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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »

I TRE SERGENTI DEL BENGALA (1964)

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Manu  le 20/06/2018 à 11:09
Réalisé par Umberto Lenzi
Avec Richard Harrison, Wandisa Guida, Ugo Sasso, Andrea Bosic, Aldo Sambrell.
Film italien, espagnol
Genre : Aventure
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1965
Titre français : Les Trois sergents de Fort Madras

Critique cinema  Critique film de Manu


I tre sergenti del Bengala est le douzième long métrage d’Umberto Lenzi. Dans son cycle « aventures exotiques » de la période sixties, il se situe entre I Pirati della Malesia et La Montagna di luce, dernier avatar de cette veine avant que Lenzi ne se tourne, 4 films durant, du côté de l’Eurospy. Le film marque la seconde collaboration du cinéaste romain avec l’acteur américain, alors installé en Italie, Richard Harrison. Il s’agit également du quatrième film de Lenzi mis en musique par le compositeur Giovanni Fusco.

Lenzi semble en première vue tout à fait dans son élément, sur cette variation bis de Gunga Din et autres films d’aventure hollywoodiens en terres coloniales. Et il est vrai que ceux qui ont apprécié ses précédents efforts du même genre devraient normalement gouter à l’identique cette bandelette bis naïve et colorée au charme exotique aussi plaisant que désuet.

Faisant comme à son habitude preuve d’une belle habileté à se débrouiller au mieux à partir d’un budget relativement modeste, le réalisateur de Milano odia imprime en outre un rythme agréablement enlevé à ce titre, lui donnant au final un léger avantage sur le précédent et quelque peu laborieux I Pirati della Malesia.
Seul écueil notable de l’œuvre : l’incapacité du film à fonctionner de façon satisfaisante du côté de la comédie.

Ni Lenzi, ni son acteur principal ne se montrent en effet véritablement à l’aise dans ce registre, le premier se révélant incapable de créer une dynamique narrative à ce niveau, le second manquant clairement de nuance et volume dans son jeu pour mettre en valeur les quelques gags, il est vrai peu élaborés, de l’œuvre.

Du cinéma populaire bricolé un peu l’arrache donc, mais foncièrement sympathique, et plutôt bien mené dans le cas présent.

Critique cinema Fiche film
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3
2
3.3
4.2
3.2
4.1
1.9
2.6
3
2.3
2.3
2.8
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THE HIGHWAYMAN (2000)

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Manu  le 19/06/2018 à 22:16
Réalisé par Keoni Waxman
Avec Stephen McHattie, Laura Harris, Jason Priestley, Louis Gossett Jr., Gordon Michael Woolvett.
Film américain, canadien
Genre : Policier
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2000
Titre français : Voie express

Critique cinema   Critique film de Manu

The Highwayman est la cinquième réalisation du producteur, scénariste et réalisateur Keoni Waxman. Le film marque la première collaboration du cinéaste avec le scénariste Richard Beattie, qu’il retrouvera dans les années 2010 sur plusieurs titres de sa collaboration avec Steven Seagal. Notons enfin que Stephen McHattie et Lou Gossett Jr. se retrouveront 6 ans plus tard sur le Solar strike de Paul Ziller. Œuvre de jeunesse du désormais abonné aux « seagaleries » Keoni Waxman, The Highwayman est un titre qui aurait plutôt tendance à se défendre sur le papier. Proposant un récit policier relativement dense, axé sur une tumultueuse relation père-fille, le film aspire en effet clairement à sortir du seul cadre de l’action violente rock n roll. Une ambition que l’on devine tout au long de l’œuvre mais qui ne se concrétise malheureusement jamais vraiment à l’écran. La faute à une écriture emprunte de facilités, versant systématiquement dans la caricature, mais aussi à une réalisation bien trop rentre dedans pour son sujet et une interprétation des plus inégales. Ainsi, Jason Priestley en fait beaucoup trop en chien fou braqueur de banque tandis que ses partenaires se révèlent, à l’inverse, relativement transparents. Au final, seul Stephen Mc Hattie semble être dans le juste ici, essayant de composer un personnage de poissard idéaliste qui aurait presque pu être attachant si l’écriture et la réalisation avaient seulement su rendre justice à son travail. Bref, un produit DTV pas mauvais dans les intentions, correctement emballé mais malgré tout peu concluant dans son rendu, fade et superficiel.

DEEP RED (TV) (1994)

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Manu  le 18/06/2018 à 18:30
Réalisé par Craig R. Baxley
Avec Michael Biehn, Joanna Pacula, Tobin Bell, John Kapelos, Jesse Vint.
Téléfilm américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 21min.
Année de production : 1994
Titre français : Red Alien

Critique cinema   Critique film de Manu

Deep red est le sixième long métrage réalisé par l’ancien cascadeur et réalisateur de seconde équipe Craig R. Baxley. Originellement diffusé sur l’alors toute jeune chaîne Sci-Fi Channel (devenue aujorud’hui Syfy), il est écrit et produit par D. Brent Mote, futur cocréateur de la série Warehouse 13, diffusée sur Syfy entre 2009 et 2014. Notons enfin que Michael Biehn et Joanna Pacula s’étaient croisés au générique du prestigieux Tombstone 1 an auparavant. Sans nul doute envisagé par ses créateurs comme un potentiel téléfilm pilote de série télé, Deep red tente le mélange néo-noir / science-fiction au sein d’une histoire qui ne va curieusement pas sans rappeler le précédent Dark angel du même Craig R. Baxley. Le cocktail n’est donc pas intégralement original, mais qu’importe, avec son casting agréablement bis et son réalisateur au CV jusqu’alors fort sympathique, il n’était pas insensé d’envisager ici une petite bande d’action amusante… à la Dark angel justement. Malheureusement, c’est le service minimum qui nous est offert. Le moins que l’on puisse dire est que le script ne déborde pas d’idées, avec une partie « film noir » flirtant presque avec la parodie, un aspect science-fictionnel relativement paresseux avec son décorum fauché – les armes futuristes semblant sortir d’un film de science-fiction des années-40-50 – et son méchant savant fou à 3 francs 6 sous. Quant à la réalisation, elle fait le job mais rien de plus, un peu coincée qu’elle est, il est vrai, par la maigreur des moyens mis en œuvre. Bref, un produit standard de son époque, prioritairement destiné aux amoureux des années 90, qui apprécieront certainement la « macho men attitude » de Michael Biehn et l’ambiance musicale synthétique planante de l’œuvre, typique de ces années-là.

THE FAN (1981)

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Manu  le 18/06/2018 à 09:34
Réalisé par Ed Bianchi
Avec Lauren Bacall, Maureen Stapleton, Hector Elizondo, James Garner, Michael Biehn.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1981
Titre français : Fanatique

Critique cinema   Critique film de Manu

The Fan est la première réalisation d’Ed Bianchi, précédemment assistant de Paul Williams sur Nunzio et Allan Moyle sur Times Square ainsi que futur pilier de la télévision US des décennies 2000 et 2010, avec des participations aux réalisations des séries The Wire, Deadwood, Mad men, Boardwalk Empire ou encore Bates Motel. Produit par l’également réalisateur John Nicolella, le film adapte le roman éponyme de Bob Randall. Il marque par ailleurs la seconde des trois réunions sur grand écran des vedettes Lauren Bacall et James Garner, lesquelles venaient d’apparaitre dans le HealtH de Robert Altman 1 ans plus tôt et que l’on retrouvera 15 ans plus tard sur la comédie My fellow american de Peter Segal. Echec financier de taille, vertement accueilli par la critique, The Fan devait initialement être réalisé par Waris Hussein, auteur quelques années auparavant du très efficace thriller horrifique The Possession of Joel Delaney avec Shirley MacLaine (par ailleurs un temps pressentie pour le rôle central de ce Fan). Une affiche « avortée » que l’on peut sincèrement regretter tant le produit fini souffre des errements d’une mise en scène maladroite, qui peine à véritablement s’affirmer et se montre clairement problématique du côté de la direction d’acteur. Difficile par conséquent d’enthousiasmer pour les prestations de Lauren Bacall et Michael Biehn, la première légèrement empruntée, le second en roue un peu trop libre, comme de ne pas tiquer sur le manque de tac, voire de discernement de la réalisation dans son approche tantôt curieusement relax, tantôt franchement glauque des aspects les plus sombres de son intrigue. L’ensemble génère ainsi un certain malaise, lequel le rend d’ailleurs constamment intéressant, mais un malaise dont on doute fortement qu’il soit toujours voulu. Bref, un thriller plutôt accrocheur dans sa globalité, marquant assurément quelques points du côté de son ambiance new yorkaise grisâtre, période Cruising / Dressed to kill, offrant plusieurs solides prestations dans les seconds rôles - James Garner assure, comme toujours, et apporte un bol d’air bienvenu à l’affaire - et se concluant sur une marquante, si extravagante, séquence d’affrontement star vs fan joliment métaphorique. Mais un film qui cumule également beaucoup de maladresses d’écriture et réalisation dans le même temps pour faire figure de réussite, même modeste.

THE GIRLFRIEND EXPERIENCE (SEASON 2 - TV) (2017)

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Manu  le 17/06/2018 à 09:57
Réalisé par Lodge Kerrigan, Amy Seimetz
Avec Anna Friel, Louisa Krause, Carmen Ajogo, Tunde Adebimpe, Morgana Davies.
Série américaine en 14 épisodes
Genre : Drame
Durée : 6h 20min. environ
Année de production : 2017

Critique cinema   Critique film de Manu

Originellement diffusée sur la chaine câblée Starz entre le 5 novembre et 24 décembre 2017, cette seconde saison de The Girlfriend experience compte 14 épisodes d’un peu moins de 30 minutes. Divisés narrativement en 2 intrigues totalement distinctes, ceux-ci sont écrits et réalisés par Lodge Kerrigan, pour la partie « Erica & Anna », et Amy Seimetz, pour tous les épisodes concernant l’intrigue dédiée à Bria, qu’interprète l’actrice anglaise Carmen Ejogo. Notons d’ailleurs, à ce sujet, qu'Amy Seimetz et Carmen Ejogo venaient quelques mois auparavant de partager l’affiche de l’Alien: Covenant de Ridley Scott. Nouvelle exploration / mise à nue de la psyché (pas seulement) féminine, à travers trois parcours de vie sortant certes de l’ordinaire - Erica est directrice financière d’un parti politique, Anna, call-girl, et Bria, ex-compagne d’un trafiquant de drogue, sous protection fédérale - mais n’en révélant pas moins des comportements amoureux, voire passionnels, propres au plus grand nombre, cette saison 2 pousse plus loin encore le radicalisme formel offert par la précédente saison tout en n’octroyant là encore aucune concession au spectateur dans le contenu. Allant une fois de plus très loin dans ce qu’elle dévoile, au propre comme au figuré, de ses personnages centraux, examinés au plus près par la caméra, cette seconde anthologie tient réellement, comme son titre l’indique, de l’expérience pure, avec deux univers visuels et sensoriels extrêmement travaillés, aux services d’une dissection de l’âme humaine dans toute sa folie (auto) destructrice et ses contradictions. Bref, vous voilà prévenu : The Girlfriend experience confirme, haut et fort, qu’elle ne joue pas dans catégorie des séries les plus « confortables » à regarder qui soient. Et cela même s’il faut reconnaitre qu’elle n’est pas dépourvue non plus d’un certain humour dans sa partie « Bria », à travers notamment le personnage de minable gourou new age qu’incarne le réalisateur Harmony Korine, et que l'on s'attache tout de même très rapidement à ces 3 femmes faussement fortes, avant tout prisonnières de leurs désirs et sentiments. Exigeante, dérangeante et fascinante, ainsi que d’une remarquable cohérence de fond - les 3 destins ici évoqués se répondant et complétant - The Girlfriend experience, dans cette version 2.0, réussit donc le pari difficile de maintenir le même niveau d’excellence que celui affiché par sa déjà mémorable première saison. Reste enfin à rappeler si nécessaire que ce perturbant trip clinique n'est évidemment pas mettre sous tous les yeux…

POOR PRETTY EDDIE (1975)

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Manu  le 16/06/2018 à 18:30
Réalisé par David Worth
Avec Leslie Uggams, Shelley Winters, Michael Christian, Dub Taylor, Slim Pickens.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1975

Critique cinema   Critique film de Manu

Poor pretty Eddie est la première réalisation de très polyvalent (réalisateur donc, mais également directeur de la photographie, monteur, acteur, voire scénariste et producteur à l’occasion) David Worth. Cette libre adaptation de la pièce de théâtre de Jean Genet, « Le Balcon » est signée B.W. Sandefur, homme de télévision ayant notamment planché sur les séries Ironside, Bonanza, Barnaby Jones, Charlie’s angels, Little house on the prairie ou encore Simon & Simon. Curieuse bande bien frappée du ciboulot comme seules les années 70 ont pu nous en servir, Poor pretty Eddie se révèle certainement plus intéressant dans les intentions / ambitions que satisfaisant dans le résultat. Abordé pour le moins frontalement, par l’entremise d’une mise en scène naturaliste évoquant par moment la Last house on the left de Wes Craven, ce portrait du sud profond des Etats Unis force ainsi un certain respect, à l’image des prestations sans filet de Slim Pickens, Dub Taylor et Shelley Winters, qui y vont carrément à fond dans le registre vulgos dégénéré / redneck attitude façon Deliverance. Maintenant, il faut aussi reconnaitre que cet examen complet de la dégénérescence et bestialité humaine manque clairement de rigueur dans les coins, avec un rythme souvent assez lâche, une écriture tout de même pas des plus subtiles et une direction d’acteurs sans doute un peu trop conciliante. Par ailleurs, face au trio déchainé Winters / Pickens / Taylor, la très moyenne actrice principale m'a semblé manquer un peu de répondant, privant par là-même le film de cette petite dose d’empathie nécessaire à l’implication émotionnelle du spectateur. Indéniablement à part dans la filmographie pour le reste ultra bis, voire totalement Z, de David Worth, un trip hallucinogène, spectacle carnavalesque assurément marquant dans l’ambiance mais partant aussi un brin dans tous les sens.

STRIP SEARCH (TV) (2004)

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Manu  le 16/06/2018 à 09:49
Réalisé par Sidney Lumet
Avec Glenn Close, Maggie Gyllenhaal, Ken Leung, Tom Guiry, Austin Pendleton.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 2h 00min.
Année de production : 2004
Titre français : Mise à nu

Critique cinema   Critique film de Manu

Strip search est l’antépénultième réalisation de Sidney Lumet. Cette production HBO Films est écrite par le scénariste et producteur Tom Fontana. Elle marque par ailleurs la troisième et dernière collaboration de Lumet avec le compositeur Paul Chihara, après Prince of the city en 1981 et The Morning after en 1986. Œuvre abordant des thèmes particulièrement chers à leur auteur, touchant aux limites de la justice et à la notion de liberté individuelle dans toute l’ambigüité que celle-ci peut revêtir, Strip search aura donc soulevé la controverse lors de sa première diffusion télé, avec pour conséquence radicale une quasi invisibilité de plus d’une dizaine d’années. Sans doute que, moins de 3 ans après le 11 septembre et en plein scandale d’Abou Ghraib, les sujets ici débattus se montraient encore un peu trop brûlants pour être largement acceptés dans une forme aussi brute que celle proposée par ce double huis clos volontiers provocateur. Car Lumet ne fait effectivement pas dans la dentelle ici, n’hésitant pas à mettre sur un pied d’égalité l’Amérique de Bush Jr. et la Chine en matière de violations des droits et libertés individuelles. La démonstration peut choquer, et elle manque certainement de nuances, mais, à l’aise comme personnage de ce type d’exercice en circuit fermé, porté par l’humanisme profond de sa démarche, qui cherche toujours à gratter au-delà de la théorie, en s’interrogeant sur le « fonctionnement » de l’individu lorsque pris dans un engrenage qui le dépasse, Lumet nous livre tout de même un essai captivant dans le fond et la forme, offrant deux rôles particulièrement exigeant - et assez mémorables - à Glenn Close et Maggie Gyllenhaal. Au-delà du pamphlet politique matière à débat, une leçon de mise en scène donc, mais également de courage et d’intégrité intellectuelle, ancrant profondément - et presque de façon trop évidente - ce titre méconnu dans l’œuvre socialement et moralement engagée de Lumet.

SOLACE (2015)

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Manu  le 15/06/2018 à 22:54
Réalisé par Afonso Poyart
Avec Anthony Hopkins, Jeffrey Dean Morgan, Abbie Cornish, Colin Farrell, Matt Gerald.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2015
Titre français : Prémonitions

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Solace est le second long métrage cinématographique du réalisateur brésilien Afonso Poyart. Coécrit par Ted Griffin, précédemment scénariste de l’Ocean’s eleven de Steven Soderbergh et coscénariste / coproducteur du Matchstick men de Ridley Scott, le film marque les retrouvailles à l’écran d’Anthony Hopkins et Colin Farrell, 11 ans après le biopic Alexander d’Oliver Stone. Anthony Hopkins revient au film de serial killer en jouant cette fois les mediums investigateurs face à un tueur évidemment des plus retords, aux motivations sortant forcement de l’ordinaire. On a donc l’impression de déjà connaitre un peu le film avant même de l’avoir entamé. Et effectivement, la vision de celui-ci nous confirme rapidement cette... prémonition. Hopkins nous ressort ainsi son numéro de mec dix fois plus futé que vous et moi tandis que la mise en scène lorgne, dans son esthétique glacée, du côté du Demme de The Silence of lambs, avec quelques effets stylistiques flashy façon Fincher pour faire bonne mesure.Bref, pour résumer la chose, disons que l’on avance en terrain connu. Mais un terrain néanmoins agréable à piétiner de nouveau, car le rythme est là, le script tient plutôt correctement la route et la roublardise de l’interprétation s’avère globalement payante. Rien de fondamentalement neuf donc, mais un thriller confectionné avec soin, qui se laisse suivre sans ennui. On a en tout cas connu bien pire ersatz des référentiels Silence of lambs / Se7en.

SE7EN (1995)

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Manu  le 14/06/2018 à 14:19
Réalisé par David Fincher
Avec Morgan Freeman, Brad Pitt, Gwyneth Paltrow, R. Lee Ermey, John C. McGinley.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 2h 07min.
Année de production : 1995
Titre français : Seven

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Se7en est la seconde réalisation de l’ancien clippeur David Fincher après l’expérience Alien³. Il s’agit du troisième crédit cinématographique du scénariste Andrew Kevin Walker après le titres fantastique Brainscan de John Flynn, en 1994, et Hideaway de Brett Leonard en 1995. Notons également que Morgan Freeman et Kevin Spacey avaient partagé, quelques mois auparavant, l’affiche de l’Outbreak de Wolfgang Petersen et qu'ils se retrouveront 10 ans plus tard sur le Edison de David J. Burke. L’autre classique incontournable du film de serial killer avec le Silence of the lambs de Jonathan Demme. Et un titre qui subit fièrement les affres du temps pour la même raison que son confrère : parce qu’il repose sur une réalisation brillante, sublimant à sa façon, un récit avant tout efficace, voire peut-être surtout futé (ici plus encore sur The Silence of the lambs, dont l’écriture me semble plus dense). Un film qui, au-delà de ses astuces scénaristiques, propose une vision du monde très forte, propre à Fincher, et serévèle d’une grande intelligence dans le travail accompli sur sa galerie des personnages - voire par exemple comment celui incarné par Gwyneth Paltrow devient attachant et quelques scènes (capitales) seulement. Le tout formant un ensemble d’une parfaite cohérence et vénéneuse beauté plastique (photographie référentielle de Darius Khondji), tout en retrouvant, aussi bien dans le rythme que les images ou la noirceur nihiliste générale, un peu du cinéma américain paranoïaque des années 70. Bref, maintes et maintes fois copié, jamais égalé, Se7en manque peut-être un brin d’humanité pour se hisser au rang de chef d’œuvre, mais, confirmant après l’injustement décrié (et sensiblement réévalué depuis) Alien³ le talent rare de Fincher à bâtir des images troubles et atmosphères poisseuses, n’en demeure pas moins un titre important, voire incontournable de sa décennie.

COMPLETE UNKNOWN (2016)

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Manu  le 12/06/2018 à 08:05
Réalisé par Joshua Marston
Avec Rachel Weisz, Michael Shannon, Condola Rashad, Kathy Bates, Danny Glover.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2016
Titre français : Identities

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Complete unknown est le troisième long métrage cinématographique du californien Joshua Marston. Demeuré inédit en salles en France, le film a cependant été présenté au festival de Deauville en 2016. Complete unknown se situe dans la carrière de Rachel Weisz entre le Youth de Paolo Sorrentino et le drame romantique The Light between oceans de Derek Cianfrance. Mélange d’étude de caractère, de drame et suspense - essentiellement psychologique - Complete unknown démarre de façon plutôt accrocheuse. En effet, tant que Marston brouille les cartes quant à la direction qu’il souhaite donner à son récit, le film entretient avec un certain talent une sourde atmosphère de tension, voire de malaise, garantissant l’attention soutenue du spectateur. Mise en scène habile dans ses choix de cadre notamment, direction d’acteurs irréprochable, mettant parfaitement en valeur le jeu intense de ses deux interprètes principaux, on rentre donc sans difficulté dans ce savant cocktail d’atmosphère et d’analyse comportementale. Malheureusement, une fois que le rideau se lève sur les intentions du réalisateur, et plus précisément dès que le film abat sa carte à suspense, l’ensemble rentre dans le rang, se met à doucement ronronner, voire stagner. L’épisode impliquant Kathy Bates et Danny Glover est certes sympathique parce qu’il nous permet de retrouver 2 acteurs que l’on aime beaucoup, mais cela ne fait que nous divertir momentanément, que passer le temps sans véritable lassitude tandis qu'arrive sans trop prévenir une résolution à mon gout relativement frustrante, ou du moins manquant de force dans sa réflexion. Bref, un beau sujet et un film qui démarre bien mais s’essouffle à mi-parcours pour laisser relativement indifférent dans sa conclusion.

BILLY LYNN S LONG HALFTIME WALK (2016)

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Manu  le 08/06/2018 à 22:48
Réalisé par Ang Lee
Avec Joe Alwyn, Kristen Stewart, Chris Tucker, Garrett Hedlund, Vin Diesel.
Film anglais, chinois, américain
Genre : Drame
Durée : 1h 53min.
Année de production : 2016
Titre français : Un jour dans la vie de Billy Lynn

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Billy Lynn’s long halftime walk est le treizième long métrage cinématographique d’Ang Lee. Le film est une adaptation du roman éponyme de Ben Fountain publié en 2012 par Jean-Christophe Castelli, scénariste néophyte mais collaborateur de longue date d’Ang Lee. Le film se situe dans la carrière de Kristen Stewart entre le Personal shopper d’Olivier Assayas et le drame criminel de Craig William McNeill, Lizzie. Notons enfin que Billy Lynn’s long halftime walk marque les débuts à l’écran de son interprète principal, le natif de Londres Joe Alwyn. Alternance régulière de succès et fiascos critiques / financier, le parcours d’Ang Lee continue de me passionner quand bien même je n’adhère pas à tout ce qu’il produit. Billy Lynn's long halftime walk est quant à lui un titre dont j'attendais beaucoup, porté par une distribution des plus alléchantes et me semblant plutôt bien adapté aux compétences de son réalisateur sur le papier. Pourtant, cet échec commercial m’a laissé pour tout dire laissé légèrement circonspect au bout du compte. Et pourtant, avec son sujet méchamment satirique, fustigeant l’exploitation de la guerre par une nation prompt à transformer, avec un cynisme sans borne, le sacrifice et la mort en show à paillette, Billy Lynn’s long halftime walk recelait de choses potentiellement passionnantes, voire essentielles, à dire sur notre époque en général et l’Amérique de ce début de 21eme siècle en particulier. Et il faut reconnaitre tout de même que le film ne se défile pas non plus face à son sujet, qu'il aborde frontalement, dans un feu d'artifice de mauvais gout, de démesure et bêtise made in America. Reste que, aussi fort soit-il dans certaines de ses images - le film demeure sensationnel d’un point de vue visuel tout en faisant, à ce niveau, parfaitement sens avec sa thématique - Billy Lynn’s long halftime walk ne parvient jamais véritablement à nous impliquer émotionnellement. Butant sur un récit trop démonstratif et des personnages que l'on aurait aimé plus nuancés pour quelques uns, il donne l’impression de ronronner dès que la parole prend le pas sur l’image, et souffre en définitive d'une réalisation dont on devine sans grande difficulté chaque arc de construction. Courageux dans le propos, visuellement assez mémorable, mais un peu trop évident au final à moitié convaincu seulement. Rêvons de ce qu’aurait pu faire de ce sujet le Robert Altman de Nashville…

NATALE IN CASA D APPUNTAMENTO (1976)

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Manu  le 08/06/2018 à 22:41
Réalisé par Armando Nannuzzi
Avec Ernest Borgnine, Françoise Fabian, Corinne Clery, Silvia Dionisio, Robert Alda.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1976
Titre français : Allô... Madame

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Natale in casa d’appuntamento est la seconde et dernière réalisation du directeur de la photographie de Bolognini, Visconti, Pietrangeli, Pasolini et pas mal d’autres encore, Armando Nannuzzi. Adaptation du roman éponyme, originellement publié en 1963, du journaliste, romancier et scénariste Ugo Moretti, le film se situe dans la carrière pour le moins bien remplie d’Ernest Borgnine entre le Shoot d’Harvey Hart et sa participation au Jesus of Nazareth de Franco Zeffirelli (mini-série par ailleurs partiellement photographiée par Nannuzzi). Après Massimo Dallamano et Carlo Di Palma et avant Luciano Tovoli notamment, Armando Nannuzzi se sera lui aussi essayé à la mise en scène… pour un résultat guère probant si l’on s’en tient uniquement à ce second essai. Bien difficile en effet de trouver un brin d’intérêt à ce drame érotique semblant avancer sans réel scénario, alors même que - chose tout de même étrange - il est tiré d’un roman ici adapté par son géniteur lui-même. On voudrait croire que Natale in casa d’appuntamento se veut une réflexion provocatrice sur la condition de la femme moderne doublée d’une analyse sans tabou des rapports complexes entre hommes et femmes. Mais les enjeux scénaristiques sont ici si maigres, la narration si décousue (quid du personnage incarné par Corinne Clery ?) et la réalisation si plate qu’il faut bien se rendre à l’évidence : Natale in case d’appuntamento n’est rien d’autre qu’un titre d’exploitation qui se la pète un peu mais n’a rien à raconter. Maintenant, il vrai que si l’occasion unique de croiser sur un même écran François Fabian et Ernest Borgnine vous tente, que si la plastique parfois généreusement mise en avant des belles actrices rassemblées ici représente chez vous un argument d’achat suffisant, que vous voyez en la présence joyeusement incongrue d’un Ernest Borgnine survolant ce fiasco d’un œil amusé une occasion d’assouvir un pervers plaisir cinéphilique, ce Natale in casa d’appuntamento est quelque part fait pour vous.

IO LA CONOSCEVO BENE (1965)

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Manu  le 08/06/2018 à 17:04
Réalisé par Antonio Pietrangeli
Avec Stefania Sandrelli, Nino Manfredi, Jean-Claude Brialy, Robert Hoffman, Ugo Tognazzi.
Film italien, français, allemand
Genre : Drame
Durée : 1h 55min.
Année de production : 1965
Titre français : Je la connaissais bien

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Io la conoscevo bene est le dernier long métrage achevé par Antonio Pietrangeli. Le réalisateur romain signera par la suite un sketch de l’anthologie Le Fate, interprété par Alberto Sordi, avant de décéder accidentellement sur le tournage de Come, quando, perché, projet achevé par Valerio Zurlini. Le film marque ainsi son ultime collaboration avec le duo de scénariste Ruggero Maccari / Ettore Scola. Attention chef d’œuvre du cinéma italien ! Et claque d’autant plus forte que je ne l’ai pas vu arriver… Il Sole negli occhi et Adua e le compagne m’avaient certes préparé à du tout bon, mais pas non plus à un tel aboutissement cinématographique, ne représentant pas seulement le meilleur de la cinématographie de son temps mais poussant celle-ci un peu plus loin encore, anticipant dans la forme et l’écriture le mouvement à venir d’un cinéma, pour le coup, pas seulement italien. Il y en effet dans Io la conoscevo une approche narrative étonnamment en avance sur son temps. Une proposition qui annonce, me semble-t-il, le cinéma des années 70 dans son travail sur le rythme, l’atmosphère, l’importance du non-dit et de l’implicite au sein du récit. Nouveau portrait de femme italienne de son époque, Io la conoscevo ne s’embarrasse en effet plus du tout de péripéties signifiantes épousant une souvent picaresque et relativement classique ligne narrative propre à la tragi-comédie transalpine. Le film est au contraire construit autour d’ellipses plus ou moins importantes, de morceaux choisis, en apparence insignifiants mais n’en éclairant que de façon plus évidente la trajectoire cette ravissante idiote au cœur d'or d’Adriana Astarelli, poupée sixties et aspirante actrice de films bis. La très grande force du film, et très grande réussite du trio Pietrangeli / Maccari / Scola, est donc de nous dessiner cette tragédie moderne tout en pointillé, en n’oubliant pas là-encore, comme précédemment sur Il Sole negli occhi et Adua e le compagne, d’associer la petite à la grande Histoire. Io la conoscevo distille ainsi magnifiquement son désespoir, sur un air de fête, au son d’un enchevêtrement de tubes yé-yé, en jouant notamment très audacieusement de la présence même d’Adriana dans le cadre. Régulièrement en retrait dans le film, rendue de plus en plus passive et silencieuse par la mise en scène, Adriana nous donne ainsi progressivement l’impression de ne plus tout à fait être là tandis qu’elle continue pourtant de rire mécaniquement et se pomponner dans l’attente d’une célébrité de plus en plus hypothétique. Portrait magistralement éclairé en noir et blanc par Armando Nannuzzi d’une femme leurrée par le mirage d’une société nouvelle célébrant le vide et les apparences, Io la conoscevo transforme ainsi le désenchantement d’Adua e le compagne en désespoir sans équivoque quant au devenir de l’Italie du boom économique. Œuvre brillantissime, prophétique, d’une frappante modernité, offrant un rôle inoubliable à Stefania Sandrelli, Io la conoscevo est donc à ranger parmi les trésors du cinéma italien des années 60, tout en faisant amèrement regretter que la carrière de son réalisateur ait été stoppée aussi brutalement après ce coup d'éclat. Au moins Pietrangeli, à contrario de sa magnifique héroïne, nous aura-t-il quitté au sommet.

ADUA E LE COMPAGNE (1960)

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Manu  le 08/06/2018 à 11:34
Réalisé par Antonio Pietrangeli
Avec Simone Signoret, Gandra Milo, Emmanuelle Riva, Gina Rovere, Marcello Mastroianni.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1960
Titre français : Adua et ses compagnes

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Adua e le compagne est le cinquième long métrage cinématographique d’Antonio Pietrangeli. Le film marque, à l’écriture, la troisième collaboration du scénariste et réalisateur romain avec le duo Ruggero Maccari / Ettore Scola. Notons également qu’il s’agit du premier des 2 films tournés par Marcello Mastroianni sous la direction de Pietrangeli, le second étant la comédie fantastique Fantasmi a Roma, ainsi que l’unique rencontre cinématographique des 2 monstres sacrés du cinéma européen d’après-guerre, Mastroianni et Simone Signoret. La condition féminine de nouveau au cœur du cinéma d’Antonio Pietrangeli. Et une association Pietrangeli / Maccari / Scola qui fait des étincelles, proposant ce que le cinéma italien de l’époque avait de meilleur à offrir. Soit une passionnante étude de caractère à résonances socio-historiques offrant de très beaux portraits de femme meurtries tout en analysant sans voile l’évolution en cours de la société italienne du boom économique, ici à travers la description des conséquences de la fermeture des maisons closes au cours de l’année 1958. Et comme toute réussite italienne de l’époque qui se respecte, Adua e le compagne est un film qui vous fait passer du rire aux larmes sans jamais forcer le trait, observant tous ses personnages, des plus attachants / innocents aux plus médiocres / détestables, avec une égale acuité et humanité. Mais aussi un film qui, par rapport à Il Sole negli occhi - autre portrait de femmes du peuple – se révèle plus désabusé si l’on s’arrête seulement sur son implacable final, renvoyant les Adua à son triste sort, absorbé par une logique et système capitaliste déjà implacable. Brio de l’écriture et la réalisation, mais évidemment supériorité qualitative de l’interprétation, avec une Simone Signoret au jeu d’une force incroyable, se fondant admirablement bien dans ce paysage 100% italien, face à Marcello Mastroianni évidemment formidable dans un rôle de gigolo minable ceci dit un peu plus attendu. Très belle réussite donc, m’apparaissant d’une parfaite cohérence thématique avec Il Sole negli occhi, l’autre titre de Pietrangeli vu à ce jour.

IL SOLE NEGLI OCCHI (1953)

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Manu  le 07/06/2018 à 20:17
Réalisé par Antonio Pietrangeli
Avec Gabriele Ferzetti, Irene Galter, Pina Bottin, Paolo Stoppa, Anna Maria Dossena.
Film italien
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1953
Titre français : Du soleil dans les yeux

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Il sole negli occhi est la première réalisation du jusqu’alors journaliste et scénariste Antonio Pietrangeli. Le film est écrit par Pietrangeli avec la collaboration d’au moins 2 futurs auteurs majeurs du cinéma italien des 30 glorieuses, Suso Cecchi D’Amico (Il Gattopardo) et Ugo Pirro (Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto). Notons enfin que la star masculine du film, Gabriele Ferzetti, tournera encore à 2 reprises sous la direction de Pietrangeli, réapparaissant dans les comédies Souvenir d’Italie et Nata di marzo, respectivement en 1957 et 1958. Il sogle negli occhi est l’un de ces films passeurs de genre propres au cinéma italien du milieu des années 50. Un film encore sous l’influence prégnante du néo-réalisme ardemment défendu par Pietrangeli lui-même une dizaine d’années auparavant, mais un film qui annonce aussi, dans le même temps, la tragi-comédie italienne de la décennie suivante. Ici, on prend donc le temps d’arpenter les rues de Rome, les cages d’escalier et cours intérieures de la capitale et l’on nous dépeint dans le même temps l’exode rural italien d’après-guerre, poussant les moins fortunés à venir travailler en ville au service d’une petite bourgeoisie (re)naissante. Bref, on prend le pouls d’un pays. Mais derrière la porté sociale de l’œuvre, Pietrangeli mêle avec doigtée l’humour et les larmes, nous comptant les joies et les désillusions multiples de son instantanément attachante héroïne. Ni trop rose ni trop noir, un très joli film, lucide, porteur d'un espoir mesuré dans sa conclusion, tout en observation et cependant non dépourvu d’un certain lyrisme romantique. Bref, une réussite que ce premier film de Pietrangeli.

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