ONDINE (2010)
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céline le 02/01/2011 à 19:18
3.4
Réalisé par Neil Jordan
Avec Colin Farrell, Tony Curran, Stephen Rea, Alicja Bachleda, Alison Barry.
Film américain, irlandais
Genre : Fantastique
Durée : 1h 51min.
Année de production : 2009
Avec Colin Farrell, Tony Curran, Stephen Rea, Alicja Bachleda, Alison Barry.
Film américain, irlandais
Genre : Fantastique
Durée : 1h 51min.
Année de production : 2009
Sortie Cinéma France : 25/08/2010
Sortie DVD France : 06/01/2011
Sortie DVD France : 06/01/2011
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.7
Premier plaisir pour le spectateur averti, celui d’établir des passerelles entre cette Ondine et le reste de la filmographie de Neil Jordan car, comme chez tous les grands auteurs, il n’existe pas d’opus cinématographique isolé dans son œuvre. Tout s’imbrique, se répond, se retrouve sous une forme remodelée ou non. On retrouve donc, entre autre, le côté conte de fée (pour) adulte de La Compagnie des loups (aspect également détectable dans son mésestimé In Dreams) ainsi que l’humour particulier du cinéaste, mélange très irlandais de lucidité et de forte auto-dérision. Mais aussi les mêmes brusques débordements de violence que dans Mona Lisa et The Crying game, qui viennent bousculer un récit romantique prioritairement marqué par la grande délicatesse de son traitement, ainsi que plus globalement le talent unique du cinéaste à intégrer l’insolite, voire le fantastique, au sein d’un cadre très réaliste (à la Butcher boy ou Breakfast on Pluto, notamment), connecté avec son époque d’un point de vue socio-politique (cf. la révélation).
Ensuite, pour les non familiers à l’œuvre de Jordan, il y a plus simplement le plaisir d’une histoire bien racontée, dans laquelle l’émotion est distillée avec beaucoup de pudeur, les quelques touches d’humour bien venues, et le suspense élégamment maintenu. Par ailleurs, la photographie est superbe, la musique envoutante et Colin Farrell bien dans le rôle, sobre (sans jeux de mot) mais sans tomber dans le registre « chien battu » non plus.
Bref, des Jordan comme celui-là - voire, des Jordan tout court – j’en redemande …





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