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ANCHE SE VOLESSI LAVORARE, CHE FACCIO ? (1972)

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Manu le 27/06/2021 à 20:13
3.6
Réalisé par Flavio Mogherini
Avec Enzo Cerusico, Ninetto Davoli, Adriana Asti, Maurizio Arena, Vittorio Caprioli.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1972
Musique : Ennio Morricone

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.6



 Critique ANCHE SE VOLESSI LAVORARE, CHE FACCIO ? (1972)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.6
Anche se volessi lavorare, che faccio? est la première réalisation du talentueux chef décorateur Flavio Mogherini, partenaire de Pasolini sur Accattone et Festa Campanile sur La Matriarca et Scacco alla regina notamment. Le film est écrit par Mogherini et l’un de ses principaux interprètes, Enzo Cerusico. Le film marque les retrouvailles à l’écran de Ninetto Davoli et Adriana Asti, 4 ans après le sketch « Che cosa sono le nuvole ? » de l’anthologie Capriccio all’italiana, signé Pasolini. Les 2 se retrouveront par ailleurs 42 ans plus tard à l’affiche du Pasolini d’Abel Ferrara avec Willem Dafoe dans le rôle titre.

A l’exception peut-être de sa curieuse Ragazza dal pigiama giallo tournée en Australie, on ne connait pour ainsi dire pas du tout l’œuvre de Flavio Mogherini de ce côté-ci des Alpes. Titre obscur parmi une douzaine d’autres tout aussi méconnus, Anche se volessi lavorare, che faccio ? relève ainsi de l’excellente surprise, prompte à séduire l’amateur de cinéma italien tant au niveau de l’écriture que de l’interprétation ou encore la réalisation.

Chronique douce-amère narrant les « exploits » de 4 pauvres bougres, voleurs d'objets d'art et pilleurs de tombe à leurs heures perdues, le film me semble se rapprocher, dans le ton, du cinéma de Salce (ici présent comme acteur) ou de certains Corbucci. Plus pittoresque que franchement drôle, l’œuvre observe son petit monde avec cette ironie empreinte d’humanité propre au meilleur du cinéma italien. C’est bien écrit, vif, générant un malin suspense dans son dernier tiers.

Satisfaction totale également du côté de l’interprétation, avec notamment un grandiose Vittorio Caprioli dans son habituel emploi de salopard, et pour n’absolument rien gâcher, score 4 étoiles de Morricone qui confèrent un superbe cachet mélancolique à certaines séquences (celles de bord de mer en particulier).

Petite mais très attachante réussite donc, soignée et touchante, qui donne bien envie de creuser la filmographie oubliée de Mogherini.


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