LO SQUARTATORE DI NEW YORK (1982)
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Léo le 23/05/2014 à 15:54
4.1
Réalisé par Lucio Fulci
Avec Jack Hedley, Almanta Suska, Howard Ross, Alexandra Delli Colli, Paolo Malco.
Film italien
Genre : Horreur, thriller
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1982
Titre français : L'éventreur de New York
Musique : Francesco De Masi
Avec Jack Hedley, Almanta Suska, Howard Ross, Alexandra Delli Colli, Paolo Malco.
Film italien
Genre : Horreur, thriller
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1982
Titre français : L'éventreur de New York
Musique : Francesco De Masi
Sortie Cinéma France : 04/05/1983
Avis rédigé par Manu
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| Note : 4.1
Lo Squartatore di New York : dernière grande réussite de Fulci ? Oui, indiscutablement, selon moi. Non pas parce que le maitre du gore à l’italienne pousse ici plus encore loin le bouchon que dans ses précédents « classiques » en matière d’effets craspects - effets certes d’un autre âge dans leur aspect 100% artisanaux, et cependant 100% efficace - mais bien parce qu’il propose ici une œuvre d’une richesse de fond et de forme telle qu’on n’en retrouvera malheureusement plus dans la suite de sa filmographie, pour des raisons d’ailleurs souvent tristement indépendante de la volonté du cinéaste (problèmes de santé et déclin du cinéma de genre transalpin, en premier lieu).
Lo Squartatore di New York est tout d’abord un film à l’atmosphère de décrépitude urbaine instantanément saisissante. Eclairages savants, extérieurs sélectionnés avec flair et brillamment exploités par la mise en scène : ce Squartatore est probablement, aux côtés du Maniac de William Lustig, la vision la plus cauchemardesque que nous ait offert le cinéma du New York du début des années 80. Un tour de force d’autant plus impressionnant qu’une bonne partie de l’œuvre a tout de même été tourné en studio en Italie. Mais la force, le réalisme de séquences telles que le meurtre sur le ferry ou la scène nocturne dans le métro font que, dans les précédents travaux « américains » de Fulci, on marche à fond.
Une réussite visuelle donc, qui se double d’une - moins évidente à première vue, je le conçois - réussite scénaristique. Car l’autre atout de Lo Squartatore di New York, c’est indubitablement son scénario étonnement rusé et ambitieux. Soit un récit à suspense particulièrement tortueux, qui néglige volontairement tout ce qui touche à l’enquête policière pour nous dresser un sombre et surprenant portrait de groupe.
Peuplé de personnages malades, incapables pour la plupart d’aimer « normalement », Lo Squartatore di New York se présente au final comme une sorte de récit horrifique choral, certes quelque peu déstabilisant dans le relatif dédain avec lequel il traite sa trame policière, mais néanmoins captivant dans son originalité, ses provocations jamais gratuites et la force évocatrice de ses images.
Pas le film le plus facile d’approche de son auteur, dans la vulgarité assumée peut rebuter, mais malgré tout un titre incontournable, pour qui s’intéresse à Fulci.




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