OPERAZIONE SAN PIETRO (1967)
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Manu le 06/03/2020 à 19:05
3
Réalisé par Lucio Fulci
Avec Lando Buzzanca, Jean-Claude Brialy, Heinz Rühmann, Christine Barclay, Edward G. Robinson.
Film italien, allemand, français
Genre : Comédie
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1967
Titre français : Au diable, les anges !
Musique : Ward Swingle
Avec Lando Buzzanca, Jean-Claude Brialy, Heinz Rühmann, Christine Barclay, Edward G. Robinson.
Film italien, allemand, français
Genre : Comédie
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1967
Titre français : Au diable, les anges !
Musique : Ward Swingle
Sortie Cinéma France : 08/08/1968
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3
Petit changement de braquet pour Lucio Fulci que cette fantaisie criminelle italo-germano-française invitant à son bord quelques vedettes non-italiennes dont le français - un peu perdu, il bien l’avouer - Jean-Claude Brialy, en gigolo des bas-fonds romains, et l’américain Edward G. Robinson en mode auto-parodique dans son rôle de gangster à l’ancienne, excité de la gâchette.
Le futur réalisateur de Zombi 2 quitte donc pour la première fois le registre de la seule comédie pour aller, tout proportion gardée, vers un spectacle plus généreux en intensité dramatique, voire même presque sombre par moment, si l’on s’arrête sur les rapports ambigus, quelques peu déviants même, qu’entretiennent certains personnages. Un subtil goût de bizarre qui vient donc relever en douce un récit comico-policier quant à lui peu exaltant, et très en deçà de celui imaginé précédemment par De Concini et Baracco pour le film de Risi.
Car côté comédie, il faut bien reconnaitre que cela ne fonctionne pas des masses. Operazione San Pietro patine même sévèrement dans la facilité, que ce soit dans ses digressions burlesques ou ses multiples moqueries anticléricales. Le film demeure constamment laborieux à ce seul niveau, sans que le rythme très soutenu imposé par Fulci du côté de la réalisation ou l’inimitable concours de Rémy Julienne à la longue séquence de course-poursuite finale ne parviennent à redresser la barre à ce niveau.
Bref, la patine sixties est là, ça bouge beaucoup, ça semble tailler pour Fulci sur le papier, lequel soigne indéniablement le job, mais ça ne débouche curieusement sur rien d’excitant ou d’amusant.





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