EL SUENO DEL MONO LOCO (1989)
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Manu le 21/01/2022 à 18:05
3.5
Réalisé par Fernando Trueba
Avec Jeff Goldblum, Miranda Richardson, Anémone, Dexter Fletcher, Daniel Ceccaldi.
Film espagnol, français
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1989
Titre français : Le Rêve du singe fou
Musique : Antoine Duhamel
Avec Jeff Goldblum, Miranda Richardson, Anémone, Dexter Fletcher, Daniel Ceccaldi.
Film espagnol, français
Genre : Drame
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1989
Titre français : Le Rêve du singe fou
Musique : Antoine Duhamel
Sortie Cinéma France : 17/01/1990
Avis rédigé par Manu
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| Note : 3.5
Tout l’univers torturé de l’auteur / scénariste de L’important, c’est d’aimer et Josepha au rendez-vous de ce drame passionnel / obsessionnel suffisamment tordu et improbable côté distribution pour retenir jusqu’au bout l’attention du spectateur défricheur de curiosités.
Découvrir Jeff Goldblum marié à Anémone tandis que Dexter Fletcher, futur réalisateur de Rocket man, interprète ici un jeune cinéaste prodigue frappé de la cafetière dont Daniel Ceccaldi doit produire le nouveau film, c’est en effet déjà une petite expérience cinématographique en soi. Mais El sueño del mono loco
propose en en plus une agréable balade dans le Paris du tournant des années 90, que la réalisation de Trueba revêt d’une pincée d’étrangeté distinguant cette adaptation de Frank de toutes les précédentes proposée - seul l’oublié Spirale s’en rapprochant un tantinet.
Après, on pourra malheureusement trouver la mécanique scénaristique quelque peu érodée. Que ce soit le basculement progressif du personnage principal dans la folie paranoïaque, le moteur de ce phénomène - une passion dévorante que l’on a un peu de mal à s’expliquer - ou l’amorce de réflexion sur les vertiges de la création artistique accompagnant cette descente aux enfers, tout cela sent quand même un brin le réchauffé ici, et la réalisation de Trueba, globalement plus appliquée qu’inspirée, ne parvient jamais à subtilement brouiller les cartes comme l’aurait fait un Polanski par exemple.
En résulte un film étrange, davantage décalé, voire savoureusement grotesque par moment, que vénéneux, méritant tout de même largement le coup d’œil au sein de l’habituellement beaucoup plus sage filmographie de Trueba.





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