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UNA SPIRALE DI NEBBIA (1977)

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Manu le 12/07/2012 à 16:22
2.2
Réalisé par Eriprando Visconti
Avec Claude Jade, Marc Porel, Duilio Del Prete, Carole Chauvet, Stefano Satta Flores.
Film italien, français
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1977
Titre français : Caresses bourgeoises
Musique : Ivan Vandor

Sortie Cinéma France : 07/06/1978
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

2.2



 Critique UNA SPIRALE DI NEBBIA (1977)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 2.2
Una Spirale di nebbia (littéralement « Une spirale du brume ») est la huitième et avant dernière réalisation d’Eriprando Visconti, neveu du célèbre Luchino Visconti, essentiellement connu chez nous pour sa version de Michel Strogoff. Cette coproduction italo-française est l’adaptation du roman éponyme (traduit chez nous sous le titre « Jeux de brouillard ») de l’écrivain napolitain Michele Prisco, publié en 1966. Remarquons enfin que son sulfureux titre français, Caresses bourgeoises, cherche visiblement à stimuler chez le spectateur une association d'idées avec les drames criminels du Chabrol des années 70 (parmi lesquels ses Folies bourgeoises, signées un an auparavant).

Le scénario de cette curiosité fortement ancrée dans son époque ne manque pas d’ambition. Que se soit dans son propos, attaque en règle de la grande bourgeoisie italienne sourde à l’évolution des mœurs de année 60-70, doublée d’une enquête policière visant à déterminer le degré culpabilité du personnage incarné par Marc Porel, ou dans sa structure, proposant une narration non linéaire à personnages multiples, qui entrelace présent et flash-backs cherchant à « décrypter » la vie du couple Porel / Chauvet.

Porté qui plus est par une belle et surprenante brochette d’acteurs représentants pour certains le meilleur cinéma d’auteur de la période et pour d’autre les grandes heures de l’exploitation à l’européenne, Una Spirale di nebbia possède à priori de sérieux attributs pour intriguer, voire retenir l’attention. Pourtant, je dois bien reconnaitre que l’ensemble n’est parvenu à m'intéresser qu’avec beaucoup de difficultés. Déjà parce la réalisation de Visconti manque la plupart du temps terriblement d’idées et de personnalité. Ensuite parce qu’au niveau de l’intrigue et de la réflexion sur le mariage qu’elle entend développer, Una Spirale di nebbia en reste le plus souvent à l'étalage verbal de banalités et situations choc / dilemmes moraux de roman photo.

Par ailleurs, n’aidant pas à élever le débat ni à prendre le film très au sérieux, le soin méthodique avec lequel les auteurs déshabillent la quasi intégralité de leur distribution donne la nette impression que certains impératifs commerciaux ont prévalus sur des préoccupations disons « plus nobles ». Le film se voit ainsi ponctué de multiples séquences coquines d’une gratuité totale qui ne font que renforcer la superficialité d’un contenu thématique déjà très fragile.

Maintenant, je mentirais si je n’admettais pas que croiser dans un même film Claude Jade, Martine Brochard, Eleonora Giorgi et quelques autres en tenue d’Eve, cela ne permet pas de relever le niveau d’intérêt de la chose et conférer finalement un charme assez unique à cette médiocre bande oubliée.


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