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LOVE KILL (1998)

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Manu  le 11/01/2026 à 18:56
Réalisé par Mario Van Peebles
Avec Mario Van Peebles, Lesley Ann Warren, Donovan Leitch, Loretta Devine, Louise Fletcher.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1998

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Love kill est le cinquième long métrage réalisé par Mario Van Peebles. Le film est écrit et produit par Van Peebles lui-même.Il se situe dans la carrière de Lesley Ann Warren entre la chronique romantique Going all the way de Mark Pellington et la comédie dramatique All of it de Jody Podolsky.

La carrière de réalisateur de Mario Van Peebles, c'est quand même un peu n'importe quoi dans l'ensemble. Rarement bon lorsqu'il se veut sérieux (Red Sky, USS Indianapolis: Men of courage, c'est en tout cas poubelle pour moi), j'ai l'impression que Mario s'en tire mieux sur des projets de moindre ambition comme le joyeusement bordélique Hard luck avec Wesley Snipes et Cybill Shepherd ou cet oublié Love kill.

Après, ce n'est clairement pas du cinéma pour esthètes et fins palais. Et j'avoue que les premières minutes au contact de ce titre m’ont laissé craindre un long chemin de croix. Torché à l'arrache, ponctué d’effets visuels aujourd’hui totalement dépassées, outrancier, vulgaire et fier de l'être, Love kill pique ainsi régulièrement les yeux.

Et pourtant je dois reconnaitre que, à défaut d’élégance, il y a de la vie dans ce polar satirique malpoli et mal dégrossi, au croisement du cinéma de Q.T. et Paul Bartel. Et que, aussi peu recommandable soit-il dans l’ensemble, j’ai fini par m’y amuser, voire même à y prendre malicieusement plaisir.

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GHOSTBUSTERS: AFTERLIFE (2021)

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Manu  le 09/01/2026 à 20:56
Réalisé par Jason Reitman
Avec Carrie Coon, Paul Rudd, Finn Wolfhard, Mckenna Grace, Celeste O'Connor.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 2h 04min.
Année de production : 2021
Titre français : S.O.S. Fantômes : L'héritage

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Ghostbusters: Afterlife est le neuvième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur Jason Reitman. Coécrit par Gil Kenan et Jason Reitman lui-même, le film est produit par Ivan Reitman, père de Jason et réalisateur des 2 premiers volets de la franchise des Ghostbusters. Il se situe dans la carrière de Carrie Coon entre le drame The Nest de Sean Durkin et le thriller Boston strangler de Matt Ruskin. Lorsque je réalise, 3 jours seulement après l’avoir découvert, que j’ai complètement oublié de noter un film dans ma liste des visionnages mensuels ciné et télé, ce n’est jamais bon signe. Et c’est justement ce qui s’est produit avec ce Ghostbusters: Afterlife. Et pourtant je n’ai pas passé un mauvais moment devant ce Ghostbusters: Aflterlife. C’est en effet loin d’être vilain à regarder, jamais franchement ennuyeux non plus. Le produit est hyper soigné, fort de ses gros moyens bien visibles à l'écran. Mais à aucun moment cela ne m'a intéressé ou amusé. En fait, j'ai juste passé mon temps à me dire "Ah oui, tiens, là, ils font référence à ceci ou cela...". Le Ghostbusters reboot de Paul Feig était certes bien foireux, mais au moins je n'avais pas eu cette sensation de vacuité scénaristique intégrale, de publicité de 2 heures pour mordus des 2 films de Reitman père comme, plus largement, du cinéma spielbergien des années 80. Bon, après, peut-être ne suis-je pas assez fan des 2 opus originels pour apprécier celui-ci à sa juste valeur...

THE MISSISSIPPI GAMBLER (1953)

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Manu  le 08/01/2026 à 20:54
Réalisé par Rudolph Maté
Avec Tyrone Power, Piper Laurie, Julie Adams, John McIntire, Paul Cavanagh.
Film américain
Genre : Aventures
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1953
Titre français : Le Gentilhomme de la Louisiane

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The Mississippi gambler est le douzième des 28 longs métrages signées par Rudolph Maté entre 1947 et 1962. Le film est écrit par Seton I. Miller, précédemment coscénariste du classique The Adventures of RoBin Hood de Michael Curtiz et William Keighley, oscarisé en 1942 pour le Here comes Mr. Jordan d’Alexander Hall. Il s’agit de la seconde et dernière collaboration entre Maté et l’actrice Piper Laurie, après The Prince who was a thief, sorti 2 ans auparavant. Pas surpris, mais pas déçu non plus. Un agréable divertissement, comme à peu près tout ce qu'a signé Maté sur la période 50-55. Certes c’est une fois encore sans génie dans le filmage, mais l’ensemble est bien mené d’un bout à l’autre, bien dosé dans son mélange de bagarre et de romance, avec des décors et couleurs qui flattent l’œil, comme attendu de la part des productions Universal International Pictures de l’époque. Enfin, venant parfaire ce séduisant tableau, Piper Laurie et Julie Adams sont indéniablement 2 actrices éminemment agréables à regarder. Bref, rien d'inoubliable, mais le parfait petit film « dernière séance », soit exactement ce pour quoi j'avais signé en misant sur ce titre.

IL DOMINATORE DEI 7 MARI (1962)

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Manu  le 08/01/2026 à 11:27
Réalisé par Rudolph Maté, Primo Zeglio
Avec Rod Taylor, Keith Michell, Edy Vessel, Basil Dignam, Irene Worth.
Film italien
Genre : Aventures
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1962
Titre français : Le Corsaire de la reine

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Ce divertissement de cape et d’épée est l'avant-dernière des 28 réalisations du grand directeur de la photo Rudolph Maté. Tourné en studios à Rome et, pour les extérieurs, dans la baie de Naples notamment, le film est écrit par l’italien Filippo Sanjust, coscénariste la même année de L’arciere delle mille e una notte d’Antonio Margheriti. Elle se situe dans la carrière de Rod Taylor entre La Regina delle Amazzoni de Vittorio Sala et The Birds d’Alfred Hitchcock. Nous contant les exploits de Sir Francis Drake, Le Corsaire de la reine met en scène quelques figures légendaires de l’Histoire anglaise comme la reine Elizabeth I et sa rivale écossaise Mary Stuart. Toutefois, s’il y a bien un semblant de vérité historique dans certaines des nombreuses péripéties du scénario, il convient de ne pas trop prendre au sérieux cette aventure plutôt décontractée. Le seul passage de la rencontre entre Drake et les indiens de Californie - des européens grossièrement grimés s’exprimant dans un anglais impeccable - qui tourne à la farce vaudevillesque et nous résume la découverte de la pomme de terre à une amourette extra-conjugale, suffit à se convaincre que le véracité historique des évènements relatés ici est à fortement relativiser. Ceci étant dit, la fantaisie un peu triviale avec laquelle Maté s’empare de l’Histoire anglaise me semble commune à bon nombre de productions italo-américaines de ce type, produites à la même époque, et celle-ci n’altère en rien le plaisir que l’on prend à suivre ce récit qui ne faiblit jamais côté rythme et bénéficie à l’évidence d’un budget confortable que l’on retrouve dans des décors riches et variés, des costumes ne lésinant pas sur les frous-frous, une figuration généreuse et de jolies maquettes pour la scène finale de la bataille navale. L’interprétation n’a rien de mémorable mais ne déçoit pas non plus. Rod Taylor campe avec énergie un Francis Drake ultra héroïque, Irene Worth apporte, elle, un peu finesse à l’ensemble dans le portrait qu’elle brosse d’Elizabeth I, ici une manipulatrice un rien espiègle. A signaler enfin la présence de Terence Hill, en comploteur au service des Espagnols.

LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT (1967)

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Manu  le 08/01/2026 à 09:33
Réalisé par Jacques Demy
Avec Catherine Deneuve, George Chakiris, Françoise Dorléac, Jacques Perrin, Gene Kelly.
Film français
Genre : Comédie musicale
Durée : 2h 05min.
Année de production : 1967

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Les Demoiselles de Rochefort est le quatrième long métrage cinématographique de Jacques Demy. Le film est écrit par Demy lui-même. Tourné en extérieurs à Rochefort, en Charente-Maritime, il se situe dans la carrière de Catherine Deneuve entre la chronique semi-onirique Les Créatures d’Agnès Varda et le drame romantique de Luis Buñuel, Belle de Jour. Il s’agit par ailleurs du troisième et dernier film réunissant les sœurs Deneuve / Dorléac. Un classique. A la fois œuvre miroir de son temps - tout respire les divines années 60 ici, dans une version malicieusement fantasmée - et titre intemporel se bâtissant un univers bien à lui, purement imaginaire, délicieusement surréaliste. Un classique et une œuvre d’art, relevant d’un enchantement visuel, orchestré de main de maître par son auteur. Musique, photo, décors, interprétation, cadres et mouvements d’appareil : tout fonctionne, comme par magie, sur cette idée follement audacieuse, et tenue, de reconstituer la comédie musicale américaine en Charente-Maritime. Demy ose, comme personne. Il nous transporte ailleurs mais tout en restant tout de même Demy. Ainsi invite-il discrètement un serial-killer à la fête, comme pour nous rappeler que, dans sa comédie musicale à lui, la triste réalité n’est jamais bien loin non plus. Bref, une petite merveille d’intelligence et d’inventivité, à la flatteuse réputation amplement méritée, loin de la redite des Parapluies de Cherbourg que je craignais au départ. Soit, entre ce titre et le passionnant Model Shop, deux ans plus tard, les plus belles heures du cinéma de Demy.

TRAINWRECK: MY LIFE AS AN IDIOT (2007)

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Manu  le 06/01/2026 à 08:35
Réalisé par Tod Harrison Williams
Avec Seann William Scott, Gretchen Mol, Deirdre O'Connell, Jeff Garlin, Kevin Conway.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2007
Titre alternatif : American loser

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Trainwreck: My life as an idiot est le premier et à ce jour unique long métrage cinématographique de Tod Harrison Williams. Le film adapte l’ouvrage autobiographique « Trainwreck: My life as an idoit (sic) » de Jeff Nichols, publié en 2009, soit 2 ans après la sortie limitée du film. Il compte parmi ses producteurs exécutifs le réalisateur Tod Williams, époux à la ville de l’actrice Gretchen Mol, interprète féminine principale de Trainwreck. Cette tentative pour Seann William Scott d’élargir sa palette de jeu, en s’attelant à un rôle plus complexe que ceux qu’il avait jusqu’alors défendu, semble malheureusement être passée sous tous les radars, critiques comme publics. Echec qui s’explique malheureusement assez naturellement, à la découverte de cette tragi-comédie bien trop hésitante dans le ton, entre farce et noirceur dépressive totale, comme la réalisation, souvent très peu sexy, dira-on, pour résumer la chose. Soit un film qui, au démarrage du moins, réclame un effort certain du spectateur. Mais un film qui sait tout de même progressivement le récompenser, à travers une écriture riche de dialogues piquants et de personnages bien croqués. Scott, Gretchen Mol, Jeff Gallin et même Kevin Conway, dans un petit rôle, ont ainsi suffisamment de matière à travailler pour livrer sans difficulté de solides et souvent amusantes prestations, rendant l’ensemble presque attachant au final. Bref, pas très emballant côté réalisation, pas spécialement abouti dans l’écriture, mais jamais tiède non plus, sentant le vécu et rehaussé par la qualité de son interprétation.

UNE AUSSI LONGUE ABSENCE (1961)

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Manu  le 04/01/2026 à 18:27
Réalisé par Henri Colpi
Avec Alida Valli, Georges Wilson, Charles Blavette, Amédée, Jacques Harden.
Film français, italien
Genre : Drame
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1961

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Une aussi longue absence est le premier des 5 longs métrages cinématographiques signés entre 1961 et 1973 par l’également monteur Henri Colpi. Coécrit par la romancière et cinéaste Marguerite Duras, le film a obtenu la palme d’or au festival de Cannes, édition 1961. Il se situe dans la carrière d’Alida Valli entre le drame romantique de Jacques Deray, Le Gigolo, et la comédie policière The Happy Thieves de George Marshall. Longtemps que je voulais découvrir cette Aussi longue absence. Depuis son passage au Ciné-Club du vendredi soir, dans les années 80, en fait. C’est donc chose faite, et dans une belle copie restaurée qui plus est. Le film n’est pas exceptionnel (pour une palme cannoise, en tout cas) et accuse sans doute un peu le poids de ses plus de 60 ans. Mais j'y ai tout de même adhéré. Sur une trame très simple, et plus que par son écriture sans doute novatrice pour l’époque, l’ensemble se distingue aujourd’hui par son rythme singulier, son ambiance de petit théâtre en plein air, croquant joliment le Paris des bords de Seine de l'époque. Par ailleurs, la musique de Delerue comme des 2 morceaux d'opéra que diffuse le juke-box du café participent activement à l'émotion dégagée par ce qui m'a paru être au final les plus belles scènes du film. Et puis évidemment un très beau rôle pour Alida Valli, dont je réalise que je ne connais rien de sa carrière près-seventies, sorti des Yeux sans visage et du sketch de Siamo donne portant son nom. Bref, à défaut d’un grand film, une œuvre touchante, excellemment interprétée, qui ne manque assurément pas de saveur dans sa peinture du Paris du début des années 60.

A SEPARATE PEACE (1972)

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Manu  le 04/01/2026 à 13:29
Réalisé par Larry Peerce
Avec John Heyl, Parker Stevenson, William Roerick, Peter Brush, Victor Bevine.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1972

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A separate peace est le cinquième long métrage cinématographique de Larry Peerce. Le film adapte le roman autobiographique homonyme de John Knowles publié en 1959. Il est écrit par Fred Segal, frère de l’acteur George Segal, et marque les débuts à l'écran de Parker Stevenson. Nettement plus sage que le Sporting club du même Peerce, sorti 1 an avant, A Separate peace ne va pas sans évoquer le Summer of '42 de Robert Mulligan. Même histoire d'amitié adolescente sur fond de seconde guerre mondiale, la partie romance en moins. Et, sans grande surprise, la comparaison ne tourne pas en faveur du film de Peerce. A l'extrême délicatesse du classique de Mulligan se substitue ici une approche bien trop froide et évidente dans son discours antimilitariste pour impacter émotionnellement le spectateur. Il y a pourtant un riche sujet au cœur de cette histoire, matière à une belle réflexion sur la fragilité de l’existence lorsque l’on grandit en temps de guerre. Mais cependant rien qui ne se concrétise en scènes marquantes à l’écran. Reste donc, comme pour The Sporting club, une saveur seventies inimitable et l'ambition louable chez Peerce de pratiquer un cinéma grand public exigeant, à la Frank Perry (mais sans la réussite de celui-ci). A noter enfin que Peter Yates signera pour le petit écran, en 2004, une seconde adaptation de l’ouvrage de Knowles, pour un résultat malheureusement pas davantage mémorable.

DEAR SANTA (2024)

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Manu  le 04/01/2026 à 08:03
Réalisé par Bobby Farrelly
Avec Jack Black, Robert Timothy Smith, Brianne Howey, Hayes MacArthur, Keegan-Michael Key.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 47min.
Année de production : 2024

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Dear Santa est (officiellement) le treizième long métrage cinématographique de Bobby Farrelly. Le film est écrit par son frère, Peter, et Ricky Blitt, précédemment scénariste de la comédie sportive The Ringer de Barry W. Blaustein, produite par… les frères Farrelly. Elle se situe dans la carrière de Jack Black entre sa participation vocale au Borderlands d’Eli Roth et la comédie d’action A minecraft movie de Jared Hess. On ne va pas se mentir, un Farrelly mineur, quelque part bridé dès le départ, en ce qu’il se voit obligé de respecter des codes et une éthique générale propres aux comédies familiales de Noël. Mais un film qui parvient tout de même, dans sa première moitié en particulier, à injecter quelques appréciables touches d’humour irrévérencieux, à travers lesquelles on retrouve bien la patte des 2 frères. Ensuite, dans sa seconde partie, disons que Dear Santa se rappelle ce qu’il est censé être, et rentre alors sagement dans le rang, jusqu’à s’essayer à une relative gravité dans sa conclusion. Tentative malheureusement peu concluante, qui survient de façon bien trop précipitée pour fonctionner. Bref, plutôt recommandable tout de même, surtout si l’on s’en tient au seul registre du film de Noël, mais loin d’être essentiel dans la filmographie des frères Farrelly, comme dans celle de Jack Black d’ailleurs, qui ne sort pas de son habituel numéro d’illuminé sympathique ici, et n'amusera par conséquent que ceux appréciant cette seule facette de son jeu.

CHRISTY (2025)

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Manu  le 03/01/2026 à 17:42
Réalisé par David Michôd
Avec Sydney Sweeney, Ben Foster, Merritt Wever, Katy O'Brian, Ethan Embry.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 2h 15min.
Année de production : 2025

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Christy est le cinquième long métrage cinématographique de fiction du scénariste et réalisateur australien David Michôd. Le film est coécrit par Michôd lui-même et son épouse, l’actrice et scénariste Mirrah Foulkes. Il est coproduit par son actrice principale, Sydney Sweeney, et se situe dans la carrière de celle-ci entre les thrillers Echo valley de Michael Pearce et The Housemaid de Paul Feig. Au croisement du biopic sportif et du drame féministe, Christy est assurément un film dans l’air du temps qui, à la différence de son héroïne, ne cherche pas la confrontation. Pas vraiment de surprise donc, tout au long de ces 135 minutes, et donc forcément un brin de déception au regard des précédents travaux de Michôd, plus originaux (le mésestimé War machine) ou percutants (le justement célébré Animal kingdom). Maintenant, si l’on veut bien accepter le classicisme de l’œuvre, je ne vois pas de gros reproches à émettre à l’encontre de ce titre très soigné à tous les niveaux, parvenant me semble-t-il à rendre comme il se doit justice au destin hors du commun de son personnage-titre. Avec évidemment, au centre de cette somme de grandes compétences, une prestation de Sydney Sweeney transpirant l’investissement total, qui mérite d’être saluée tant elle demeure indissociable de la bonne impression globale laissée par le film.

DELITTO PASSIONALE (1994)

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Manu  le 02/01/2026 à 18:55
Réalisé par Flavio Mogherini
Avec Serena Grandi, Florinda Bolkan, Fabio Testi, Paul Martignetti, Valcho Kamarashev.
Film italien
Genre : Thriller
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1994

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Quatorzième et dernier long métrage de l’ancien chef décorateur passé à la réalisation, Flavio Mogherini, le film est coécrit par Mogherini lui-même et Daniele Stroppa, précédemment coscénariste du thriller horrifique Le Foto di Gioia de Lamberto Bava, avec déjà Serena Grandi. Il se situe dans la carrière de Grandi entre le suspense Graffiante desiderio de Sergio Martino et le drame de stefano Reali, Il Prezzo della vita, tourné pour le petit écran. Notons enfin que le Delitto passionale sortira sur les écrans italiens 3 mois après la disparition de Mogherini, à l’âge de 72 ans. Giallo nineties, ce qui veut malheureusement tout dire ! Il y a pourtant un réalisateur plutôt compétent à la barre, auteur du très chouette Anche se volessi lavorare, che faccio ? et, dans le registre qui nous intéresse ici, de l'original La Ragazza dal pigiama giallo. Le trio Fabio Testi / Florinda Bolkan / Serena Grandi laisse planer un vague espoir d'interprétation décente. Le directeur de la photo de Profondo Rosso est également de la partie, de même que l'excellent compositeur Gianni Ferrio (la chanson de Big Gun et le tube « Parole... Parole... », c'est lui). Mais Delitto passionale arrive bien trop tard dans le genre, et l'inspiration semble s'être définitivement envolée. C'est mou, sans suspense - l'identité du coupable relève de l'évidence, voire de la plaisanterie - et certains interprètes, dont le principal, sont forcément des bénévoles recrutés sur connaissance. Je ne vois en tout cas aucune autre explication à l’amateurisme complet de leurs prestations. Quant aux ponctuels basculements du film dans la comédie, essentiellement à travers les séquences impliquant le policier en charge de l'enquête et son mentor, disons qu’ils m’ont laissé grandement dubitatif. Au final, seule le cadre hivernal bulgare post-communiste de l'intrigue, où tout est moche et sinistre, donne un petit brin de cachet à ce déprimant, parfois gênant, Delitto passionale.

ROMANZO DI UN GIOVANE POVERO (1995)

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Manu  le 02/01/2026 à 09:12
Réalisé par Ettore Scola
Avec Rolando Ravello, Alberto Sordi, Isabella Ferrari, André Dussollier, Mario Carotenuto.
Film italien, français
Genre : Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1995
Titre français : Le Roman d'un jeune homme pauvre

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Romanzo di un giovane povero est le troisième des 4 longs métrages de fiction tournés par Ettore Scola au cours de la décennie 90. Le film est écrit par Scola lui-même, sa fille Silvia et Giacomo Scarpelli, fils de Furio Scarpelli et précédemment coscénariste, aux côtés de son père, du Tempo di uccidere de Giuliano Montaldo. Avant-dernière apparition à l’écran de l’immense Alberto Sordi, qui se fond idéalement dans la peau de ce personnage médiocre mais attachant de rêveur aigri, potentiellement criminel, sous la direction d’un Ettore Scola retrouvant la forme de ses grandes comédies socio-sarcastiques des années 60-70, après un plus ouvertement engagé Mario, Maria e Mario à moitié convaincant. Une très belle réussite donc, dans laquelle on retrouve l’essentiel de ce que l’on aime chez Scola - étude critique de la société italienne contemporaine, approchée sous le prisme de l’humour vachard - mais avec également quelques surprises, en particulier dans la tonalité dostoïevskienne de la seconde partie de l’œuvre. Virant alors au suspense existentiel, Romanzo di un giovane povero se laisse ainsi aller à un pessimisme finalement assez rare dans l’œuvre de son auteur, généralement toujours porteuse d’un brin d’espoir. Bref, un titre un peu tristement oublié dans les filmographies respectives de Scola et Sordi, qui me semble pourtant compter parmi ce que le cinéma italien de cette (difficile) période nous a offert de meilleur.

LAST SENTINEL (2023)

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Manu  le 01/01/2026 à 17:22
Réalisé par Tanel Toom
Avec Kate Bosworth, Lucien Laviscount, Martin McCann, Thomas Kretschmann, Ben Pullen.
Film anglais, estonien, allemand
Genre : Thriller
Durée : 1h 57min.
Année de production : 2023
Titre français : Sentinelle

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Last sentinel est le second long métrage cinématographique de l’estonien Tanel Toom. Tourné au large de l’Angleterre et en Estonie, le film est écrit par Malachi Smyth, précédemment scénariste et réalisateur du drame criminel The Score avec Will Poulter. Il se situe dans la carrière de Kate Bosworth entre le suspense The Locksmith de Nicolas Harvard et le drame criminel Confidential informant de Michael Oblowitz. Une ambiance et un décor, voilà ce que propose en premier lieu ce suspense d'anticipation en huis-clos, dont je n'attendais pas grand-chose et qui s'est avéré plutôt agréable au final. Certes, niveau tension, ça ne décolle jamais vraiment comme on le souhaiterait, mais l'étrange petit côté Désert des tartares de l'affaire, flirtant avec l'épouvante, est loin d’être désagréable, les 4 acteurs font le job et la singularité du décor fait donc le reste. Bref, absolument pas essentiel, mais, ne serait-ce que pour le petit brin de cachet qu’il met sur la table, l’ensemble mérite clairement sa chance auprès du spectateur. Par ailleurs, pour film avec Kate Bosworth, on se situe clairement dans le haut du panier.

LION (2016)

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Manu  le 29/12/2025 à 19:53
Réalisé par Garth Davis
Avec Dev Patel, Rooney Mara, David Wenham, Nicole Kidman, Sunny Pawar.
Film américain, australien, anglais
Genre : Drame
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2016

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Lion est le premier long métrage cinématographique de l’australien Garth Davis. Le film adapte l’ouvrage autobiographique « A long way home » de Saroo Brierley, publié en 2013. Il est écrit par Luke Davies, futur coscénariste de la mini-série Catch-22, réalisée par George Clooney, Grant Heslov et Ellen Kuras, et se situe dans la filmographie de Nicole Kidman entre le biopic Genius de Michael Grandage et la comédie romantique How to talk to girls at parties de John Cameron Mitchell. Second rôle pour Nicole, qui s'est fait une vilaine coupe de cheveux pour l'occasion, histoire sans doute de ressembler à la véritable Madame Brierley. Le film datant d'avant sa mutation physique, elle s'en sort plutôt bien dans ce rôle de ménagère lambda, mère adoptive du personnage principal, même si j'ai du mal à y voir un grand rôle pour elle. Le film, lui, demeure très classique dans son évocation du parcours hors du commun du jeune Saroo. Mais il évite tout de même l'excès de séquences tire-larmes et possède également une plaisante petite identité australienne - je ne saurai expliquer exactement pourquoi, mais ça m'a fait penser au cinéma de Weir et, plus encore, George Miller par moment. Sans surprise, en résumé, mais efficace et, en tout cas, mieux que la grosse machine à oscars que je redoutais.

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Manu  le 28/12/2025 à 19:19
Réalisé par Alberto Negrin
Avec Burt Lancaster, Eva Marie Saint, Renzo Montagnani, Dominique Sanda, Bernard Fresson.
Téléfilm italien, français, américain, allemand, anglais
Genre : Historique
Durée : 2h 58min.
Année de production : 1990
Titre français : Embarquement pour l'enfer

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Voyage of terror : The Achille Lauro affair se situe dans la filmographie d’Alberto Negrin entre la mini-série d’aventures Il Segreto del Sahara et le drame romantique Una questione privata. Ecrit par Negrin lui-même et Sergio Donati, coscénariste notamment du Giù la testa de Sergio Leone et Orca de Michael Anderson, il s’agit de la seconde œuvre télévisuelle retraçant le détournement de l’Achille Lauro après le The Hijacking of the Achille Lauro de Robert L. Collins, diffusé à la télévision américaine au début de l’année 1989. Avant-dernière apparition à l'écran du grand Burt Lancaster : voilà ce que je retiendrai en premier de ce titre. Un rôle plutôt secondaire pour l'acteur d’ailleurs, qui incarne ici Leon Klinghoffer, personnage tristement central au sein de cette évocation du détournement du navire de croisière Achille Lauro par 4 militants de l'OLP en 1985. Pour le reste, Voyage of terror: The Achille LAuro affair, c’est 3 heures de coproduction internationale bien remplies, qui restituent avec clarté, mais également beaucoup de lourdeurs, les enjeux géo-politiques de cette affaire. On navigue ainsi entre l’intéressant - un tournage à bord de l'Achille Lauro, qui donne un indéniable cachet d'authenticité à certaines séquences - le pas terrible - un Morricone en panne d'inspiration, parfois même légèrement à côté de la plaque - et le presque navet - les intrigues secondaires de la première partie, façon soap-opera catastrophe seventies, convoquant côté français le couple au bord de la rupture Bernard Fresson - Dominique Sanda. Au final, sur des sujets proches, un résultat qui évoque malheureusement plus souvent le The Delta Force de Menahen Golan que l'excellent Raid on Entebbe d'Irvin Kershner. Bref, à voir essentiellement pour Burt.

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