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FRIGHT (1971)

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Manu le 06/03/2014 à 20:56
4
Réalisé par Peter Collinson
Avec Honor Blackman, Susan george, Ian Bannen, John Gregson, George Cole.
Film anglais
Genre : Thriller
Durée : 1h 27min.
Année de production : 1971
Musique : Harry Robertson

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

4.0



 Critique FRIGHT (1971)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 4.0
Sixième long métrage de Peter Collinson, Fright se situe dans sa filmographie entre le film d’aventure You can’t win ‘em all et le thriller straight on till morning. Ce récit cousu sur mesure pour le réalisateur anglais, reposant comme The Penthouse, sa première réalisation, ou les subséquents Open season, And the we were nine et The Spiral staircase, sur une confrontation en huis clos entre un ou plusieurs désaxés et une ou plusieurs victimes, est signé du compatriote de Collinson, Tudor Gates, scénaristes de quelques titres culte de la fin des années 60 (Diabolik, Barbarella, The Vampire lovers).

Fright repose sur une intrigue qui pourra sembler au spectateur contemporain d’une handicapante banalité. Anticipant d’une petite dizaine d’années la vague du film de psycho-killer, ainsi que, dans son premier tiers, le classique When a stranger call de Fred Walton, celle-ci ne présente à vrai dire aucune grosses surprises dans son développement. Reste qu’elle n’en demeure pas moins très bien écrite, offrant des rôles denses et difficiles à Susan George et Ian Bannen, et finalement accrocheuse d’un bout à l’autre en dépit de quelques petites maladresses, comme ce rebondissement final, peut-être amené trop brutalement pour convaincre totalement (même si le montage tente de corriger le tir) et soucis mineurs davantage liés au découpage (la police semble tout de même mettre un temps à arriver au domicile des Lloyd).

Quoi qu’il en soit, Fright produit encore son petit effet 35 ans plus tard. Et cet exploit notable, il le doit évidemment en grande partie à la personnalité particulière de son auteur, qui ne se contente pas de nous livrer une réalisation efficace et experte dans l’instauration d’un climat d’angoisse mais enveloppe son intrigue, dès lors qu’Amanda se retrouve face à son agresseur, d’une atmosphère bien pesante, et même assez tordue, donnant au film ce beau petit cachet dérangeant caractéristique de la plupart des meilleurs travaux du réalisateur.

On retrouve donc dans ce huit-clos psychologique par moment étonnement oppressant des échos de The Penthouse comme d’œuvres à venir du cinéaste telles que Open season, And then they were none, The Spiral staircase ou Tomorrow never comes, et cela aussi bien dans les situations développées que dans les thèmes explorés. Description de la folie meurtrière d’un côté, de la difficulté à agir et réagir face à l’agression physique de l'autre, associée à une vision particulièrement sombre des rapports homme-femme, reposant sur la manipulation et la domination, tout cela fait de l’ensemble une œuvre qui porte indéniablement la griffe du cinéaste anglais.

A cela s’ajoute, comme toujours dans les mises en scène de Peter Collinson, une grande richesse formelle dans la composition des plans et, plus généralement, une virtuosité - ici dans la façon de retranscrire à l’écran la folie du personnage de Brian - qui ne tombe jamais non plus dans la gratuité et l’excès de zèle.

Solidement interprété - Susan George trouve sans doute là l’un des rôles marquants de sa carrière, aux côtés de ceux de Straw dogs et Mandigo -– soigneusement écrit et mise en scène avec un talent assez rare dans l’art de malmener le spectateur, Fright s’inscrit donc parmi les franches réussites de son auteur.


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