N'OUBLIE PAS TON PERE AU VESTIAIRE ... (1982)
(1) critique
(0) commentaire
Connectez-vous pour noter ce film et écrire une critique.
Manu le 20/07/2012 à 12:10
1.7
Réalisé par Richard Balducci
Avec Jean Lefebvre, Manuel Gélin, Eric Adjani, Nelly Vignon, Patricia Elig.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1982
Musique : Gilles Tinayre
Avec Jean Lefebvre, Manuel Gélin, Eric Adjani, Nelly Vignon, Patricia Elig.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1982
Musique : Gilles Tinayre
Sortie Cinéma France : 02/06/1982
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 1.7
N’oublie pas ton père au vestiaire … semble de son côté vouloir évoluer dans le registre de la comédie de mœurs à base de conflit inter-générationnel (ici plus précisément de conflit père-fils). On pense un petit peu, par moment, à La Boum, d’autant que le film se paye le temps d’une séquence parfaitement inutile les services de Denise Grey, dans un rôle de vielle excentrique très proche de celui qu’elle tenait dans le film de Pinoteau.
Toutefois, à défaut de présenter la moindre qualité cinématographique, l’ensemble fait au moins figure de passionnant document sociologique. Hymne au machisme à la française (les deux jeunes héros masculins se tapent plein de belles minettes, dont Brigitte Lahaie, sans le moindre effort), au racisme ordinaire (l’arabe de la bande qui a droit à une ou deux bonnes vannes sur ses origines ... comme ça, en passant, dans la bonne humeur générale), à l’ivresse au volant (Jean Lefebvre qui, avec quelques verres dans le nez, percute la voiture d’un touriste anglais, se permet de remettre en place le gendarme arrivé sur les lieux, lui rappelant qu’entre français, sur le sol national, « on ne va tout de même se laisser emmerder par un anglais », et repart presque avec les excuses du fonctionnaire de l’état), et à Coca-Cola (notre bande de djeunes ne boit que ça … ainsi que du champagne pour les grandes occasions), l’ensemble affiche en revanche beaucoup de méfiance envers les idéaux de Mai 68 (cf. certaines réflexions de Jean Lefebvre ou le speech du gourou escroc que vont voir les jeunes) et prône finalement une rébellion très encadrée. N'oublie pas ton père ... s’achève ainsi sur la réconciliation du père avec le fils et le mariage express de ce dernier avec sa dernière conquête.
Bref, sous son apparente liberté de ton (les dialogues branchés fusent … mais sonnent invariablement faux), le film a bien du mal à masquer son militantisme « petit bourgeois » (voir la mère qui rassure le père après le départ du fils, en lui expliquant que celui-ci vit avec un fils de bonne famille, dont le père travaille à la cour des comptes). Attitude assez hypocrite et vite désagréable, en fait …
Pour le reste, c’est mal, voire très mal joué, filmé sans talent, à l’économie – Balducci donne vraiment l’impression de filmer du vide par moment, tant ses plans s’étirent sans qu’il ne se passe quoi que soit de pertinent à l’écran - et surtout terriblement lourd dans l’écriture.




Média l'Abeille