BARBAGLIA (LA SOCIETA DEL MALESSERE) (1969)
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Manu le 25/04/2026 à 08:02
Réalisé par Carlo Lizzani
Avec Terence Hill, Don Backy, Frank Wolff, Gabriele Tinti, Tano Cimarosa.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1969
Musique : Don Backy

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.
Avec Terence Hill, Don Backy, Frank Wolff, Gabriele Tinti, Tano Cimarosa.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1969
Musique : Don Backy
Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.
Avis rédigé par Manu
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| Note : 3.4
Barbagia (La societa del malessere) se situe dans la filmographie de Carlo Lizzani entre sa participation au film à sketchs Amore e rabbia et la comédie satirique choral Roma bene. Le film adapte l’ouvrage « La Società del malessere » du journaliste et homme politique sarde Giuseppe Fiori, publié en 1968. Il est notamment écrit par Lizzani lui-même, Dino Maiuri et Massimo De Rita. Soit le même trio de scénaristes que sur le précédent Banditi a Milano de Lizzani. Il s’agit par ailleurs de la troisième et dernière collaboration entre le cinéaste et l’acteur américain Frank Wolff.A la fois polar à l'italienne et drame social, retraçant le parcours criminel du bandit sarde Graziano Cassitta (en réalité Graziano Messina, décédé en avril 2025, à 83 ans, au terme d'une vie jusqu'au bout tumultueuse), Barbagia (La società del malessere) est à rapprocher des précédents Svegliati e uccidi et Banditi a Milano comme du subséquent Crazy Joe dans l’œuvre de Lizzani. Des films aux budgets que j'imagine relativement confortables (3 d'entre eux sont produits par Dino De Laurentiis) offrant du spectaculaire dans un style brut, façon reportage, sans non plus délaisser le fond.
En effet, à travers l’évocation jamais complaisante des agissements criminels de Graziano, le film se veut avant tout le portrait d’une société malade, gangrénée par la pauvreté et la corruption, ne profitant qu’aux spéculateurs terriens et truands en col blanc, poussant les paysans à se tourner vers des activités illégales, parfois sous le contrôle des susnommés.
Lizzani ajoute ainsi, avec ce Bargagia, un opus revêche supplémentaire à son CV, héritier direct du néo-réalisme d’après-guerre dans l’esprit et la forme comme précurseur du cinéma militant de Ken Loach. Opus malheureusement tombé dans l’oubli, comme bien d’autres titres de ce cinéaste, et cela malgré la présence, dans un étonnant contre-emploi, de Terence Hill, acteur alors en passe de devenir une superstar du cinéma transalpin.
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