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NON SI SEVIZIA UN PAPERINO (1972)

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Manu le 25/03/2026 à 16:03
4.6
Réalisé par Lucio Fulci
Avec Florinda Bolkan, Barbara Bouchet, Tomas Milian, Irene Papas, Marc Porel.
Film italien
Genre : Horreur
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1972
titre français : La Longue nuit de l'exorcisme
Musique : Riz Ortolani

Sortie Cinéma France : 22/03/1978
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

4.6



 Critique NON SI SEVIZIA UN PAPERINO (1972)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 4.6
Non si sevizia un paperino et le vingt-cinquième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Lucio Fulci. Tourné en extérieurs dans la région méridionale des Pouilles, le film est coécrit par Fulci, Roberto Gianviti et - nouveau venu dans « l’écurie » des scénaristes collaborateurs du cinéaste - Gianfranco Clerici. Le film marque la seconde collaboration de Fulci avec l’actrice Florinda Bolkan après Una lucertola con la pelle di donna et se situe dans la carrière de Tomas Milian entre le western La Banda J. & S. – Cronaca criminale del Far West de Sergio Corbucci et la comédie La Vita, a volte, è molto dura, vero Provvidenza? de Giulio Petroni.

L’un des 4 ou 5 grands classiques de Fulci - on laissera les spécialistes du réalisateur débattre de son rang exact dans ce classement - ainsi que, de façon moins discutable encore, l’un de ses travaux les plus ambitieux et aboutis. Soit un mélange étonnant de suspense, drame social et épouvante qui ne vise pas seulement la séquence choc, même s’il en réserve quelques-unes parmi les plus mémorables de toute l’œuvre fulcienne, mais propose une vraie et passionnante sur l’Italie à 2 vitesses du début des années 70.

Non si sevizia un paperino ne fonctionne donc pas uniquement sur son récit policier empruntant au giallo, mais se démarque avant tout à travers sa vision d’un pays où s’entrechoquent modernité et rites ancestraux, mélanges d’ignorance et de superstitions. Un choc culturel que la mise en scène de Fulci illustre remarquablement, dans le choix éclairé de décors et cadres mémorables, tout en nous régalant de l’un de ces ambiances lourdes, presque suffocante ici, caractéristique de son cinéma.

L’une des grandes réussites du cinéma de genre italien des années 70, dans laquelle, devant comme derrière la caméra, tout le monde semble avoir donné le meilleur de lui-même, et constitue sans doute, aux côtés de sa Beatrice Cenci, l’une des meilleures portes d’entrée au sein du cinéma provocateur, un peu mystique et souvent torturé de Fulci.


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