IL TRUCIDO E LO SBIRRO (1976)
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Manu le 02/06/2020 à 18:19
3.3
Réalisé par Umberto Lenzi
Avec Tomas Milian, Claudio Cassinelli, Henry Silva, Nicoletta Machiavelli, Robert Hundar.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1976
Titre français : Le Clan des pourris / La Mort en sursis
Musique : Bruno Canfora
Avec Tomas Milian, Claudio Cassinelli, Henry Silva, Nicoletta Machiavelli, Robert Hundar.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1976
Titre français : Le Clan des pourris / La Mort en sursis
Musique : Bruno Canfora
Sortie Cinéma France : 18/11/1977
Avis rédigé par Manu
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| Note : 3.3
Troisième vision de cette première aventure du truand Monezza (dit « Le Fumier », en version française), avec de nouveau la satisfaction de voir Lenzi tenter ici un renouvellement dans la forme comme le fond au sein d’un genre déjà pratiqué depuis 6 films. D’habitude, ses poliziotteschi, c’est le style coup de poing, si possible en dessous de la ceinture pour faire plus mal. Alors qu’ici, on est dans quelque chose de beaucoup plus posé, plus travaillé, qui varie les plaisirs dans l’approche stylistique (caméra à l’épaule bien sûr pour les inévitables séquences automobiles, mais aussi jolis mouvements de grue par endroit, et même un p’tit plan aérien vers la fin).
C’est vrai que du coup, c’est moins nerveux que Brigade spéciale ou La rançon de la peur, mais l’ensemble a plus de classe et démontre, si besoin était, qu’avec des moyens confortables - le film a apparemment coûté assez cher pour un poliziottescho - Lenzi pouvait faire du très bon boulot.
Sans être totalement satisfaisant, le scénario est très intéressant dans son mélange des genres. On passe du film noir à la comédie, certains aspects de l’histoire nous ramène au pur poliziottescho, il y a quelques clins d’œil au western italien - le début évidemment, mais aussi la scène de l’attaque du train et 1 ou 2 séquences de fusillade qui ne dénoteraient pas dans un spaghetti - et certaines passages retrouvent tout de même, en mode mineur, un peu de cette violence sadique / provocatrice propre au ciné de Lenzi.
Enfin et surtout, le film développe un discours intéressant, plus riche qu’attendu chez Lenzi, sur la confusion des genres, entre policiers et gangters, dans l’Italie de ces explosives années 70. Ici personne n’est vraiment clean, la fin semble parfois justifier n’importe quels moyens, les banquiers sont à la fois victimes de la violence urbaine ambiante et eux-mêmes crapules fricotant avec le milieu, la police s’associe temporairement aux truands, arrose des indics qui utiliseront cet argent pour s’acheter des armes. Bref, Il Trucido e lo sbirro brouille les cartes avec un malicieux plaisir, comme rarement chez son réalisateur.
Tout cela fait d'Il Trucido e lo sbirro un poliziottesco un peu à part, bancal et brouillon mais relativement ambitieux, très soignée dans la forme, inhabituellement riche dans son contenu pour polar à l'italienne de série comme celui-ci.




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