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SCORPIO (1973)

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Manu le 15/03/2013 à 18:32
3.5
Réalisé par Michael Winner
Avec Burt Lancaster, Alain Delon, Paul Scofield, John Colicos, Gayle Hunnicutt.
Film américain
Genre : Espionnage
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1973
Musique : Jerry Fielding

Sortie Cinéma France : 11/04/1973
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.5



 Critique SCORPIO (1973)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.5
Scorpio se situe entre deux « Bronsonneries » dans la filmographie de Michael Winner, The Mechanic et The Stone Killer. Le film est écrit par Gerald Wilson - sa troisième collaboration (sur cinq) avec Winner - et David W. Rintels, scénariste spécialisé dans le thriller politico-historique. Pour l’anecdote, il semblerait que Scorpio ait été le premier film tourné dans les véritables locaux de la CIA. Détail plutôt cocasse : alors qu’une partie de son intrigue évoque une opération clandestine de faux cambriolage couverte par les services secrets américains, c'est à l'époque de son tournage que va éclater le futur scandale du Watergate, qui mènera à la démission de Nixon en aout 1974.

Un Winner de la grande époque que ce Scorpio. Sans doute pas le plus marquant, car plus classique, moins provocateur, moins polémique que ses petits camarades cinématographiques de la même couvée. Mais tout de même… le cynisme et désenchantement propre au cinéma du père des Death wish tire tout de même cette classique histoire d’agent secret décidé à raccrocher les gants vers quelque chose d’assez inimitable et excitant à la fois.

Dans le fond, cette vision totalement désabusée, et assez désespérante, d’un monde sans le moindre idéal, dans lequel espions des deux camps adverses ne croient plus en rien, semblent uniquement guidés par des motivations personnelles et s’entredévorent sans véritable raison, est d’une force, d’un nihilisme assez rare et proprement délectable.

Dans la forme, c’est également une réussite. A condition bien entendu d’apprécier la méthode Winner. A savoir qu’il faut être sensible au côté rentre dedans, parfois brouillon, de sa mise en scène, au découpage musclé de ses films - notons au passage qu’il signe lui-même le montage de ce Scorpio. Une méthode qui s’avère en tout cas d’une efficacité assez imparable sur les scènes d’action / suspense, débouchant ici sur une mémorable séquence de course-poursuite dans le métro, alors en construction, de Vienne. Une scène qui met d'ailleurs fortement à contribution les talents d’ancien athlète de cirque de Burt Lancaster (alors tout de même âgé de 59 ans). Enfin, impossible, avant de clore ce joli tableau, de ne pas louer l’exceptionnelle richesse du score de Jerry Fielding, marquant sa cinquième et avant dernière association avec le cinéaste.

Bref, moins culte qu’un Mechanic, un Death wish ou un Sentinel, mais extrêmement robuste, et sans conteste à ranger dans le haut du panier des réussites de son auteur.


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