1941 (1979)
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Manu le 17/07/2011 à 21:41
4.2
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Dan Aykroyd, Ned Beatty, John Belushi, Lorraine Gary, Murray Hamilton
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 55min
Année de production : 1979
Musique : John Williams (1)
Avec Dan Aykroyd, Ned Beatty, John Belushi, Lorraine Gary, Murray Hamilton
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 55min
Année de production : 1979
Musique : John Williams (1)
Sortie Cinéma France : 12/03/1980
Sortie DVD France : 01/12/2009
Sortie DVD France : 01/12/2009
Avis rédigé par Manu
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| Note : 4.2
Ainsi, même si au final je ne considère pas l’ensemble comme une comédie spécialement désopilante – on reste tout de même dans le domaine assez limité de la grosse farce - c’est donc cette hystérie générale et ce déferlement de talent et d’invention que je retiens ici. Spielberg qui multiplie les hommages et (auto)-références cinématographiques, enquille les morceaux de bravoure, détruit tous les superbes décors mis à sa disposition comme tel un vilain garnement s’amusant à casser le gros joujou qu’on vient de lui offrir, mais aussi William Fraker qui signe un travail photographique de premier plan, John Williams qui semble lui aussi s’amuser comme un petit fou. Et je ne parle pas des effets spéciaux / visuels du film, de toute beauté.
Quant à l’interprétation, c’est là aussi que du bonheur. Warren Oates, Toshiro Mifune, Christopher Lee, Slim Pickens et les autres n’ont certes qu’un temps de présence à l’écran limité, mais les voir tous réunis ici, faire les pitres en jouant pour certains malicieusement de leur image, c’est là encore quelque chose d’extrêment stimulant pour le cinéphile amoureux de cette époque.
Très mal accueilli par la critique américaine en son temps, 1941 demeure un essai unique, à part, dans la filmographie de son auteur, faisant à mon sens figure d’œuvre transitoire/porte d’entrée à tout un pan du cinéma US de divertissement des années 80, que se soit dans sa surenchère décomplexée ou son hommage/retour à une imagerie hollywoodienne de type forties/fifties. Une sensation à laquelle la présence de Robert Zemeckis au poste de co-scénariste n’est probablement pas étrangère. Enfin, cette énorme mais délicieuse pâtisserie qu’est 1941 annonce plein de travaux à venir de Spielberg, parfois de façon fugace (le dinosaure en carton-parte au pied duquel s’écrase l’avion de Tim Matheson), parfois de manière plus explicite (le détournement comique de l’imagerie nazie, à la Aventuriers de l’arche perdue, l’intérêt du cinéaste pour les gros zavions, qui revient dans Always, ou les scènes de panique générale, annonçant 25 ans avant celles mémorables de La Guerre des mondes).
Bref, pour toutes ces raisons, et plein d’autres encore, 1941 est à consommer sans modération.





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