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DIE FALSCHUNG (1981)

(1) critique (3) commentaires
Manu le 29/05/2011 à 10:28
3.9
Réalisé par Volker Schlöndorff
Avec Bruno Ganz, Hanna Schygulla, Jerzy Skolimowski, Jean Carmet.
Film allemand, français
Genre : Guerre, drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1981
Titre français : Le Faussaire
Musique : Maurice Jarre

Sortie Cinéma France : 28/10/1981
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.9



 Critique DIE FALSCHUNG (1981)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.9
Réalisé par Volker Schlöndorff 2 ans après son multi récompensé Die Blechtrommel (palme d’or à Cannes et oscar du meilleur film étranger), Die Fälschung est l’adaptation du roman éponyme de Nicolas Born, écrivain et poète allemand décédé prématurément en 1979. Il s’agit par ailleurs de la seconde des 5 collaborations entre le cinéaste et le scénariste français Jean-Claude Carrière.

Incontestablement, on a affaire ici à du très lourd, dans le meilleur sens du terme. Portrait d’un journaliste-reporter au travail dans le Beyrouth en pleine guerre civile du tout début des années 80, Le Faussaire (titre français) fonctionne sur au moins trois niveau : portait intime d’un homme en pleine débâcle maritale, interrogation sur le journalisme de guerre, l’implication et l’objectivité de ceux qui relatent, voir mettent en quelque sorte en scène ces tragédies, et description coup de poing d’un sanglant conflit fratricide sans bon ni méchant, catholiques libanais et pro-palestiniens commettant chacun à leur tour les pires exactions.

Evitant tout didactisme dans ses portraits d’individus souvent ambigus, parvenant à exposer on ne peut plus clairement une situation geo-politique pourtant aussi complexe que celle du conflit libanais, ce film exigeant est indéniablement un modèle en d’écriture cinématographique. Côté réalisation, la satisfaction est peut-être encore plus intense. Tourné sur place dans une ville que l’on croirait sortie d’un univers post-apocalyptique, Le Faussaire est truffé de séquences de guérillas urbaines franchement hallucinantes, mélange d'ultra-réalisme et fantasmagorie. Visuellement fascinant, le travail de Schlöndorff ne tombe toutefois jamais dans l’épate et la gratuité.

Enfin, également digne d’éloges est l’interprétation, avec en particulier un Bruno Ganz investi comme jamais en journaliste s’interrogeant sur son métier et son couple, et un Jean Carmet en charognard de guerre vendant au plus offrant armes de guerre et photos des atrocités du conflit.

Une œuvre incontournable au sein de la passionnante filmographie de Schlöndorff, à mon avis aussi importante que son Tambour.


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