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« dérangeant dans le fond comme la forme, qui bouscule l’ordre établi »
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« Assurément divertissant et probablement plus personnel qu’il n’y parait (...) mais en retrait sur le fond comme la forme »
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« film éminemment sensuel et volontiers polémique sur le désir et la liberté »
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« Annihilation ne manque pas d'idées, d'ambitions ni de volonté »
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« reconstitution historique minutieuse, ode à l'art et à l'esthétique rétro du début de siècle »
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« Ames sensible abstenez vous, ou allez-y en groupe »
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« blockbuster passionnant,(...) immersif et audacieux, mais certainement clivant »
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« Du cinéma d’épouvante comme l’on n’en croise pas tous les jours »
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« joyeux n'importe quoi sans queue ni tête (...) à l'extrême opposé de l'expertise quasi savante d'un INTERSTELLAR»
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« Une esthétique à couper le souffle (...) un travail personnel »
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RED KING, WHITE KNIGHT (TV) (1989)

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Manu  le 16/01/2022 à 19:15
Réalisé par Geoff Murphy
Avec Tom Skerritt, Max von Sydow, Helen Mirren, Tom Bell, Clarke Peters.
Téléfilm américain
Genre : Espionnage
Durée : 1h 26min.
Année de production : 1989
Titre français : La Guerre des services secrets

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Red king, white knight se situe dans la filmographie du néo-zélandais Geoff Murphy entre le film d’action Never say die, interprété par Temuera Morrison et Lisa Eilbacher, et le western Young guns II. Partiellement tournée à Budapest, en Hongrie, cette production HBO Pictures est écrite par le scénariste et dramaturge Ron Hutchinson, futur collaborateur de John Frankenheimer sur Against the wall et The Island of Dr. Moreau notamment.

Solide film d’espionnage de l’aire glasnost, sans rien d’exceptionnel dans le fond, mais néanmoins rondement mené par le (presque) jamais décevant Geoff Murphy. Avec au menu une interprétation qui relève du sans faute pour cinéphiles gourmands, une écriture jouant le jeu de la course contre la montre avec talent, tant côté rebondissements que sa dramaturgie propre aux personnage et, enfin, une réalisation qui nous réserve 2, 3 excellents moments d’action / tension.

Bref, un classique mais bel exercice d’espionnage, travaillant avec succès les grands motifs de ce type d’intrigues complotistes, à ranger aux côtés de cette autre solide production télévisuelle de la même époque, tournée en Europe de l’Est, l’Intrigue de David Drury, avec Scott Glenn et Robert Loggia.

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2.8
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4
2.7
2
3.1
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2.6
2.5
3.5
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COBRA MISSION (1986)

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Manu  le 16/01/2022 à 11:12
Réalisé par Fabrizio De Angelis
Avec Oliver Tobias, Christopher Connelly, Manfred Lehmann, John Steiner, Donald Pleasence.
Film italien, allemand
Genre : Guerre
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1986
Titre français : Commando Cobra

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Cobra mission est le quatrième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur italien Fabrizio De Angelis, également connu des spécialistes du cinéma de genre européen sous le pseudonyme de Larry Ludman. Cette production italo-allemande notamment tournée en Arizona et aux Philippines, est coécrite par Gianfranco Clerici, scénariste notamment du Cannibal holocaust de Ruggero Deodato et Lo Squartatore di New York, film par ailleurs produit par De Angelis. Dans la lignée des travaux guerriers post-vietnamiens d’Antonio Margheriti, mais en sans doute plus bis encore, Cobra mission est certes une bande défourailleuse aussi stupide que savoureuse à suivre car faisant tout de même les choses comme il faut derrière son scénario involontairement comique dans la lignée du Uncommon valor de Ted Kotcheff et, bien évidemment, Rambo: First blood part II de George Pan Cosmatos. Titre à voir, une fois n’est pas coutume, dans sa version française pour en apprécier le gratiné doublage d’époque, assurant à lui seul la teneur hautement nanardesque de l’affaire, Cobra mission n’est toutefois pas non plus qu’une belle occasion de se taper les côtes. Car si les zygomatiques sont régulièrement sollicitées ici - merci également aux prestations un peu trop concernées de Christopher Connelly, Manfred Lehmann, Donald Pleasence (en prêtre français trafiquant d’armes !) et consort - Cobra mission bénéficie également d’un certain savoir-faire dans la mise en boite de ses séquences d’action, ainsi que de moyens tout à fait à la hauteur de ses (modestes) ambitions. Bref, c’est certes drôle, mais néanmoins soigné et plutôt correctement ficelé, soit un ticket gagnant dans le domaine du divertissement bis à l’italienne de son époque, voire même un incontournable du Rambo à l’italienne - l’ultime grand sous-genre du cinéma populaire transalpin.

ICEMAN (1984)

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Manu  le 16/01/2022 à 08:40
Réalisé par Fred Schepisi
Avec Timothy Hutton, Lindsay Crouse, John Lone, Josef Sommer, David Strathairn.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1984

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Iceman est le quatrième long métrage cinématographique de Fred Schepisi, et second tourné sur le continent américain après le western Barbarosa, 2 ans plus tôt. Produit par Norman Jewison, qui devait initialement le réaliser, le film est coécrit par Chip Proser, futur coscénariste du Innerspace de Joe Dante. Il se situe dans la carrière de Timothy Hutton entre le drame politique Daniel de Sidney Lumet et le film d’espionnage The Falcon and the snowman de John Schlesinger. Révision nécessaire, car lointaine découverte me concernant, pour ce titre parmi les plus oubliés de la filmographie de l’australien Fred Schepisi, qui connut semble-t-il pas mal de déboires en phase de post-production. Est-ce là, la cause ou la conséquence des évidents problèmes d’écriture que l’on devine à la (re)découverte de l’œuvre ? Difficile à dire bien entendu, mais toujours est-il que cet Iceman défie en plus d’une occasion la capacité du spectateur à simplement croire en son récit. Une crédibilité un peu plus mise à mal encore par une conclusion qui laisse flotter bien trop de zone d’ombre autour de son intrigue pour s’avérer un minimum satisfaisante. Bref, de gros soucis d’ordre scénaristique d’autant plus regrettables que le film tient à côté de cela un formidable sujet de science-fiction adulte, que l’interprétation demeure uniformément excellente et que la mise en scène de Schepisi se révèle l’une des plus instantanément remarquables du cinéaste sans doute, avec celle de Barbarosa, à la fois minutieuse, rigoureuse dans son traitement des aspects les plus fantastiques de son histoire et empreinte d’un très beau romantisme tragique dans son travail sur les personnages et le cadre particulier dans lequel ils évoluent. Indéniablement bancal et frustrant dans l’écriture mais néanmoins passionnant, car traversé d’authentiques fulgurances du côté de la mise en scène - les séquences en extérieurs sont notamment de toute beauté - et fort d’une ambition tout à fait notable dans son propos scientifique enrichi de considérations philosophiques.

JILL RIPS (2000)

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Manu  le 13/01/2022 à 18:31
Réalisé par Anthony Hickox
Avec Dolph Lundgren, Danielle Brett, Richard Fitzpatrick, Kristi Angus, Sandi Ross.
Film canadien, américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2000
Titre français : Killer instinct / Jill the killer

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Dixième long métrage cinématographique du britannique Anthony Hickox, Jill rips est coécrit par Kevin Bernhardt, précédemment scénariste initial du Sweeper de Keoni Waxman, déjà interprété par Dolph Lundgren. Seconde collaboration entre Hickox et Lundgren, le film se situe dans la carrière du second entre le thriller paramilitaire Storm catcher et le film d’aventures post-apocalyptique The Last Patrol de Sheldon Lettich. Petit topo sur cette ma révision du Jill rips d’Anthony Hickox, dont je conservais le souvenir d’un honnête effort au sein de cette période difficile pour Dolph que fut le tournant des années 2000, et sentiments mitigés à la redécouverte de ce titre tout à fait notable dans son utilisation relativement inédite de la vedette de Men of war, causant ici beaucoup plus qu’il ne cogne et se risquant à des scènes plutôt corsées sur le papier, mais qui se voit malheureusement drastiquement freiné dans sa quête de noirceur déviante par une réalisation étriquée, des seconds rôles en carton, faisant réellement peine à voir dans leurs fringues de soirée costumées seventies, et un scénario qui traine méchamment de la patte jusqu’à son twist de dernière bobine scandaleusement éventé. Dommage pour Dolph, qui globalement assure dans ce rôle quasi 100% dramatique, mais force est d'admettre qu'aucune des bonnes intentions de Jill rips ne se concrétise vraiment à l’écran. Cela reste une curiosité un brin amusante, à peine extravagante, qui possède au moins le mérite de se distinguer du reste de la filmographie de l’acteur dans sa séduisante ambition initiale.

THE DESERT SONG (1953)

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Manu  le 09/01/2022 à 20:12
Réalisé par H. Bruce Humberstone
Avec Kathryn Grayson, Gordon MacRae, Steve Cohran, Raymond Massey, Allyn Ann McLerie.
Film américain
Genre : Comédie musicale
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1953
Titre français : Le Nouveau chant du désert

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The Desert song est la trente septième réalisation de H. Bruce Humberstone. Cette adaptation de l’opérette éponyme de Sigmund Romberg est écrite par Roland Kibbee, futur coscénariste de Vera Cruz de Robert Aldrich, The Devil’s disciple de Guy Hamilton et du Valdez is coming d’Edwin Sherin. Le film marque les retrouvailles à l’écran des acteurs Steve Cohran et Raymond Massey, 3 ans après le western Dallas de Stuart Heisler, interprété par Gary Cooper. Même si son œuvre n’y a jamais spécialement était mise en avant à cette occasion, H. Bruce Humberstone représente quelque part pour moi la figure type du cinéaste de « La Dernière séance », soit le parfait représentant d’un cinéma de divertissement hollywoodien de seconde zone, masquant habilement son carton-pâte sous des couleurs chatoyantes, une réalisation joliment enlevée et des prestations d’acteurs délicieusement appuyées. Bref, quelque part de la série B de luxe qui, quel que soit le genre investi, en donne pour son argent à l’amateur de divertissement. Une générosité et un savoir-faire qui compensent largement les aspects les plus désuets de la chose, ceux-ci participant de toute manière grandement au charme inimitable dégagé par ce mélange d’aventures romanesques et de comédie musicale. Nouvelle jolie petite réussite donc, pour H. Bruce Humberstone, qui aurait peut-être juste mérité d’être rabotée d’une poignée de minutes pour égaler en satisfaction spectateur un Fury at Furnace Creek ou The Purple mask dans la filmographie de son réalisateur.

MARE OF EASTOWN (TV) (2021)

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Manu  le 09/01/2022 à 09:48
Réalisé par Craig Zobel
Avec Kate Winslet, Julianne Nicholson, Jean Smart, Angourie Rice, Guy Pearce.
Mini-série américaine en 7 épisodes
Genre : Policier
Durée : 6h 58min. environ
Année de production : 2021

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Mare of Easttown est une mini-série en 7 épisodes écrite par Brad Ingelsby, scénariste du Out of the furnace de Scott Cooper notamment, et réalisé par Craig Zobel, réalisateur de Compliance et The Hunt. Celle-ci marque les retrouvailles à l’écran de Kate Winslet et Guy Pearce, 10 ans après l’autre mini-série HBO, Mildred Pierce, signée Todd Haynes. Grand polar social qui tire sa force première dans son enracinement dans une Amérique prolétaire provinciale meurtrie par des décennies de capitalisme sauvage mais toujours combative, et l’époustouflante prestation de son actrice principale, dont j’avais un peu oublié, ces dernières années, à quel point celle-ci débordait de talent. A cela s’adjoint une écriture remarquable, aussi juste dans son portrait sociétal qu’intelligent et impeccablement agencé dans sa partie policière, réservant quelques belles surprises sans pour autant jamais donner l’impression de forcer les choses et perdre en crédibilité. Une totale réussite me concernant, qui se dévore de bout en bout, et constitue un nouveau sommet dans la passionnante carrière ciné / télévisuelle de Craig Zobel après le marquant Compliance, il y a déjà 9 ans de cela.

FACE VALUE (2001)

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Manu  le 05/01/2022 à 19:01
Réalisé par Michael Miller
Avec Scott Baio, Krista Allen, James Wilder, Sandra Hess, Tracey Walter.
Film américain
Genre : Suspense
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2001

Critique cinema   Critique film de Manu

Ultime réalisation de Michael Miller, Face value marque la seconde collaboration du cinéaste avec le scénariste et producteur James G. Hirsch. Le film se situe dans la carrière cinématographique de l’ex-adolescent vedette Scott Baio entre le drame familial Face to face d’Ellie Kanner et la comédie familiale Superbabies: Baby geniuses 2 de Bob Clark. Il s’agit par ailleurs de la seconde réalisation de Miller mise en musique par le compositeur Arthur B. Rubinstein après le mélodrame soap-opératique Roses are for the rich, signé en 1987. Suspense à tiroir fonctionnant de concert avec Determination of death, la précédente collaboration entre Miller et le scénariste James G. Hirsch, Face value n’est pas loin d’en posséder les même défauts et qualités. Bien qu’un peu moins marquante, l’interprétation demeure de bonne tenue tandis que la réalisation met plutôt efficacement en image une intrigue correctement écrite. Bien que manquant clairement d’un brin de panache / personnalité dans la réalisation comme de relief dans l’écriture, Face value n’en reste pas moins un honorable petit essai hitchcockien de type DTV pour bacs à soldes, globalement mené sans temps mort

LET THEM ALL TALK (2020)

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Manu  le 03/01/2022 à 21:28
Réalisé par Steven Soderbergh
Avec Meryl Streep, Candice Bergen, Lucas Hedges, Gemma Chan, Dianne Wiest.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 53min.
Année de production : 2020
Titre français : La Grande traversée

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Let them all talk est le trente et unième long métrage cinématographique de Steven Soderbergh. Premier scénario de la nouvelliste et dramaturge Deborah Eisenberg, le film marque la seconde collaboration du cinéaste avec l’actrice Meryl Streep après The Laundromat, sorti 1 an auparavant. Par ailleurs, il s’agit du second film réunissant à l’écran Streep et Dianne Wiest, quelques 37 ans après le drame romantique Falling in love d’Ulu Grosbard. Pas le plus avenant des films de Soderbergh que ce difficilement classable Let them all talk. Entretenant de bout en bout le doute quant à sa véritable nature, l’œuvre repose ainsi sur un curieux faux suspense, ni palpitant, ni déplaisant, juste un rien malaisant dans l’ironie aigre qu’il se plait à distiller, tant au niveau des personnages, tous assez détestables, à l’exception de celui incarné par Dianne Wiest, que des situations et dialogues, tout en vacheries ouatées. Bref, une déroutante traversée, conduite par 3 grandes actrices - ma préférence allant ici à Candice Bergen, la plus étonnante - étonnement triste et cruelle sous son verni velouté, et un film manipulant son spectateur aussi insidieusement qu’il utilise avec malice son principal décor. Etonnant donc, à l’image également du score inattendu - et excellent – de Thomas Newman (pour sa quatrième collaboration avec Steven Soderbergh)

CASEY'S SHADOW (1978)

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Manu  le 02/01/2022 à 15:52
Réalisé par Martin Ritt
Avec Walter Matthau, Alexis Smith, Robert Webber, Murray Hamilton, Harry Caesar.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 57min.
Année de production : 1978

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Casey’s shadow se situe dans la carrière de Martin ritt entre les drames The Front, interprété par Woody Allen, et Norma Rae, mettant en scène Sally Field dans le rôle-titre. Cette adaptation de la nouvelle « Ruidoso » de John McPhee est écrite par Carol Sobieski, future scénariste du Winter people de Ted Kotcheff et The Bourne identity d’après Robert Ludlum, version Roger Young. Il s’agit par ailleurs de la seconde et dernière collaboration de Ritt avec l’acteur Walter Matthau après Pete ‘n’ Tillie en 1972. Encore une chouette réussite pour Martin Ritt. Et pourtant, le programme proposé par ce Casey’s shadow, drame familial / sportif situé dans le milieu des éleveurs de chevaux du sud des Etat Unis, n’avait pas spécialement grand-chose pour me séduire à l’origine. Mais l’intelligence avec laquelle Ritt approche ses personnages, leurs failles et interactions, de même qu’investit les coulisses de ce microcosme, fait immédiatement la différence. On s’attache ainsi tout de suite à cette tête de pioche de Lloyd Bourdelle, royalement incarnée par Matthau, comme l’on se passionne pour toutes les tractations menées autour des chevaux et l’organisation des courses hippiques, minutieusement observées par le réalisateur. Bref, une très belle surprise, loin du titre mineur auquel je m’attendais, au regard de sa totale absence de notoriété (comme malheureusement bien trop de films de Ritt de sa pourtant prodigieuses période 70-80).

SQUADRA ANTIGANGSTERS (1979)

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Manu  le 02/01/2022 à 11:48
Réalisé par Bruno Corbucci
Avec Tomas Milian, Enzo Cannavale, Asha Puthli, Margherita Fumero, Andrea Aureli.
Film italien
Genre : Comédie policière
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1979
Titre français : Brigade anti-gangster

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Squadra antigangsters est le trente-deuxième long métrage cinématographique de Bruno Corbucci, frère cadet de Sergio. Cette cinquième aventure de l’iconoclaste détective Nico Giraldi est, comme les 4 précédentes, coécrite par Corbucci lui-même et le scénariste / réalisateur Mario Amendola. Partiellement tourné à New York, le film se situe dans la carrière du cubain Tomas Milian entre Squadra antimafia, précédent volet de la sage Giraldi, et le thriller paranoïaque Winter kills de William Richert. Frère jumeaux de Squadra antimafia au sein de la franchise des Nico Giraldi, avant un retour à des aventures policières plus classiques dès le film suivant, Squadra antigangsters se distingue essentiellement par sa volonté d’orienter son propos du côté de la farce bruyante et sans complexe. L’intrigue n’a donc que très peu d’intérêt ici. Seul compte vraiment l’improvisation de son kamikaze interprète principal. Célébrant quelque part l’agonie du genre poliziottesco, le film peut évidemment compter dans sa démarche autodestructrice sur un Milian jamais plus déchaîné que chez l’ultra bienveillant Bruno Corbucci. Tantôt impressionnante, tantôt embarrassante, sa prestation sans filet garantit en tout cas un cachet unique à ce Squadra antigangsters, l’élevant au rang de petit incontournable du bis populaire italien de ces années-là. Bref, un curieux spectacle, grossier, bâclé, manifestant ouvertement sa mauvaise éducation, mais fort d’un caractère outrancier / libertaire impossible à dupliquer aujourd’hui.

NOMADLAND (2020)

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Manu  le 01/01/2022 à 20:40
Réalisé par Chloé Zhao
Avec Frances McDormand, David Strathairn, Charlene Swankie, Cat Clifford, Warren Keith.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 47min.
Année de production : 2020

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Nomadland est le troisième long métrage cinématographique de Chloé Zhao. Le film est écrit par Zhao, d’après l’ouvrage de Jessica Bruder, « Nomadland: Surviving America in the Twenty-First century », publié en 2017. Il a obtenu 3 oscars en 2021 et se situe dans la carrière de Frances McDormand entre 2 de ses 3 collaborations avec Wes Anderson à ce jour, le film d’animation Isle of dogs et la comédie dramatique The French dispatch. Convoquant à sa façon le cinéma de l’errance des années 70 – celui de Thunderbolt and Lightfoot, Badlands et des films de Schatzberg – pour magnifiquement parler de l’Amérique d’’aujourd’hui, Nomadland est un incontestable réussite qui vous emporte émotionnellement sans aucune difficulté. En effet comment faire la moue face à cette œuvre plastiquement superbe, portée par une écriture d’une exemplaire justesse, fonctionnant avec la même force dans son approche semi-documentaire que dans ses envolées lyriques contemplatives. Un film dans lequel Frances McDormand et David Strathairn se montre (évidemment) épatants. Tout juste pourra-t-on reprocher à Nomadland de manquer un peu de surprise dans sa proposition cinématographique, mais c’est bien là la seule petite conséquence malheureuse d’un récit régi par un impérial souci d’authenticité, récit débordant de générosité, débouchant sur un grand et beau film.

DETERMINATION OF DEATH (2001)

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Manu  le 01/01/2022 à 06:30
Réalisé par Michael Miller
Avec Veronica Hamel, Michele Greene, William Katt, George Dzundza, Marc Singer.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2001
Titre français : Disparition programmée

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Determination of death est l’avant dernier long métrage cinématographique de Michael Miller, télé/cinéaste ayant fait ses premières armes sous le parrainage de l’incontournable Roger Corman au milieu des années 70. Le film est coécrit par le scénariste de télévision James G. Hirsch, collaborateur notamment de Delbert Mann sur le drame familial No place to run et Bill Duke sur son Johnnie Mae Gibson: FBI, avec Howard E. Rollins Jr. Michael Miller revient au grand écran 19 ans après la comédie Class reunion pour un thriller hitchcockien qui fleure tout de même bon le produit télé dans sa confection, tristement sans véritable patine cinématographique. Une absence de réel cachet - et parfois même de soin - dans la confection d’autant plus regrettable que, pour le reste, Determination of death s’avère un plaisant exercice à suspense, peut-être pas toujours d’une grande crédibilité, mais solidement dialogué comme interprété, avec une Michele Greene excellente en victime / possible manipulatrice et George Dzundza / William Katt en couple d’enquêteur à l’assurance complémentaire si chamailleur. Une bonne (petite) surprise dans l’ensemble donc que ce titre plus efficace que fignolé, venant à cet égard nous rappeler que Michael Miller sut se montrer très efficace dans ses premiers travaux, avant de « se ranger des voitures » à la télévision comme tant d’autres élèves cormaniens de la même époque (Gus Trikonis, Bob Kelljan ou encore Richard Compton).

UCCELLACCI E UCCELLINI (1966)

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Manu  le 31/12/2021 à 20:59
Réalisé par Pier Paolo Pasolini
Avec Totò, Ninetto Davoli, Femi Benussi, Umberto Bevilacqua, Alfredo Leggi.
Film italien
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1966
Titre français : Des oiseaux petits et grands

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Uccellacci e uccellini se situe dans la carrière de Pier Paolo Pasolini entre Il Vangelo secondo Matteo et sa participation au film à sketchs Le Streghe. Le film est écrit par Pasolini, en collaboration avec Dante Ferretti, par ailleurs seul et unique crédit en qualité de scénariste de cet illustre chef décorateur, 3 fois oscarisé à ce jour. Il marque par ailleurs la première collaboration du cinéaste avec le compositeu Ennio Morricone. Titre évidemment à part dans la filmographie de Totò, Uccellacci e uccellini transforme le prodige comique italien en clown triste, figure centrale d’une étrange ballade, entre surréalisme poétique et réflexion sur cette fort peu glorieuse Italie des banlieues / bidonvilles romains parquant les exclus du boom économique d’après-guerre. L’œuvre ne possède sans doute pas la force de certains autres titres de Pasolini, mais l’acuité visionnaire de son regard sur la société capitaliste, mêlant rage et humour quelque peu désespéré, fait instantanément mouche. Inventif, voire audacieux - à l’image de son unique générique de début, intégralement chanté ! – intelligent, féroce mais pas toujours évident d’accès, un titre incontournable ne serait-ce que pour l’utilisation faite par Pasolini de son interprète principal et mythique figure italienne d’après-guerre.

VENGA A FARE IL SOLDATO DA NOI (1971)

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Manu  le 29/12/2021 à 18:59
Réalisé par Ettore Maria Fizzarotti
Avec Katia Christine, Gianni Nazzaro, Nino Terzo, Franco Franchi, Ciccio Ingrassia.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1971

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Venga a fare il soldato da noi est le quinzième long-métrage du napolitain Ettore Maria Fizzarotti. Le film maque la seconde collaboration du cinéaste avec le duo comique Franco & Ciccio, 4 ans après la comédie romantique Staresa mi butto, interprétée par Lola Falana et Giancarlo Giannini. Ettore Maria Fizzarotti aura fricoté avec comique troupier dès son premier film, In ginocchio da te. Alimentant par suite généreusement sa collaboration avec l’acteur-chanteur Gianni Morandi, cette veine d’inspiration se retrouve, sans surprise, au cœur de l’une de son avant-dernière réalisation. Et, devant l’affligeant spectacle qu’il nous impose ici, on en vient rapidement à regretter l’époque révolue de ses romcom yé-yé. Cette sinistre comédie militaire donne en effet la désagréable impression d’être intégralement faite de bric et de broc. Mazzarotti y recycle frauduleusement des éléments narratifs de sa trilogie avec Gianni Morandi, sans que ses scénaristes et lui ne parviennent à élaborer quelque chose capable de ressembler, de près comme de loin, à un scénario. Evidemment totalement livrés à eux-mêmes, comme l’ensemble de leurs partenaires, Franco Franchi et Ciccio Ingrassia loupent le coche ici. Leurs parfois payantes grimaces et gesticulations clownesques ne parviennent pas à animer l’affaire, laissant à Lino Banfi et son classique numéro de grande folle l’opportunité d’offrir à l’œuvre ses meilleurs passages comiques. C’est donc dire le niveau…

13 WEST STREET (1962)

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Manu  le 28/12/2021 à 09:47
Réalisé par Philip Leacock
Avec Alan Ladd, Rod Steiger, Michael Callan, Dolores Dorn, Bernie Hamilton.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 20min.
Année de production : 1962
Titre français : Lutte sans merci

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13 west street se situe dans la carrière du britannique Philip Leacock entre deux drames adolescents tournés en Angleterre, Hand in hand et Reach for glory. Cet ultime rôle vedette et avant-dernière apparition à l’écran d’Alan Ladd est coproduit par l’acteur lui-même et coécrit par Robert Presnell Jr., coscénariste du film d‘aventures Legend of the lost d’Henry Hathaway et subséquent thriller surnaturel Ritual of evil de Robert Day. Drame de la délinquance juvénile, abordé avec un peu plus de moyens que les productions Corman et Samuel Z. Arkoff de la même époque, ainsi que le pied davantage levé sur le côté sensationnel de la chose, 13 West Street demeure malgré tout un titre anecdotique au bout du compte. Superficiel mais suffisamment resserré pour faire passer une écriture et mise en scène vieillotte - le montage est l’œuvre d’Al Clark, collaborateur de Siegel sur The Lineup et Delmer Daves sur 3 :10 to Yuma notamment - le film vaut surtout pour la solide composition de Rod Steiger, en flic tentant de raisonner un personnage principal quant à lui aussi proche de la tête à claque que les voyous qu’il affronte, ainsi que pour sa très belle photo noir et blanc, signée du vétéran Charles Lawton Jr. Mineur, à l'image de la filmographie de Leacock, mais pas déplaisant à suivre comme inintéressant dans son ancrage socio-historique, un honorable ancêtre du vigilante movie des années 70-80.

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