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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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SHARP OBJECTS (TV) (2018)

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Manu  le 22/04/2019 à 16:26
Réalisé par Jean-Marc Vallée
Avec Amy Adams, Patricia Clarkson, Chris Messina, Eliza Scanlen, Matt Craven.
Mini-série américaine en 8 parties
Genre : Policier
Durée : 6h 56min. environ
Année de production : 2018

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Sharp objects est une mini-série en 8 parties produite et réalisée par le québécois Jean-Marc Vallée. Adaptation du roman éponyme de Gillian Flynn originellement publié en 2006, celle-ci fait appel à 7 scénaristes du côté de l’écriture, dont Flynn elle-même (sur 3 épisodes), la productrice / scénariste / réalisatrice Marti Noxon (I am number four, Fright night version Craig Gillespie) ou encore Alex Metcalf, le scénariste du An American affair de William Olsson, avec Gretchen Mol.

Après la très réussie première saison de Big little lies, Jean-Marc Vallée remet le couvert au service d’HBO pour ce quelque part plus ambitieux encore - dans son mélange de genres, en tout cas – Sharp objects, confirmant au passage un peu plus encore son statut de peintre spécialisée dans l’étude de la condition féminine.

Moins pleinement satisfaisant que Big little lies, ce nouvel imposant opus télévisuel combine le romanesque à l’horrifique, le suspense au portrait intime dans une ambiance gothique sudiste mitonnées aux petits oignons par Vallée, ici aussi à l’aise que chez les upper-bobos du Monterey de BLL. Car là me semble se trouver le gros atout de Sharp objects, dans la vitalité d’une réalisation certes pas toujours d’une grande subtilité mais qui, forte d’un format longue durée idéal, prend à défaut le temps d’explorer son cadre dans les moindres recoins comme d’offrir à chaque interprète l’occasion de briller.

Des atouts suffisamment solides pour garantir au spectateur une attention soutenue quand bien même l’intrigue policière seule, quoi que là-encore écrite avec beaucoup de soin, ne parvient jamais à passionner autant qu’on l’aurait souhaité, à la façon du Gone girl de David Fincher, première adaptation à l’écran de Gillian Flynn (oublions en revanche, dans ce domaine, le très faiblard Dark places de Gilles Paquet-Brenner).

Pas une claque comme Big little lies, mais une mini-série d’excellente tenue, riche en atmosphère, portée par une mise en scène et une interprétation qui ne ménagent assurément pas leur peine.

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2.9
2.5
2.8
3.6
3.6
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3.6
0.8
3.2
2.5
2.5
2.3
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HIDE (TV) (2011)

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Manu  le 22/04/2019 à 09:28
Réalisé par John Gray
Avec Carla Gugino, Mark-Paul Gosselaar, Kevin Alejandro, Bridget Regan, Omid Abtahi.
Téléfilm américain
Genre : Policier
Durée : 1h 28min.
Année de production : 2011
Titre français : Sous surveillance

Critique cinema   Critique film de Manu

Hide se situe dans la filmographie du scénariste, producteur et réalisateur new yorkais John Gray entre le drame criminel indépendant White irish drinkers et la comédie romantique The Makeover. Cette adaptation du roman éponyme de Lisa Gardner publié en 2007, seconde aventure sur papier de l’inspectrice D.D. Warren, est écrite par la scénariste de télévision Julia Brownell, scénariste du The Amy Fisher story d’Andy Tennant avec Drew Barrymore. Sur le papier, rien de folichon ici. Hide propose une intrigue à suspense un rien confuse et rocambolesque, assortie d’un fond romantique légèrement « à l’eau de rose ». Dit autrement, on navigue dans les eaux du roman de gare qui s’amuse et tient correctement son rang. D’où le caractère plutôt sympathique mais également limité de l’œuvre. Maintenant, venant renforcer l’aspect sympathique de cette production télé pour en faire quelque chose de presque agréable, l’œuvre peut miser sur l’investissement de la toujours très bien Carla Gugino, injectant assurément un brin de vie à son personnage. Quant à John Gray, ciné/téléaste sans personnalité que l’on a toutefois connu plus ambitieux, il semble avoir pris ce matériel pour ce qu’il était, misant intelligemment la carte de l’efficacité narrative. Un divertissement superficiel mais convenable, à voir pour son actrice principale.

RUSSICUM - I GIORNI DEL DIAVOLO (1988)

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Manu  le 21/04/2019 à 09:24
Réalisé par Pasquale Squitieri
Avec Treat Williams, F. Murray Abraham, Danny Aiello, Rita Rusic, Rossano Brazzi.
Film italien
Genre : Espionnage
Durée : 1h 51min.
Année de production : 1988
Titre français : L'affaire Russicum

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Quatorzième réalisation cinématographique du napolitain Pasquale Squitieri, Russicum - I Giorni del diavolo se situe dans sa filmographie entre la mini-série criminelle en 3 parties Naso di cane, avec Claudia Cardinale, et le drame social Gli invisibili. Coécrit par Squitieri, le film est une adaptation du roman d’Enzo Russo « I martedi del diavolo », originellement publié en 1979. Il marque par ailleurs la seconde réunion à l’écran des acteurs Treat Williams et Danny Aiello, 4 ans après l’incontournable Once upon a time in America de Sergio Leone. Film après film, Pasquale Squitieri me donne l’impression d’avoir vainement essayé, 40 ans durant, d’aligner son cinéma sur celui de Francesco Rosi pour un résultat évoquant malheureusement plutôt les travaux les moins inspirés d’un Damiano Damiani ou encore Giuliano Montaldo. Peut-être suis-je un peu sévère en résumant de la sorte son cinéma, mais la découverte de ce Russicum - I Goirni del diavolo ne m’incite guère à davantage d’égards. Il faut dire que, pour ma défense, partir d’un sujet aussi séduisant sur le papier, convoquant le pur récit d’action / espionnage parano à la géo-politique période guerre froide, pour aboutir à un pavé aussi naïf, statique et rébarbatif, cela tiendrait presque de la mauvaise volonté de la part de Squitieri. Un beau potentiel, également présent du côté de l’interprétation, qu’il gâche complètement à force d’effets déplacés (le lyrisme opératique du premier meurtre), de lourdeurs d’écriture et plus généralement d’absence de rigueur à tous les niveaux (emploi de la musique, gestion du récit, dans son rythme et son exposition). Au final, un produit hybride, semi-bis, légèrement risible, qui roule des épaules mais n’impressionne que dans son accumulation de maladresses et balourdises.

THE LIMEHOUSE GOLEM (2016)

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Manu  le 20/04/2019 à 09:06
Réalisé par Juan Carlos Medina
Avec Bill Nighy, Olivia Cooke, Douglas Booth, Eddie Marsan, María Valverde.
Film anglais
Genre : Epouvante
Durée : 1h 49min.
Année de production : 2016
Titre français : Golem, le tueur de Londres

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The Limehouse Golem est le second long métrage de Juan Carlos Medina. Ecrit par Jane Goldman, scénariste notamment du Miss Peregrine’s home for peculiar children de Tim Burton, le film adapte le roman de Peter Ackroyd « Dan Leno and the Limehouse Golem » originellement publié en 1994. Il marque la quatrième réunion sur une même affiche, en seulement 4 ans, des acteurs Bill Nighy et Eddie Marsan. Notons enfin que c’est Alan Rickman, auquel le film est dédié, qui devait initialement interpréter le rôle de l’inspecteur John Kildare. Juan Carlos Medina tente ici de faire renaitre le film d’épouvante victorien, jadis magnifié par les production Hammer. Tâche ardue car le public d’aujourd’hui réclame davantage que de l’atmosphère et de la suggestion. D’où peut-être l’aspect bancal de cette œuvre méritante, qui essaie de retrouver le souffre insidieux de ses vieilles cousines en arrosant son portrait de l’Angleterre du 19eme siècle de considérations sociales contemporaines tout en jouant sa petite carte « blockbusterienne », à travers un récit orienté grand public, fertile en péripéties et rebondissements. Ainsi rien n’est-il vraiment développé de façon satisfaisante, dans cet avatar un brin étriqué du nettement plus étudié The Prestige de Christopher Nolan. Un film décevant donc, souffrant d’un côté tarabiscoté et inachevé, guère aidé non plus par son coup de théâtre final que beaucoup verront malheureusement venir de loin.

CLASS OF '44 (1973)

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Manu  le 20/04/2019 à 06:36
Réalisé par Paul Bogart
Avec Gary Grimes, Jerry Houser, Oliver Conant, Deborah Winters, Sam Bottoms.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1973

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Class of ’44 est la cinquième réalisation cinématographique du vétéran du petit écran Paul Bogart. Cette séquelle de Summer of ’42 est écrit par le même scénariste, Herman Raucher, que l’opus oscarisé (en 1972, pour sa musique) de Robert Mulligan. On y retrouve les 3 mêmes jeunes interprètes principaux, Gary Grimes, Jerry Houser et Oliver Conant. Le film marque par ailleurs la seconde des 3 collaborations sur grand écran entre Bogart et le compositeur David Shire. Tache peu aisée pour Paul Bogart que de passer juste après le classique instantané de Robert Mulligan. Et challenge d’autant plus compliqué que le script qu’il doit défendre s’avère le plus souvent tenir de la collection de vignettes d’époque non seulement attendues mais à la pertinence parfois même discutable. A moins que, justement, le problème ne vienne de sa mise en scène, proprement illustrative là où Mulligan transcendait un matériel scénaristique relativement convenu par une approche piano d’une grande sensibilité, approche par ailleurs propre à l’ensemble de son cinéma. Quoi qu’il en soit, Class of ’44 n’a au final rien d’un titre phare seventies comme son grand frère. C’est à l’inverse un petit film tout ce qu’il a de plus anecdotique… mais un petit film qui, comme la plupart des travaux de Bogart, témoigne d’une volonté de travail bien fait et possède indéniablement un vrai charme, ne serait-ce que dans son absence même de prétention. Quelques années avant ses attachantes adaptations autobiographiques de Neil Simon, Bogart s’y montre notamment un parfait chroniqueur du quotidien new yorkais des années 40 (univers dans lequel il a lui-même grandi). Au-delà de quelques clichés propres au récit, son portrait de la grosse pomme à la toute fin de la guerre respire ainsi l’authenticité, le vécu, et compense toute de même un peu l’absence de fond scénaristique comme de tension dramatique du récit. Bref, un film loin d’être exceptionnel mais qui séduit par sa modestie et le soin porté à sa confection, à l’image de son très joli et très court score du grand David Shire (à peine 15 minutes de musique, la première note ne se faisant d’ailleurs entendre qu’à la trente huitième minute de film).

LOOT (1970)

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Manu  le 19/04/2019 à 16:49
Réalisé par Silvio Narizzano
Avec Richard Attenborough, Lee Remick, Hywel Bennett, Milo O'Shea, Roy Holder.
Film anglais
Genre : Comédie
Durée : 1h 41min.
Année de production : 1970
Titre français : Le Magot

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Loot est le quatrième long métrage du canadien Silvio Narizzano. Ecrit par le binôme Ray Galton / Alan Simpson, créateurs et uniques scénaristes de la série comique anglaise culte Septoe and Son, le film adapte la pièce éponyme de Joe Orton, originellement montée à Cambridge en 1965. Présenté en compétition à Cannes en 1971, il marque la première réunion à l’écran des acteurs Richard Attenborough et Lee Remick, lesquels se retrouveront l’année suivante sur la comédie A severed head de Dick Clement. Mon quatrième Narizzano, et toujours pas convaincu par le travail de ce cinéaste me semble-t-il plus désireux de se faire remarquer que de réellement bousculer l’ordre établi à travers une œuvre socialement concernée. Une œuvre dont je ne retiens guère pour le moment que l’excessif Senza ragione, film de cavale qui n’amuse qu’à travers ses flambées outrancières et incongrues de violence. Loot n’est toutefois pas ce Narizzano a commis de plus désagréable. L’œuvre bénéficie d’un solide matériel scénaristique que le réalisateur de Blue exploite de façon dynamique (pour ne pas dire fatigante, par moment) à défaut d’en offrir une quelconque autre plus-value dans le traitement. Par ailleurs le film offre d’intéressants contre-emplois à Lee Remick et Richard Attenborough, quelque peu en roue libre mais néanmoins amusants l’un comme l’autre. Tout ça pour dire que ce titre sans doute audacieux pour son époque dans le discours, brocardant comme il se doit les institutions anglaises, n’est pas totalement déplaisant, mais gâche tout de même partiellement son potentiel sous des effets aujourd’hui vieillots et, surtout, un désir de plaire s’accommodant mal de son esprit prétendument anti système.

DENIAL (2016)

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Manu  le 19/04/2019 à 07:07
Réalisé par Mick Jackson
Avec Rachel Weisz, Tom Wilkinson, Timothy Spall, Andrew Scott, Caren Pistorius.
Film anglais, américain
Genre : Historique
Durée : 1h 49min.
Année de production : 2016
Titre français : Le Procès du siècle

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Denial est le (seulement) septième long métrage cinématographique de l’anglais Mick Jackson en quelques 27 ans d’activité dans ce seul registre. Cette adaptation du livre de Deborah Lipstadt « History on trial: My day in court with a Holocasut denier » est écrite par le dramaturge, scénariste et réalisateur David Hare, sous la direction duquel la vedette de Denial, Rachel Weisz, avait tourné en 2011 le téléfilm d’espionnage Page Eight. Très bonne surprise que cette exemplaire réussite en matière de film dossier engagé, marquant le retour de l’éclectique Mick Jackson au cinéma, ici à son meilleur niveau. Servant au mieux un sujet essentiel, Denial est en ce sens remarquable qu’il esquive brillamment toute lourdeur scolaire dans son écriture, tout académisme dans sa réalisation et toute velléité de performance du côté de l’interprétation. Sobre et ramassée, passionnante dans le fond comme du rare efficacité dans la forme, offrant quelques prestations d’acteurs de haut vol (le trio Weisz / Wilkinson / Spall), l’œuvre se montre ainsi totalement à hauteur de son ambition, délivrant une condamnation sans appel du négationnisme et plus largement de la falsification de la mémoire, qui ne verse jamais dans la manipulation affective ou narrative. Bref, un (relativement inattendu, me concernant) incontournable de la très éclectique filmographie de Mick Jackson.

THE PLAINSMAN (1966)

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Manu  le 18/04/2019 à 18:06
Réalisé par David Lowell Rich
Avec Don Murray, Guy Stockwell, Abby Dalton, Bradford Dillman, Henry Silva.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1966
Titre français : Les Fusils du Far-West

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The Plainsman se situe dans l’œuvre cinématographique de David Lowell Rich entre le drame domestique Madame X et la comédie Rosie! interprétée par Rosalind Russell dans le rôle-titre. Ce remake du film éponyme de Cecil B. DeMille de 1936 est écrit par Michael Blankfort, coscénariste notamment des deux adaptations de la pièce « Blind alley » de James Warwick, soit le Blind alley de Charles Vidor sorti en 1939 et le The Dark past de Rudolph Maté, tourné 8 ans plus tard. Pas fameux ce western alignant les stéréotypes à un point tel que l’on finirait presque par soupçonner une part de second degré dans son écriture. Des pelletés de clichés qui privent évidemment l’ensemble de toute crédibilité et quelconque implication du côté du spectateur. Et ce n’est pas l’interprétation qui sauve la mise ici, avec des prestations manquant uniformément de relief, voire s’avérant irritantes dans le cas d’Abby Dalton, insupportable de gesticulations et mimiques appuyées en Calamity Jane. Bref, David Lowell Rich a certainement signé quelques travaux sympathiques sur la période, petit et grand écran confondu, mais cette aventure westernienne en carton-pâte, rendue seulement supportable par sa dynamique partition musicale signée John(ny) Williams, les jolies couleurs qu’affiche sa photographie « pathécolor » et plus généralement sa plaisante ambiance télévisuelle première génération (quand bien même il s’agit là d’un film de cinéma), manque trop de rigueur et de conviction pour prétendre en faire partie.

BEAR ISLAND (1979)

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Manu  le 18/04/2019 à 11:01
Réalisé par Don Sharp
Avec Donald Sutherland, Vanessa Redgrave, Richard Widmark, Christopher Lee, Barbara Parkins.
Film anglais, canadien
Genre : Aventure
Durée : 1h 58min.
Année de production : 1979
Titre français : Le Secret de la banquise

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Production anglo-canadienne tournée en Alaska et Colombie britannique, Bear island est l’avant-dernière réalisation cinématographique de Don Sharp. Le film adapte très librement le roman éponyme d’Alistair MacLean originellement publié en 1971. Il marque par ailleurs les débuts du cascadeur anglais Vic Armstrong au poste de réalisateur de seconde équipe. Les adaptations du romancier à succès Alistair MacLean se seront succédées à un rythme relativement soutenu tout au long des années 70 sans pour autant voir naitre de titres instantanément ou, à défaut, postérieurement mémorables. Cette production de prestige ayant « floppé » grave au box-office en son temps constitue peut-être la réussite la plus notable en ce domaine quand bien même on ne saurait parler de must-see à son sujet. Fort d’un casting envoyant de l’instantanément charismatique et de magnifiques extérieurs intelligemment exploités par Sharp et Armstrong, Bear island parvient ainsi à faire oublier le caractère à la fois simpliste et rocambolesque de son intrigue pour se hisser à hauteur d’un agréable mélange d’action, suspense et aventure. Avec en prime un petit old school qui, s’il n’a sans doute pas aidé l’œuvre à l’époque de sa sortie, jouerai aujourd’hui plutôt en sa faveur. Bref, un brin démodé mais divertissant, et plutôt une bonne surprise dans la filmographie seventies en dent de scie de Don Sharp.

BITTERSWEET LOVE (1976)

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Manu  le 18/04/2019 à 06:44
Réalisé par David Miller
Avec Lana Turner, Robert Lansing, Meredith Baxter, Scott Hylands, Robert Alda.
Film américain
Genre : Romance
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1976

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Vingt et unième et dernière réalisation cinématographique de David Miller, Bittersweet love marque également l’avant dernière apparition sur grand écran de la star des années 40 - 50, Lana Turner, qui retrouve ici, 20 ans plus tard, son réalisateur du drame en costume, Diane. Le film se situe dans la carrière cinématographique de la vedette canadienne Scott Hylands entre le film catastrophe Earthquake de Mark Robson et la chronique vietnamienne The Boys in Company C de son compatriote Sidney J. Furie. Pouvant concourir dans la catégorie « mélodrame post-Love story » assorti d’une petite louche de soap-opera trash, Bittersweet love repose sur concept clairement pas facile à avaler, celui d’un jeune couple attendant un enfant, découvrant tardivement qu’ils sont demi-frère et sœur, fruits d’une vieille infidélité commise par la mère de l’une et le père de l’autre. A charge ensuite aux auteurs de répondre à cette question pour le moins délicate chapeautant l’ensemble du récit : « Amour et inceste peuvent-t-ils faire bon ménage ? »… Et force est de reconnaitre que, face à cette tâche peu aisée, le vétéran David Miller, ses scénaristes débutants et son casting de série télé peinent à développer quoi que ce soit de pertinent ou, à défaut, d’amusant. Le rocambolesque de la plupart des situations se voit ainsi traité avec un sérieux ampoulé dépourvu de nuance rendant la vision de cette chose bavarde au but incertain relativement pénible au bout d’un moment. Bref, un titre dont on ne s’étonne pas trop qu’il soit tombé de la sorte aux oubliettes et sur lequel il vaut peut-être mieux jeter un voile pudique par respect pour ses participants.

TORINO NERA (1972)

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Manu  le 17/04/2019 à 17:42
Réalisé par Carlo Lizzani
Avec Andrea Balestri, Domenico Santoro, Françoise Fabian, Marcel Bozzuffi, Bud Spencer.
Film italien, france
Genre : Policier
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1972
Titre français : La Vengeance du Sicilien

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Torino nera se situe dans la filmographie de Carlo Lizzani entre la chronique de mœurs Roma bene et le biopic criminel Crazy Joe, consacré au gangster Joey Gallo. Produit par Dino De Laurentiis, le film est écrit par le duo Nicola Badalucco - Luciano Vincenzoni, scénaristes déjà derrière le script de Roma bene et que l’on retrouvera à l’œuvre notamment sur le curieux drame criminel Gran bollito de Mauro Bolognini. Notons enfin qu’il s’agit de la troisième réunion à l’écran des époux à la ville Marcel Bozzuffi et Françoise Fabian. Poliziottesco n’en ayant que l’apparence, Torino nera relève en réalité avant tout du drame urbain post-neo-réaliste jetant un regard des plus critiques sur un boom économique italien franchissant ici sa dernière ligne droite. Le film se situe à cet égard dans la droite ligne des travaux sociaux engagés constitutifs de l’œuvre lizzanienne depuis ses premiers pas dans la fiction. On retrouve d’ailleurs dans ce récit quelques similitudes avec l’intrigue d’Ai margini della metropoli, premier film de Lizzani et autre histoire d’ouvrier accusé à tort de meurtre. C’est donc dire si l’on est en terrain familier pour qui connait bien ce cinéaste. Avec comme inévitable corollaire une légère impression de redite, accentuée par un développement de l’intrigue criminelle sans grande surprise, la seule trombine de Marcel Bozzuffi suffisant malheureusement presque à le désigner coupable. Rien de foncièrement original dans le fond comme la forme, si ce n’est, au sein du cinéma italien, cette façon propre à Lizzani d’égayer son discours revendicatif de péripéties relevant davantage du pur cinéma d’exploitation européen mais un film toutefois bien mené, authentique dans son atmosphère à défaut de l’être totalement dans sa trame policière, émaillée de conventions et autres naïvetés. Bref, un honnête Carlo Lizzani, si peut-être le moins intéressant des titres fictionnels de sa période seventies, relativement riche en franche réussites (Roma bene, Crazy Joe, San Babila ore 20: Un delitto inutile, pour ne pas les nommer).

SELLA D'ARGENTO (1978)

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Manu  le 16/04/2019 à 20:59
Réalisé par Lucio Fulci
Avec Giuliano Gemma, Ettore Manni, Geoffrey Lewis, Cinzia Monreale, Aldo Sambrell.
Film italien
Genre : Western
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1978
Titre français : Selle d'argent

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Sella d’argento se situe dans la filmographie de Lucio Fulci entre 2 opus majeurs du maestro : le giallo Sette note in nero et le film d’épouvante Zombi 2, titre pivot de sa filmographie. Partiellement filmé dans la région d’Almeria, en Espagne, le film marque l’unique collaboration du cinéaste avec les acteurs Giuliano Gemma et Ettore Manni, ainsi qu’avec le scénariste Adriano Bolzoni. Troisième et ultime western spaghetti de Lucio Fulci, Sella d’argento demeure, en dépit d’une affiche tenant plus que correctement la route, l’opus le faible de ce triptyque, ainsi que, me concernant, probablement la plus grosse déception de la filmographie seventies de son auteur. Certes le talent des comédiens ici présents, dont quelques piliers du bis européens, comme la compétence des techniciens employés pour l’occasion par Fulci garantissent un spectacle soigné, mais le cœur et l’inspiration ne semblent jamais complètement y être, dans le cas présent. On ne retrouve guère cet art vénéneux de la narration morcelée propre au cinéma de Fulci, si ce n’est pour en constater les pièges et limites, à travers un rythme bien trop languissant fleurant bon la complaisance et une coupable absence de tension. Pour ne rien arranger, l’œuvre se voit lestée d’un humour pour le moins pesant, résumé à travers le personnage clownesque de Two-strike Snake, qu’incarne un Geoffrey Lewis en mode sous-Eli Wallach, et d’une utilisation déraisonnable de la musique et des chansons du trio Bixio / Frizzi / Tempera, trio que l’on a de surcroit connu plus inspiré ailleurs. Après, soyons honnête : ce travail propre mais dépourvu d’entrain, aux allures flagrantes de commande, demeure dix fois plus regardable que les catastrophiques séries Z fulciennes de la fin des années 80 et constitue même un titre raisonnablement sympathique pour un « spaghetti » de la dernière heure. Mais disons que, au regard des Fulci de cette période-là comme du beau monde réuni ici, l’ensemble surprend avant tout par sa sagesse, voire son absence de cachet.

GLI INDIFFERENTI (1964)

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Manu  le 16/04/2019 à 08:52
Réalisé par Francesco Maselli
Avec Claudia Cardinale, Rod Steiger, Shelley Winters, Tomas Milian, Paulette Goddard.
Film italien, français
Genre : Drame
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1964
Titre français : Les Deux rivales

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Gli Indifferenti est le quatrième long métrage cinématographique de Francesco Maselli, ex assistant d’Antonioni et Luciano Emmer ayant essentiellement œuvré du côté du documentaire au cours des années 50. Il s’agit de la première transposition à l’écran du premier roman d’Alberto Moravia, publié en 1929, soit 24 ans avant l’adaptation qu’en livrera Mauro Bolognini pour la télévision, avec cette fois Peter Fonda, Liv Ullman et Sophie Ward dans les rôles principaux. Seconde des 3 collaborations entre Francesco Maselli et Claudia Cardinale, Gli Indifferenti est une adaptation « Moravienne » aujourd’hui quelque peu tombée dans l’oubli. L’œuvre ne jouit pas en effet de la même renommée qu’un Mépris ou un Conformista en dépit d’une ambition comparable. Mais il est vrai aussi que hautes et nobles ambitions ne garantissent pas à coup sûr réussite cinématographique. Et malheureusement c’est régulièrement l’ennui poli qui prédomine au sein de cette œuvre évoquant me semble-t-il, en plus austère, le cinéma d’époque pratiqué à la même époque par Bolognini. Alors certes l’interprétation force le respect, la photo noir et blanc de Gianni Di Venanzo s’avère de toute beauté et la musique de Giovanni Fusco ajoute une belle couche de trouble à l’ensemble. Mais il manque à ces Indifferenti un chef d’orchestre capable de donner véritablement vie à ce tableau socio-psychologique au final par trop rigide et déplaisant. Bref, du très sérieux cinéma d’auteur italien, brillant par certains aspects, mais un brin rébarbatif également.

L'ISTRUTTORIA E CHIUSA: DIMENTICHI (1971)

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Manu  le 15/04/2019 à 08:18
Réalisé par Damiano Damiani
Avec Franco Nero, Riccardo Cucciolla, Georges Wilson, Antonio Casale, John Steiner.
Film italien, français
Genre : Drame
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1971
Titre français : Nous sommes tous en liberté provisoire

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L’istruttoria è chiusa : dimentichi se situe dans la filmographie du scénariste et réalisateur Damiano Damiani entre le drame mafieux Confessione di un commissario di polizia al procuratore della repubblica et la chronique historico-criminelle Girolimoni, il mostro di Roma. Le film marque la troisième collaboration entre le cinéaste et l’acteur Franco Nero et première association avec le scénariste Massimo De Rita, que Diamiani retrouvera notamment sur la mini-série La Piovra. La même année que Nanni Loy et son mémorable Detenuto in attesa di giudizio, Damiano Damiani y allait aussi de sa dénonciation du système carcéral italien. Même sujet, mais approche différente de celle son confrère, naviguant quant à elle dans les eaux de la comédie noire kafkaïenne. Point de tout ça donc, du côté de chez Damiani, qui opte pour un style finalement plus classique, convoquant comme chez Loy le cinéma néo-réaliste d’après-guerre dans sa forme simili documentaire, mais pour la mettre au service d’une écriture plus balisée. Œuvre un peu lourde, un brin trop démonstrative comme souvent chez son auteur, L’istruttoria è chiusa : dimentichi s’avère néanmoins un efficace pamphlet cinématographique, indubitablement honnête, nous offrant tout de même une pertinente vision socio-politique de l’Italie du début des turbulentes années 70. Un film offrant au passage un grand rôle à Franco Nero, parfait en monsieur tout-le-monde découvrant l’horreur de l’univers pénitentiaire, marquant en outre quelques points bonus dans son utilisation intelligemment parcimonieuse de la musique atonale composée pour l’occasion par le maestro Morricone. Du cinéma engagé qui compense son manque de finesse par sa sincérité et son authenticité. Soit un Damiano Damiani des plus correctes.

IL PREFETTO DI FERRO (1977)

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Manu  le 14/04/2019 à 10:42
Réalisé par Pasquale Squitieri
Avec Giuliano Gemma, Francisco Rabal, Stefano Satta Flores, Claudia Cardinale, Salvatore Billa.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1977
Titre français : L'affaire Mori

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Il Prefetto di ferro est le huitième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Pasquale Squitieri. Le film marque la première des 3 collaborations entre le cinéaste napolitain et l’acteur Giuliano Gemma, ainsi qu’avec le compositeur Ennio Morricone. Il s’agit par ailleurs du troisième film réunissant à l’écran Giuliano Gemma et l’espagnol Francisco Rabal. Sorte de sous-Francesco Rosi déclinant un cinéma à thèse post-néo-réaliste sur un mode plus romanesque et mélodramatique que son bien plus illustre - du moins, de ce côté de la chaîne alpine - confère, Pasquale Squitieri s’en va ici marcher sur les plates-bandes de Damiano Damiani. Il Prefetto di ferro se veut en effet un drame criminel doublé d’une étude sociologique sur cette toujours aussi indomptable Sicile, semble-t-il éternellement prisonnière d’un opaque et étouffant système mafieux. Evoquant une affaire alors vieille de 50 ans pour sans doute mieux s’insurger contre des pratiques alors encore en activité au cœur des années 70, le projet, guidé par une incontestable volonté de dénonciation et souci de véracité documentaire, se pare donc d’une plus qu’honorable ambition et démontre au passage, après Il Deserto dei Tartari l’année précédente, toute l’étendue du jeu de Giuliano Gemma, capable d’assurer dans un registre beaucoup sérieux que celui des westerns spaghetti et comédies exotiques auxquels on l’a trop souvent cantonné. Bref, une œuvre historique responsable dans la lignée du précédent I Guappi du même auteur, mais une œuvre souffrant de la même façon d’un côté un peu raide, et qui ne parvient à véritablement s’éveiller qu’en de trop rares occasions, comme dans cette belle mais courte séquence du départ de Sicile en bateau de tous les condamnés. Par ailleurs, on ne manquera pas d’interroger la pertinence du rôle de Claudia Cardinale, compagne d’alors de Squitieri, au sein du récit. Solide, instructif, authentique, mais manquant un peu de souffle comme de caractère.

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