BEATRICE CENCI (1969)
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Léo le 19/06/2013 à 14:21
4
Réalisé par Lucio Fulci
Avec Tomás Milian, Adrienne Larussa, Georges Wilson, Massimo Sarchielli, Raymond Pellegrin.
Film Italien
Genre : Drame historique
Durée : 1h 39min
Année de production : 1969
Titre français : Liens d'amour et de sang
Musique : Angelo Francesco Lavagnino
Avec Tomás Milian, Adrienne Larussa, Georges Wilson, Massimo Sarchielli, Raymond Pellegrin.
Film Italien
Genre : Drame historique
Durée : 1h 39min
Année de production : 1969
Titre français : Liens d'amour et de sang
Musique : Angelo Francesco Lavagnino
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 4
Et l’on peut comprendre que Fulci soit plutôt satisfait de cette Beatrice Cenci. Car, tout en demeurant fortement imprégné de sa singulière personnalité, l’ensemble s’affirme rapidement comme une très belle réussite formelle doublée – chose peut-être plus rare chez lui – d’un récit d’une intensité dramatique / émotionnelle prégnante. Le film séduit par son ambitieuse structure narrative – bâtie sur un long flash-back à l’intérieur duquel s’insèrent plusieurs autres flash-backs – qui renforce intelligemment la noirceur et le caractère implacable d’un propos dont on connait de toute façon d’avance l’issue fatale.
Autres éléments typiquement fulcien conférant puissance et originalité à ce projet : la virulence de son discours anticlérical, discours que l’on retrouvera d’ailleurs dans plusieurs travaux à venir du cinéaste, et l’accent porté sur l’atmosphère, anticipant là-encore les subséquents opus horrifiques de Fulci. Suintant la mort, la déliquescence morale et la folie, l’ambiance n’est donc pas à l’illustration proprette tandis que le réalisateur insiste plus que de raison sur les détails les plus affreux de cette célèbre affaire, s’arrêtant notamment longuement sur les tortures subies par Beatrice et son amant. Enfin, dernier atout majeur de l’œuvre : la prestation mémorable de Georges Wilson, incarnant un Francesco Cenci monstrueux de cruauté et bestialité.
Titre au demeurant assez méconnu dans l’œuvre de Lucio Fulci, Beatrice Cenci n’a donc rien d’une œuvre sagement illustrative. Refus d’académisme dans la forme, de neutralité dans l’approche : le cinéaste impose avec force son univers tourmenté, signant un film passionnant mais également - limite manifeste de celle-ci - relativement éprouvant pour le spectateur.





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