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DAISY MILLER (1974)

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Manu le 17/11/2013 à 21:21
3.8
Réalisé par Peter Bogdanovich
Avec Cybill Shepherd, Barry Brown, Cloris Leachman, Mildred Natwick, Eileen Brennan.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1974

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.8



 Critique DAISY MILLER (1974)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.8
Filmé à Rome et Vevey, en Suisse, Daisy Miller est l’adaptation du roman éponyme d’Henry James, originellement publié sous forme de feuilleton dans la revue Cornhill Magazine en 1878. Après Paper Moon, il s’agit du second film produit sous l’égide de la firme de production The Directors Company, initiée par Francis Ford Coppola, Peter Bogdanovich et William Friedkin, en association avec la Paramount. L’insuccès financier de Daisy Miller, précédant celui de The Conversation, ultime titre produit par La Directors company, mettra fin à ce beau projet estampillé 100 % « Nouvel Hollywood ».

Accueilli plutôt froidement par la critique en son temps, qui reprocha notamment à Bogdanovich de ne simplement penser qu’à se faire plaisir en employant sa petite amie du moment, Cybill Shepherd, dans le rôle-titre, Daisy Miller mérite mieux que sa relativement mauvaise réputation. Adapté par le scénariste et romancier Frederic Raphael (Eyes wide shut), ce récit tragico-romantique d’une passion avortée entre un indécis, faible de caractère, et une insouciante pétillante de vie au sein de la grande bourgeoisie européenne de la fin du dix-neuvième siècle est à la fois un ravissement dans la forme et un modèle d’élégance et intelligence dans l’écriture et la mise en scène.

Déjà, le travail accompli sur les décors par Ferdinando Scarfiotti (Il Conformista, Scarface) est remarquable, détaillé mais jamais surchargé. Les deux acteurs principaux m’ont ensuite semblé absolument parfaits chacun dans leur registre, dégageant l’un comme l’autre une fragilité immédiatement accrocheuse. Enfin, la réalisation de Bogdanovich s’avère assez remarquable dans sa façon de distiller dans l’atmosphère langueur et mélancolie, sans insistance, condamnant ainsi ses personnages à l’infortune amoureuse en douceur, tuant tranquillement dans l’œuf toute possible initiative de leur part.

Un beau film donc, assez cruel sous ses bonnes manières, qui mériterait d’être reconsidérer dans la filmographie de son auteur.


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