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TELL THEM WILLIE BOY IS HERE (1969)

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Léo le 13/04/2014 à 19:19
4
Réalisé par Abraham Polonsky
Avec Robert Redford, Katharine Ross, Robert Blake, Susan Clark, Barry Sullivan.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1969
Titre français : Willie Boy
Musique : Dave Grusin

Sortie Cinéma France : 17/09/2003
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

4.0



 Critique TELL THEM WILLIE BOY IS HERE (1969)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 4.0
Tell them Willie Boy is here est la seconde des trios realizations signees pour le grand écran par Abraham Polonsky, célèbre scénariste blacklisté de la fin des années 40. Ecrit par Polonsky lui-même d’après l’ouvrage éponyme d’Harry Lawton publié en 1960, relatant un authentique fait divers survenu dans la région de Banning, état de Californie, en 1909, le film marque la seconde réunion à l’écran des acteurs Robert Redford et Katharine Ross après Butch Cassidy and the Sundance Kid, sorti sur les écrans quelques mois plus tôt.

Curieusement, ce Tell them Willie Boy is here ne me semble pas jouir d’une très grande popularité au sein de la carrière de Robert Redford, lequel enchainait alors les succès critiques et publics. Un manque d’enthousiasme d’autant plus étrange que ce western pro-indien rivalise sans difficulté avec les titres les plus réussis et ambitieux tourné par la vedette de Jeremiah Johnson à la même époque. Tout juste peut-on reprocher à l’œuvre l’aspect un peu trop « littéraire » d’un ou deux passages dialogués en milieu de film. Le reste tient à peu près du sans faute, pour qui en tout cas de n’attend pas trouver un traditionnel western révisionniste à la Soldier blue.

Willie Boy est en effet un film à message relativement anti-conventionnel dans le ton et l’approche, jouant bien davantage sur l’atmosphère, le cadre, l’ellipse que sur l’accumulation de péripéties et l’analyse classique, directe de ses personnages. L‘intrigue ne se répand jamais en explications, les personnages possèdent et conservent tous une troublante part d’ombre, laissant planer une aura mystique sur l’œuvre entière jusqu’à sa conclusion naturelle dans tous les sens du terme, d’une rare concision.

Si la mise en scène fait montre d’une sacrée personnalité à elle seule, notons tout de même qu’elle est grandement aidée dans sa tâche par une photographie à tomber du maitre en ce domaine Conrad Hall et d’une passionnante partition musicale de Dave Grusin.

Troublant, volontiers énigmatique mais clairement engagé, et magistralement mis en scène. Un titre me semble-t-il important du Nouvel Hollywood.


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