KANSAS (1988)
(1) critique (0) commentaire
Manu le 18/06/2026 à 19:39
Réalisé par David Stevens
Avec Matt Dillon, Andrew McCarthy, Leslie Hope, Andy Romano, Brent Jennings.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1988
Musique : Pino Donaggio

Sortie Cinéma France : 08/08/1990
Sortie DVD France : n.c.
Avec Matt Dillon, Andrew McCarthy, Leslie Hope, Andy Romano, Brent Jennings.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1988
Musique : Pino Donaggio
Sortie Cinéma France : 08/08/1990
Sortie DVD France : n.c.
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.0
Kansas est le troisième et dernier long métrage cinématographique de l’australien David Stevens, précédemment coscénariste du Breaker Morant de Bruce Beresford et futur auteur de la pièce à succès « The Sum of us ». Il est écrit par Spencer Eastman, décédé quelques mois avant la sortie du film en salles, et se situe dans la carrière d’Andrew McCarthy entre la chronique criminelle Less than zero de Marek Kanievska et le drame romantique Fresh horses de David Anspaugh.Plutôt loupé, ce Kansas, mais pas inintéressant pour autant. Tourné en 1988, le film était discrètement sorti chez nous au cours de l'été 1990, à la faveur du retour sur le devant de la scène de Matt Dillon, quelques mois plus tôt, dans le Drugstore Cowboy de Van Sant. L’accueil critique ne fut pas fameux dans mon souvenir, et cela se comprend.
Kansas n’est pourtant pas dépourvu d’ambition. On est ici quelque part entre le film noir, avec 2, 3 petites références à Hitchcock (la rencontre des 2 personnages principaux dans le train, leurs retrouvailles à la fête foraine), le drame romantique sur fond de lutte des classes, et, plus largement, la peinture timidement critique de l’Amérique rurale des années Reagan.
Un riche programme, incontestablement, que celui proposé par ce Kansas. Mais un film qui part rapidement un peu dans tous les sens, en plus d’être rarement crédible. Matt Dillon en fait ici 2 fois trop (au point de s’avérer plus rigolo qu'inquiétant par moment), Andrew McCarthy est à l'inverse transparent, et le film n’a finalement rien de très pertinent à raconter sur cette Amérique WASP des grands espaces agricoles.
Et pourtant, ça se laisse bien suivre. Déjà parce que le film est très élégamment photographié par David Eggby (le premier Mad Max, Quigley down under), parce que le score de Pino Donaggio, plutôt détonnant dans ce paysage, ajoute une pincée d’étrangeté à l’affaire. Enfin, ce qui est plutôt positif chez moi, parce que l’on se demande constamment comment tout ça va se terminer.
Dernières critiques ciné

Dernières critiques livres

Derniers commentaires



