THE KILLER ELITE (1975)
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Léo le 26/05/2013 à 16:52
3.7
Réalisé par Sam Peckinpah
Avec James Caan, Robert Duvall, Arthur Hill, Gig Young, Bo Hopkins.
Film Américain
Genre : Thriller, Action
Durée : 2h 02min
Année de production : 1975
Titre français : Tueur d'élite
Musique : Jerry Fielding
Avec James Caan, Robert Duvall, Arthur Hill, Gig Young, Bo Hopkins.
Film Américain
Genre : Thriller, Action
Durée : 2h 02min
Année de production : 1975
Titre français : Tueur d'élite
Musique : Jerry Fielding
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.7
Même mineur, un Peckinpah reste quelque chose de passionnant, une œuvre sortant de l’ordinaire. Tel est le cas de ce film d’espionnage très en phase avec son époque. La défiance alors palpable des américains envers leurs institutions en général et la CIA en particulier est ainsi le sujet de fond de cette histoire de guéguerre entre deux barbouzes travaillant pour une opaque société de service que sous-loue ponctuellement l’agence américaine lorsqu’elle ne souhaite pas voir son nom directement associé à certaines opérations d’espionnage. Le problème ici est que Sam Peckinpah semble se foutre comme de sa première chaussette de cette intrigue parfois fort embrouillée, mettant pourtant en scène une belle bande de anti-héros dans la grande tradition de son cinéma.
Bref, le recul constant avec lequel Peckinpah mène ce Killer elite nous signifie en permanence qu’il ne s’agit là que d’un travail de commande. L’absence de réelles fulgurances, d’audace dans sa mise en scène, comme de véritable tension, en témoignent de la même façon. Et pourtant l’ensemble demeure hors norme, constamment stimulant. Déjà parce que, même au repos, Peckinpah reste un grand raconteur d’histoire, un magicien du découpage sachant donner une épaisseur inattendue à des scènes plutôt convenues sur le papier (l’opération de James Caan, assez douloureuse à suivre) et qu’il voit ici les choses en grand dans son utilisation de décors naturels, donnant par ce biais une authentique valeur ajoutée à son travail – l’immense garage flottant à navires de guerre servant de background au final est ainsi un décor particulièrement marquant.
Ensuite parce que, à défaut de dénonciation sérieuse des activités peu avouable de la CIA, le film se distingue par son ton très particulier, entre cynisme, nihilisme et désinvolture, virant presque au je-m’en-foutisme dans son épilogue. Les seuls thèmes que Peckinpah semble vouloir traiter sérieusement se révèlent finalement, de façon peu surprenante, ceux de l’amitié et la trahison entre les deux protagonistes principaux, d’où peut-être le virage complet du film vers un détachement amusé après la mort du personnage de Robert Duvall.
Film moins impersonnel qu’on a pu le dire, brillamment exécuté si parfois déstabilisant dans sa nonchalance, The Killer elite est certes de moindre importance dans la filmographie de son auteur, mais tranche néanmoins sans difficulté avec le tout venant hollywoodien de l’époque.





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