WELCOME TO HARD TIMES (1967)
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Manu le 10/05/2011 à 12:13
3.6
Réalisé par Burt Kennedy
Avec Henry Fonda, Janice Rule, Keenan Wynn, Janis Paige, Warren Oates.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1967
Musique : Harry Sukman
Avec Henry Fonda, Janice Rule, Keenan Wynn, Janis Paige, Warren Oates.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1967
Musique : Harry Sukman
Avis rédigé par Manu
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| Note : 3.6
Quoi qu’il en soit, et quoi qu’E.L. Doctorow ait espéré voir exprimé à l’écran initialement, Welcome to Hard times propose une très intéressante réflexion sur la construction socio-industrielle de l’Ouest, balayant au passage quelques mythes tenaces et images d’Epinal sur les pionniers et bâtisseurs de ces nouvelles contrées, hommes et femmes de bonne volonté cherchant à construire ensemble un monde meilleur. Le film nous montre au contraire une société s’érigeant dans le feu, le sang, les rapports de force – avec une question essentielle revenant tout au long du récit : comment répondre à la violence aveugle ? - les tractations financières et l’exclusion de l’autre (l’indien, qui demeure constamment en bordure du village).
Alors bien sûr, Burt Kennedy n’étant pas le plus grand cinéaste révisionniste de l’Ouest américain, il tempère cette noire vision par des passages plus légers dans le ton (le personnage de Warren Oates, celui du représentant du gouvernement) dans lesquels on repère distinctement sa patte. Mais sans que cela ne nuise fondamentalement au bon fonctionnent du film. Au contraire, il se crée ainsi une curieuse ambiance schizophrène, qui maintient constamment le spectateur sur la défensive, dans l’attente notamment du dernier round de cette pièce westernienne en trois actes, à savoir le retour de l’homme de Bodie, sorte d’Attila de l’Ouest.
Enfin, Burt Kennedy joue assez adroitement sur l’aspect allégorique de son sujet, limitant géographiquement son récit au seul village de Hard Times et à la colline qui le surplombe, et instaurant dans le premier acte une ambiance quasi irréelle, à la lisière du fantastique.
Ainsi, si l’on est peut-être loin des intentions initiales de E.L. Doctorow, le résultat n’en tient pas moins, dans ses dysfonctionnements et contradictions mêmes, du western hors norme méritant assurément de figurer parmi les titres plus notables de son auteur.





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