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IL PREFETTO DI FERRO (1977)

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Manu le 14/04/2019 à 10:42
3.3
Réalisé par Pasquale Squitieri
Avec Giuliano Gemma, Francisco Rabal, Stefano Satta Flores, Claudia Cardinale, Salvatore Billa.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1977
Titre français : L'affaire Mori
Musique : Ennio Morricone

Sortie Cinéma France : 26/04/1978
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.3



 Critique IL PREFETTO DI FERRO (1977)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.3
Il Prefetto di ferro est le huitième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Pasquale Squitieri. Le film marque la première des 3 collaborations entre le cinéaste napolitain et l’acteur Giuliano Gemma, ainsi qu’avec le compositeur Ennio Morricone. Il s’agit par ailleurs du troisième film réunissant à l’écran Giuliano Gemma et l’espagnol Francisco Rabal.

Sorte de sous-Francesco Rosi déclinant un cinéma à thèse post-néo-réaliste sur un mode plus romanesque et mélodramatique que son bien plus illustre - du moins, de ce côté de la chaîne alpine - confère, Pasquale Squitieri s’en va ici marcher sur les plates-bandes de Damiano Damiani. Il Prefetto di ferro se veut en effet un drame criminel doublé d’une étude sociologique sur cette toujours aussi indomptable Sicile, semble-t-il éternellement prisonnière d’un opaque et étouffant système mafieux.

Evoquant une affaire alors vieille de 50 ans pour sans doute mieux s’insurger contre des pratiques alors encore en activité au cœur des années 70, le projet, guidé par une incontestable volonté de dénonciation et souci de véracité documentaire, se pare donc d’une plus qu’honorable ambition et démontre au passage, après Il Deserto dei Tartari l’année précédente, toute l’étendue du jeu de Giuliano Gemma, capable d’assurer dans un registre beaucoup sérieux que celui des westerns spaghetti et comédies exotiques auxquels on l’a trop souvent cantonné.

Bref, une œuvre historique responsable dans la lignée du précédent I Guappi du même auteur, mais une œuvre souffrant de la même façon d’un côté un peu raide, et qui ne parvient à véritablement s’éveiller qu’en de trop rares occasions, comme dans cette belle mais courte séquence du départ de Sicile en bateau de tous les condamnés. Par ailleurs, on ne manquera pas d’interroger la pertinence du rôle de Claudia Cardinale, compagne d’alors de Squitieri, au sein du récit.

Solide, instructif, authentique, mais manquant un peu de souffle comme de caractère.


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