THE TRAIN ROBBERS (1973)
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Manu le 14/04/2011 à 16:08
3
Réalisé par Burt Kennedy
Avec John Wayne, Ann-Margret, Rod Taylor, Ben Johnson, Christopher George.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1973
Titre français : Les Voleurs de train
Musique : Dominic Frontiere
Avec John Wayne, Ann-Margret, Rod Taylor, Ben Johnson, Christopher George.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1973
Titre français : Les Voleurs de train
Musique : Dominic Frontiere
Sortie Cinéma France : 19/07/1973
Avis rédigé par Manu
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| Note : 3
Dommage, car j’ai impression que Burt Kennedy est rarement passé aussi près de la franche réussite. Certains argueront que le fil narratif de ce western est particulièrement tenu. Moi, il me semble que c’est justement là que se trouve une grande partie de l’intérêt et du charme de ces Train Robbers. On retrouve dans cette intrigue d’un classicisme frôlant l’épure le charme de western bis des années 50 qui savait souvent aller à l’essentiel – remarquons ici que le film est relativement court : 85 minutes – et poser des enjeux / dilemmes à la fois simples et universels (réflexion sur la vieillesse, le choix d’une vie violente ou bien rangée). Me paraissant relever de cette orientation à contre-courant de ce que proposait alors le western américain, la bande de cavaliers traquant nos héros est représenté comme une masse uniforme et totalement anonyme. Une belle idée bien exploitée.
Au niveau mise en scène, Burt Kennedy donne en outre l’impression de s’être un peu plus investi que d’habitude. On relève ainsi une très belle et silencieuse séquence introductive, rappelant d’ailleurs un peu celle du Young Billy Young du même auteur, et un passage désertique distillant là aussi une curieuse petite atmosphère de type aventures / suspense. Soutenant solidement les efforts du cinéaste, la photographie du vétéran William H. Clothier et la partition musicale de Dominic Frontière constituent un réel plaisir sensoriel pour le spectateur.
Bref, cela aurait donc pu être une excellente pioche dans l’œuvre de Burt Kennedy, si seulement ce dernier ne nous ressortait pas, dans les rares échanges verbaux de cette intrigue essentiellement tournée vers l’action, son habituel discours balourd sur la sagesse et le sens de l’honneur des anciens versus la fougue irrespectueuse de la jeunesse (incarnée ici par Christopher George et Bobby Vinton). Un vieux disque rayé, qui plus est amplifié par le rôle quasi cliché qu’enfile ici le Duke, vétéran de la guerre de Sécession droit dans ses boots et plus têtu qu’une demi-douzaine de bourriques sauvages. Reconnaissons enfin que l’ultime rebondissement du récit, traité avec une surprenante légèreté (désinvolture serait presque un terme plus approprié) par Kennedy, amoindrit sérieusement l’impact général d’un film jusqu’alors plutôt sérieux dans le ton.
A noter que l’une des répliques de Wayne dans le film, Where the hell’s that gold ? servira de titre à l’une des dernières réalisations de Burt Kennedy.





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