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SWELTER (2014)

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Manu  le 15/07/2024 à 21:08
Réalisé par Keith Parmer
Avec Lennie James, Grant Bowler, Catalina Sandino Moreno, Alfred Molina, Jean-Claude Van Damme.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2014
Titre français : Duels

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Swelter est le second long métrage cinématographique de Keith Parmer après le film d’action Tic, sorti en 2010. Le film est écrit par Parmer lui-même. Il se situe dans la carrière de l’actrice colombienne Catalina Sandino Moreno entre le film d’horreur At the devil’s door de Nicholas McCarthy et le drame criminel de J.C. Chandor, A most violent year.

JCVD dans un western contemporain, cela nous renvoie aux pas trop mauvais souvenirs de Nowhere to run et Desert Heat / Inferno. Et si l’on ajoute à cela que la star belge s’avère à l’écran plutôt bien entourée, entre la belle Catalina Sandino Moreno et les baroudeurs Alfred Molina et Tracey Walter, disons qu’il y avait quelques raisons d’espérer un DTV se situant un peu au-dessus de la moyenne.

Espoirs malheureusement anéantis dès les premières séquences. En effet, ici rien ou presque ne fonctionne, et cela dès le départ : Narration confuse, assiette vide du côté de la réalisation, qui n'a pas un rond mais frime quand même, dialogues exécrables (du moins, en VF, puisque Amazon Prime, plateforme sur laquelle je l’ai découvert, ne proposait que celle-ci) et 15 minutes de Van Damme à peine, lequel doit avoir 8 répliques en tout.

Keith Parmer se revendique de Sergio Leone, qu'il remercie au générique de fin. J'ai, pour ma part, davantage pensé au Walter Hill d'Extreme prejudice et Last man standing, même si, dans les 2 cas, on est de toute façon à des kilomètres des références visées.

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SPIN ME ROUND (2022)

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Manu  le 14/07/2024 à 19:45
Réalisé par Jeff Baena
Avec Alison Brie, Alessandro Nivola, Molly Shannon, Tim Heidecker, Ayden Mayeri.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2022

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Spin me round est le cinquième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Jeff Baena. Le film est écrit par son Baena lui-même et son interprète principale (et coproductrice), Alison Brie. Il s’agit par ailleurs du quatrième film par Brie tourné sous la direction de Baena. Baena de retour en Italie, 5 ans après The Little hours, pour cette fausse comédie romantique réunissant une partie de sa petite troupe de comédiens, dont une Alison Brie en grande forme comique. Sarcastique et décalée comme il se doit de sa part, l’œuvre s’adresse peut-être avant tout à un public d’initiés ayant apprécié les précédents travaux du cinéaste. Mais, si tel est le cas, il y a alors fort à parier que ceux-ci savoureront sans réserve cette délicieuse petite sucrerie acidulée aux dialogues, situations comiques et personnages royalement embarrassants. Bref, même si le film a tendance à s’essouffler un chouia dans son dernier tiers, plus classique, cela reste dans l’ensemble hautement caustique et intégralement réjouissant, amenant au passage à se demander pourquoi diable Baena n’est pas cinéaste indépendant davantage célébré !

THE BIG BOUNCE (1969)

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Manu  le 12/07/2024 à 17:36
Réalisé par Alex March
Avec Ryan O'Neal, Leigh Taylor-Young, Van Heflin, Lee Grant, Robert Webber.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1969
Titre français : Une si belle garce

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The Big bounce est la seconde des 3 réalisations signées pour le grand écran par le téléaste Alex March entre 1968 et 1976. Le film est écrit par Robert Dozier, précédemment scénariste du The Young stranger de John Frankenheimer et The Cardinal d’Otto Preminger. Il adapte le premier roman criminel d’Elmore Leonard, publié en 1969 et se situe dans la carrière de Leigh Taylor-Young entre la comédie I love you, Alice B. Toklas! de Hy Averback et le film d’aventures de Lewis Gilbert, The Adventurers. Un néo-noir peu apprécié, qui ne semble pas avoir marqué grand monde. Il faut dire aussi qu'on a connu trip (fin) sixties un peu plus relevé. L'interprétation est correcte, avec notamment de solides seconds rôles autour du sexy couple vedette (à l’écran comme à la ville) O’Neal - Taylor-Young, mais pas franchement mémorable non plus, la trame hésitante et l''ensemble bien trop détendu. J'en retiens seulement la tranquille amoralité et l'impression que les auteurs ont beaucoup misé sur la permissivité nouvelle en matière de nudité à l'écran, la plastique de Leigh Taylor-Young s'y trouvant intégralement exposée à intervalle régulier. Au final, à choisir, je crois que je lui préfère l'autre adaptation, signée George Armitage, peut-être pas plus énervée mais plus amusante.

COLOR OUT OF SPACE (2019)

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Manu  le 12/07/2024 à 08:19
Réalisé par Richard Stanley
Avec Nicolas Cage, Joely Richardson, Madeleine Arthur, Elliot Knight, Q'orianka Kilcher.
Film américain, malaysien, portugais
Genre : Epouvante
Durée : 1h 51min.
Année de production : 2019

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Color out of space est le troisième long métrage cinématographique de fiction du sud-africain Richard Stanley. Le film adapte la nouvelle « The Colour out of space » de H.P. Lovecraft, publiée en 1927. Produit par l’acteur Elijah Wood, le film a été tourné au Portugal. Il se situe dans la carrière de Nicolas Cage entre le film policier A score to settle de Shawn Ku et le drame criminel de Jason Cabell, Running with the devil. Troisième adaptation de la nouvelle de Lovecraft après celles de Daniel Haller en 1965 et David Keith, 22 ans plus tard, Color out of space met sensiblement plus de moyens sur la table face à ses prédécesseurs. De confortables moyens associés à une prometteuse rencontre entre 2 fortes personnalités, Nicolas Cage et le quasi porté disparu depuis 20 ans Richard Stanley, auteur de l’étrange Hardware. Promesses de film d’épouvante / science-fiction hors norme tenue ? Oui et non. Oui parce que l’on retrouve bien l’univers singulier de Stanley, un peu mystique et planant, univers dans lequel le jeu habité de Cage se fonde idéalement. Non parce que le film répond, de ce fait, exactement à nos attentes, en faisant paradoxalement une proposition attendue, globalement sans véritable surprise. La tentation de lui préférer le nettement plus dégénéré et totalement bis The Curse est donc grande, même s’il s’agit sans conteste d’un essai fantastique inspiré me semblant rendre totalement justice à Lovecraft et son univers, ainsi que d’un titre parmi les plus notables de la foisonnante carrière de Cage, période 2010.

WOMEN IN CHAINS (TV) (1972)

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Manu  le 09/07/2024 à 07:48
Réalisé par Bernard L. Kowalski
Avec Lois Nettleton, Ida Lupino, Belinda Montgomery, Jessica Walter, John Larch.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 11min.
Année de production : 1972

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Women in chains est l’une des 4 réalisations signées par Bernard L. Kowalski sur la seule année 1972. Cette production Paramount Television originellement diffusée sur la chaîne ABC est écrite par la scénariste de télévision Rita Lakin. Elle se situe dans la carrière de son interprète principale, Lois Nettleton, quelque part entre le film catastrophe Terror in the sky, déjà signé Kowalski, et la comédie The Honkers de Steve Ihnat. Moyen-moyen, à l'image de tout ce que j'ai vu précédemment de Bernard L. Kowalski, versant ciné comme télé, à l'exception de son étrange SSSSSSS. Soit un film de prison de femmes, tourné pour le petit écran, à la trame évoquant à la fois le précédent Shock corridor de Fuller, la prison remplaçant ici l'asile, et le subséquent Brubaker de Rosenberg. Télé oblige, pas de débordement bis. On est dans quelque chose de sérieux donc, mais aussi et surtout d'un peu trop attendu dans le développement comme de naïf dans ses divers portraits féminins. Reste que ça ne s’éternise pas - le point fort de beaucoup d‘ABC Movie of the week - et qu’Ida Lupino est plutôt pas mal en gardienne peau de vache. Dommage d’ailleurs que le film ne se soit pas davantage intéressé à elle…

DISTURBED (1990)

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Manu  le 05/07/2024 à 21:33
Réalisé par Charles Winkler
Avec Malcolm McDowell, Geoffrey Lewis, Priscilla Pointer, Pamela Gidley, Peter Murnik.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 44min.
Année de production : 1990
Titre français : Délirium

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Disturbed est le second long métrage cinématographique de Charles Winkler, fils du producteur Irwin Winkler. Le film est écrit par Winkler lui-même et Emerson Bixby, futur coscénariste du The Man from earth: Holocene de Richard Schenkman. Il se situe dans la carrière de Pamela Gidley entre le film policier The Last of the finest de John Mackenzie et la comédie fantastique Highway to Hell de Ate de Jong. Chez les Coppola, celui que l’on n’ose pas trop montrer dans les réunions de famille se nomme Christopher. Et chez les Winkler, c’est Charles. Chris et Charly ont donc pour point commun d’avoir suivi la voie de leurs plus illustres proches sans malheureusement hériter de leur talent. Ce qui donne donc dans les 2 cas d’authentiques films de cancres. Avec tout de même, sur ce Disturbed, la satisfaction de pouvoir s’amuser des embarrassantes trouvailles et grossiers effets stylistiques de Winkler, tel ce plan subjectif adoptant le point de vue de l’appareil génital d’un des patients du docteur Russell, exhibitionniste à ses heures perdues. Et puis Winkler peut également compter sur Malcolm McDowell pour animer ce spectacle d’un mauvais gout assumé. En directeur d’asile finissant forcément zinzin, l’acteur ne se fait effectivement pas prier pour en faire des caisses, secondé dans sa démarche par un tout aussi savoureusement cabotin Geoffrey Lewis. Soit au final un mauvais film certes, mais du genre amusant, à voir comme une grosse farce de petit galopin.

MANDY (2018)

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Manu  le 05/07/2024 à 18:19
Réalisé par Panos Cosmatos
Avec Nicolas Cage, Andrea Riseborough, Linus Roache, Ned Dennehy, Bill Duke.
Film américain, belge, anglais
Genre : Action
Durée : 2h 01min.
Année de production : 2018

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Mandy est le second long métrage cinématographique de Panos Cosmatos, fils de George P. Cosmatos. Cette production américano-britannico-belge tournée entre l’Angleterre et la Belgique se situe dans la carrière de Nicolas Cage entre le thriller d’anticipation The Humanity bureau de Rob W. King et le suspense Looking glass de Tim Hunter. Elle est produite par l’acteur Elijah Wood, avec lequel Cage venait de tourner The Trust d’Alex et Benjamin Brewer. Du sur-mesure pour Nico que ce film d’action horrifique aux allures de long cauchemar hallucinatoire. L’acteur sort en effet le grand jeu pour l’occasion, bien secondé par un Linus Roache en mode Charles Manson, que l’on n’accusera pas non plus de faire les choses à moitié. Tout aussi investie est la réalisation de Cosmatos, d’une invention constante et, par moment, indéniable vénéneuse beauté trouble. Après, il faut tout de même reconnaitre que le scénario impressionne un peu moins que la mise en scène et l’interprétation. L’intrigue se résume en effet assez rapidement à un simple jeu de massacre hystérique sans autre ambition que de bousculer le spectateur. Mais disons que, dans le genre du revenge movie, Mandy s'offre au moins le luxe de surclasser de plusieurs têtes ses récents concurrents en matière de jusqu’au-boutisme formel, tout en demeurant un effort notable au sein de la décidément hors norme carrière de Nico Cage.

L'IMPIEGATO (1960)

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Manu  le 05/07/2024 à 11:14
Réalisé par Gianni Puccini
Avec Nino Manfredi, Eleonora Rossi Drago, Andrea Checchi, Anna Campori, Anna Maria Ferrero.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1960

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L’impiegato est le sixième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Gianni Puccini. Second des 3 films tournés par Nino Manfredi sous la direction de Puccini, il se situe dans la carrière d’Eleonora Rossi Drago entre le drame Estate violenta de Valerio Zurlini et le péplum coréalisé par Ferdinando Baldi et Richard Pottier, David e Golia. Show Manfredi au menu de cette modeste production dans laquelle la vedette de Café Express incarne Nando, célibataire rêveur cohabitant avec sa sœur, qui voit son quotidien d'employé au sein d'une agence de crédit immobilier bouleversé par l'arrivée d'une directrice des ressources humaines coupeuse de tête. Notamment écrit par Elio Petri et Manfredi lui-même, le film porte bien la patte du futur réalisateur d'Il Maestro di Vigevano dans son récit évoluant entre rêve et réalité - une partie de l’intrigue est consacrée aux divagations nocturnes de Nando, lequel s'image alors célèbre écrivain poursuivi par des gangsters - la folie douce du personnage principal ou la vision kafkaïenne de son univers professionnel, via l'apprentissage des aberrantes méthodes de travail à l'américaine, allant jusqu'à définir, schéma à l'appui, la position des coudes de l'agent sur son bureau pour un rendement optimal. Dommage que la réalisation soit parfaitement quelconque, empêchant le résultat de n'être véritablement autre chose qu'une simple astucieuse petite comédie satirique. Bref, pour Nino et Elio principalement.

INTIMATE ENCOUNTERS (TV) (1986)

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Manu  le 04/07/2024 à 18:02
Réalisé par Ivan Nagy
Avec Donna Mills, James Brolin, Veronica Cartwright, Gary Bayer, Cicely Tyson.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1986
Titre français : Rêve de femme

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Intimate encounters se situe dans la filmographie d’Ivan Nagy entre le drame criminel Playing with fire et l’épisode « Billionaire body club » de la série The Highwayman créée par Glen A. Larson. Ecrit par Dennis Turner, scénariste d’une trentaine d’épisodes de la série Dynasty, ce téléfilm originellement diffusé sur la chaîne NBC marque la seconde collaboration de Nagy avec l’actrice Cicely Tyson. Encore une curiosité signée Nagy. A la base, rien de très original pourtant : Intimate encounters nous relate les aventures extra-conjugales d'une bourgeoise au foyer délaissée par son mari (interprété par un James Brolin particulièrement mauvais). Je m'attendais donc à un sage mélodrame sur le thème de la crise de la quarantaine. Sauf que les problèmes existentiels de son héroïne, Nagy s'en fiche un peu. Lui, visiblement, ce qui l'intéresse, c'est de titiller un maximum le spectateur dans les limites de ce que la télévision américaine des années 80 permet. Ambiance moite et vaporeuse dès le générique de début, saxo et synthés planants pour l'ambiance musicale, Donna Mills qui transpire abondamment dans sa tenue d'aérobic partiellement transparente, bizarroïde séquence musicale de séduction sur le "Addicted to love" de Robert Palmer : on ne voit rien mais l'on sent bien que ça démange l'Ivan d'aller plus loin, et le tout ressemble un peu à un épisode de Santa Barbara revu et corrigé par le Jim Wynorski de Sins of desire. Bref, ridicule et surprenant à la fois, un téléfilm clairement pas tout à fait comme les autres, portant finalement bien l’étrange petite patte de son réalisateur.

A FAMILY TORN APART (TV) (1993)

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Manu  le 04/07/2024 à 12:42
Réalisé par Craig R. Baxley
Avec Neil Patrick Harris, Johnny Galecki, Linda Kelsey, Gregory Harrison, John M. Jackson.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1993
Titre français : L'ange meurtrier

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A family torn apart est le sixième long métrage de l’ancien cascadeur et réalisateur de seconde équipe Craig R. Baxley. Originellement diffusé sur NBC le 21 novembre 1993, le film adapte l’ouvrage d’investigation « Sudden fury: A true story of adoption and murder » de la journaliste Leslie Walker, publié en 1989. Il est écrit par Matthew Bombeck, scénariste du subséquent film catastrophe Blackout effect de Jeff Bleckner. Transposition d’un sordide fait divers criminel survenu au milieu des années 80, A family torn apart ferait sans doute aujourd’hui l’objet d’une mini-série développant cette même histoire sur 5 ou 6 heures. Tout comme le petit écran américain nous l’aurait raconté en 75 minutes une quinzaine d’années auparavant. Cette digression faite, ce mélange de suspense et drame familial, partiellement raconté en flash-backs, permet à Baxley de sortir pour la première fois de sa carrière de réalisateur du seul créneau de l’action outrancièrement virile. Une échappée plutôt convaincante, les aspects les plus discutables de l’œuvre, essentiellement liées à une écriture relativement conventionnelle, ne lui étant pas directement imputables. Bien au contraire, son travail tout en mouvements, derrière lequel se devine l’expert en séquences d’action, apporte clairement une plus-value à un sujet pour le reste décemment interprété mais abordé donc sans beaucoup de nuance. En résumé, plutôt au-dessus du lot dans la mise en scène mais à peu près sans le moindre signe distinctif à tous les autres niveaux.

THE LOST KING (2022)

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Manu  le 04/07/2024 à 10:59
Réalisé par Stephen Frears
Avec Sally Hawkins, Steve Coogan, Harry Lloyd, Mark Addy, Julian Firth.
Film anglais
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2022

Critique cinema   Critique film de Manu

The Lost king est le vingt-cinquième long métrage cinématographique du britannique Stephen Frears. Le film adapte l’ouvrage de Philippa Langley et Michael Jones « The King’s grave: The Search for Richard III » publié en 2013. Il est écrit par l’acteur Steve Coogan et Jeff Pope, l’un et l’autre précédemment scénaristes du Philomena de Frears. L’équipe du remarquable Philomena se reforme 9 ans plus tard. Des retrouvailles sans grosse surprise, que ce soit dans le ton tragi-comique de l’œuvre comme le déroulement du récit, mais qui débouchent tout de même sur un agréable Frears, largement recommandable. Ici, la bonne idée est sans doute d’avoir consacré autant de temps au portrait de cette femme en quête de reconnaissance, cherchant à casser les préjugés l'entourant, qu'à la quête un peu folle de la dépouille de Richard III. Dans le rôle principal, Sally Hawkins est évidemment excellente et il y a de bons moments dans le score herrmannien d'Alexandre Desplat. Bref, Frears a fait plus percutant, plus émouvant, mais ça n’en demeure pas moins un joli film, constamment juste et, comme attendu, touchant à la fin.

LOUIS L'AMOUR'S DOWN THE LONG HILLS (TV) (1986)

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Manu  le 03/07/2024 à 21:09
Réalisé par Burt Kennedy
Avec Bruce Boxleitner, Bo Hopkins, Don Shanks, Thomas Wilson Brown, Jack Elam.
Téléfilm américain
Genre : Western
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1986
Titre français : Les collines de l'espoir

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Louis L’Amour’s Down the long hills se situe dans la filmographie du scénariste et réalisateur Burt Kennedy entre sa participation à la série The Yellow rose, 3 ans auparavant, et le téléfilm The Alamo : Thirteen days to glory. Cette production télévisuelle originellement diffusée sur la chaîne ABC marque la huitième collaboration entre Kennedy et l’acteur Jack Elam. 6 ans après More wild wild West, Kennedy revient au long métrage pour, sans surprise, se tourner vers son genre de prédilection, le western. L’humour parodique caractéristique de son œuvre n’y est point présent, mais on reste dans le domaine du divertissement familial. Et, fidèle à sa réputation, le cinéaste mène sa barque sans trop s'affoler. Louis L’Amour’s Down the long hills est ainsi une aventure westernienne en plein air des plus sages. Et si mon habituelle clémence envers Burt m'amène à penser qu'il a probablement fait pire, on touche tout de même ici au plus anecdotique de son travail derrière la caméra. J’avoue en tout cas n'avoir pas retenu grand-chose, au final, de ce survival sans véritable tension, dans lequel Bruce Boxleitner, Bo Hopkins et Jack Elam se font aisément voler la vedette par l'ours Bart dans l'un de ses premiers grands rôles. Bref, un come-back sans réelle fausse note mais également sans éclat pour Kennedy, ici tirant plutôt bien parti de ses très beaux extérieurs à défaut de proposer quelque chose d’original ou de très dynamique.

LE SOLDATESSE (1965)

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Manu  le 03/07/2024 à 17:35
Réalisé par Valerio Zurlini
Avec Mario Adorf, Anna Karina, Marie Laforêt, Lea Massari, Tomas Milian.
Film italien, français, allemand, yougoslave
Genre : Guerre
Durée : 1h 59min.
Année de production : 1965
Titre français : Des filles pour l'armée

Critique cinema   Critique film de Manu

Le Soldatesse est le cinquième des 8 longs métrages cinématographiques signés par le scénariste et réalisateur Valerio Zurlini entre 1955 et 1976. Le film adapte un roman d’Ugo Pirro. Il est écrit par Zurlini en collaboration avec Leonardo Benvenuti et Piero De Bernadi, et se situe dans la carrière de Marie Laforêt entre la comédie Cent briques et des tuiles de Pierre Grimblat et le film d’espionnage pour rire de Claude Chabrol, Marie Chantal contre Dr. Kha. Encore une éclatante réussite pour Zurlini, après notamment Estate violenta et avant La Prima notte di quiete, que ce drame de guerre magnifique de bout en bout. Puissant portrait de l’inhumanité en temps troubles, Le Soldatesse convoque comme souvent chez ce cinéaste l’émotion avec beaucoup de tact et pudeur. Le travail sur les personnages ainsi que la direction d’acteurs y sont de premier ordre mais c’est pourtant l’atmosphère particulière de l’œuvre que l’on retient au final. Avec comme un petit avant-gout de son futur Désert des Tartares dans l’ambiance, via cette sensation de menace invisible en terre désolée qui enrobe une partie du récit, Zurlini joue aussi d’un rythme et choix des décors extrêmement bien pensés, ajoutant une sorte d’épique épuré à son mélange de romanesque et de discours politique. Et de conclure sur cette poignante image de Marie Laforêt - sans aucun doute dans l’un de ses plus beaux rôles - s’éloignant vers un avenir incertain au milieu de la rocaille.

CHE GIOIA VIVERE (1961)

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Manu  le 03/07/2024 à 10:05
Réalisé par René Clément
Avec Alain Delon, Barbara Lass, Gino Cervi, Rina Morelli, Paolo Stoppa.
Film italien, français
Genre : Coémdie
Durée : 2h 12min.
Année de production : 1961
Titre français : Quelle joie de vivre

Critique cinema   Critique film de Manu

Che gioia vivere est le onzième long métrage cinématographique de René Clément. Cette coproduction italo-française est écrite par Clément, en collaboration avec le binôme de scénaristes Leonardo Benvenuti et Piero De Bernardi. Elle marque la seconde d’une série de 4 collaborations entre le cinéaste et l’acteur Alain Delon. Curieux film, à l’intérieur de la très sérieuse filmographie de René Clément, que cette comédie politique parfois proche de la farce. Car même si l’on retrouve dans celle-ci le thème, récurrent dans son œuvre, de la lutte contre l’ennemie fasciste et le totalitarisme, l’ensemble donne tout de même l’impression d’être chapeauté par un réalisateur pas vraiment à sa place, en tout cas peu à l’aise dans le registre de la comédie, registre qu’il explore ici véritablement pour la première fois et vers lequel il ne reviendra point. Ainsi, bien que tout paraisse réuni pour une excellente tragi-comédie historique à l’italienne, Che gioia vivere laisse finalement sur le sentiment d’un essai laborieux, trop long (132 minutes, soit pas tout à fait rien pour l’époque), moins amusant, voire pertinent, que bancal dans le ton et les intentions. Dommage pour les interprètes, qui y mettent assurément du leurs.

FULL CIRCLE (TV) (2023)

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Manu  le 02/07/2024 à 18:29
Réalisé par Steven Soderbergh
Avec Zazie Beetz, Claire Danes, Timothy Olyphant, CCH Pounder, Dennis Quaid.
Mini-série américaine en 6 parties
Genre : Thriller
Durée : 4h 51min. environ
Année de production : 2023

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Full circle est une mini-série en 6 parties initialement diffusées sur la plateforme Max entre le 13 et le 27 juillet 2023. Elle marque la troisième collaboration entre le réalisateur Steven Soderbergh et le scénariste Ed Solomon après la mini-série Mosaic en 2018 et le néo-noir No sudden move en 2021, ainsi que les retrouvailles du réalisateur avec Dennis Quaid, 23 ans après le thriller géo-politique Traffic. Lorsque je m’enfile l’intégralité d’une mini-série en moins d'une journée, c’est toujours bon signe (et même si cela aide un peu d’être en repos sur ladite période). Pas mal de plaisir pris à la découverte ce Full circle donc, qui permet à Soderbergh de relever un peu la tête après le relativement anecdotique Magic Mike's last dance. Là, il y a tout de même beaucoup plus de matière, l'ensemble se rapprochant pas mal de sa précédente mini-série à suspense, Mosaic, déjà écrite par Ed Solomon, pour un résultat peut-être plus efficace, moins frustrant, même si là-encore pas entièrement satisfaisant dans l'écriture, par moment quelque peu tarabiscotée. On sent également que Soderbergh et Solomon souhaitent tirer l'intrigue vers une plus large réflexion politique / sociétale sur ‘impact de la mondialisation dans nos existences, comme il l'avait précédemment fait sur son excellent No sudden move. Mais cet aspect arrive un peu trop tard dans le récit, ou du moins n'est pas assez travaillé pour pleinement convaincre. Après, pour un converti comme moi au style de ce cinéaste, ça reste un vrai bonheur du seul côté de la mise en scène, avec comme d’habitude des acteurs admirablement dirigés dans des rôles rarement attendus.

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