MOTHER'S DAY (2010)
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Léo le 05/07/2013 à 09:10
3.2
Réalisé par Darren Lynn Bousman
Avec Rebecca De Mornay, Deborah Ann Woll, Jaime King, Shawn Ashmore, Briana Evigan.
Film Américain
Genre : Horreur, Thriller, Drame
Durée : 1h 52min
Année de production : 2010
Musique : Bobby Johnston
Avec Rebecca De Mornay, Deborah Ann Woll, Jaime King, Shawn Ashmore, Briana Evigan.
Film Américain
Genre : Horreur, Thriller, Drame
Durée : 1h 52min
Année de production : 2010
Musique : Bobby Johnston
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.2
Il semblerait que le film de chevet de Bousman soit The last house on the left de Wes Craven. Une parenté que revendique en tout cas clairement ce Mother’s day, à ce jour le film le plus « séduisant » de son réalisateur. Dans les intentions, l’œuvre affiche une ambition de radicalisme horrifique des plus appréciables, similaire à ce que propose actuellement le cinéma de Rob Zombie. Dans son rendu final, toutefois, le résultat s’avère plus contrasté, bien en deçà par exemple d'un Devil’s rejects, film dont la trame pousse à une comparaison immédiate avec le Mother’s… de Bousman.
Si l’on cantonne à le juger sur sa seule efficacité, le film mérite pourtant la note maximale. Les 112 minutes sont plus que rondement menées, fertiles en rebondissements et suspense. Par ailleurs, je dois reconnaitre que l’on retrouve dans certaines séquences, pour la plupart situées en début de film, le caractère oppressant des titres de Craven et Zombie pré-cités, la tension retombant graduellement - comme souvent dans ces cas-là - lorsque l’action gore prend le pas sur l’horreur psychologique. Rien à dire non plus sur l’interprétation, si ce n’est peut-être que le numéro de garce frappadingue de Rebecca De Mornay rappelle sans doute un peu trop sa prestation de nanny psychopathe dans The Hand that rocks the cradle.
Non, ma seule réticence à l’égard de cette Mother’s day vient du fond pernicieusement consensuel et puritain dans lequel baigne son intrigue. Ainsi les séquences les plus dérangeantes sont-elles toutes rapidement désamorcées (le strip-tease devant le mourant) et les personnages de victime présentés presque systématiquement comme des pêcheurs en quête de rédemption, ayant forcement une faute à expier. Un positionnement moral permanent qui me semble finalement aller bien à l’encontre des discours subversifs qu'entretenaient Wes Craven et Rob Zombie dans leurs travaux respectifs.





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