LONESOME DOVE (TV) (1989)
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Léo le 09/10/2013 à 20:38
4
Réalisé par Simon Wincer
Avec Robert Duvall, Tommy Lee Jones, Angelica Huston, Chris Cooper, Diane Lane.
Minisérie américaine
Genre : Western
Durée : 5h 24 min (4 parties d'1h 35min.)
Année de production : 1989
Musique : Basil Poledouris
Avec Robert Duvall, Tommy Lee Jones, Angelica Huston, Chris Cooper, Diane Lane.
Minisérie américaine
Genre : Western
Durée : 5h 24 min (4 parties d'1h 35min.)
Année de production : 1989
Musique : Basil Poledouris
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 4
Par ailleurs, il est dit que son succès d’audience relança à lui-seul le format - alors en perdition - de la minisérie à la télévision US. Tout comme l’œuvre participa à relancer pendant quelques années le genre western, un an avant le Dance with wolves de Kevin Costner. A ce titre, on peut penser que Costner jeta lui-même un œil dessus avant de débaucher Basil Poledouris pour écrire la musique de son opus (lequel devra à regret se désister au profit de John Barry par fidélité envers John Milius, dont le Flight of the intruder, sur lequel il travaillait, prenait du retard) et le directeur de la photographie Dean Semler, réalisateur et opérateur de seconde équipe de la mini-série. En outre, Costner fera appel à Robert Duvall sur son second western Open range (dont Poledouris devait là-encore, initialement écrire le score).
Disons-le tout de suite : Lonesome Dove est un immanquable de la télévision américaine des années 80, voire de la télévision américaine tout court. Redonnant ses lettres de noblesse au western américain dans sa formule la plus classique, cette foisonnante épopée exploite de façon tout à fait remarquable les figures imposées du genre sans jamais tomber dans le cliché ou l’effet « catalogue hommage ». Lonesome Dove, c’est l’Ouest, le vrai, à la fois sauvage et magnifique, peuplé d’hommes d’honneur, d’aventuriers perdus, de cow-boys amoureux, d’indiens cruels, d’entraineuses au grand cœur, d’émigrés irlandais et de cuistots mexicains nostalgiques de leur pays, et de pleins d’autres personnages mythiques du genre encore que les auteurs savent nous rendre vivants et très souvent même étonnement attachants. Avec au centre de cette grande peinture un mémorable personnage de bourlingueur philosophe, Augustus « Gus » McCrae, magistralement incarné par un Robert Duvall véritablement impérial, trouvant peut-être bien là l’un de ses rôles les plus mémorables de sa riche filmographie.
Après, on peut sans doute regretter que tout ça n’ait pas été filmé en scope par un réalisateur à la personnalité un peu plus affirmé que l’honnête faiseur Simon Wincer. La réussite aurait été plus impressionnante encore. Mais qu’importe, l’ensemble est tellement bien écrit, tellement riche et passionnant, et convoque tellement d’émotions diverses et fortes que l’on n'aurait bien tort de faire la moue pour si peu.





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