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Manu le 27/04/2013 à 11:33
3
Réalisé par Lucio Fulci
Avec Lando Buzzanca, Rossano Brazzi, Sylva Koscina, Moira Orfei, Christa Linder.
Film italien
Genre : Comédie, fantastique
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1975
Musique : Franco Bixio

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.0



 Critique IL CAV. COSTANTE NICOSIA DEMONIACO, OVVERO: DRACULA IN BRIANZA (1975)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.0
Il cav. Costante Nicosia demoniaco, ovvero: Dracula in Brianza est l’avant-dernière comédie signée par Lucio Fulci, réalisateur aujourd’hui essentiellement connu pour ses opus horrifiques des années 70 et 80 mais qui, avant de faire carrière dans ce registre, fut auparavant un gros pourvoyeur de farces à l’italienne, en qualité de scénariste et / ou réalisateur. Ce mélange de fantastique parodique et de sexy comédie, notamment écrit par les également réalisateurs Pupi Avati et Bruno Corbucci (dans la grande tradition du cinéma populaire italien, pas moins de 5 scénaristes sont ici crédités), marque la troisième collaboration de Fulci avec le comique sicilien Lando Buzzanca.

Comme toute les comédies réalisées par Lucio Fulci, Il cav. Costante Nicosia demoniaco, ovvero: Dracula in Brianza possède, en plus du solide métier acquis par son réalisateur à l’époque, un petit quelque chose de plus dans la confection. Face à ce que proposait la (nombreuse) concurrence du moment dans le domaine en Italie, cette nouvelle attaque en règle du machisme latin, saupoudré d’un nuage de satire sociale (le personnage central est un patron cherchant littéralement à sucer le sang de ses employés, dusse-t-il pour cela organiser une collecte sanguine !), se distingue en effet par ses qualités visuelles - le film marque au passage l’une des toutes premières collaborations du cinéaste avec Sergio Salvati, directeur de la photographie des ses futures réussites dans le domaine de l’épouvante - ainsi que le soin porté aux décors et plus généralement à l’ambiance (faussement) fantastique. Avec ici et là quelques petits détailles macabres typiques de l’univers du réalisateur (apparition cauchemardesques du comte Dragulescu, plan d’une tête de cheval dépecée en introduction de la séquence sicilienne,etc…).

Maintenant, aussi travaillée soit-elle pour une grosse farce de ce type, Il cav. Costante Nicosia demoniaco, ovvero: Dracula in Brianza n’en demeure pas moins un effort comique secondaire pour son réalisateur, inférieur notamment à ses deux autres comédies signées au cours des années 70, All'onorevole piacciono le donne (Nonostante le apparenze... e purché la nazione non lo sappia) et La Pretora. Une fois son postulat comique posé, l’œuvre donne notamment l’impression de tourner un peu en rond, de ne pas toujours très bien savoir quoi faire de son sujet. Son intérêt fluctue alors en fonction de la valeur comique de ses scénettes, certaines très drôles (le rendez-vous chez la prostituée sado-masochiste), d’autres moins inspirées (la tentative avortée de Costante de renouer avec une ancienne maitresse).

Au final, un titre mineur mais agréable dans la filmographie de Lucio Fulci, seulement un plus intéressant dans la forme et les ambitions initiales que dans le résultat. Nul doute de toute façon que les inconditionnels du cinéaste y trouveront leur compte.


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