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NEAR DARK (1987)

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Manu le 30/12/2012 à 21:42
4.2
Réalisé par Kathryn Bigelow
Avec Adrian Pasdar, Jenny Wright, Lance Henriksen, Bill Paxton, Jenette Goldstein.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1987
Titre français : Aux frontières de l'aube
Musique : Tangerine Dream

Sortie Cinéma France : 09/11/1988
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

4.2



 Critique NEAR DARK (1987)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 4.2
Near dark est le second long métrage de Kathryn Bigelow, alors compagne de James Cameron, après le relativement obscur The Loveless, signé 3 ans plus tôt. Distribué sur le sol américain par la compagnie de production de Dino De Laurentiis, alors en pleine déroute financière, cette relativement modeste production horrifique est co-écrite par Eric Red, précédemment scénariste de The Hitcher. Red et Bigelow collaboreront à nouveau ensemble sur le film suivant de la cinéaste, Blue steel. Devenu assez rapidement culte, le film fut par ailleurs un cuisant échec commercial à sa sortie sur le sol US.

Relecture moderne de l’inusable thème du vampire, Near dark combine brillamment deux univers cinématographiques passionnants, celui éminent viscéral de Kathryn Bigelow, étude des instincts primaires, parfois proche de l’animalité (relevant dans ce Near dark, comme dans Point break, de l’esprit de tribu) de l’être humain à celui - moins sophistiqué mais lui demeurant cependant très proche dans ses interrogations sur la part de bestialité indissociable de tout un chacun - d’Eric Red, dont les futures réalisation, Body parts et Bad moon en particulier, s’inscrivent directement dans la réflexion initiée par cet opus (tandis que son Cohen & Tate récupère de son côté la même ambiance nocturne).

Même s’il repose sur une intrigue simple, des dialogues qui ne donnent pas dans la grande rhétorique et des personnages que l’on qualifiera poliment d’entiers, Near dark est donc bien plus qu’un simple film de vampire bourrins « new age » à la Lost boys ou Twilight. La personnalité de Bigelow et Red s’imprime si fort à l’écran qu’elle excuse même des comédiens au jeu assez limité - mais néanmoins parfaits dans leurs emplois respectifs – ainsi qu’une bande son indéniablement datée, le résultat s’assimilant essentiellement à un (bad) trip sensoriel aux images difficilement oubliables, si là-encore incontestablement marquées du sceau de l’esthétique eighties.

Un classique de sa décennie. Point barre.


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