GLORIA (1999)
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Manu le 17/06/2026 à 08:42
3.05
Réalisé par Sidney Lumet
Avec Sharon Stone, Jean-Luke Figueroa, Jeremy Northam, Cathy Moriarty, George C. Scott.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1999
Musique : Howard Shore
Avec Sharon Stone, Jean-Luke Figueroa, Jeremy Northam, Cathy Moriarty, George C. Scott.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1999
Musique : Howard Shore
Sortie Cinéma France : 14/04/1999
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.1
La meilleure séquence de ce remake du classique de John Cassavetes, c’est, pour moi, l’excellente poursuite automobile dans les rues de New York, à la fois sans fioriture et spectaculaire tout en demeurant réaliste, finalement très seventies dans l’esprit. Malheureusement le responsable de celle-ci n’est probablement pas Lumet, mais plus sûrement son réalisateur de seconde équipe, Jack Gill. Là se trouve d’ailleurs le principal problème de Gloria : Lumet y semble absent. Ou du moins peu concerné par ce qu’il met en scène, comme s’il n’y croyait qu’à moitié.
La tête un peu ailleurs, Lumet laisse donc Sharon Stone se dépatouiller seule ici. Et si l’actrice est un régal pour les yeux, on a, pour cette même raison peut-être, un brin de mal à croire à son personnage de femme cabossée par la vie s’entichant en un week-end de ce petit orphelin, au point de se rêver bientôt mère de substitution. Trop classe, trop désinvolte également, l’actrice se donne mais ne convainc pas, et fait encore moins oublier la Gena Rowlands du film originel.
Maintenant ce n’est pas non plus irregardable (comme ne l’étaient déjà pas The Morning after, A Stranger among us et Guilty as sin dans l’inégale carrière de leur réalisateur). Sidney Lumet sait filmer New-York et sa Gloria, à défaut de générer tension et / ou émotion, fonctionne comme une jolie ballade au cœur de la grosse pomme. L’implication est en partie absente mais l’œil et le métier demeurent.
Enfin, on peut également souligner la richesse du score hispanisant d’Howard Shore, au croisement de son travail sur The Game, avec prédominance du piano au sein de la composition, et celui à venir sur The Departed, via une couleur latino très prononcée, notamment mise en avant par quelques chouettes morceaux pour guitare.
Voilà, c’est un tout petit Lumet, une œuvre globalement pas très utile mais qui ne mérite pas non plus sa vilaine réputation.





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