THE DESERTER (1971)
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Manu le 01/05/2011 à 19:24
3.5
Réalisé par Burt Kennedy
Avec Bekim Fehmiu, Richard Crenna, Chuck Connors, Ricardo Montalban, Ian Bannen.
Film italien, américain, yougoslave
Genre : Western
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1971
Titre français : Les Dynamiteros
Musique : Piero Piccioni
Avec Bekim Fehmiu, Richard Crenna, Chuck Connors, Ricardo Montalban, Ian Bannen.
Film italien, américain, yougoslave
Genre : Western
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1971
Titre français : Les Dynamiteros
Musique : Piero Piccioni
Sortie Cinéma France : 26/05/1971
Avis rédigé par Manu
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| Note : 3.5
Pour être franc, The Deserter n’est pas une totale réussite. En termes de résultat, il me fait penser à une autre production westernienne de De Laurentiis de la même décennie, The White buffalo, tout aussi généreuse et intéressante dans son concept, délivrant du grand spectacle et de l’atmosphère tout en proposant des personnages et situations sortant du tout-venant, mais au final trop bigarrée, trop écartelé entre ses aspirations commerciales et son ambition cinématographique pour fonctionner correctement.
Les idées intéressantes ne manquent toutefois pas dans ce script de Clair Huffaker, spécialiste du western qui avait déjà collaboré avec Burt Kennedy 4 ans auparavant sur son très agréable War wagon. Et l’on a guère de mal à imaginer à l’origine une intrigue beaucoup plus sombre et torturée que celle que nous offre le film à l’arrivée. On regrettera ainsi que le trauma du personnage principal ne soit exploité qu’aussi superficiellement et que l’ambiguïté de bon nombre de situations, à commencer par le périple central – la cavalerie américaine partant incognito massacrer des apaches – ne débouche sur aucune véritable réflexion.
Et puis il y a The point noir du film : la prestation de Bekim Fehmiu. Dans le genre rouleur de mécanique constipé, le bougre pourrait donner des leçons à Seagal. Attention, lorsque que ce dernier cause, prière de la fermer et de l’écouter, car, à en juger par le ton menaçant qu’il emploie et les regards glacials qu’il lance sur chacune de ses répliques, la messe est pliée et mieux vaut ne pas s’essayer à ajouter quoi que soit à ce qu’il vient dire. Fehmiu, la nuance, ce n’est pas son truc, et le film en souffre pas mal. Fort heureusement, le reste de la distribution est un vrai plaisir de cinéphile, amateur ou non de western.
Enfin, côté réalisation, Burt Kennedy se montre plutôt bien inspiré ici. Il exploite notamment avec un flair visuel certain de chouettes paysages espagnols désertiques (l’introduction, le passage avec le cheval suspendu dans les airs). Un travail dynamique, porteur d’une jolie atmosphère de sueur et de poudre qui déçoit seulement un chouia dans la séquence de l’assaut final, un peu étriquée, sentant le studio.




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