Réalisé par Drew Goddard
Avec Jeff Bridges, Cynthia Erivo, Jon Hamm, Chris Hemsworth, Dakota Johnson.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 2h 21min.
Année de production : 2018
Titre français : Sale temps à l'hôtel El Royale

Critique cinema  Critique film de Manu


Le cinéma de l’Oncle Sam se passionne, à juste titre, pour cette période charnière de l’Histoire américaine que constitue le tournant des années 70. Paul Thomas Anderson en a tiré un trouble et magnifique film noir avec son Inherent vices, Quentin Tarantino, via Once upon a time… in Holllywood, une balade nostalgique à la gloire des oubliés du 7eme art, et Drew Goddard, sans doute le moins doué des 3, cette habile et ironique série noire dont le principe défaut demeure probablement de se vouloir beaucoup intelligente qu’elle ne l’est réellement.

Jouant avec les codes du film noir, du thriller parano seventies et, dans une dernière partie relativement tendue, ceux du suspense horrifique, le film en met clairement plein la vue au spectateur et, reconnaissons-le, parvient sans difficulté à séduire à travers son caractère constamment ludique, son suspense parfaitement entretenu et ses quelques rebondissements savamment orchestrés. L’interprétation joue également beaucoup dans le plaisir pris ici, avec un Jeff Bridges dominant les mains dans les poches un casting fort bien sentie.

Bref, Drew Goddard sait assurément y faire pour balader son audience et la tenir en haleine presque 2 heures 30. Le petit hic, c’est que derrière tout ce brio, l’œuvre manque tout de même d’une personnalité forte à la Tarantino, Ethan & Joel Coen ou encore Oliver Stone et que son discours sur la brutale fin des idéaux sixties de l’Amérique nixonnienne donne trop souvent l’impression d’être l’alibi du film plus que sa raison d’être.

Une supercherie donc, mais fort heureusement du genre très fun à suivre sur le moment.

Critique cinema Fiche film
Critique cinema
La chaîne Youtube Ciné Familia
Critique cinema
Critique cinema
3
3.7
4.4
3.6
4
1.6
3.6
3.7
3.8
2.3
3
2.9
critique cinema

THE ENGLISH TEACHER (2013)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 21/05/2020 à 19:28
Réalisé par Craig Zisk
Avec Julianne Moore, Michael Angarano, Greg Kinnear, Lily Collins, Nathan Lane.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 33min.
Année de production : 2013

Critique cinema   Critique film de Manu

Prolifique réalisateur de télévision ayant notamment œuvré sur les séries Charmed, Monk, Alias, Las Vegas, The Office, Weeds, Future man et beaucoup d’autres encore, Craig Zisk signe avec The English teacher sa première et à ce jour seule réalisation cinématographique. Le film se situe dans la carrière sur grand écran de Julianne Moore entre la comédie dramatique de et avec Joseph Gordon-Levitt, Don Jon, et le film d’épouvante Carrie de Kimberly Peirce, d’après Stephen King. Titre demeuré inédit en salles dans l’hexagone en dépit de son prestigieux casting, The English teacher est un « indie deluxe » semblant vouloir investir le double terrain de la romcom et de la tragi-comédie de mœurs. Belle ambition qui, à la vue des comédiens recrutés pour l’occasion, laissait espérer une possible bonne surprise. On avait donc le droit d’y croire, mais cette espoir fait malheureusement long feu, l’évidente aspiration de l’œuvre à donner dans le corrosif, façon Altman ou Ritchie, se voyant rapidement contrariée par une réalisation toute platounette et, surtout, une écriture qui ne peut s’empêcher d’arrondir systématiquement les angles là où il faudrait au contraire se montrer piquant. The English teacher donne ainsi l’impression demeurer un film gentillet à son corps défendant, efficacement emballé - on sent là tout de même le solide métier de Craig Zisk - mais sans aucune personnalité, et dont on retient finalement à peine la prestation de Julianne Moore, grande actrice s’il en est, pourtant...

PLAY IT COOL (1962)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 21/05/2020 à 17:12
Réalisé par Michael Winner
Avec Billy Fury, Michael Anderson Jr., Dennis Price, Richard Wattis, Anna Palk.
Film anglais
Genre : Comédie musicale
Durée : 1h 22min.
Année de production : 1962

Critique cinema   Critique film de Manu

Sixième long métrage cinématographique de Michael Winner (en seulement 2 ans !), Play it cool met en scène, dans sa toute première apparition sur grand écran, la star anglaise du rock and roll, de son vrai nom Ronald William Wycherley, perçue en son temps comme la réponse anglaise à Elvis Presley (auquel il emprunte en effet quelques mimiques scéniques). Ayant beaucoup souffert devant son exécrable The Cool mikado, troisième et dernière comédie musicale signée par le Winner yé-yé de la première moitié des années 60, je n’étais pas transporté à l’idée de découvrir Play it cool, son précédent essai du même genre. Et bien j’aurai eu tort de passer à côté car celui-ci est plutôt une bonne pioche dans la filmo sixties du bonhomme (par ailleurs globalement très fréquentable). Si la partie purement musicale, tournée à Pinewood, n’offre rien de mémorable à l’oreille, le film se révèle l’occasion d’une jolie balade dans le Londres de l’époque. Gatwick, la gare d’Euston, quelques extérieurs nuit par-ci par-là : on bouge pas mal, au rythme d’une mise en scène affichant une belle patate. Intérêt supplémentaire, il m’a semblé retrouver dans l’approche des personnages et situations cette savoureuse (si souvent opportuniste) pointe de malice propre au cinéma à venir de Winner. Bref, je pensais trouver le temps long, comme sur le plus friqué Summer Holiday de Peter Yates, découvert il y a peu, et j’ai finalement passé un bon moment.

BLOODMOON (1990)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 21/05/2020 à 11:06
Réalisé par Alec Mill
Avec Leon Lissek, Christine Amor, Ian Williams, Helen Thomson, Craig Cronin.
Film australien
Genre : Horreur
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1990
Titre français : Lune sanglante

Critique cinema   Critique film de Manu

Bloodmoon est la première des deux seules réalisations signées au cours de la même année 1990 par le directeur de la photographie anglais Alec Mill. Filmé dans l’état du Queensland, en Australie, il marque à ce jour l’unique crédit cinématographique du scénariste de télévision Robert Brennan. Notons enfin que le film est produit par Stanley O’Toole, homme de quelques belles réussites comme le The Squeeze de Michael Apted ou encore Quigley down under de Simon Wincer, tourné la même année que Bloodmoon sur le continent australien. Pas grand-chose à retirer de ce slasher autralien. Cette production de pure exploitation délivre son lot attendu de séquences coquines et morts violentes, ici cuisinées au fil barbelé, avec un poil de déviance - à retrouver dans la relation trouble qu’entretiennent deux des personnages pivots de l’intrigue - épice scénaristique bienvenue mais malheureusement insuffisamment développée pour tirer l’ensemble vers le réjouissant. Développée sur 100 abusives minutes, l’intrigue présente donc un intérêt très limité, et l’interprétation relève au mieux du médiocre. Du coup, on pourra guère que se rabattre sur le cadre original du récit et, surtout, le soin porté à l’identité visuelle de l’œuvre, via iquelques séquences nocturnes joliment photographiées. Bref, un slasher confectionné avec un certain soin, mais tout ce qu’il y a de plus lambda pour le reste (et encore, j’ai comme l’impression d’être drôlement clément avec ce titre, en me contentant de dire cela !)

THE BENIKER GANG (1984)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 21/05/2020 à 08:47
Réalisé par Ken Kwapis
Avec Andrew McCarthy, Jennifer Dundas, Charles Fields, Danny Pintauro, Will Patton.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 27min.
Année de production : 1984

Critique cinema   Critique film de Manu

The Beniker gang est le premier long métrage cinématographique de Ken Kwapis. Adaptation du roman « Dear Lola » de Julie Angell, le film est écrit par Jeffrey Kindley, précédemment coscénariste du téléfilm The Electric grand-mother de Noel Black, d’après la nouvelle « I sing the body electric » de Ray Bradbury. Notons ici que les acteurs Will Patton et J.T. Walsh se retrouveront 10 ans plus tard à l’affiche du drame criminel de Joel Schumacher, The Client. Des débuts sans tambour ni trompette pour ce réalisateur plutôt sympathique qu’est Ken Kwapis. Mais une œuvrette oubliée qui annonce néanmoins la couleur à venir de son cinéma, généreux, direct et toujours bien intentionné, y compris dans l’humour. Un cinéma foncièrement positif quand bien même la teneur des sujets abordés se voudrait plutôt sombre, comme c’est d’ailleurs le cas ici, avec cette histoire d’orphelins en cavale se construisant une famille par leurs propres moyens. The Beniker gang possède ainsi un mini cachet, qui aurait pu rendre l’ensemble agréable si son écriture ne versait pas tant dans la guimauve et la bonne humeur forcée, franchissant trop souvent les limites de l’acceptable du côté de la vraisemblance. Dommage pour la sobre réalisation de Kawpis et l’investissement d’un casting séduisant, concocté avec flair (autre marque de fabrique du cinéma de Kawpis, d’aillleurs). Naïf dans le mauvais sens du terme, un premier essai maladroit et anecdotique, tombé dans l’oubli non sans quelques bonnes raisons, en définitive.

T.R. BASKIN (1971)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 19/05/2020 à 18:44
Réalisé par Herbert Ross
Avec Candice Bergen, Peter Boyle, Marcia Rodd, Erin O'Reilly, James Caan.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1971

Critique cinema   Critique film de Manu

T.R. Baskin est le troisième long métrage du producteur et réalisateur Herbert Ross. Ecrit et produit par Peter Hyams, le film se situe dans la carrière de son actrice principale, Candice Bergen, entre le western The Hunting party de Don Medford, et, sorti 3 ans plus tard, la comédie policière 11 Harrowhouse d’Aram Avakian. Notons enfin que Ross retrouvera James Caan 4 ans plus tard, sur le biopic musical Funny lady, également interprété par Barbra Streisand. Curieux film au sein de la carrière d’Herbert Ross, à la tonalité incertaine tranchant avec le peu de place généralement laissé au non-dit, à l’hésitation et autres formes indirectes d’expression dans son œuvre. Un film dans lequel Ross lui-même avouait s’être perdu, déclarant « Je me suis fait comme berner par le scénario. Lorsque je travaillais dessus, j’avais l’impression de m’enfoncer dans des sables mouvants. Plus nous creusions, plus nous l’étudions, plus nous l’abimions ». Peu surprenant par conséquent, que le résultat puisse laisser aussi dubitatif. Car si l’œuvre reste tout de même constamment intéressante, bénéficiant en premier lieu de la forte présence de Candice Bergen, très bien dans un rôle pas évidemment à tenir tant il demeure difficile de vraiment s’attacher à son par trop énigmatique personnage, et d’une superbe et tristounette photographie, à l’inimitable grain seventies, du talentueux Gerald Hirschfeld (Fail safe et Child’s play de Sidney Lumet), l’ensemble souffre à l’évidence du caractère hésitant, comme à moitié cuit, de son script. Trop sage, trop convenu dans l’écriture pour exister réellement en tant que drame existentiel ou chronique de la solitude urbaine - 2 axes narratifs qu’il semble vouloir prendre par moment - T.R. Baskin laisse sur l’impression d’un essai pas inavouable mais certainement inachevé.

THE OWL AND THE PUSSYCAT (1970)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 1 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 19/05/2020 à 12:40
Réalisé par Herbert Ross
Avec Barbra Streisand, George segal, Robert Klein, Allen Garfield, Roz Kelly.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1970
Titre français : Le Chouette et le pussycat

Critique cinema   Critique film de Manu

The Owl and the pussycat est le second long métrage cinématographique de l’ancien danseur et chorégraphe Herbert Ross. Adaptation de la pièce éponyme de Bill Manhoff, le film marque la première collaboration du cinéaste avec le scénariste et acteur Buck Henry, qu’il retrouvera 14 ans plus tard sur la comédie Protocol, interprétée par Goldie Hawn. Notons également que le film se situe dans la carrière de George Segal entre la comédie noire Where’s Poppa? de Carl Reiner et le drame social Born to win d’Ivan Passer. Pas le film le plus célébré de Barbra Streisand ou bien d’Herbert Ross, et pourtant l’un de leurs plus sympathiques, à l’un comme à l’autre, assez proche dans la carrière de son réalisateur du subséquent et encore plus attachant The Goodbye girl. La réussite de cette savoureuse comédie romantique façon seventies vient à la fois du dynamisme de sa réalisation, sachant parfaitement composer avec une intrigue aux racines théâtrales un peu trop évidentes - Ross ne deviendra d’ailleurs pas un spécialiste de ce type d’exercice sans raison - et l’énergie déployée par son talentueux couple vedette, parfaitement complémentaire, permettant notamment à Barbra Streisand d’en faire trop « juste ce qu’il faut », finalement en parfaite équation avec son personnage de prostituée d’occasion à la langue bien pendue. Certainement pas une comédie américaine majeure de son temps, mais un divertissement de qualité, qu’une belle ambiance hivernale new yorkaise et un court mais excellent score jazzy de Dick Halligan finissent de rendre tout à fait recommandable.

AD ASTRA (2019)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 19/05/2020 à 09:17
Réalisé par James Gray
Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga, Donald Sutherland, Kimberly Elise.
Film américain, chinois
Genre : Science-fiction
Durée : 2h 03min.
Année de production : 2019

Critique cinema   Critique film de Manu

Ad astra est le septième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur natif de New York, James Gray. Le film est coécrit par Gray et Ethan Gross, précédemment coscénariste de la relativement obscure comédie criminelle indépendante, Klepto, ainsi que de plusieurs épisodes de la série Fringe. Il marque la première rencontre de Gray avec l’acteur Brad Pitt, également coproducteur de l’œuvre, aux côtés d’Arnon Milchan (The King of comedy, Once upon a time in America, Brazil, Q & A, Pretty woman ou encore L.A. Confidential, j’en passe et des plus connus). Grand peintre de la désespérance et des conflits intimes, formidable observateur des rapports familiaux et amoureux, dans toute leur complexité et parfois contradictions, James Gray trouve donc avec ce road movie de l’espace un tout nouveau terrain de réflexion. Projet peut-être le plus ambitieux du cinéaste à ce jour, et attente on ne peut plus fébrile de ma part, pleine d’espoir comme de crainte, bref d’interrogations quant à la façon dont ce méticuleux portraitiste des voyages intérieurs allait se frotter au registre de la science-fiction. Et l’on sait bien que plus l’attente est haute, plus la déception risque d’être sévère et douloureuse. D’où l’envie d’applaudir ici, comme rarement, à l’épatante réussite cinématographique que constitue Ad astra, James Gray signant là un film sans doute pas aussi proche de la perfection qu’un The Yards ou Two lovers, mais extraordinairement riche, vivant et vibrant, se distinguant par une maitrise totale de son sujet comme du registre dans lequel il s’épanouie. Espoirs de grand film plus que largement comblés donc, qui tiennent à la façon dont James Gray parvient à rester James Gray, continuant à creuser le sillon d’une réflexion universelle sur ce qui nous lie aux autres, à nos proches, et sur les choix cruciaux que nous devons tous prendre à un stade ou un autre de nos existences, tout en s’appropriant totalement cet univers futuriste science-fictionnel de conquête de l’espace, intarissable source d’inspiration du cinéma américain depuis une cinquantaine d’années. Un propos simple - le besoin de se libérer de la tutelle du père, et de repenser ce qui compte et restera au bout de nos vie - qui fait donc largement écho au précédent film du cinéaste, The Lost city of Z, et que Gray expose une nouvelle fois de façon limpide, usant bien davantage des images - et de cette caméra collée à un Brad Pitt perdu dans ses pensées, transfiguré, formidable - que les mots, rares et somme toute un peu inutiles, voire de toute façon inaudibles si l’on s’en tient à la singulière et mémorable séquence de l’attaque / course-poursuite du convoi lunaire. Puis, nourrissant cette réflexion, une proposition d’univers science-fictionnel extrêmement forte et éloignée de ce que propose habituellement le cinéma américain à grand spectacle. Soit une vision de la conquête spatiale sans magie aucune, doucement gangrénée par l’affairisme et le consumérisme, dans laquelle l’individu, semble-t-il incapable d’échapper à sa nature profonde, n’aura finalement fait qu’exporter et reproduire les mêmes erreurs collectives en passant une nouvelle fois à côté de l’essentiel. Autant d’éléments combinant richesse formelle et thématique qui font donc d’Ad astra une œuvre sans doute pas inattaquable, perdant notamment un peu de sa nécessaire rigueur dans les quelques peu convaincantes péripéties alimentant son climax, mais néanmoins majeure dans le cinéma américain récent. Gageons que, comme pour The Yards, We own the night ou Two lovers, Ad astra, modeste succès critique et commercial à sa sortie en salles, connaitra une plus juste reconnaissance dans le temps, lui octroyant notamment la place de choix qu’il mérite dans le cinéma de science-fiction des années 2010, aux côtés des Gravity de Cuaron et Interstellar de Nolan.

HOLMES & WATSON (2018)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 18/05/2020 à 23:26
Réalisé par Etan Cohen
Avec Will Ferrell, John C. Reilly, Rebecca Hall, Kelly MacDonald, Ralph Fiennes.
Film américain, canadien
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2018

Critique cinema   Critique film de Manu

Holmes & Watson est le second long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Etan Cohen après Get hard, sorti en 2015 et déjà interprété par Will Ferrell. Le film est notamment produit par Ferrell et son comparse Adam McKay. Il marque par ailleurs les retrouvailles sur grand écran du tandem Ferrell / Reilly, 5 ans après le Anchorman 2: The legend continue d’Adam McKay. Echec cuisant au box-office démoli par la critique, Holmes & Watson possède même le triste honneur de figurer sur la liste des 100 pires films recensés sur le site IMDB (actuellement à la quatre-vingt quatorzième place, entre The Hungover games de Josh Stolberg et The Adventures of Pluto Nash de Ron Underwood). Et, à la découverte du film en question, j’avoue ne pas vraiment saisir la raison de ce lynchage en bonne et due forme. Evidemment, Ferrell et ses potes ont déjà fait mieux et, en matière de parodie de Sherlock, le film ne fait certainement pas d’ombre au génial Without a clue de Thom Eberhardt, sous-exploitant sans doute son riche potentiel via des gags parfois un peu attendus. Mais l’on reste tout de même dans la fourchette haute de la comédie régressive américaine contemporaine, avec des numéros d’acteurs souvent croustillants (Kelly MacDonald notamment, excellemment employée) et suffisamment d’idées comiques qui fonctionnent pour divertir pendant les 90 petites que dure le film. Bref, pourquoi tant de haine autour de cet honnête Will Ferrell ? Je ne vois pas trop… et, à bien y réfléchir, je ne suis pas certain que Sherlock Holmes ou Réginald Kincaid auraient eux-mêmes su répondre à cette énigme…

JOURNEY TO SHILOH (1968)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 18/05/2020 à 17:29
Réalisé par William Hale
Avec James Caan, Michael Sarrazin, Brenda Scott, Don Stroud, Jan-Michael Vincent.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 41min.
Année de production : 1968
Titre français : La Brigade des cow-boys

Critique cinema   Critique film de Manu

Journey to Shiloh est le troisième et dernier long métrage cinématographique de William Hale, très actif téléaste s’étant notamment illustré sur les séries The Fugitive, The Invaders, Night gallery ou encore The streets of San Francisco. Ecrit par Gene L. Coon, scénariste télé célèbre chez les « trekkies » pour être le père des Klingons, le film marque la seconde collaboration de Hale avec l’acteur Michael Sarrazin après le western Gunfight in Abilene, tourné 1 an plus tôt. Très beau sujet que nous propose ce Journey to Shiloh, annonçant un peu dans sa tonalité sombre et résignée les westerns les plus désenchantés de la décennie suivante, et plus particulièrement les Bad company / The Spike gang de Benton et Fleischer. Mais un western également bien en phase avec les problématiques de son temps, via le portrait dressé de cette bande d’engagés volontaires par trop naïfs, allant rapidement de désillusions en désillusions, et sa vision largement antihéroïque de la guerre. Bien qu’un peu trop démonstratif dans l’écriture, Journey to Shiloh se distingue donc en premier lieu par la pertinence de son propos. Mais il marque également quelques points cruciaux du côté de l’interprétation, avec une distribution très « Nouvel Hollywood » des plus inspirées, quand bien même James Caan est ici le seul à hériter d’un rôle vraiment consistant. Même si certainement handicapé par une mise en scène à la patine télévisuelle manque de l’ampleur nécessaire pour faire décoller le dernier, et plus spectaculaire, tiers de l’œuvre, Journey to Shiloh demeure donc un essai tout à fait recommandable au sein d’un genre alors en pleine mutation.

CAPTIVE HEARTS (1987)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 18/05/2020 à 11:59
Réalisé par Paul Almond
Avec Pat Morita, Chris Makepeace, Mari Sato, Micheal Sarrazin, Seth Sakai.
Film canadien
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1987
Titre français : Prison de verre

Critique cinema   Critique film de Manu

Captive hearts est le septième long métrage cinématographique du pionnier du petit écran canadien Paul Almond, époux de la comédienne Geneviève Bujold entre 1967 et 1974. Coécrit par l’acteur Pat Morita, le film se situe dans la carrière de Michael Sarrazin entre le thriller franco-belge Mascara de Patrick Conrad, également interprété par Charlotte Rampling, et sa participation à la série Alfred Hitchcock presents, via l’épisode « Prism », signé de son compatriote canadien Allan King. (Mélo)drame de guerre sur les thèmes de la captivité et l’amour inter-ethnique impossible, Captive hearts est un titre sans doute sincère dans les intentions, mais relativement maladroit dans l’exécution. L’œil et l’esprit du spectateur ont ainsi un peu de mal demeurer concentré sur une intrigue tout à fait digne d’intérêt au départ mais au traitement par trop conventionnel, qui aurait peut-être nécessité, pour fonctionner, d'un brin de souffle lyrique du côté de la mise en scène, plutôt anodine, et se serait en tout cas bien passé de l’enrobage musical eighties ici proposé, et malheureusement totalement inapproprié. Tout cela ajouté à des personnages assez grossièrement dépeints pour certains (notamment celui qu’incarne Michael Sarrazin, franchement crétin) et une fin un peu bébête, et l’on obtient une curiosité canadienne oubliée tout juste regardable, pas loin de gâcher totalement son petit potentiel initial.

THE FLIM-FLAM MAN (1967)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 18/05/2020 à 09:04
Réalisé par Irvin Kershner
Avec George C. Scott, Michael Sarrazin, Harry Morgan, Sue Lyon, Albert Salmi.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 44min.
Année de production : 1967
Titre français : Une sacrée fripouille

Critique cinema   Critique film de Manu

The Flim-flam man est le septième long métrage cinématographique d’Irvin Kershner. Le film se situe dans sa filmographie entre la comédie dramatique A fine madness, interprétée par Sean Connery, et le drame conjugal Loving, avec George Segal et Eva Marie Saint. Adaptation du roman « The Ballad of the Flim-flam man » de Guy Owen, publié en 1965, le film est écrit par William Rose, oscarisé en 1968 pour le script du Guess who’s coming to dinner de Stanley Kramer. Titre plutôt renommé au sein de la passionnante filmographie d’Irvin Kershner, The Flim-flam man n’a malheureusement pas réussi à me convaincre de sa supposée excellence. Certes L’œuvre n’est pas sans qualité, que j’associerai principalement à la belle ambiance pastorale que développe Kershner tout au long du film, avec cet œil méticuleux d’ancien documentariste que l’on retrouve dans la plupart de ses longs métrages, à l’attachante composition de Michael Sarrazin en apprenti arnaqueur et, enfin, au délicieux score de Jerry Goldsmith, entre ironie décontractée et extrême délicatesse. Mais difficile de savourer pleinement ces quelques atouts lorsqu’il faut en passer par le cabotinage éhonté et épuisant de George C. Scott en bonimenteur aux combines grossières et, plus encore, supporter les lourdeurs et redites d’écriture du redoutable William Rose, qui ne parvient pas plus à associer burlesque et discours progressiste ici que dans son précédent et tout aussi pénible The Russians are coming the russians are coming de Jewison. A l’image de sa course-poursuite automobile centrale, un film artificiel et bruyant, qui en fait trop, et auquel je préfère finalement assez largement, dans le registre de la comédie et la carrière de Kershner, le beaucoup plus décrié mais nettement moins prétentieux S*P*Y*S.

SPEAKING OF SEX (2001)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 17/05/2020 à 11:28
Réalisé par John McNaughton
Avec James Spader, Melora Walters, Jay Mohr, Lara Flynn Boyle, Bill Murray.
Film américain, canadien, Français
Genre : Comédie
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2001

Critique cinema   Critique film de Manu

Speaking of sex est le sixième long métrage cinématographique de John McNuaghton. Ecrit par le scénariste et réalisateur Gary Tieche, qui participera ultérieurement à l’écriture des populaires séries Medium et Preacher, le film marque la troisième collaboration de McNaughton avec l’acteur Bill Murray. Il s’agit par ailleurs du dernier film mis en lumière par le talentueux directeur de la photographie d’origine allemande Ralf D. Bode (Dressed to kill, Gorky Park, The Accused), disparu plusieurs mois avant la (limitée) sortie en salles du film. John McNaughton a toujours été - et restera sans doute toujours - un franc-tireur au sein du cinéma américain des années 90 et au-delà. Une œuvre imprévisible à souhait, sans doute même incompréhensible aux yeux de certains, mais, pour cette raison-même, passionnante, stimulant l’envie d’y revenir régulièrement. Signé entre le biopic criminel Lansky, tourné pour HBO, et une participation à la série policière de courte durée (7 épisodes en tout) Push, Nevada, coécrite et créée par Ben Affleck, Speaking of sex est un essai comique que semble-t-il tout le monde préfère passer sous silence. Et je dois avouer que, à la revoyure, je comprends les fortes réticences de la plupart à considérer cette outrageuse farce sexuelle comme un titre de premier intérêt. McNaughton va en effet très loin dans la bouffonnerie ici, demandant à ses interprètes de forcer le trait au-delà du raisonnable - James Spader et Melora Walters, au summum du cabotinage, semblent de ce fait juste en roue libre complète - n’hésitant pas à user de procédés burlesques éculés dans sa mise en scène (séquences en léger accéléré) et, plus généralement, appuyant constamment le climat hystérique de cet invraisemblable vaudeville. Bref, tout cela pourrait simplement ressembler à du mauvais Blake Edwards et il est vrai que le premier tiers du film réclame du spectateur une certaine patience. Effort que récompense fort heureusement le reste du film, dévoilant alors, derrière ses situations salaces et son grossier cynisme, un savoureux, si sans conteste peu subtil, commentaire sur l’Amérique des années Clinton, et plus exactement celle sur l’affaire Lewinsky, semble-t-il sommet d’hypocrisie puritaine made in US selon McNaughton. Un comédie gonflée, bordélique, tantôt réjouissante, tantôt embarrassante, sortant assurément du tout-venant et n’appartenant finalement à personne d’autre que son drôle d’auteur.

HENRY VIII AND HIS SIX WIVES (1972)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 16/05/2020 à 22:54
Réalisé par Waris Hussein
Avec Keith Michell, Donald Pleasence, Charlotte Rampling, Jane Asher, Lynne Frederick.
Film anglais
Genre : Biopic
Durée : 2h 05min.
Année de production : 1972
Titre français : Henri VIII et ses six femmes

Critique cinema   Critique film de Manu

Henry VIII and his six wives se situe dans la carrière de l’anglais Waris Hussein entre le thriller horrifique The Possession of Joel Delaney, interprété par Shirley MacLaine, et le drame conjugal tourné pour le petit écran, Divorce his – Divorce hers, réunissant une ultime fois à l’affiche le couple Taylor / Burton. Le film est écrit par le scénariste de télévision Ian Thorne. Il marque la troisième et dernière collaboration d’Hussein avec le directeur de la photographie Peter Suschitsky. Version ciné condensée de la mini-série à succès de la BBC, The Six wives of Henry VIII, diffusée 2 ans plus tôt à la télévision anglaise, Henry VIII and his six wives n’a semble-t-il pas suscité le même enthousiasme que son modèle à sa tardive sortie en salles hors du territoire britannique. L’oubli relatif dans lequel l’œuvre est aujourd’hui tombée s’explique peut-être par l’austérité d’une œuvre très éloignée des mélodrames historiques nettement plus flamboyants concoctés à la même époque par Charles Jarrott ou Michael Anderson. Bien que pensé pour le grand écran, Henry VIII and his six wives ne se dépare ainsi jamais vraiment d’un côté fiction éducative made in BBC fort prononcé. Ainsi faut-il un brin de motivation pour investir cette œuvre relativement austère dans laquelle les mots et les prestations d’acteurs occupent volontairement le premier rang, le travail de Waris Hussein se résumant ici essentiellement à servir au mieux les uns et les autres. Un effort qui s’avère payant car la force de l’interprétation et la rigueur scénaristique du film confèrent progressivement une coloration tragique assez marquante à ce qui se révèle au final un biopic / drame historique des plus intéressants, sec, effrayant et sournoisement cruel, bien moins académique que ce que l’on aurait pu craindre au départ. Sans doute trop rigide dans la forme pour tenir de la totale réussite, mais un bel effort néanmoins, dans lequel on retrouve quelque part le même climat lourd de menace que dans l’autre réalisation cinématographique de Waris Hussein de cette année 1972, le tout aussi injustement oublié The Possession of Joel Delaney.

A TOUCH OF LOVE (1969)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 16/05/2020 à 19:08
Réalisé par Waris Hussein
Avec Sandy Dennis, Ian McKellen, Michael Coles, John Standing, Maurice Denham.
Film anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 47min.
Année de production : 1969

Critique cinema   Critique film de Manu

A touch of love est le premier long métrage cinématographique du réalisateur formé à la télévision anglaise Waris Hussein. Cette adaptation du roman « the Millstone » de Margaret Drabble, originellement publié en 1965, se situe dans la carrière de Sandy Dennis entre le suspense psychologique That cold day in the park de Robert Altman et la comédie The out of towners d’Arthur Hiller. Le film marque par ailleurs la première apparition sur grand écran de Ian « Magneto / Gandalf » McKellen. Drame sociétal abordant tout particulièrement les thèmes de l’avortement et la monoparentalité dans une Angleterre post-yéyé pré-crise encore en pleine mutation, A touch of love a donc incontestablement valeur de document sur son époque pour le spectateur d’aujourd’hui. Elément qui en rehausse très certainement l’intérêt, car à vrai dire, ce programme dérivé du mélodrame de type « kitchen sink » alors très en vogue dans le cinéma anglais une petite dizaine d’années auparavant ne présente rien de particulièrement marquant, que soit dans sa réalisation, son écriture ou même son interprétation. Mais l’on ne saurait non plus faire de gros reproches à l’œuvre, emballée dans son ensemble avec grand soin. Les éclairages experts du grand Peter Suschitzky servent ainsi parfaitement l’approche sobre, délicate de Waris Hussein tout comme l’écriture nuancée de Margaret Drabble tandis que l’on ne peut réfuter l’implication de Sandy Dennis, grand spécialiste des rôles de femmes fragiles ici totalement dans son élément. Honnête plaidoyer féministe donc, juste dans le ton mais finissant presque par flirter avec l’insignifiant à force d’éviter soigneusement de trop en faire.

Critique cinema
critique cinema

Plus d'articles



critique cinema
critique cinema
critique cinema

Rechercher avec google



Recherche par nom

Titre :
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Artiste :
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Dernières critiques ciné





Dernières critiques livres





Derniers commentaires





Salut l'artiste !



Lynn Shelton
2020 ans
Lynn Shelton
(0000-2020)

3.1









Liens   |   Flux RSS   |   Page exécutée en 1.18467 secondes   |   contactez-nous   |   Nanar production © 2009