THE APPRENTICESHIP OF DUDDY KRAVITZ (1974)

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Manu le 18/03/2025 à 17:30
3.6
THE APPRENTICESHIP OF DUDDY KRAVITZ
Réalisé par Ted Kotcheff
Avec Richard Dreyfuss, Micheline Lanctôt, Jack Warden, Randy Quaid, Denholm Elliott.
Film canadien
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 00min.
Année de production : 1974
Titre français : L'apprentissage de Duddy Kravitz
Musique : Stanley Myers
Sortie Cinéma France : 16/06/1976

Les notes

3.6 Critique de Manu
 Critique THE APPRENTICESHIP OF DUDDY KRAVITZ (1974)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.6
The Apprenticeship of Duddy Kravitz est le sixième long métrage cinématographique du canadien Ted Kotcheff. Lauréat du Lion d’or au festival de Berlin en 1974, le film adapte le roman éponyme de Mordecai Richler, publié en 1959. Il est écrit par Richler lui-même et Lionel Chetwynd, scénariste et réalisateur de la production Cannon The Hanoi Hilton en 1987, et se situe dans la carrière de Richard Dreyfuss entre la comédie American graffiti de George Lucas et le drame romantique The Second coming of Suzanne de Michael Barry.

L’un des films les plus réputés de Ted Kotcheff. A juste titre car, revenant sur sa terre canadienne natale, le futur réalisateur de First blood signe ici une très jolie chronique d’apprentissage, au ton plus amer que doux dans sa résolution. Croquant parfaitement sa pittoresque galerie de personnages, le film livre une rarement vue, à cette époque, peinture du quotidien des quartiers pauvres dans le Canada d’après-guerre, constituant à cet égard un intéressant compagnon cinématographique au moins connu Wedding in white de William Fruet, sorti 2 ans auparavant.

D’évidentes qualités d’écriture donc, mais également une interprétation générale qui retient sans difficulté l’attention. Car si Dreyfuss trouve ici l’un des grands rôles de sa prestigieuse carrière, il serait injuste de ne pas également citer les tout aussi excellents Jack Warden, dans le rôle du père baratineur de Duddy, Randy Quaid, en compagnon d’infortune du même Duddy, et Denholm Elliott, en cinéaste avant-gardiste porté sur la bouteille.

Bref, pas un coup de poing comme le précédent Wake in fright de Kotcheff, mais néanmoins une très belle étude de mœurs d’un intérêt historique presque équivalent.


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