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DAYS OF HEAVEN (1978)

(1) critique (0) commentaire
Manu le 17/05/2012 à 10:36
4.8
Réalisé par Terrence Malick
Avec Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard, Linda Manz, Robert J. Wilke.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1978
Titre français : Les Moissons du ciel
Musique : Ennio Morricone

Sortie Cinéma France : 01/06/1979
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

4.8



 Critique DAYS OF HEAVEN (1978)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 4.8
Contrairement à son Badlands, signé en 1974, ce second film de Terrence Malick repose dans sa forme finale sur une ligne narrative et des dialogues largement improvisées par le cinéaste et ses acteurs. Les deux rôles principaux du film devaient originellement être tenus par John Travolta et Geneviève Bujold. Tommy Lee Jones fut en outre envisagé par Malick pour incarner le fermier, avant que le cinéaste ne se décide à embaucher son ami le dramaturge Sam Shepard, lequel obtint ainsi son tout premier rôle à l’écran. Le montage du film s’étala sur plus d’un an et demi, Malick se laissant largement guidé, pour construire son récit, par les 60 heures d’enregistrement vocaux qu’il avait réalisé auprès de l’actrice débutante Linda Manz. Au final subsiste 15 minutes de cette envoutante voix-off, faite d’observations et commentaires libres.

Près de 35 ans après sa réalisation, il faut bien se rendre à l’évidence : Days of heaven est l’un des fleurons du cinéma américain des années 70, l’un de ses chefs d’œuvre. Le genre de film dans lequel tout sort de l’ordinaire, tout fascine et témoigne d’une approche « en grand » du cinéma. Un film de visionnaire, de ceux qui font avancer les choses.

Plus concrètement, Days of heaven impressionne par la richesse de son intrigue, à la fois classique mélodrame rural et portrait plus large de l’Amérique, ses fondements, son Histoire et ses démons, par la forme brillamment elliptique de son montage, ses décors et sa photographie proche de l’œuvre d’art, la puissance de sa mise en scène qui, comme d’habitude chez Malick, lie intimement l’humain à la nature, et la qualité du score d’Ennio Morricone, proposant notamment une très belle – et 100% morriconienne - variation autour de l’Aquarium du Carnaval des animaux de Saint-Saëns. Il va par ailleurs sans dire que les 4 acteurs principaux sont formidables, voire plus généralement l’ensemble de la distribution, la moindre silhouette dégageant une force et une authenticité rare.

Bref, du très grand cinéma, qu’on ne lasse pas de revoir, à la fois pour gouter encore aux nombreux trésors dont il recèle et se frotter à nouveau à cette part de mystère qu’il conserve curieusement au fil des visions.


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