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QUANDO LE DONNE PERSERO LA CODA (1972)

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Manu le 19/07/2020 à 19:38
3.5
Réalisé par Pasquale Festa Campanile
Avec Santa Berger, Lando Buzzanca, Renzo Montagnani, Frank Wolff, Lino Toffolo.
Film italien, allemand
Genre : Comédie
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1972
Titre français : Quand les femmes perdirent leur queue
Musique : Ennio Morricone

Sortie Cinéma France : 24/02/1972
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.5



 Critique QUANDO LE DONNE PERSERO LA CODA (1972)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.5
Quando le donne persero la coda est la quinzième des 42 réalisations signées par le romain Pasquale Festa Campanile entre 1963 et 1984. Cette suite du Quando le donne avevano la coda réalisé 2 ans plus tôt par Campanile est notamment écrite par Ottavio Jemma et Campanile lui-même, d’après une histoire imaginée par Lina Wertmüller. Il s’agit par ailleurs du troisième des 4 films de Campanile mettant en vedette l’acteur sicilien Lando Buzzanca, ainsi que de l’ultime apparition à l’écran de l’américain Frank Wolff, décédé avant même la fin du tournage.

Du Campanile sans surprise notable, et donc exactement comme on l’aime, c’est-à-dire caustique, intelligent et volontiers scabreux, offrant dans le ton une liberté provocatrice que l’on peine à (re)trouver aujourd’hui à l’écran et qui n’en finit plus de condamner son cinéma à une relative marginalité, là où l’on célèbre les plus fédérateurs Monicelli, Risi, Comencini, voire progressivement les Nanni Loy et autres Luciano Salce.

Titre oublié d’une filmographie entière non moins passée à la trappe de la reconnaissance, Quando le donne persero la coda demeure pourtant l’un des titres possiblement les plus fédérateurs de son auteur, fausse farce vaguement salace nous refaisant en douce l’Histoire du capitalisme moderne. Bref, un vrai film de coco dénonçant en s’amusant l’aliénation et corruption de l’homme par l’argent qui, en poussant le bouchon un peu loin, n’a dans le fond presque rien à envier au cinéma de Petri.

Après, on peut évidemment regretter que, comme souvent chez Campanile, scénariste de formation, la réalisation donne l’impression de passer au second plan derrière l’écriture. On sent en effet l’affaire légèrement expédiée à ce niveau, développant par ailleurs une esthétique kitsch bien particulière, qui ne séduira probablement pas l’ensemble des spectateurs.

Un titre un rien brouillon dans la forme donc, mais extrêmement stimulant, moderne et généreux dans le fond, poussant encore une fois à une urgente redécouverte / réhabilitation du travail de Campanile.


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