SEMI-TOUGH (1977)
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Manu le 17/08/2013 à 22:30
3.5
Réalisé par Michael Ritchie
Avec Burt Reynolds, Kris Kristofferson, Jill Clayburgh, Robert Preston, Bert Convy.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1977
Titre français : Les Faux durs
Musique : Jerry Fielding
Avec Burt Reynolds, Kris Kristofferson, Jill Clayburgh, Robert Preston, Bert Convy.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1977
Titre français : Les Faux durs
Musique : Jerry Fielding
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.5
Si Semi-tough ne compte pas parmi les grandes réussites de Ritchie, l’œuvre n’en reste pas moins ambitieuse que The Candidate ou Smile, pour citer deux de ses travaux nettement moins contestés signés au cours de la même décennie. Elle colle en tout cas parfaitement à la personnalité de son auteur. Dans sa forme, il se dégage de certaines séquences une étonnante spontanéité, proche du documentaire, caractéristique du style Ritchie (jusqu’à An almost perfect affair, au moins) et l’on retrouve dans le fond les grandes thématiques de son cinéma : observation du machisme, de l’esprit de compétition américain, sur un ton souvent très ironique. Et dans ses meilleurs moments – la scène de thérapie de groupe du mouvement B.E.A.T, tout le passage dans lequel Burt Reynolds drague par dépit une femme au physique un peu ingrat dans un hôtel - le film retrouve presque la saveur humoristique unique d’un Smile, à la fois drôle, méchante et un rien sinistre dans le fond.
Malheureusement Semi-tough se perd à vouloir courir plusieurs lièvres à la fois. Il dilate sa force comique et son intérêt à tenter de livrer un regard caustique sur les coulisses du football US, sport macho par excellence, de railler certains phénomènes sociétaires du moment, tout en s’appuyant sur une classique intrigue amoureuse triangulaire pour avancer, intrigue dans laquelle le personnage de Kris Kristofferson se voit d’ailleurs largement sous-exploité. Tout est amusant au final, mais rien n’est vraiment approfondi.
Au final, on obtient un film futé et ambitieux mais boiteux et sporadiquement divertissant, souvent plus cynique que réellement drôle. Rien à redire sur l’interprétation en revanche. Parmi les prestations les plus savoureuses prestations, citons celle de Burt Reynolds évidemment, mais aussi de Bert Convy en gourou beau gosse au discours sibyllin et Lotte Lenya en masseuse aux méthodes de remises en forme pour le moins musclées.





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