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WOMAN THOU ART LOOSED (2004)

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Manu  le 21/01/2026 à 07:30
Réalisé par Michael Schultz
Avec Kimberly Elise, Loretta Devine, Debbi Morgan, Michael Boatman, Clifton Powell.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2004

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Woman thou art loosed est le quatorzième long métrage cinématographique de Michael Schultz. Le film adapte l’ouvrage de développement personnel homonyme du paster évangélique T.D. Jakes, publié en 1997. Il est écrit par l’ex-acteur Stan Foster et se situe dans la carrière de Kimberly Elise entre le drame sociétal John Q. de Nick Cassavetes et le suspense science-fictionnel The Manchurian candidate de Jonathan Demme.

Ce Michael Schultz aura vraiment touché à tout au cours de sa longue carrière. Avec malheureusement davantage de sorties de route que de réussites. Woman thou art loosed, à ce jour sa dernière réalisation pour le grand écran, vient ainsi rejoindre la longue liste des invraisemblables projets parsemant son œuvre.

Comme bien souvent, je ne savais pratiquement rien du contenu du film en l’entamant. Aussi ai-je été plutôt désagréablement surpris de me retrouver embringué dans une séance de prêche de 90 minutes allant par moment directement piocher ses images dans d’authentiques interventions du pasteur T.D. Jakes, qui interprète donc ici son propre rôle.

Par ailleurs, si je ne discuterai pas la valeur de l’ouvrage ici adapté car je n’en ai pas lu une ligne, j’ai en revanche trouvé son transposition à l’écran d’une effroyable lourdeur. Dialogue, interprétation, musique, réalisation : tout est appuyé, surligné, asséné à grand renfort de séquences lacrymales, personnages brossés d’un seul trait et métaphores balourdes, prenant le spectateur pour un benêt.

Bref, un film à n’en point douter bien intentionné, mais d’une effroyable lourdeur le rendant rapidement imbuvable, et dans lequel on ne peut que regretter de retrouver Kimberly Elise, talentueuse actrice par ailleurs passée un peu à côté de sa carrière.

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THE GREAT ESCAPER (2023)

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Manu  le 19/01/2026 à 19:37
Réalisé par Oliver Parker
Avec Michael Caine, Glenda Jackson, John Standing, Jackie Clune, Danielle Vitalis.
Film anglais, français
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2023

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The Great escaper est le treizième long métrage cinématographique du britannique Oliver Parker. Le film s’inspire d’un fait divers survenu en 2014, durant les commémorations de débarquement allié en Normandie, 70 ans plus tôt. Il est écrit par William Ivory, précédemment scénariste de la comédie dramatique Made in Dagenham de Nigel Cole, et marque semble-t-il la dernière apparition à l’écran de Michael Caine, l’acteur ayant officialisée sa retraite à l’occasion de l’avant-première du film. Pas un grand film, mais un beau film, parlant pudiquement et sans pathos du quatrième âge, avec un Michael Caine qui, bien que donnant d'évidents signes de fatigue, assure toujours royalement le show, fort de cette classe inouïe qui est la sienne, sans équivalent à mes yeux. Une émotion et un plaisir cinéphilique associés, que la prestation de Glenda Jackson - sa toute dernière - offrent à l’identique pour l’amateur. Après, la réalisation est juste standard, se contentant de suivre ses interprètes principaux, et l’on aurait préféré que les séquences françaises aient été tournées dans l’hexagone et non en Angleterre, car cela se ressent un peu. Mais cela ne m'a aucunement empêché de marcher à fond à ce très touchant Great escaper.

THE COMMISSIONER (1998)

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Manu  le 18/01/2026 à 19:13
Réalisé par George Sluizer
Avec John Hurt, Rosana Pastor, Alice Krige, Armin Mueller-Stahl, Johan Leysen.
Film belge, allemand, anglais, américain, français
Genre : Thriller
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1998

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Dixième long métrage cinématographique du néerlandais né en France, George Sluizer, The Commissioner est l’adaptation du roman homonyme de l’ancien membre du parti conservateur britannique, ayant siégé au parlement Européen, Stanley Johnson. Présenté en compétition au festival de Berlin en 1998, il se situe dans la carrière de John Hurt entre le drame Bandyta de Maciej Dejczer et le suspense All the little animals de Jeremy Thomas. Thriller politique cuisiné à la mode euro-pudding, par le réalisateur de Spoorloos (L'homme qui voulait savoir), The Commissioner me semble être tombé dans les oubliettes de l’Histoire du cinéma, comme d’ailleurs la majeure partie de l’œuvre de son réalisateur. Sur le papier, l’œuvre n’est pas dépourvue d’atouts. Et sa séquence d'ouverture, noire et sèche, donne plutôt envie de découvrir la suite. Malheureusement cette suite déçoit très rapidement. Sur un sujet promettant suspense et réflexion, The Commissioner s’avère en effet à la fois terne, caricatural et, me concernant, jamais convaincant dans sa représentation des institutions européennes (par rapport au récent Une affaire de principe par exemple). Autres éléments ne militant pas en faveur du film : une partition musicale qui ne fonctionne pas du tout par moment et une interprétation moyenne, sans éclat du côté de John Hurt, carrément médiocre dans le cas de Rosana Pastor. Bref, une déception, amenant à se poser (à nouveau) cette douloureuse interrogation : George Sluizer ou l’homme d’un seul film ?

MUZZLE: CITY OF WOLVES (2025)

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Manu  le 18/01/2026 à 07:57
Réalisé par John Stalberg Jr.
Avec Aaron Eckhart, Tanya van Graan, Karl Thaning, Nicole Fortuin, Hakeem Kae-Kazim.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 33min.
Année de production : 2025

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Muzzle: City of wolves est le cinquième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur John Stalberg Jr. Cette production américaine tournée en Afrique du Sud marque la seconde collaboration entre le cinéaste et l’acteur Aaron Eckhart après Muzzle, sorti deux ans plus tôt. Elle se situe dans la carrière d’Eckhart entre le film d’action Thieves highway de Jesse V. Johnson et le suspense maritime Deep water de Renny Harlin. Etait-ce bien nécessaire ? Evidemment que non, le fragile en intérêt Muzzle n’appelait clairement pas une séquelle. Mais celle-ci est là, et Stalberg Jr. étant un réalisateur soignant son ouvrage, j’étais malgré tout curieux d’y jeter un œil. Chose faite donc, et confirmation que cette suite ne s’imposait pas, tant elle semble en avoir (encore) moins à raconter que son modèle. Muzzle : City of wolves se réduit ainsi, côté script, à une série de confrontations entre un personnage principal à la malchance décidément chronique et le chef d’un puissant gang de rue au pouvoir de persuasion dépassant l’entendement (cf. le triste destin réservé au flic corrompu qui poursuit le héros). Rien de folichon dans l’écriture, qui semble tourner en rond, mais une réalisation qui, encore une fois, sauve partiellement les meubles, lorgnant sans surprise vers Michael Mann pour l’ambiance urbaine, avec un certain flair visuel mais sans l’inventivité et l’élégance ultime du maître. Autre atout de l’œuvre : la prestation d’Aaron Eckhart qui, bien qu’enchainant les DTV de plus en plus douteux ces dernières années, semble n’avoir pour le moment rien perdu de sa motivation. Au final, un produit symptomatique de son époque, suite inutile mais en rien déshonorante, dont la fin ouverte renforce l’absence de créativité et légitimité.

A DIFFERENT STORY (1978)

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Manu  le 13/01/2026 à 08:46
Réalisé par Paul Aaron
Avec Perry King, Meg Foster, Valerie Curtin, Peter Donat, Richard Bull.
Film américain
Genre : Comédie romantique
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1978
Titre français : Un couple très particulier

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A different story est le premier long métrage du scénariste, producteur, réalisateur et ex-beau-père de Keanu Reeves, Paul Aaron. Premier scénario signé pour le grand écran par l’également acteur Henry Olek, le film se situe dans la carrière de Perry King entre la comédie policière The Choirboys de Robert Aldrich et le thriller de William Fruet, Search and destroy. Pas si différente que ça, au final, cette story. Pourtant, ne sachant rien de son intrigue en l'entamant, j'ai tout d'abord été surpris de me trouver face à une romcom de cette période mettant en scène, dans les rôles principaux, un gay et une lesbienne, respectivement incarnés par Perry King et Meg Foster. D'autant que je n'avais pas souvenir qu'il était mentionné dans le référentiel The Celluloid closet (vu il y a très longtemps, cela-dit). Bon, au final, étant donné l'assez improbable direction que prend le film à mi-chemin, j'ai naturellement compris la raison de cette absence. Le film perd en effet grandement de son intérêt au fur et à mesure que King et Foster virent hétéro. Et la seconde partie de A different story n’est plus qu’une enfilade de poncifs sur les aléas de la vie de couple, entre Monsieur qui cède aux sirènes de l’aventure extra-conjugale tandis que Madame réclame une revalorisation de son statut de maman au foyer. Bref, une petite curiosité qui a certainement bon fond mais se prend carrément les pieds dans le tapis, et dont il y a peu de chance que l'on fasse un remake aujourd'hui...

APACHE RIFLES (1964)

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Manu  le 12/01/2026 à 09:55
Réalisé par William Witney
Avec Audie Murphy, Michael Dante, Linda Lawson, L.Q. Jones, Ken Lynch.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1964
Titre français : La Fureur des apaches

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Apache rifles se situe dans la carrière cinématographique de William Witney entre le drame criminel The Cat burglar et la comédie de plage The Girls on the beach (ainsi qu’une participation au Mr. Hobbs takes a vacation d’Henry Koster, en qualité de réalisateur de seconde équipe). Le film est écrit par l’acteur Charles B. Smith, acteur reconverti scénariste de télévision à la fin des années 50 - il s’agit d’ailleurs de l’unique crédit pour le grand écran de sa seconde carrière. Cette première des 3 collaborations entre Audie Murphy et le vétéran William Witney est un très classique petit opus westernien à la fois vite et plutôt bien troussé, tels que l’interprète de The Red badge of courage nous en aura livré régulièrement tout au long des années 60. Des films qui n’entendent certainement pas révolutionner le genre dans lequel ils s’inscrivent, mais qui ne se moquent pas non plus de leur public. Simple dans ses enjeux, direct dans son discours pro-indien, Apache rifles manque certainement de nuances, de complexité pour totalement satisfaire, tandis que l’interprétation ne propose globalement rien de renversant - on notera tout de même la réjouissante présence de cette vermine de L.Q. Jones, dans un énième rôle de causeur de troubles. Et cependant on passe un agréable moment à suivre ce mélange de d’action et d’étude de caractère pour tous, bien mené, prônant de nobles valeurs. Bref, un titre ni plus ni moins conforme à l’attente suscitée chez son audience, tout à fait recommandable pour celle-ci, même si Murphy comme Witney ont fait plus original ou ambitieux.

LOVE KILL (1998)

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Manu  le 11/01/2026 à 18:56
Réalisé par Mario Van Peebles
Avec Mario Van Peebles, Lesley Ann Warren, Donovan Leitch, Loretta Devine, Louise Fletcher.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1998

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Love kill est le cinquième long métrage réalisé par Mario Van Peebles. Le film est écrit et produit par Van Peebles lui-même.Il se situe dans la carrière de Lesley Ann Warren entre la chronique romantique Going all the way de Mark Pellington et la comédie dramatique All of it de Jody Podolsky. La carrière de réalisateur de Mario Van Peebles, c'est quand même un peu n'importe quoi dans l'ensemble. Rarement bon lorsqu'il se veut sérieux (Red Sky, USS Indianapolis: Men of courage, c'est en tout cas poubelle pour moi), j'ai l'impression que Mario s'en tire mieux sur des projets de moindre ambition comme le joyeusement bordélique Hard luck avec Wesley Snipes et Cybill Shepherd ou cet oublié Love kill. Après, ce n'est clairement pas du cinéma pour esthètes et fins palais. Et j'avoue que les premières minutes au contact de ce titre m’ont laissé craindre un long chemin de croix. Torché à l'arrache, ponctué d’effets visuels aujourd’hui totalement dépassées, outrancier, vulgaire et fier de l'être, Love kill pique ainsi régulièrement les yeux. Et pourtant je dois reconnaitre que, à défaut d’élégance, il y a de la vie dans ce polar satirique malpoli et mal dégrossi, au croisement du cinéma de Q.T. et Paul Bartel. Et que, aussi peu recommandable soit-il dans l’ensemble, j’ai fini par m’y amuser, voire même à y prendre malicieusement plaisir.

GHOSTBUSTERS: AFTERLIFE (2021)

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Manu  le 09/01/2026 à 20:56
Réalisé par Jason Reitman
Avec Carrie Coon, Paul Rudd, Finn Wolfhard, Mckenna Grace, Celeste O'Connor.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 2h 04min.
Année de production : 2021
Titre français : S.O.S. Fantômes : L'héritage

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Ghostbusters: Afterlife est le neuvième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur Jason Reitman. Coécrit par Gil Kenan et Jason Reitman lui-même, le film est produit par Ivan Reitman, père de Jason et réalisateur des 2 premiers volets de la franchise des Ghostbusters. Il se situe dans la carrière de Carrie Coon entre le drame The Nest de Sean Durkin et le thriller Boston strangler de Matt Ruskin. Lorsque je réalise, 3 jours seulement après l’avoir découvert, que j’ai complètement oublié de noter un film dans ma liste des visionnages mensuels ciné et télé, ce n’est jamais bon signe. Et c’est justement ce qui s’est produit avec ce Ghostbusters: Afterlife. Et pourtant je n’ai pas passé un mauvais moment devant ce Ghostbusters: Aflterlife. C’est en effet loin d’être vilain à regarder, jamais franchement ennuyeux non plus. Le produit est hyper soigné, fort de ses gros moyens bien visibles à l'écran. Mais à aucun moment cela ne m'a intéressé ou amusé. En fait, j'ai juste passé mon temps à me dire "Ah oui, tiens, là, ils font référence à ceci ou cela...". Le Ghostbusters reboot de Paul Feig était certes bien foireux, mais au moins je n'avais pas eu cette sensation de vacuité scénaristique intégrale, de publicité de 2 heures pour mordus des 2 films de Reitman père comme, plus largement, du cinéma spielbergien des années 80. Bon, après, peut-être ne suis-je pas assez fan des 2 opus originels pour apprécier celui-ci à sa juste valeur...

THE MISSISSIPPI GAMBLER (1953)

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Manu  le 08/01/2026 à 20:54
Réalisé par Rudolph Maté
Avec Tyrone Power, Piper Laurie, Julie Adams, John McIntire, Paul Cavanagh.
Film américain
Genre : Aventures
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1953
Titre français : Le Gentilhomme de la Louisiane

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The Mississippi gambler est le douzième des 28 longs métrages signées par Rudolph Maté entre 1947 et 1962. Le film est écrit par Seton I. Miller, précédemment coscénariste du classique The Adventures of RoBin Hood de Michael Curtiz et William Keighley, oscarisé en 1942 pour le Here comes Mr. Jordan d’Alexander Hall. Il s’agit de la seconde et dernière collaboration entre Maté et l’actrice Piper Laurie, après The Prince who was a thief, sorti 2 ans auparavant. Pas surpris, mais pas déçu non plus. Un agréable divertissement, comme à peu près tout ce qu'a signé Maté sur la période 50-55. Certes c’est une fois encore sans génie dans le filmage, mais l’ensemble est bien mené d’un bout à l’autre, bien dosé dans son mélange de bagarre et de romance, avec des décors et couleurs qui flattent l’œil, comme attendu de la part des productions Universal International Pictures de l’époque. Enfin, venant parfaire ce séduisant tableau, Piper Laurie et Julie Adams sont indéniablement 2 actrices éminemment agréables à regarder. Bref, rien d'inoubliable, mais le parfait petit film « dernière séance », soit exactement ce pour quoi j'avais signé en misant sur ce titre.

IL DOMINATORE DEI 7 MARI (1962)

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Manu  le 08/01/2026 à 11:27
Réalisé par Rudolph Maté, Primo Zeglio
Avec Rod Taylor, Keith Michell, Edy Vessel, Basil Dignam, Irene Worth.
Film italien
Genre : Aventures
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1962
Titre français : Le Corsaire de la reine

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Ce divertissement de cape et d’épée est l'avant-dernière des 28 réalisations du grand directeur de la photo Rudolph Maté. Tourné en studios à Rome et, pour les extérieurs, dans la baie de Naples notamment, le film est écrit par l’italien Filippo Sanjust, coscénariste la même année de L’arciere delle mille e una notte d’Antonio Margheriti. Elle se situe dans la carrière de Rod Taylor entre La Regina delle Amazzoni de Vittorio Sala et The Birds d’Alfred Hitchcock. Nous contant les exploits de Sir Francis Drake, Le Corsaire de la reine met en scène quelques figures légendaires de l’Histoire anglaise comme la reine Elizabeth I et sa rivale écossaise Mary Stuart. Toutefois, s’il y a bien un semblant de vérité historique dans certaines des nombreuses péripéties du scénario, il convient de ne pas trop prendre au sérieux cette aventure plutôt décontractée. Le seul passage de la rencontre entre Drake et les indiens de Californie - des européens grossièrement grimés s’exprimant dans un anglais impeccable - qui tourne à la farce vaudevillesque et nous résume la découverte de la pomme de terre à une amourette extra-conjugale, suffit à se convaincre que le véracité historique des évènements relatés ici est à fortement relativiser. Ceci étant dit, la fantaisie un peu triviale avec laquelle Maté s’empare de l’Histoire anglaise me semble commune à bon nombre de productions italo-américaines de ce type, produites à la même époque, et celle-ci n’altère en rien le plaisir que l’on prend à suivre ce récit qui ne faiblit jamais côté rythme et bénéficie à l’évidence d’un budget confortable que l’on retrouve dans des décors riches et variés, des costumes ne lésinant pas sur les frous-frous, une figuration généreuse et de jolies maquettes pour la scène finale de la bataille navale. L’interprétation n’a rien de mémorable mais ne déçoit pas non plus. Rod Taylor campe avec énergie un Francis Drake ultra héroïque, Irene Worth apporte, elle, un peu finesse à l’ensemble dans le portrait qu’elle brosse d’Elizabeth I, ici une manipulatrice un rien espiègle. A signaler enfin la présence de Terence Hill, en comploteur au service des Espagnols.

LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT (1967)

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Manu  le 08/01/2026 à 09:33
Réalisé par Jacques Demy
Avec Catherine Deneuve, George Chakiris, Françoise Dorléac, Jacques Perrin, Gene Kelly.
Film français
Genre : Comédie musicale
Durée : 2h 05min.
Année de production : 1967

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Les Demoiselles de Rochefort est le quatrième long métrage cinématographique de Jacques Demy. Le film est écrit par Demy lui-même. Tourné en extérieurs à Rochefort, en Charente-Maritime, il se situe dans la carrière de Catherine Deneuve entre la chronique semi-onirique Les Créatures d’Agnès Varda et le drame romantique de Luis Buñuel, Belle de Jour. Il s’agit par ailleurs du troisième et dernier film réunissant les sœurs Deneuve / Dorléac. Un classique. A la fois œuvre miroir de son temps - tout respire les divines années 60 ici, dans une version malicieusement fantasmée - et titre intemporel se bâtissant un univers bien à lui, purement imaginaire, délicieusement surréaliste. Un classique et une œuvre d’art, relevant d’un enchantement visuel, orchestré de main de maître par son auteur. Musique, photo, décors, interprétation, cadres et mouvements d’appareil : tout fonctionne, comme par magie, sur cette idée follement audacieuse, et tenue, de reconstituer la comédie musicale américaine en Charente-Maritime. Demy ose, comme personne. Il nous transporte ailleurs mais tout en restant tout de même Demy. Ainsi invite-il discrètement un serial-killer à la fête, comme pour nous rappeler que, dans sa comédie musicale à lui, la triste réalité n’est jamais bien loin non plus. Bref, une petite merveille d’intelligence et d’inventivité, à la flatteuse réputation amplement méritée, loin de la redite des Parapluies de Cherbourg que je craignais au départ. Soit, entre ce titre et le passionnant Model Shop, deux ans plus tard, les plus belles heures du cinéma de Demy.

TRAINWRECK: MY LIFE AS AN IDIOT (2007)

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Manu  le 06/01/2026 à 08:35
Réalisé par Tod Harrison Williams
Avec Seann William Scott, Gretchen Mol, Deirdre O'Connell, Jeff Garlin, Kevin Conway.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2007
Titre alternatif : American loser

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Trainwreck: My life as an idiot est le premier et à ce jour unique long métrage cinématographique de Tod Harrison Williams. Le film adapte l’ouvrage autobiographique « Trainwreck: My life as an idoit (sic) » de Jeff Nichols, publié en 2009, soit 2 ans après la sortie limitée du film. Il compte parmi ses producteurs exécutifs le réalisateur Tod Williams, époux à la ville de l’actrice Gretchen Mol, interprète féminine principale de Trainwreck. Cette tentative pour Seann William Scott d’élargir sa palette de jeu, en s’attelant à un rôle plus complexe que ceux qu’il avait jusqu’alors défendu, semble malheureusement être passée sous tous les radars, critiques comme publics. Echec qui s’explique malheureusement assez naturellement, à la découverte de cette tragi-comédie bien trop hésitante dans le ton, entre farce et noirceur dépressive totale, comme la réalisation, souvent très peu sexy, dira-on, pour résumer la chose. Soit un film qui, au démarrage du moins, réclame un effort certain du spectateur. Mais un film qui sait tout de même progressivement le récompenser, à travers une écriture riche de dialogues piquants et de personnages bien croqués. Scott, Gretchen Mol, Jeff Gallin et même Kevin Conway, dans un petit rôle, ont ainsi suffisamment de matière à travailler pour livrer sans difficulté de solides et souvent amusantes prestations, rendant l’ensemble presque attachant au final. Bref, pas très emballant côté réalisation, pas spécialement abouti dans l’écriture, mais jamais tiède non plus, sentant le vécu et rehaussé par la qualité de son interprétation.

UNE AUSSI LONGUE ABSENCE (1961)

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Manu  le 04/01/2026 à 18:27
Réalisé par Henri Colpi
Avec Alida Valli, Georges Wilson, Charles Blavette, Amédée, Jacques Harden.
Film français, italien
Genre : Drame
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1961

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Une aussi longue absence est le premier des 5 longs métrages cinématographiques signés entre 1961 et 1973 par l’également monteur Henri Colpi. Coécrit par la romancière et cinéaste Marguerite Duras, le film a obtenu la palme d’or au festival de Cannes, édition 1961. Il se situe dans la carrière d’Alida Valli entre le drame romantique de Jacques Deray, Le Gigolo, et la comédie policière The Happy Thieves de George Marshall. Longtemps que je voulais découvrir cette Aussi longue absence. Depuis son passage au Ciné-Club du vendredi soir, dans les années 80, en fait. C’est donc chose faite, et dans une belle copie restaurée qui plus est. Le film n’est pas exceptionnel (pour une palme cannoise, en tout cas) et accuse sans doute un peu le poids de ses plus de 60 ans. Mais j'y ai tout de même adhéré. Sur une trame très simple, et plus que par son écriture sans doute novatrice pour l’époque, l’ensemble se distingue aujourd’hui par son rythme singulier, son ambiance de petit théâtre en plein air, croquant joliment le Paris des bords de Seine de l'époque. Par ailleurs, la musique de Delerue comme des 2 morceaux d'opéra que diffuse le juke-box du café participent activement à l'émotion dégagée par ce qui m'a paru être au final les plus belles scènes du film. Et puis évidemment un très beau rôle pour Alida Valli, dont je réalise que je ne connais rien de sa carrière près-seventies, sorti des Yeux sans visage et du sketch de Siamo donne portant son nom. Bref, à défaut d’un grand film, une œuvre touchante, excellemment interprétée, qui ne manque assurément pas de saveur dans sa peinture du Paris du début des années 60.

A SEPARATE PEACE (1972)

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Manu  le 04/01/2026 à 13:29
Réalisé par Larry Peerce
Avec John Heyl, Parker Stevenson, William Roerick, Peter Brush, Victor Bevine.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1972

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A separate peace est le cinquième long métrage cinématographique de Larry Peerce. Le film adapte le roman autobiographique homonyme de John Knowles publié en 1959. Il est écrit par Fred Segal, frère de l’acteur George Segal, et marque les débuts à l'écran de Parker Stevenson. Nettement plus sage que le Sporting club du même Peerce, sorti 1 an avant, A Separate peace ne va pas sans évoquer le Summer of '42 de Robert Mulligan. Même histoire d'amitié adolescente sur fond de seconde guerre mondiale, la partie romance en moins. Et, sans grande surprise, la comparaison ne tourne pas en faveur du film de Peerce. A l'extrême délicatesse du classique de Mulligan se substitue ici une approche bien trop froide et évidente dans son discours antimilitariste pour impacter émotionnellement le spectateur. Il y a pourtant un riche sujet au cœur de cette histoire, matière à une belle réflexion sur la fragilité de l’existence lorsque l’on grandit en temps de guerre. Mais cependant rien qui ne se concrétise en scènes marquantes à l’écran. Reste donc, comme pour The Sporting club, une saveur seventies inimitable et l'ambition louable chez Peerce de pratiquer un cinéma grand public exigeant, à la Frank Perry (mais sans la réussite de celui-ci). A noter enfin que Peter Yates signera pour le petit écran, en 2004, une seconde adaptation de l’ouvrage de Knowles, pour un résultat malheureusement pas davantage mémorable.

DEAR SANTA (2024)

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Manu  le 04/01/2026 à 08:03
Réalisé par Bobby Farrelly
Avec Jack Black, Robert Timothy Smith, Brianne Howey, Hayes MacArthur, Keegan-Michael Key.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 47min.
Année de production : 2024

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Dear Santa est (officiellement) le treizième long métrage cinématographique de Bobby Farrelly. Le film est écrit par son frère, Peter, et Ricky Blitt, précédemment scénariste de la comédie sportive The Ringer de Barry W. Blaustein, produite par… les frères Farrelly. Elle se situe dans la carrière de Jack Black entre sa participation vocale au Borderlands d’Eli Roth et la comédie d’action A minecraft movie de Jared Hess. On ne va pas se mentir, un Farrelly mineur, quelque part bridé dès le départ, en ce qu’il se voit obligé de respecter des codes et une éthique générale propres aux comédies familiales de Noël. Mais un film qui parvient tout de même, dans sa première moitié en particulier, à injecter quelques appréciables touches d’humour irrévérencieux, à travers lesquelles on retrouve bien la patte des 2 frères. Ensuite, dans sa seconde partie, disons que Dear Santa se rappelle ce qu’il est censé être, et rentre alors sagement dans le rang, jusqu’à s’essayer à une relative gravité dans sa conclusion. Tentative malheureusement peu concluante, qui survient de façon bien trop précipitée pour fonctionner. Bref, plutôt recommandable tout de même, surtout si l’on s’en tient au seul registre du film de Noël, mais loin d’être essentiel dans la filmographie des frères Farrelly, comme dans celle de Jack Black d’ailleurs, qui ne sort pas de son habituel numéro d’illuminé sympathique ici, et n'amusera par conséquent que ceux appréciant cette seule facette de son jeu.

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