LA POLIZIA CHIEDE AIUTO (1974)
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Manu le 06/01/2013 à 10:34
3.9
Réalisé par Massimo Dallamano
Avec Giovanna Ralli, Claudio Cassinelli, Mario Adorf, Franco Fabrizi, Farley Granger.
Film italien
Genre : Thriller, épouvante
Durée : 1h 27min.
Année de production : 1974
Titre français : La Lame infernale
Musique : Stelvio Cipriani
Avec Giovanna Ralli, Claudio Cassinelli, Mario Adorf, Franco Fabrizi, Farley Granger.
Film italien
Genre : Thriller, épouvante
Durée : 1h 27min.
Année de production : 1974
Titre français : La Lame infernale
Musique : Stelvio Cipriani
Sortie Cinéma France : 10/09/1980
Avis rédigé par Manu
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| Note : 3.9
La Polizia chiede aiuto est incontestablement l’une des grandes réussites de Massimo Dallamano comme du cinéma de genre italien des années 70 tout entier, sortant du tout venant dans ce domaine à bien des égards. Déjà sa double nature – giallo et poliziesco en même temps - le place à part. Ensuite, le soin porté à son écriture, qui ne cesse de surprendre le spectateur, en fait une œuvre nettement plus ambitieuse que la moyenne dans le genre. Du début à la fin, rien ne se déroule vraiment comme prévu par le spectateur dans cette enquête : l’identité du tueur nous est révélée assez tôt dans le film, ses motivations sont de nature éminemment pragmatiques - il n’a pour but que de couvrir les exactions de hauts dignitaires de l’état - et, chose rare dans un giallo, la plupart des victimes sont masculines. Le film étonne également en imposant un personnage féminin fort à la tête du récit, tandis qu’il relègue rapidement à l’arrière-plan le perso incarné par Mario Adorf, que l’on croyait pourtant important au début au film. Bref, on va de surprise en surprise jusqu’au bout.
Etonnement, loin de se heurter, le mélange de discours politique dénonciateur et de péripéties souvent sacrément racoleuses, qu’appuie sans détour la mise en scène de Dallamano, donne un résultat assez explosif. Une efficacité brute des images qui trouve peut-être son apogée dans la longue et remarquablement montée séquence de l’attaque de l’hôpital suivie de la course-poursuite auto-moto, ainsi que dans la scène à suspense du parking souterrain.
Enfin, impossible de ne pas dire un petit mot de l’addictif thème musical de Stelvio Cipriani, évoquant avec force et ironie l’innocence perdue des jeunes héroïnes du film. Un morceau musical qui confère une étonnante puissance à toutes les séquences dans lesquelles il intervient (dont le très beau générique de début).
Bref, de la pure exploitation à l’italienne, mais avec du culot, du talent et de l’ambition.





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