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LA CENA PER FARLI CONOSCERE (2007)

(1) critique (3) commentaires
Manu le 01/11/2010 à 18:00
3.4
Réalisé par Pupi Avati
Avec Diego Abatantuono, Vanessa Incontrada, Violante Placido, Inés Sastre, Francesca Neri
Film italien
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2007
Musique : Riz Ortolani

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

3.4



 Critique LA CENA PER FARLI CONOSCERE (2007)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 3.4
S’exprimant à travers des genres aussi différents que la farce all’italiana, le biopic, le film historique, la chronique adolescente ou le film d’épouvante, Pupi Avati est l’un des derniers cinéastes–auteurs italiens ayant connu (la fin de) l’âge d‘or du cinéma transalpin à travailler encore à l’heure actuelle avec une belle régularité. Et, au regard de ce Cena per farli conoscere, du délicat Un Coeur ailleurs (2004) ou encore de son très bon film « de poker », La Rivincita di Natale (2004), il est vraiment dommage que son oeuvre soit autant négligée de ce côté-ci de la chaîne Alpines. Car s’il est fort probable que ses films ne présentent pas tous le même intérêt, de ce que je connais de son travail tous portent bien sa griffe et participent à leur façon à la construction d’une oeuvre personnelle très attachante.

Relevant en apparence de la classique chronique familiale bourgeoise tragi-comique (à la Danielle Thompson), La Cena per farli conoscere aborde le thème des opportunités – petites et grandes – manquées tout en rendant en parallèle un bel hommage au cinéma italien de la grande époque à travers son personnage central d’acteur de cinéma bis déchu reconverti dans le sitcoms télé – à la Gianni Garko / Ray Lovelock – qu’interprète Diego Abatantuono, l'un des acteurs fétiches d'Avati. Le fictif Sandro Lanza ne cesse ainsi d’évoquer sa rencontre avec le grand Pietro Germi, qui, s’il l’avait fait tourner, aurait pu donner une autre toute autre direction à sa carrière. Et Avati d’évoquer par le même biais aussi bien Dino Risi que Sergio Corbucci et, à travers lui, ce cinéma d’exploitation pas toujours bien apprécié en son temps au sein duquel Avati lui-même a oeuvré avec succès.

Les références ne manquent donc pas, mais sans que l’on tombe pour autant dans le pensum amer. Car Avati est un sage, un délicat, un pudique qui sait éviter les grands effets dramatiques. Ainsi la scène-pivot du film, celle du repas de Noël dans cette froide et impressionnante demeure toute en baies vitrées, que l’on jurerait avoir déjà visité au détour d’un giallo d’Argento ou d’Ercoli, est-elle bâtie autour de discussions à priori anodines, dont l’importance au sein du récit ne n’affiche pas ouvertement. L’hommage est feutré, évidemment teinté d’une certaine nostalgie pour une époque révolue ainsi que d’une pointe d’ironie mordante envers l’Italie actuelle, mais sans jamais faire preuve d’aigreur, en abordant les choses plutôt sereinement.

Un très beau film de plus à mettre au compte d’Avati … du moins est-ce l’impression sur laquelle il m’a laissé, accompagné d’une petite frustration de n’avoir pu le découvrir avec sous-titres.

A noter que le film s’achève sur l’amusante filmographie défilante de Sandro Lanza, passant en revue tous les sous-genres du cinéma bis italien des années 60 à 80, à travers des titres tels que Walter e i suoi fratelli (1963), Colpogrosso al servizio della regina (1967), Un colpo dolce da uccidere (1969) Squadra antiraket (1976) The Last Zombie Holocaust (1979) La Liceale e l’amica di papà (1980) ou encore Inchiesta al Blue-Gay (1984).


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