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SAN BABILA ORE 20: UN DELITTO INUTILE (1976)

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Manu le 31/10/2013 à 09:49
3.7
Réalisé par Carlo Lizzani
Avec Daniel Asti, Brigitte Skay, Pietro Brambilla, Rodolfo Dal Pra, Franco Ferri.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1976
Musique : Ennio Morricone

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.7



 Critique SAN BABILA ORE 20: UN DELITTO INUTILE (1976)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.7
Situé dans la filmographie de Carlo Lizzani dans la chronique sociale Storie di vita e malavita (Racket della prostituzione minorile) et le drame érotico-politique Kleinhoff Hotel, San Babila ore 20 : un delitto inutile relate un tragique fait divers survenu non loin de la place San Babila à Milan le 25 mai 1975 : l’assassinat gratuit d’Alberto Brasili par 5 jeunes néo-fascistes. Coécrit par Lizzani et le très engagé à gauche Ugo Pirro, San Babila marque pour son réalisateur une sorte de retour formel aux sources puisque l’œuvre s’inscrit dans la pure tradition neo-réaliste d’après-guerre, reposant sur un casting d’acteurs totalement inconnus, pour la plupart débutants, et un tournage misant sur la collaboration disons involontaire de la population locale dans toutes les scènes de rue.

Pas le film le plus connu de Carlo Lizzani, et pourtant certainement l’une des belles réussites de sa longue et riche filmographie. Cinéaste toujours bien intentionné mais manquant un peu trop souvent de rigueur ou tout simplement d’inspiration dans l’exécution de ses ambitieux projets, Lizzani livre ici un film très équilibré dans son ratio message / execution. Tout en s’attachant à dépeindre de façon très rigoureuse une situation socio-politique brûlante d’actualité, le cinéaste évite de s’enliser dans le didactisme rigide de certains de ses précédents travaux. San Babila ore 20 : un delitto inutile dit beaucoup de choses pertinentes sur l’explosive situation politique italienne des années 70 sans partir dans de grands discours théoriques ou miser sur une forme particulièrement élaborée pour séduire le spectateur.

Tourné dans les grandes artères milanaises sous le regard de passants-acteurs aux réactions d’un naturel (forcement) confondant (cf. la scène où notre bande provoque leurs congénères en s’amusant avec des sex-toys en pleine rue), San Babila est une œuvre coup de poing à la fois complexe dans le fond (si pas toujours subtile, il est vrai) et accessible dans la forme (à la différence des travaux d’Elio Petri de la même époque, par exemple), nous montrant un pays tiraillé entre les extrêmes sous le regard d’une police parfois complice, parfois seulement impuissante, en adoptant le style libre d’un reportage tournant, dans son dernier tiers, au presque suspense urbain d’une authentique intensité.

On appréciera en outre la sobriété glaçante et pathétique de son final, dernière preuve de la maitrise étonnante avec laquelle l’inégal Lizzani a ici mené sa barque.


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