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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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ABOVE SUSPICION (2019)

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Manu  le 02/03/2021 à 18:55
Réalisé par Phillip Noyce
Avec Emilia Clarke, Jack Huston, Sophie Lowe, Johnny Knoxville, Thora Birch.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2019

Critique cinema  Critique film de Manu


Above suspicion est le dix-septième long métrage de l’australien Phillip Noyce. Le film est écrit par Chris Gerolmo, précédemment scénariste du Mississipi burning d’Alan Parker, lequel adapte ici l’ouvrage d’investigation éponyme du journaliste Joe Sharkey, publié en 1992. Le film se situe dans la carrière de Jack Huston, petit-fils de John, entre la comédie indépendante An actor prepares de Steve Clark et sa participation au fleuve The Irishman de Martin Scorsese.

La Phillip Noyce touch à son meilleur niveau… ainsi pourrait-on définir succinctement cet Above suspicion, thriller inspiré de faits réels tout ce qu’il y a de plus carré et prenant dans l’exécution, sachant notamment particulièrement bien planter background socio-géographique. Avec également, comme très régulièrement chez ce cinéaste, de solides prestations, ici délivrées conjointement par Jack Huston et Emilia Clarke (soit la première fois, me concernant, que je le remarque vraiment).

Manque finalement juste à cet Above suspicion, sorte de rejeton eighties du I walk the line de John Frankenheimer, une cuillerée à soupe de plus de profondeur dans l’analyse des personnages comme de la petite communauté qui les entoure pour égaler les plus belles réussites de son réalisateur.

Regrettable donc, car un chouia plus de développement, une recherche d’efficacité narrative moins flagrante au sein d’un récit jouant sans doute trop la carte de la tension au détriment de l’observation, et l’on tenait une œuvre d’un tout autre calibre. Reste néanmoins un excellent petit néo-noir social passé assez injustement relativement inaperçu à sa sortie.

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L'ONOREVOLE ANGELINA (1947)

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Manu  le 02/03/2021 à 11:39
Réalisé par Luigi Zampa
Avec Anna Magnani, Nando Bruno, Ave Ninchi, Ernesto Almirante, Franco Zeffirelli.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 27min.
Année de production : 1947
Titre français : L'honorable Angelina

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L’onorevole Angelina se situe dans la filmographie de Luigi Zampa entre deux des titres les plus réputés de leur auteur, Vivere in pace et Anni difficili. Il s’agit de la première des 4 collaborations entre Zampa et la scénariste Suso Cecchi D’Amico, ainsi que de l’unique film d’Anna Magnani tourné sous la direction de Zampa. Le film marque par ailleurs la première (et unique) apparition à l’écran du futur réalisateur Franco Zeffirelli. Représentant de valeur d’un neo-réalisme « souple » que l’on qualifiera bientôt de rose, Luigi Zampa n’est pas un théoricien. Ce qu’il semble aimer par-dessus tout est d’un injecter son engagement, à travers notamment une bonne dose de réalisme social, à des récits relevant plus classiquement de genre précis, comme ici le pur mélodrame. Une position proche de celle d’un Renato Castellani, débouchant sur une œuvre passionnante, gagnant en richesse au fil du temps, avec quelques francs aboutissements à partir des années 60. Œuvre de jeunesse, L’onorevole Angelina relève quant à elle de la réussite secondaire, quelque peu marquée par le temps dans la trop grande évidence de ses rouages dramatiques. Reste cependant d’absolument convaincant un background socio-géographique - les bidonvilles encerclant les grandes citées italiennes au lendemain de la guerre - qui ne saurait mentir et l’investissement toujours impressionnant d’Anna Magnani. Un Zampa qui a donc un peu vieillit mais n’en manque moins d’intérêt pour autant.

JUDGMENT (TV) (1990)

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Manu  le 02/03/2021 à 05:58
Réalisé par Tom Topor
Avec Keith Carradine, Blythe Danner, Jack Warden, David Strathairn, Bob Gunton.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1990
Titre français : Jugement

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Judgment est l’unique réalisation du scénariste et dramaturge Tom Topor. Cette production HBO se situe dans la carrière de Ketih Carradine entre la chronique familiale Daddy’s dyin’…Who’s got the will? et le drame rural sudiste The Ballad of the sad cafe, unique mise en scène cinématographique de l’acteur Simon Callow. Notons enfin que Carradine croise ici Jack Warden pour la troisième fois à l’écran après le Man on a string de Joseph Sargent et le western The Godchild de John Badham. Deux ans après avoir signé le script du percutant The Accused, possible référence du film pre-#metoo, Tom Topor aborde le délicat sujet de la pédophilie au sein de l’église catholique. Et c’est une nouvelle réussite du (télé)film dit « à thèse », puisant sa force dans une interprétation uniformément remarquable, une écriture solide, affichant la qualité d’approche espérée sur un aussi délicat sujet, et une mise en scène sans chichi, purement fonctionnelle diront certain, en tout cas au seul service de des deux atouts de l’œuvre pré-cités. Un film de scénariste donc, mais aussi et surtout un essai dénonciateur important, frontal dans son attaque tout en se montrant nuancé dans les portraits d’individus et le bilan qu’il dresse d’un problème alors encore peu évoqué à l’écran. Bref, un titre à retenir comme l'un des belles réussites de la télévision américaine du début des années 90, même s’il me semble être un peu tombé dans l’oubli aujourd’hui.

LES MALABARS SONT AU PARFUM (1966)

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Manu  le 28/02/2021 à 19:43
Réalisé par Guy Lefranc
Avec Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, Darry Cowl, Francis Blanche, Sophie Agacinski.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1966

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Les Malabars sont au parfum est le quinzième long métrage cinématographique de Guy Lefranc. Il se situe dans la carrière du cinéaste entre les deux comédies policières Laissez les tireurs tirer et Sale temps pour les mouches. Le film marque par ailleurs sa première collaboration avec l’acteur Darry Cowl, qu’il retrouvera 2 ans plus tard sur la comédie Adieu Berthe !, avec également Fernand Raynaud. Ne manque quasiment que Poiret et Serrault au menu de cette parodie de film d’espionnage, inoffensive comme inégalement inspirée. Ainsi les scènes impliquant Francis Blanche, qui en fait, il va de soi, des caisses en agent russe, sont amusantes, tandis que celle avec Henri Salvador, en gendarme neuneu, s'avèrent un chouia gênantes. On est ainsi à mi-chemin entre du Lautner et du Raoul André : pas la grosse poilade, mais suffisamment de peps dans les dialogues et l’interprétation pour assurer une ambiance souriante au sein d’un ensemble à la fois soigné et plutôt alertement mené. De quoi me donner envie de creuser la filmo de l'oublié Guy Lefranc en tout cas...

DARK TIDE (1994)

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Manu  le 26/02/2021 à 18:53
Réalisé par Luca Bercovici
Avec Chris Sarandon, Richard Tyson, Brigitte Bako, Rez Cortez, Ermie Concepcion.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1994
Titre français : Profondeur
Titre alternatif : Mortel poison

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Dark tide est le troisième long métrage cinématographique de l’acteur, producteur, scénariste et réalisateur Luca Bercovici. Tourné aux Philippines, ce titre marque la première collaboration de Bercovici avec le scénariste Sam Bernard, que le cinéaste retrouvera sur ses 2 mises en scène suivantes, l’opus horrifique The Granny et le film d’aventures The Chain (cette dernière également filmée aux Philippines). Dans l’ensemble, plutôt une bonne surprise que ce petit Dark Tide ! On nage évidemment dans des eaux bis connues, laissant par ailleurs craindre un moment un thriller érotico-exotique uniquement prétexte à mettre en avant la plastique de son interprète féminine principale, lointain sosie de Jennifer Connelly (et plus lointaine cousine encore de celle-ci dans le jeu d’actrice). Mais Luca Bercovici se révèle au final plus ambitieux qu’un Fred Olen Ray ou un Jim Wynorski (et certainement plus fortuné également). Déjà, le film profite d’un cadre philippin correctement exploité, donnant (toute proportion gardée) une certaine consistance socio-géographique au background de cette maigrelette intrigue. Ensuite le trio d’interprètes principaux laisse transpirer suffisamment d’implication pour satisfaire les modestes du spectateur, avec, sans surprise, un Chris Sarandon en (vieux) beau gosse un peu trouble, une Brigitte Bako en victime sexy mais combative et un Richard Tyson en grosse brute à moto. Enfin, le dernier tiers vient bousculer un récit jusqu’alors un brin ronronnant, enchainant dare-dare les péripéties violentes jusqu’à virer dans son final à une inattendue version sous les palmiers du Straw dogs de Sam Peckinpah, par ailleurs mis en scène avec un certain flair visuel par Bercovici. En résumé, et contre toute attente, un DTV nineties plutôt recommandable.

DON'T DRINK THE WATER (1969)

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Manu  le 26/02/2021 à 11:55
Réalisé par Howard Morris
Avec Jackie Gleason, Estelle Parsons, Ted Bessell, Joan Delaney, Ricahrd Libertini.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1969

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Don’t drink the water est la troisième et avant-dernière réalisation de l’acteur et réalisateur Howard Morris. Co-écrit par le binôme R.S. Allen / Harvey Bullock, précédemment scénaristes du Girl happy de Boris Sagal avec Elvis Presley, le film adapte la pièce éponyme de Woody Allen, initialement montée à Broadway en 1966. Fort de dialogues savoureux, derrière lesquels s’affirme déjà pleinement l’exceptionnel talent comique de Woody Allen, et d’une tonitruante prestation de Jackie Gleason, s’appropriant indiscutablement le rôle, Don’t drink the water parvient sans grande difficulté à divertir. Et pourtant l’on reste forcement sur notre faim devant le potentiel satirique de cette intrigue bridé par une réalisation de type sitcom, qui manque de nerf sans même parler de personnalité. Une déception donc, et, pour ma part, dans l’évidente faiblesse de sa réalisation, une justification aisée de l’anonymat dans lequel ce titre est finalement tombé, mais, pour autant, pas un titre désagréable à suivre non plus.

CUORE DI CANE (1976)

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Manu  le 26/02/2021 à 08:11
Réalisé par Alberto Lattuada
Avec Max Von Sydow, Eleonora Giorgi, Mario Adorf, Adolfo Lastretti, Attilio Dottesio.
Film italien, allemand
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 53min.
Année de production : 1976

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Cuore di cane se situe dans la tragi-comédie Le farò da padre avec Luigi Proietti et Irene Papas et la comédie romantique Oh, Serafina !, interprétée par Renato Pozzetto et Dalila Di Lazzaro. Adaptation de la nouvelle éponyme du russe Mikhaïl Boulgakov, achevée en 1925 mais publiée seulement en 1987 dans son pays d’origine, le film est coécrit par Lattuada. Il marque première des 3 réunions à l’écran des acteurs Max Von Sydow et Mario Adorf, que l’on retrouvera à l’affiche du film de guerre The Second victory de Gerald Thomas en 1987 et du drame historique Mio caro dottor Gräsler de Roberto Faenza, 3 ans plus tard. A défaut de constamment surprendre, Lattuada a toujours aimé provoqué. Ici, malheureusement, la provocation laisse rapidement place à une certaine incompréhension, sensation certes pas foncièrement désagréable dans la mesure où le réalisateur nous balade ici en terres inédites, mais qui possède également pour effets indésirables de drastiquement limiter l’impact général de l’œuvre. Fable satirique sur les thèmes de la part de bestialité et folie en chacun de nous, tout autant que pamphlet politique raillant la soif de pouvoir des nantis, Cuore di cane délivre donc ses bonnes idées et intentions sans rien construire de solide, pour un résultat final inévitablement confus, voire nébuleux. Pas vraiment drôle ni aussi grinçant qu’on l’aurait imaginé de la part de Lattuada, l’ensemble vaut ainsi le coup d’œil pour son étrangeté, ainsi que sa curieuse et étouffante atmosphère russe de studio, ajoutant une touche de surréalisme à l’ensemble. Bref, un Lattuada ambitieux, mais aussi un peu perdu côté écriture, dont l’étrangeté et les errements-même * ainsi qu’un casting invraisemblable (Max Von Sydow et La Cicciolina dans un même film !) - en font naturellement un essai difficilement négligeable dans son œuvre.

DAYBREAK (TV) (1993)

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Manu  le 24/02/2021 à 18:32
Réalisé par Stephen Tolkin
Avec Moira Kelly, Cuba Gooding Jr., Martha Plimpton, Omar Epps, David Eigenberg.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1993

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Daybreak est le premier long métrage réalisé par Stephen Tolkin, scénariste, producteur et réalisateur ayant précédemment collaboré aux scripts des Masters of the univers de Garry Goddard et Captain America (version Albert Pyun / Menahem Golan). Le film est écrit par Tolkin, qui adapte ici la pièce « Beirut » d’Alan Bowne, dramaturge décédé du SIDA en 1989. Le film se situe dans la carrière de Moira Kelly entre le biopic Chaplin de Richard Attenborough et la chronique adolescente With honors d’Alek Keshishian. Pratiquement tout ce qu’il faut pour plaire sur le papier : HBO à la production, un sujet ambitieux qui force la curiosité, une brillante distribution (même si la plupart des vedettes ici montantes n’ont connu qu’une éphémère célébrité, voire seulement petite notoriété pour certaines) et notre Michel Colombier national à l’enrobage musical. De quoi partir confiant… jusqu’à la découverte du bébé en question, qui laisse rapidement le scepticisme gagner le spectateur face à la lourdeur de cette allégorie science-fictionnelle d’une grande pauvreté visuelle. Les comédiens ont beau afficher des mines on ne peut plus concernées, l’ensemble vire donc rapidement à l’expérience inconfortable, essai daté et soporifique au possible laissant transpirer plus de prétention que de talent. Une déception qui va par ailleurs de pair avec la tournure globale de la carrière de Stephen Tolkin, marquée du sceau de la fiction mélodramatique Lifetime.

TRACKDOWN (1976)

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Manu  le 24/02/2021 à 09:28
Réalisé par Richard T. Heffron
Avec James Mitchum, Karen Lamm, Anne Archer, Erik Estrada, Cathy Lee Crosby.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1976
Titre français : La Grande traque

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Trackdown est le second long métrage cinématographique de Richard T. Heffron. Il marque la première collaboration du télé/cinéaste avec le scénariste Paul F. Edwards, qu’Heffron retrouvera sur 2 épisodes de la saga North ans South. Le film se situe dans la carrière de James Mitchum entre la comédie policière indépendante Moonrunners de Gy Waldron et le suspense The Ransom de Richard Compton. A un défrisant I, the jury près (repris des mains de Larry Cohen), Richard T. Heffron n’aura jamais foncièrement marqué le cinéma américain de ses réalisations pour le grand écran. Mais, à l’image de son œuvre pour la télévision, il n’aura jamais vraiment déçu, régalant bien souvent l’amateur de solides bandes de genre confectionnées avec soin. En témoigne ce net et sans bavure Trackdown, au fil narratif simplissime (annonçant quelque part le Hardcore de Paul Schrader) et à l’interprétation disons… fonctionnelle, mais qui ne se perd jamais en séquences superflues, sait entretenir sa petite colorée petite ambiance urbaine et emballer bien comme il faut ses séquences d’action. En résulte un agréable western urbain, aux élans mélodramatiques d’une autre époque comme à l’absence globale de prétention, corrigeant le tir d’un discours clairement droitier.

LORDS OF CHAOS (2018)

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Manu  le 24/02/2021 à 08:02
Réalisé par Jonas Åkerlund
Avec Rory Culkin, Emory Cohen, Jack Kilmer, Sky Ferreira, Valter Skarsgård.
Film anglais, suédois, norvégien
Genre : Drame
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2018

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Quatrième long métrage cinématographique de l’ex clippeur suédois Jonas Akerlund, Lords of chaos est coécrit par Akerlund et son compatriote Dennis Magnusson, précédemment scénariste des Révoltés de l’ile du diable de Marius Holst avec Stellan Skarsgård. Le film s’insipire de l’ouvrage « Lords of Chaos: The Bloody Rise of the Satanic Metal Underground » de Michael Moynihan et Didrik Søderlind , publié en 1998. Il est notamment produit par ses deux interprètes principaux, Rory Culkin et Emory Cohen. Passé la surprise de voir un quatuor d’acteurs américains incarner des personnages norvégiens au sein d’un récit 100% scandinave porté à l’écran en langue anglaise, on se glisse aisément, quoi que non sans douleur, au cœur de ce film indubitablement dérangeant dans l’approche froidement clinique réservée à son sujet. Mais on le savait déjà depuis ses premiers films : Akerlund cultive une certaine esthétique du glauque et de la déviance assaisonné d’un humour à froid pour le moins déstabilisant. Bref, un style personnel qui peut facilement rebuter quand bien même il faut reconnaitre au réalisateur de Spun le mérite de ne jamais chercher le consensus. Très bien fait - et impeccablement interprété - mais loin d’être toujours très agréable à suivre, tant la volonté d’Akerlund d’appuyer là où ça fait mal, ainsi que la bêtise et l’inconscience de ses principaux protagonistes, peuvent se révéler pénibles à affronter par moment.

AQUAMAN (2018)

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Manu  le 21/02/2021 à 19:07
Réalisé par James Wan
Avec Jason Momoa, Amber Heard, Willem Dafoe, Nicole Kidman, Dolph Lundgren.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 2h 23min.
Année de production : 2018

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Aquaman est le dixième long métrage cinématographique de James Wan. Il se situe dans sa carrière entre les 2 opus horrifiques The Conjuring 2 et Malignant. Le film est coécrit par David Leslie Johnson-McGoldrick, d’après un personnage de BD créé par Paul Norris et Mort Weisinger en 1941. Il a récolté au terme de son exploitation 1 milliard et 148 millions de dollars pour un budget avoisinant les 200 millions. Succès colossal à la clef pour ce pourtant bien modeste, en terme d’ambitions, Aquaman. Une approche sans prétention dans le ton, avec l’air de ne pas se prendre trop au sérieux, qui constitue même l’atout principal d’un titre piquant par moment sévèrement les yeux sous son déluge de CGI colorés. Même impression en demi-teinte du côté de l’interprétation, avec un Jason Momoa remplissant idéalement la fonction de super-héros un brin naïf à la Superman version Reeves, et un séduisant bataillon d’excellents acteurs autour de lui… n’ayant pour la plupart malheureusement pas grand-chose à faire en la circonstance. Au final, si le divertissement est globalement assuré - on retiendra notamment l’amusante séquence d’action 100% numérique sicilienne, modèle du genre pour ceux que cela intéresse - difficile de ne pas se dire qu’au fond, 1 heure 40 minutes auraient largement suffit pour un récit aussi balisé et dépourvu d’enjeu véritable.

THE MORNING SHOW (SEASON 1 - TV) (2019)

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Manu  le 21/02/2021 à 09:56
Réalisé par Mimi Leder, David Frankel, Lynn Shelton, Tucker Gates, Roxann Dawson, Michelle MacLaren, Kevin Bray
Avec Jennifer Aniston, Reese Witherspoon, Billy Crudup, Mark Duplass, Steve Carell.
Série américaine en 10 épisodes
Genre : Drame
Durée : 9h 48min. environ
Année de production : 2019

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Créé par Jay Carson, précédemment scénariste du The Front runner de Jason Reitman, The Morning show compte 10 épisodes sur sa première saison, dont 3 signés Mimi Leder et 1 réalisé par Lynn Shelton, prématurément disparue au printemps 2020. Coté casting, on notera que Jennifer Aniston et Steve Carell avaient déjà partagé l’affiche du Bruce Almighty de Tom Shadyac, 16 ans auparavant. Casting 5 étoiles et sujet passionnant, affrontant un sujet brûlant d’actualité : The Morning show promets du lourd, et envoie du lourd... au moins durant ses 3, 4 premiers épisodes, posant remarquablement son cadre et ses enjeux, à l’aide d’une galerie de riches personnages défendus par des acteurs au top de leur art. Parce Ensuite, malheureusement, on rentre dans quelque chose d’un peu plus routinier, d'un peu trop ouvertement télécommandé par l'actualité, flirtant qui plus est avec le soap opéra de luxe à travers ses coups de théâtre répétés et axe narratif à base d’alliances / mésalliances. Légère déception sur la distance donc, mais une série néanmoins de haut niveau en terme d’interprétation - avec notamment un Billy Crudup jouant à merveille la carte de l’ambivalence - d’écriture comme de réalisation, dont la première saison se dévore d’un trait ou presque.

CRY IN THE WILD: THE TAKING OF PEGGY ANN (TV) (1991)

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Manu  le 19/02/2021 à 17:42
Réalisé par Charles Correll
Avec David Morse, Megan Follows, Dion Anderson, Tom Atkins, David Soul.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1991
Titre français : L'enlèvement de Peggy Ann Bradnick

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Cry in the wild : The Taking of Peggy Ann est le troisième long métrage réalisé par l’ancien directeur de la photographie (pour le compte de Richard Compton, John Landis et Leonard Nimoy notamment) Charles Correll. Ecrit par le scénariste de télévision Durrell Royce Crays, ce téléfilm se situe dans la carrière de David Morse entre le Desperate hours de Michael Cimino et The Indian runner, la première réalisation de Sean Penn. Evocation d’une affaire criminelle du milieu des années 60, Cry in the wild : The Taking of Peggy Ann relève de la franche réussite dans sa catégorie, abordant son sujet de front, sans se perdre dans d’inutiles digressions scénaristiques. L’accent est ainsi mis sur l’exposition méthodiques des faits, constituant pour qui ne connait rien à cette affaire, un suspense particulièrement prenant jusqu’à son haletant climax. Rigueur de l’écriture, sobre efficacité de la réalisation, mais pas que… l’intense composition de David Morse, bien flippant en tueur malade mental, constituant assurément l’un des points forts de ce titre n’allant finalement pas sans rappeler le classique The Town that dreaded sundown de Charles B. Pierce dans sa façon de flirter avec la cinéma d’épouvante de type slasher rural. Bref, presque un petit modèle du genre.

FOREIGN BODY (1986)

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Manu  le 19/02/2021 à 16:23
Réalisé par Ronald Neame
Avec Victor Banerjee, Warren Mitchell, Amanda Donohoe, Geraldine McEwan, Anna Massey.
Film anglais
Genre : Comédie
Durée : 1h 51min.
Année de production : 1986

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Vingt-quatrième et dernière réalisation de l’ancien directeur de la photographie Ronald Neame, Foreign body est écrit par Céline La Frenière, précédemment aperçue en qualité d’actrice dans le Spermula de Charles Matton. Le film adapte le roman éponyme de Roderick Mann publié en 1975 et marque la troisième collaboration de Neame avec l’acteur Trevor Howard, après Golden salamander en 1950 et Meteor, vingt-neuf ans plus tard. Sorti de filmo par la petite porte pour le vénérable Ronald Neame (75 piges au moment des faits), qui s’essaie ici à la sexy farce à l’anglaise, avec une décennie de retard sur les grandes heures de ce sous-genre. Le gus ayant du métier, c’est emballé avec soin et une certaine efficacité. Mieux encore, le script ne manque pas de piquant par moment, donnant dans la satire vacharde de l’anglais moyen et la joyeuse caricature de l’exilé indien... caricature évidemment tout ce qu’il y a de moins politiquement correct aujourd’hui. Plaisir pervers également garanti du côté de l’interprétation, avec 2 brillantes leçons de cabotinage signées Victor Banerjee (j’avoue avoir eu beaucoup de mal à remettre l’acteur de La Route des indes ici) et Warren Mitchell, ce dernier franchement poilant dans le rôle du sage I.Q. Patel. Sinon, pour une raison qui m'échappe totalement étant donné que cela n’a aucune incidence sur l’intrigue, l'action est censée se dérouler en 1975. Ce que ne reflète absolument pas le look typiquement eighties du casting féminin. Ce détail sans véritable incidence pointé, l’ensemble fait donc correctement le job, même si l’on s’étonne jusqu’au bout d’y voir attaché le nom de Ronald Neame.

SPERIAMO CHE SIA FEMMINA (1986)

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Manu  le 19/02/2021 à 10:01
Réalisé par Mario Monicelli
Avec Liv Ullmann, Catherine Deneuve, Giuliana de Sio, Philippe Noiret, Stefania Sandrelli.
Film italien, français
Genre : Comédie
Durée : 2h 00min.
Année de production : 1986
Titre français : Pourvu que ce soit une fille

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Speriamo che sia femmina se situe dans la longue carrière de Mario Monicelli entre la tragi-comédie, présentée à Cannes, Le Due vite di Mattia Pascal, interprétée par Marcello Mastroianni, et la comédie en costumes I Picari, dans laquelle le cinéaste retrouve notamment Vittorio Gassman et Bernard Blier. Le film est notamment écrit par Moncelli et sa fidèle complice Suso Cecchi D’Amico et marque la seconde collaboration du cinéaste avec l'actrice Stefania Sandrelli après Brancaleone alle crociate, sorti 16 ans plus tôt. Cinéaste militant par le rire, Monicelli se sera très tôt fait le chantre de l’émancipation de la femme, que ce soit à travers sa dénonciation du machisme à l’italienne ou via ses très beaux portraits de femmes, que l’on trouve selon les titres au centre ou en périphérie de récit aux ambitions parfois plus larges encore. Dans ce cadre, Speriamo che sia femmina sonne ainsi un peu comme l’aboutissement de cette veine, avec une intrigue 100% féminin reléguant, sans agressivité aucune, le gente masculine au rang de seconds couteaux. Point de guerre des sexes ici, mais un film lumineux célébrant joyeusement la femme, perçue comme souvent plus forte et lucide que la gente masculine dans l’adversité, devant composer avec des hommes doux rêveurs, immatures, voire manipulateur un brin infantile dans le cas du personnage de Philippe Noiret. Avec, pour faire vivre cette galerie de personnages parfois caricaturaux mais toujours attachants, un casting bigarré un peu effrayant sur le papier, mais étonnamment homogène au bout du compte. Ecueil symptomatique du cinéma italien de la période, on pourra regretter une esthétique générale très télévisuelle, aujourd’hui pas foncièrement très attractive - et puis autant le dire franco, Camillo Bazzoni n’est pas Carlo Di Palma à la photographie - mais, sorti de ce petit bémol, cette chronique familiale drôle, tendre et bien sentie relève dans l’ensemble de la très belle réussite. En tout cas l’un des titres les plus chaudement recommandables des dernières heures de la comédie à l’italienne.

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3.16









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