LA TRUITE (1982)
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Manu le 21/12/2018 à 18:31
2.5
Réalisé par Joseph Losey
Avec Isabelle Huppert, Jean-Pierre Cassel, Jeanne Moreau, Daniel Olbrychski, Jacques Spiesser.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1982
Musique : Richard Hartley
Avec Isabelle Huppert, Jean-Pierre Cassel, Jeanne Moreau, Daniel Olbrychski, Jacques Spiesser.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1982
Musique : Richard Hartley
Sortie Cinéma France : 22/09/1982
Avis rédigé par Manu
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| Note : 2.5
Peinture critique du capitalisme broyeur d’individus et de la mondialisation avant l’essor de celle-ci, du moins aux dires des spécialistes, le roman « La truite » offrait donc au très politisé Joseph Losey une matière filmique potentiellement idéale. Et si le résultat affiche clairement une ambition à la hauteur de son modèle littéraire, de même qu’une forte personnalité s’encrant parfaitement dans l’univers réflexif de son auteur, il faut bien reconnaitre que celui-ci ne pousse pas à l’enthousiasme délirant, voire même modéré.
Pas évident, en effet, de trouver cinéma plus froid, rejetant volontairement toute émotion de la sorte, refusant au spectateur tout élan d’empathie pour ses personnages, tous plus détestables les uns que les autres. Une ambiance glaciale, à laquelle s’ajoute un démarrage narratif relativement opaque pour qui ne sait rien l’ouvrage réputé ici adapté.
Bref, cette Truite ne tient donc pas de la partie de plaisir. Pourtant, on ne parvient jamais totalement à s’en détourner. Parce qu’Isabelle Huppert se révèle un choix parfait dans le rôle de l’énigmatique et fascinant Frédérique, parce que le reste de la distribution est à la hauteur de sa prestation, parce qu’enfin l’œuvre ne manque finalement pas d’interpeler dans sa vision du monde dépourvue de toute humanité, vision qu’illustre assez remarquablement la mise en scène de Losey et les décors d’Alexandre Trauner, en particulier dans la partie japonaise du récit.
Un film qui ne manque certainement pas d’ambition et affiche d’évidentes qualités de réalisation comme d'interprétation, mais un film que sa sécheresse viscérale condamne également à la marginalité, nous donnant souvent l'impression d'assister à une troublante expérience de laboratoire et rien de plus.




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