I QUATTRO DELL APOCALISSE (1975)
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Léo le 20/06/2013 à 13:19
3.6
Réalisé par Lucio Fulci
Avec Fabio Testi, Lynne Frederick, Tomas Milian, Michael J. Pollard.
Film Italien
Genre : Western
Durée : 1h 20min
Année de production : 1975
Titres français : Les Quatre de l'apocalypse / 4 de l'apocalypse
Musique : Franco Bixio
Avec Fabio Testi, Lynne Frederick, Tomas Milian, Michael J. Pollard.
Film Italien
Genre : Western
Durée : 1h 20min
Année de production : 1975
Titres français : Les Quatre de l'apocalypse / 4 de l'apocalypse
Musique : Franco Bixio
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.6
Stylistiquement et structurellement, ce western aux forts accents horrifico-fantastiques me semble être le grand annonciateur des classiques gore à venir de son auteur que sont Zombi 2, Paura nella città dei morti viventi ou ...E tu vivrai nel terrore! L'aldilà . Pour la première fois dans son œuvre, Fulci s’éloigne volontairement d’une narration classique, soucieuse de logique. Plutôt que de proposer un simple récit de vengeance à la progression linéaire, il tente de bâtir son film sur une série de grands tableaux entrecoupés de parfois violentes ellipses. Les repères temporels et géographiques s’estompent peu à peu, certains personnages disparaissent curieusement de l’intrigue, alors qu’on les pensait « tirés d’affaire », tandis que d’autres semble quasiment s’évapore. Tout aussi perturbant est ce mélange d’extrême sentimentalisme - très inhabituel chez Fulci – et de violence sadique tout aussi démesurée, de douceur (la bande-son folk, la photo vaporeuse de Sergio Salvati) et de sauvagerie.
I quattro dell’apocalisse n’a donc rien du traditionnel western spaghetti nihiliste et goguenard. Il place le spectateur dans une situation assez inconfortable, face à certaines images proposées mais également face à la structure aux portes du rationnel de l’œuvre. Au risque même de se l’aliéner, car il faut aussi admettre que si le type d’expérimentations entamées ici par Fulci fonctionnera par la suite à plein régime au sein des univers horrifico-fantastique qu’il mettre en place, dans le cadre plus étroit d’un western, cela donne un résultat un peu contrasté. On peut en tout cas comprendre que l’amateur de spaghettis « traditionnels » rejet cet objet « concept ».
En revanche, il me semble plus difficile de ne pas prendre un brin de plaisir aux prestations des cinq interprètes principaux, en particulier celles de Lynne Frederick, et ses petits airs tristes à vous fendre le cœur, et Tomas Milian en psychopathe de l’Ouest, façon Charles Manson, au look de rock-star défoncée (Johnny Deep n’a rien inventé à ce niveau !).
Une œuvre sans doute un peu trop radicale et déstabilisante pour faire figure de franche réussite, mais qui possède le grand mérite de proposer quelque chose de différent et très personnel dans son genre. A condition bien sûr d’être un minimum réceptif à l’univers de son auteur.





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