THE BAD BATCH (2016)
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Manu le 09/04/2020 à 18:34
3.5
Réalisé par Ana Lily Amirpour
Avec Suki Waterhouse, Jason Momoa, Keanu Reeves, Giovanni Ribisi, Jim Carrey.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2016
Avec Suki Waterhouse, Jason Momoa, Keanu Reeves, Giovanni Ribisi, Jim Carrey.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2016
Sortie Cinéma France : 22/09/2017
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.5
On ne pourra pas reprocher à Ana Lily Amirpour de jouer la carte du consensus. The Bad batch est en effet un singulier « post-apo » mélangeant (sorte de) chronique d’apprentissage adolescent, survival horrifique et trip musical, le tout saupoudré d’une bonne dose d’ironie macabre. Un film à forte personnalité donc, plus proche du manifeste arty que de l’œuvre d’exploitation mais qui, justement, me semble souffrir de son caractère par trop affirmé, en oubliant un peu par moment de raconter quelque chose. Du coup, il y a fort à parier que l’ensemble divisera, tant il s’évertue à privilégier l’ambiance sur l’avancée et (inexistante) richesse thématique de son récit.
Voilà donc le spectateur prévenu. Maintenant, me concernant, même avec son intrigue maigrelette errant un peu sans but, à l’image de son héroïne diminuée, régulièrement perdue dans le désert, The Bad batch m’a tout de même procuré suffisamment de plaisir en terme de mise en scène - à la fois énergique, inventive, voire même gonflée, et pleine d’idées visuelles stimulantes - pour réussir à partiellement compenser l’absence d’histoire digne de ce nom à défendre.
Et puis, côté interprétation, il y a tout de même quelques jolies prestations à retenir. Evidemment celle de Suki Waterhouse, très convaincante en ado vénère, mais aussi et peut-être surtout les quelques savoureuses apparitions de Keanu Reeves en gourou moustachu à la cool.
La forme au détriment de la substance donc, mais une forme qui claque bien, pimentée d’une interprétation inspirée et d’une bande-son qui envoie du lourd (à ce titre, Ace of base sur une scène de cannibalisme, fallait oser !).





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