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 ARRIVAL (2016) « Intriguant et n'allant pas forcément là où on l'attend (...) bon film de science fiction »
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QUAI D'ORSAY (2012) « Satire du monde politique à la fois drôle, spirituelle et acide »
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MAD MAX FURY ROAD (2015) « Deux heures de course poursuite immersive sous acide »
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« Divertissement de qualité (...) les fans de Tom Cruise vont en avoir pour leur argent »
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BULLET INTO THE HEAD (2012) « Très plaisant (...) ce n’est pas non plus ce que Walter Hill a fait de plus ambitieux »
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A MOST VIOLENT YEAR (2014) « Une très grande maitrise autant dans la forme que le fond »
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CHRISTMAS IN WONDERLAND (2007) « Une comédie de Noël devant laquelle on ne s’ennuie pas (...) anecdotique mais plaisant.  »
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FOXCATCHER (2014) « une œuvre certainement perturbante, sans doute un peu austère mais à l’aura magnétique  »
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ARBITRAGE (2012) « un film qui veut à l’évidence bien faire mais ne s’avère au final pas vraiment dans le coup »
ARBITRAGE (2012) « un film qui veut à l’évidence bien faire mais ne s’avère au final pas vraiment dans le coup »
INTERSTELLAR (2014) « Le film de science fiction à voir en 2014 ! »
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A MONTH BY THE LAKE (1995)

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Manu  le 28/09/2022 à 18:45
Réalisé par John Irvin
Avec Vanessa Redgrave, Edward Fox, Uma Thurman, Alida Valli, Alessandro Gassman.
Film italien, américain
Genre : Romance
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1995
Titres français : Romance sur le lac

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A month by the lake est le douzième long métrage de John Irvin, arrivant dans sa filmographie juste après le film d’action Freefall, interprété par Eric Roberts et Jeff Fahey. Le film est écrit par Trevor Bentham, scénariste de la subséquente comédie The Clandestine marriage de Christopher Miles, d’après la nouvelle éponyme de H.E. Bates, publiée en 1957. Le film se situe dans la carrière sur grand écran de Vanessa Redgrave, nommée pour son rôle aux Golden Globe en 1996, entre le drame criminel Little Odessa de James Gray et le film d’action / espionnage de Brian De Palma, Mission: Impossible.

"Sexy ! Funny ! " : Ils y vont peut-être un peu fort, au Chicago Tribune, sur l’affiche de ce Month by the lake, même si cela reste une production Miramax première génération moins morne que ses consœurs de la même période. Vanessa Redgrave et Edward Fox survolent ici tranquillement l'affaire, Uma Thurman n'a pas grand-chose à défendre de son côté - curieux choix que ce film, juste après le carton mondial Pulp fiction - Pasqualino De Santis confère une certaine stature visuelle à l'ensemble, et l'on se laisse bercer par les jolies mélodies de Nicola Piovani.

Bref, un petit charme désuet plane sur cette comédie romantique triangulaire résolument old school, qui fait que l'on n'en ressort pas contrarié, mais pas entièrement convaincu non plus... comme très souvent avec Irvin.

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1.1
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MADE IN ITALY (1965)

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Manu  le 28/09/2022 à 11:17
Réalisé par Nanni Loy
Avec Lando Buzzanca, Nino Castelnuovo, Walter Chiari, Peppino De Filippo, Nino Manfredi.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1965
Titres français : A l'italienne

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Made in Italy est le sixième long métrage du sarde Nanni Loy. Le film marque sa seconde collaboration avec le binôme Ruggero Maccari / Ettore Scola après Il Marito, titre sorti 7 ans auparavant, ainsi que ses retrouvailles avec l’acteur Nino Manfredi, précédemment croisé dans son Audace colpo dei soliti ignori, un acteur qu’il fera encore tourner à 5 reprises par la suite. Très grande comédie à sketchs, d’une rare homogénéité, que ce Made in Italy dans la droite ligne de I Mostri et sa suite. Une œuvre formellement de toute beauté - splendide photographie d’Ennio Guarnieri - fourmillant d’idées brillantes et de prestations d’acteur de haut vol qu’il serait quelque part fastidieux et inutile d’énumérer ici (même si je commencerais évidemment par citer le génial Sordi, dans son classique numéro de brailleur lâche, parangon de mauvaise foi). Bref, un petit bijou de comédie à l’italienne, dans laquelle on retrouve à peu près tout ce qui en fait la grandeur encore inégalée : de l’acidité, de la causticité, mais aussi une vraie tendresse pour ses peu reluisants personnages, et plus globalement une folle humanité dans cette façon de nous confronter à nos travers, petites et grandes faiblesses. Autrement dit, un grand Nanni Loy (de plus) à redécouvrir urgemment.

HOMEBODIES (1974)

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Manu  le 28/09/2022 à 08:25
Réalisé par Larry Yust
Avec Peter Brocco, Frances Fuller, William Hansen, Ian Wolfe, Kenneth Tobey.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1974
Titres français : La Tour des monstres / Les Pousse au crime

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Homebodies est le troisième long métrage cinématographique de Larry Yust. Le film est coécrit par Yust et produit par Marshall Backlar, déjà partenaire de Yust sur son précédent long, le film policier Trick Baby. Le film se situe dans la carrière sur grand écran du prolifique second rôle, ici exceptionnellement vedette, Peter Brocco entre le film d’aventures Papillon de Franklin J. Schaffner et le drame de Milos Forman, One flew over the cuckoo’s nest. Petite production indépendante à la modeste réputation culte dans les milieux bien informés, Homebodies ne m’aura finalement pas convaincu davantage que cela. Il y a certes une ambiance, une ou deux séquences horrifiques à la méchanceté un brin sadique marquante, mais rien de très élaboré au final dans ce mélange d’épouvante et d’humour noir bulldozer. Curiosité limité donc, non sans une petite patte, non dépourvue d’une certaine saveur du côté de l’interprétation également, mais définitivement lâche dans son rythme et n’allant jamais vraiment au-delà de son amusante idée de départ.

KING OF THIEVES (2018)

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Manu  le 26/09/2022 à 19:14
Réalisé par James Marsh
Avec Michael Caine, Jim Broadbent, Tom Courtenay, Charlie Cox, Ray Winstone.
Film anglais
Genre : Policier
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2018
Titre français : Gentlemen cambrioleurs

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King of thieves est le sixième long métrage de fiction du britannique James Marsh. Relatant un célèbre casse survenu à Londres en 2015 - celui de la Hatton Garden safe deposit – le film est écrit par Jo Penhall, scénariste du Some voices de Simon Cellan Jones, The Road de John Hillcoat et créateur de la série Mindhunter. Le film se situe dans la carrière du vénérable Sir Michael Caine entre la comédie de Lisa Addario et Joe Syracuse, Dear dictator, et le film d’aventures Come away de Brenda Chapman. Casting poids lourd pour ce titre qui ne fait malheureusement guère d’étincelles. En cause : un traitement scénaristique hésitant, avec un angle comique à moitié assumé, qui débouche sur le résultat incertain, forcement fade. Certes le grand talent de Caine et sa bande rend l’ensemble tout à fait plaisant à suivre jusqu’au bout, mais on passe tout de même les 108 minutes du film à se dire que ces légendes du cinéma britannique et ce sujet méritaient bien mieux que ce petit film dépourvu de caractère, de tension comme d’émotion. Pas catastrophique donc, mais de confection étonnamment pépère, certainement très en deçà de son potentiel et finalement aussi vite vu qu'oublié.

LE ROI DE L'EVASION (2009)

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Manu  le 26/09/2022 à 17:36
Réalisé par Alain Guiraudie
Avec Ludovic Berthillot, Hafsia Herzi, Pierre Laur, Luc Palun, François Clavier.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 33min.
Année de production : 2009

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Troisième long métrage cinématographique d’Alain Guiraudie, Le Roi de l’évasion est notamment écrit par Guiraudie lui-même, en collaboration avec Frédérique Moreau, coscénariste du Meurtrières de Patrick Grandperret, Cortex de Nicolas Boukhrief et Les Gardiennes de Xavier Beauvois. Le film se situe dans la carrière d’Hafsia Herzi entre le drame de Francis Huster, Un homme et son chien, et le quelque peu obscur Anonymes de la tunisienne Raja Amari. Mon premier Guiraudie, et je dois bien avouer que la sauce n’a pas pris immédiatement, de mon côté, et que je me suis demandé pendant un petit moment ce que c’était que cette aventure volontairement improbable au fil narratif relativement ténu. Il n’y a qu’assez tardivement, avec la fuite de ce couple parmi les plus surprenants récemment proposés par le cinéma français, que je me suis laissé gagner par l’esprit décalé, farouchement libertaire de l’œuvre et sa drôle de petite musique (au propre comme au figuré), savourant enfin pleinement les assez irrésistibles compositions de cette bande d’acteurs sortis un peu de nulle part - ucune tête vraiment connue à l’exception d’Hafsia Herzi, très drôle elle-aussi en belle emmerdeuse version ado. Bref, du style, un ton un humour résolument frondeur, un brin de poésie et une ultime scène tout à fait marquante : le plaisir est sans doute arrivé un peu tard pour moi, mais clairement un film qui mérite que l’on fasse l’effort d’y rentrer, aussi déroutant puisse-t-il paraitre de prime abord.

LA COUR (TV) (2022)

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Manu  le 25/09/2022 à 20:13
Réalisé par Hafsia Herzi
Avec Lucie Loste Berset, Clotilde Courau, Djanis Bouzyani, Ludovic Berthillot, Jérémie Laheurte.
Téléfilm français
Genre : Drame
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2022

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La Cour est le troisième long métrage de l’actrice, scénariste et réalisatrice Hafsia Herzi. Cette coproduction télévisée Arte France est coécrite par Nacim Mehtar, précédemment scénariste sur la première saison de la série En thérapie. Elle marque les retrouvailles d’Herzi avec son partenaire du film d’Alain Guiraudie, Le Roi de l’évasion, sorti 13 ans plus tôt. Herzi semble définitivement prendre goût à la réalisation, pour notre plus grand plaisir. Car cette Cour est un nouveau petit bonheur de film, d’une justesse et extraordinaire sensibilité, dans laquelle la cinéaste applique ce renversant naturalisme hérité d’Adbellatif Kechiche à un univers inédit pour elle - le monde l’enfant, effleuré seulement dans son précédent long. Porté par la spontanéité instantanément accrocheuse d’une mise en scène intelligemment participative, Herzi se tire ainsi plutôt très bien de l’exercice périlleux de la direction d’acteurs enfants. Les échanges sonnent souvent vrais, en premier lieu dans leur frontalité, cruauté puérile propre à cet âge de l’existence. Une âpreté toutefois régulièrement contrebalancée par cette tendresse de regard, ces pudiques élans romantico-poétiques qui irriguaient déjà Tu mérites un amour et Bonne mère. Avec pour seul petit défaut cette générosité scénaristique tendant à flirter avec la dispersion - les problèmes de couple des parents de l’héroïne, esquissés seulement - La cour constitue donc, dans son ensemble une nouvelle très belle réussite pour Herzi, extrêmement stimulante dans ce qu’elle vient ajouter thématiquement et stylistiquement aux 2 titres précédents de la réalisatrice, tout en conservant la même forte identité, laissant ainsi sur l’impression d’une œuvre passionnante en construction, au-delà des qualités intrinsèques de l’œuvre.

VIAJE AL VACIO (1969)

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Manu  le 25/09/2022 à 17:49
Réalisé par Javier Setó
Avec Larry Ward, Teresa Gimpera, Giacomo Rossi Stuart, Fernando Sánchez Polack, Eugenio Navarro.
Film espagnol, italien
Genre : Thriller
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1969
Titre français : L'assassin fantôme

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Viaje al vacio est la vingt-cinquième et avant-dernière réalisation du scénariste et réalisateur catalan Javier Setó, prématurément disparu l’année de la sortie de ce titre sur le sol espagnol. Le film est coécrit par Setó et se situe dans la carrière de l’italien Giacomo Rossi Stuart entre le western Un esercito di 5 uomini de Don Taylor et le drame de guerre d’Adriano Bolzoni, Appuntamento col disonore. Giallo de type machination, post-Les Diaboliques, Viaje al vacio n’aura point marqué l’Histoire de ce genre. Il est vrai aussi qu’il en constitue un opus fondamentalement mineur, ne brillant d’aucun éclat particulier à quelque niveau que ce soit, poussant même sporadiquement le spectateur à la semi-somnolence tant son rythme flirte méchamment avec l’indolence. Strictement rien d’indispensable donc, mais, pour le cinéphile à la fois curieux et patient, au-delà d’une intrigue offrant tout de même son nécessaire lot de twists et fausses pistes plus ou moins rocambolesques, une petite ambiance à part, typée bourgeoisie de province, 100% ibérique, conférant une saveur unique à l’œuvre, quelque part beaucoup plus chabrolienne que lenzienne.

UN MONSIEUR DE COMPAGNIE (1964)

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Manu  le 25/09/2022 à 10:36
Réalisé par Philippe de Broca
Avec Jean-Pierre cassel, Irina Demick, Catherine Deneuve, Annie Girardot, Sandra Milo.
Film français, italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1964

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Un monsieur de compagnie est le sixième long métrage cinématographique de Philippe de Broca. Cette adaptation du roman éponyme d’André Couteaux, publié en 1961, est signé de Broca lui-même. Elle marque la quatrième collaboration du cinéaste avec l’acteur Jean-Pierre Cassel, qu’il retrouvera une ultime fois, 28 ans plus tard, sur le drame historique Chouans ! Du de Broca pur et dur, sans filtre Boulanger - le partenaire de ses grandes réussites des années 60 - et, peut-être à cause de cela, moins tenu, finissant par lasser un peu à force de bondir et rebondir sans cesse, de jouer sans la moindre pause la fuite en avant. La générosité, l’invention et, même, l’émotion tenue sont bien là, mais le film épuise quelque peu, flirtant avec l’adage du « Qui trop embrasse mal étreint ». Bémol néanmoins largement gommé par l’énergie et l’intelligence avec laquelle de Broca mène cette fantaisie ultra colorée et pourtant sourdement angoissée, presque dépressive, d’une élégance folle dans la forme, offrant matière à briller pour l’ensemble de ses talentueux comédiens. Bref, un film sans doute un peu décousu, que l’on aurait aimé un brin plus posé, plus réfléchi, mais qui offre tout de même énormément de plaisir au spectateur et s’inscrit à mon sens parmi les titres marquants de son auteur.

DETECTIVE MALONE (1991)

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Manu  le 25/09/2022 à 08:20
Réalisé par Umberto Lenzi
Avec Fred Williamson, Bruno Bilotta, Bobby Rhodes, Gaetano Russo, Maurice Poli.  
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 29min.  
Année de production : 1991
Titre français : Detective Malone (The Black cobra 4)

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Detective Malone est la soixante-cinquième et antépénultième réalisation d’Umberto Lenzi. Ce quatrième et dernier volet des aventures du flic justicier incarné à l’écran par Fred Williamson est écrit par l’acteur et plus accessoirement scénariste Gaetano Russo. Il se situe dans la carrière de Williamson entre The Black cobra 3, quant à lui réalisé par Edoardo Margheriti, et le suspense Three days to a kill, réalisé par Williamson lui-même. Comme beaucoup, et peut-être plus encore que ses congénères ayant faisant fait les grandes heures du cinéma de genre italien (les Fulci, Margheriti, Martino, Lucidi et autres Lado), Lenzi aura connu une fin de carrière difficile, minée par des budgets revus drastiquement à la baisse et des collaborateurs ne présentant plus les mêmes prestigieuses références que par le passé. Et lorsque l’on découvre ce misérable Detective Malone bricolé dans un garage avec 3 bouts de ficelles, on se dit que Lenzi aurait peut-être mieux fait d’arrêter les frais quelques années auparavant. Car il n’y a guère ici que l’aspect sporadiquement nanardesque de la chose que l’on puisse à peu près sauver. Plutôt rigolotes sont ainsi les tentatives de relier à un embryon d’intrigue toutes les séquences mettant en scène Williamson, probablement empruntées aux précédents épisodes de la franchise Malone / Black Cobra, avec pour conséquence directe et logique un film naviguant sans complexe aucun dans un grand n’importe quoi le plus souvent savoureusement ridicule. Catastrophique du point de vue de l’œuvre passée de Lenzi, mais tout à fait recommandable pour l’amateur pervers de mauvais films naïfs, généreux mais sévèrement à l’Ouest.

BONNE MERE (2021)

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Manu  le 24/09/2022 à 21:05
Réalisé par Hafsia Herzi
Avec Halima Benhamed, Sabrina Benhamed, Jawed Hannachi Herzi, Mourad Tahar Boussatha, Malik Bouchenaf.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2021

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Bonne mère est le second long métrage cinématographique de l’actrice Hafsia Herzi. Tout comme son premier, Tu mérites un amour, il est écrit par Herzi elle-même et photographié par Jérémie Attard. Présenté à Cannes en 2021 dans la section Un certain regard, il fait appel à des comédiens pour l’essentiel débutants. Seconde petit coup d’éclat derrière la caméra pour Hefsi, qui, tout en continuant d’œuvrer dans le registre de la chronique intimiste à forte résonance sociétale, tout comme son mentor Abdellatif Kechiche, s’en affranchit un peu plus ici, optant pour une forme peut-être plus romanesque dans l’âme. Avec pour point d’équilibre le magnifique personnage de Nora, mère courage silencieuse et résiliente, l’œuvre prend ainsi des allures de récit choral drôle et tragique, largement féminin également - les hommes n’ont pas vraiment le beau rôle ici - nous plongeant sans pathos au cœur de la terrible réalité des quartiers difficiles de Marseille. Réussite dans la forme et l’écriture donc, mais également dans l’interprétation, avec un ensemble de débutants uniformément convaincants (ainsi qu’à l’évidence parfaitement dirigé) jusque dans les plus petits rôles. Bref, sorti me semble-t-il sans faire grand bruit, cette épatante Bonne mère confirme que le passage d’Herzi à la réalisation ne relevait pas du petit caprice de star. Celle-ci a indéniablement des choses pertinentes à dire, et parvient une nouvelle fois à remarquablement les traduire en images.

LA SFIDA DEI MACKENNA (1970)

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Manu  le 21/09/2022 à 19:44
Réalisé par León Klimovsky
Avec Robert Woods, John Ireland, Annabella Incontrera, Daniela Giordano, Roberto Camardiel.
Film espagnol, italien
Genre : Western
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1970

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La Sfida dei MacKenna se situe dans la carrière de l’artisan touche-à-tout Leon Klimovsky entre le film de guerre No importa morir et la comédie Los Hombres las prefieren viudas. Cette coproduction italo-espagnole est coécrite par Klimovsky et le scénariste, de télévision essentiellement, Pedro Gil Paradela. Il se situe dans la dense filmographie de John Ireland entre le drame guerrierle de Bitto Albertini, I Diavoli della guerra, et la superproduction soap-opératique, The Adventurers de Lewis Gilbert. Le western spaghetti n’aura semble-t-il jamais vraiment stimulé l’inspiration du parfois doué Klimovsky, si j’en juge par ce que je connais déjà du réalisateur dans ce domaine, tout comme par cette découverte à la distribution pourtant plutôt engageante. Entre une réalisation terne, souvent statique, une interprétation constipée et une intrigue bavarde, avançant laborieusement et dépourvue d’enjeu un brin intéressant, La Sfida dei MacKenna constitue peut-être même le nadir de l’œuvre westernienne de son auteur. 92 minutes d’emploi abusif de pellicule donc, qui ne stimule jamais l’imagination malgré un budget décent pour un produit cinématographique de cette gamme, et ne semble exister que pour remplir les poches de producteurs désireux d’exploiter un filon à la mode. Soit tout de même une franche déception au regard des forces artistiques engagées.

THE LOST DAUGHTER (2021)

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Manu  le 21/09/2022 à 11:24
Réalisé par Maggie Gyllenhaal
Avec Olivia Colman, Jessie Buckley, Dakota Johnson, Ed Harris, Peter Sarsgaard.
Film américain, anglais, israélien, grec
Genre : Drame
Durée : 2h 01min.
Année de production : 2021

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The Lost daughter est le premier long métrage cinématographique de l’actrice Maggie Gyllenhaal. Ecrit et coproduit par Gylleenhaal, le film adapte le roman d’Elena Ferrante, « La Figlia oscura », publié en 2006. Il a obtenu 3 nominations à l’oscar en 2022 (meilleure actrice pour Olivia Coleman, meilleur second rôle féminin pour Jessie Buckley et meilleure adaptation à l’écran pour Gyllenhaal) et se situe dans la carrière de Peter Sarsgaard (époux de Gyllenhaal à la ville) entre le film musical Best summer ever de Michael Parks Randa et Lauren Smitelli, et le biopic de Barry Levinson, The Survivor. Actrice exigeante, Gyllenhaal se montre tout aussi volontaire sur cette première réalisation qui, à défaut de m’avoir entière convaincu, me restera à n’en point douter en mémoire, possédant indubitablement une belle personnalité. Au-delà du la progression somme toute relativement classique de son récit, l’œuvre distille en effet une atmosphère tout à fait marquante, au petit goût d’étrange, avec quelque chose de dérangeant dedans, atmosphère que le jeu nuancé d’Olivia Coleman (à la troublante parenté physique avec Gyllenhaal) entretient à merveille. Une œuvre alternant le sombre et le solaire, tout en finesse et en observations donc, qui perd sans doute un peu de sa puissance trouble dans sa seconde moitié, une fois les enjeux de l'intrigue saisis, et aurait peut-être gagnée à se voir resserrée d’un bon petit quart d’heure. Joli réussite tout de même.

BOYCHOIR (2014)

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Manu  le 18/09/2022 à 20:29
Réalisé par François Girard
Avec Garrett Wareing, Dustin Hoffman, Kathy Bates, Eddie Izzard, Debra Winger.
Film américain, canadien
Genre : Drame
Durée : 1h 43min.
Année de production : 2014
Titre français : Le Virtuose

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Boychoir est le cinquième long métrage de fiction du québécois François Girard. Coproduction américano-canadienne, le film est écrit par Ben Ripley, scénariste du Source code de Duncan Jones et Flatliners, version Niels Arden Oplev. Inédit en salles dans l’hexagone, le film se situe dans la carrière de Debra Winger entre la comédie Lola versus de Daryl Wein et le drame romantique d’Azazel Jacobs, The Lovers. Girard tourne peu - 3 longs seulement, entre 1998 et 2014 - et malheureusement de moins en moins bien. En effet, si son réputé Violon rouge était une belle réussite, Silk, son film suivant, ne parvenait pas à convaincre totalement, manquant de passion, de vitalité notamment. Il n’empêche qu’il faisait tout de même meilleure impression que ce terriblement constipé Choirboy, récit formaté à l’extrême des difficiles années d’apprentissage d’un jeune prodige du chant fortement indiscipliné. Il faut dire qu’au-delà de la réalisation ampoulée de Girard, le film se grille directement, sans espoir de recours en grâce auprès du spectateur, du côté de l’écriture, qui use et abuse de situations scandaleusement mélodramatiques lorsqu’elles ne versent pas dans le péniblement téléphoné. Dustin Hoffman et, dans un rôle bien trop furtif, Debra Winger apportent certes à l’œuvre cette prestance à tout prix recherchée par Girard, mais ne sauvent évidemment pas l’intégralité d’une œuvre croulant sous le poids d’un sérieux que rien ne justifie vraiment à l’écran. Bref, cette fois-ci, un franc ratage pour Girard.

MR. JONES (2019)

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Manu  le 18/09/2022 à 17:54
Réalisé par Agnieszka Holland
Avec James Norton, Vanessa Kirby, Peter Sarsgaard, Joseph Mawle, Kenneth Cranham.
Film polonais, anglais, ukrainien
Genre : Drame
Durée : 2h 21min.
Année de production : 2019
Titre français : L'ombre de Staline

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Dix-septième long métrage cinématographique d’Agnieszka Holland, Mr. Jones est une coproduction ukraino-anglo-polonaise écrite et coproduite par l’américaine Andrea Chapula. Présenté en compétition au festival de Berlin en 2019, le film se situe dans la carrière de Peter Sarsgaard entre le drame de Michael Tyburski, The Sound of silence, et The Human capital de Marc Meyers, d’après le roman de Stephen Amidon. De l’Agnieszka Holland qui se penche à nouveau sur la turbulente Histoire de de l’Europe de l’Est du vingtième siècle. Soit peut-être ce que la scénariste et réalisatrice polonaise sait faire de mieux. Car si l’ensemble de ne sort jamais de la voie toute tracée du biopic historique dénonciateur, il n’en demeure pas moins une belle réussite dans son domaine, adroite dans l’écriture, d’une parfaite efficacité dans sa mise en image. Une réussite reposant également sur d’excellentes prestations de la part de James Norton et du toujours extra Sarsgaard. Sans aucune surprise dans la mise en boite donc, voire même un brin académique, mais assurément instructif, solidement mené et interprété, un tout de même impeccable film-dossier, laissant transparaitre à la fois le meilleur et les limites du cinéma de Holland.

ESCAPE TO THE SUN (1972)

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Manu  le 18/09/2022 à 10:52
Réalisé par Menahem Golan
Avec Laurence Harvey, Josephine Chaplin, John Ireland, Jack Hawkins, Yehuda Efroni.
Film israélien, français, allemand
Genre : Drame
Durée : 1h 58min.
Année de production : 1972

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Escape to the sun est le quatorzième long métrage cinématographique du réalisateur, scénariste et producteur israélien Menahem Golan. Cette coproduction israélo-germano-française, tournée en Allemagne de l’Ouest, est écrite et coproduite par Golan lui-même. Elle se situe dans la carrière sur grand écran de Laurence Harvey entre le suspense maritime inachevé d’Orson Welles, The Deep, et le film d’épouvante Welcome to Arrow Beach, également réalisé par Harvey. La riche filmographie de Golan derrière la caméra est parsemé d’œuvre mélangeant l’action et la géopolitique inspirée d’évènements authentique. On pense évidemment spontanément à The Delta force, emblématique production Cannon du milieu des années 80, mais il faudrait également citer les moins populaires Mivtsa Yonatan, sur l’intervention israélienne à Entebbe, ou encore Lima : Breaking the silence. Escape to sun s’inscrit donc dans cette mouvance, et s’avère, au regard de ce que j’ai peu voir à ce jour de Golan réalisateur, un titre plutôt recommandable au sein de sa très inégale carrière. Certes, comme l’on pouvait s’y attendre, le futur boss de la Cannon à la main lourde dans sa dénonciation des exactions du régime communiste à l’égard des dissidents juifs. On n’évite ni le pathos, ni les raccourcis au sein de ce script parpaing. Et la réalisation d’enfoncer le clou dans cette direction, à la fois statique, insistante et emphatique. Reste la sincérité un brin naïve et le jeu concerné (mais pas léger) des comédiens, parmi lesquels un Laurence Harvey plus raide que jamais, pour relever le niveau d’intérêt de cette œuvre scolaire tardivement prenant son (petit) envol dans son dernier tiers, sous forme de course-poursuite. Pas un grand film donc, mais un honnête Golan, moins pénible que la plupart de ses autres travaux en langue anglaise.

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