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CAMILLE 2000 (1969)

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Manu le 02/11/2012 à 19:57
3.8
Réalisé par Radley Metzger
Avec Danièle Gaubert, Nino Castelnuovo, Eleonora Rossi Drago, Roberto Bisacco, Massimo Serato.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 2h 10min.
Année de production : 1969
Musique : Piero Piccioni

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.8



 Critique CAMILLE 2000 (1969)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.8
Production tournée en langue anglaise, destinée au marché américain mais filmée intégralement en Italie (non pas pour dans le but de réduire les coûts de production, selon son auteur, mais plutôt dans celui d’obtenir de meilleurs collaborateurs qu’aux Etats-Unis, à budget équivalent), Camilla 2000 est l’une des nombreuses adaptations cinématographiques du roman d’Alexandre Dumas fils « La Dame aux camélias », publié pour la première fois en 1848. Un ouvrage littéraire en partie autobiographique que son auteur adaptera par la suite en pièce de théâtre et qui constituera par ailleurs la principale source d’inspiration de l’opéra par Giuseppe Verdi « La Traviata ». Cette transposition du récit de Dumas Fils dans la haute bourgeoisie romaine de la fin des années 60 se veut quant à elle avant tout inspirée par le livre et non ses « produits dérivés ». Le film marque l’éphémère come-back de l’actrice française Danièle Gaubert, étoile filante du cinéma français de l’époque découverte par Marcel Carné, qui épousera par la suite le champion de ski Jean-Claude Killy et sera prématurément emportée par un cancer à l’âge de 44 ans. Notons enfin que Radley Metzger souhaitait au départ Jean-Claude Brialy pour incarner le personnage d’Armand Duval.

Passé au fil des décennies du statut de petite bande de sexploitation à celui de film culte de l’ère pop-psychédélique, Camille 2000 n’a sans doute rien de follement original dans son propos ou sa vision de haute et décadente société romaine. J’imagine par ailleurs que les audaces à caractère sexuel du film ont aujourd’hui perdues une bonne partie de l’aura sulfureuse qu’elles pouvaient posséder à l’époque.

Toutefois, le classicisme un peu sage de la trame comme des situations coquines qu’elle propose se trouvent largement compensé par l’investissement affiché par la mise en scène de Metzger, qui tend tout de même à sublimer tout ce qu’elle touche. Indiscutablement le réalisateur a su bien s’entourer ici. Mais il est clair que la réussite du film ne tient pas qu’à un recrutement bien géré. Car c’est bien le cinéaste qui a su motiver suffisamment le directeur de la photo Ennio Guarnieri, le décorateur et costumier Enrico Sabbatini (Cadaveri eccellenti, Jesus of Nazareth, The Mission) et le compositeur Piero Piccioni pour qu’ils donnent ici le meilleur d’eux-mêmes. C’est également bien lui qui donne à l’ensemble sa puissance érotique peu commune, met aussi remarquablement en valeur son interprète féminine principale, opte pour un rythme si troublant et des idées de mises en scène si stimulantes.

Un grand mélodrame pop régalant aussi bien l’œil que l’oreille. Bref, pour le plaisir des sens avant tout …


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