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PUBLIC ENEMIES (2009)

(4) critiques (6) commentaires
Rémi le 17/07/2009 à 11:09
4.28
Réalisé par Michael Mann
Avec Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard, John Ortiz
Film américain
Genre : Policier, Drame, Biopic
Durée : 2h 13min
Musique : Elliot Goldenthal

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.9
4.0
4.2
5.0



 Critique PUBLIC ENEMIES (2009)
Avis rédigé par Rémi   |  le .   |  Note : 5.0
Voila le film que j'attendais le plus cette année et l'attente vaut vraiment la peine. Autant vous dire tout de suite que vous ne vous en sortirez pas avec un seul visionnage pour ce chef d'oeuvre tant Michael Mann a truffé son film de détails passionnants et de plans magnifiquement composés.

Le réalisateur filme, avec la même urgence et la même soif de vie que celles de son héros. Nous suivons les quelques mois de la vie du légendaire gangster John Dillinger, entre sa première sortie de prison et sa mort après plusieurs braquages, une chasse à l'homme effrénée menée par le FBI et sa romanesque aventure avec Billie Frechette (Marion Cotillard).

Techniquement le film est parfait et Michael Mann continue de se réinventer. Depuis Ali, le réalisateur explore, un peu plus à chaque film la liberté et la composition du champ en vidéo numérique. Pour Ali cela lui permettait d’être au plus proche des visages lors des scènes de combats, pour Collateral et Miami Vice les plans urbains de nuit prennent toute leur ampleur avec une profondeur de champ et une perspective complètement nouvelle grâce à la lumière d'arrière plan enfin capturée. Si pour ses films précédents il mêlait les deux supports (traditionnel et vidéo), sur Publics Enemies il opte, avec son directeur de la photographie Dante Spinotti (Heat, The Insider, Manhunter...) pour le 'tout numérique'. Lorsqu'on connait un peu le réalisateur, on sait que ces choix techniques comme ceux qui concernent le casting ou la musique ne sont pas arbitraires ou même influencés par ses gouts du moment. Toutes les décisions sont prises au service du film, de la crédibilité de l'histoire et son authenticité. C'est cette même démarche qui pousse le perfectionnisme du réalisateur à filmer sur les lieux authentiques des évènements.

Comme souvent, Michael Mann adopte un rythme faussement haletant, qui colle (physiquement !) au plus prés des protagonistes, de leurs voitures et de leurs flingues tout en distillant les traits de caractères et l'intimité des personnages au fil du long métrage par des dialogues ciselés mais surtout en prenant le temps de filmer leurs postures, leurs expressions dans des moments qui peuvent sembler insignifiants. Je pense notamment à deux séquences magnifiques : un long plan séquence où Dillinger se ballade incognito dans les bureaux de la police et voit sa vie étalée sur des tableaux et la scène dans le cinéma : une magnifique mise en abime, où le gangster semble se projeter sur l'écran à la place de Clark Gable et devient lui même à cet instant un personnage de cinéma.

La seule mini frustration concerne la place trop mince accordée au personnages secondaires pourtant incarnés par des acteurs de premier ordre : Billy Crudup, James Russo, Giovanni Ribisi, Lili Taylor, Leelee Sobieski, Stephen Graham entre autre (Il y même Emilie de Ravin de la série Lost, méconnaissable). On peut supposer que Michael Mann a décidé de concentrer son récit sur les trois personnages principaux pour des questions de temps.

Une mention aussi concernant la composition d'Elliot Goldenthal particulièrement à l'aise dans les scènes dramatiques, Michael Mann ayant préféré des morceaux d'époque de Billie Holiday ou plus contemporains du blues man Otis Taylor pour les scènes d'action.

Après Watchmen, il s'agit de ma deuxième claque de l'année 2009.


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