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PENSIONE PAURA (1977)

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Manu le 17/06/2013 à 12:01
3.5
Réalisé par Francesco Barilli
Avec Luc Merenda, Leonora Fani, Francisco Rabal, Jole Fierro.
Film italien, espagnol
Genre : Drame, horreur
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1977
Musique : Adolfo Waitzman

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.5



 Critique PENSIONE PAURA (1977)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.5
Penzione paura est le second long métrage cinématographique du discret et polyvalent Francesco Barilli. Né à Parme en 1943, Barilli débute comme acteur dans les années 60, obtenant en 1964 le premier rôle masculin du Prima della rivoluzione de Bernardo Bertolucci, avant de s’orienter vers l’écriture, signant en 1972 les scripts de deux petits classiques du cinéma d’exploitation italien, le giallo Chi l’ha vista morire ? d’Aldo Lado et le film d’aventures « mondo » d’Umberto Lenzi, Il Paese del sesso selvaggio. Etape suivante : la réalisation. Barilli y accède en 1974 par le biais d’un giallo hors-norme, l’onirique et vénéneux Il Profumo della signora in nero, suivi trois ans plus tard de cette Pensione paura. Par la suite, le cinéaste abandonna le cinéma dit de genre pour se tourner vers le petit écran et se consacrer presque exclusivement au documentaire.

Sans totalement réitérer l’exploit qualitatif de sa …signora in nero, Barilli signe là encore une œuvre à très forte personnalité, s’éloignant de la simple bande d’exploitation horrifique dans l’originalité de son ambiance, la qualité de son écriture, sans pour autant prendre le genre de haut, renier ce qui en fait le « charme ». Pension paura nous réserve ainsi plusieurs scènes choc n’hésitant pas à provoquer ou titiller le spectateur, mais tout en construisant un récit captivant, que l’on ne peut anticiper, peuplé de personnages étranges, grotesques, souvent effrayants. L’ambiance est long cauchemar éveillé évoquant subtilement les ravages de la guerre sur l’enfance pour un résultat se situant thématiquement et formellement, quelque part entre le cinéma de Pupi Avati, (l’incontournable) David Lynch et Guillermo Del Toro.

Seul regret : Barilli a ici un peu de mal à conclure son récit, les derniers rebondissements, peut-être insuffisamment étoffés, et l’onirique résolution de son intrigue n’étant pas tout à fait à la hauteur de l’exposition et du développement celle-ci. Néanmoins, l’ensemble possède suffisamment de caractère, d’images susceptibles de s’imprimer durablement à l’esprit (comme la très glauque, limite oppressante scène du « bain de boue » des cadavres dans le sous-sol de la pension), pour laisser l’amateur de cinéma gonflé des années 70 sur une impression très positive.


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