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GUY (1996)

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Manu le 01/08/2026 à 20:46
2
Réalisé par Michael Lindsay-Hogg
Avec Vincent D'onofrio, Hope davis; Diane Salinger, Richard Portnow, Michael Massee.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1996

Sortie Cinéma France : n.c.
Sortie DVD France : n.c.

Les notes

2.0



 Critique GUY (1996)
Avis rédigé par Manu   |  le .   |  Note : 2.0
Tourné à Los Angeles, Guy est le cinquième long métrage cinématographique de fiction de l’éclectique Michael Lindsay-Hogg. Le film est écrit par le documentariste Kirby Dick. Il se situe dans la carrière de Vincent D’Onofrio entre le biopic The Whole wide world de Dan Ireland et le drame criminel The Winner d’Alex Cox.

Réalisateur essentiellement connu aujourd’hui pour son documentaire sur les Beatles, Let it be et son travail dans le domaine du clip musical, Michael Lindsay-Hogg s’est régulièrement frotter à la fiction, sans jamais choisir la facilité, mais avec rarement de réussite à la clef. A l’image de ce Guy, où l’histoire d’une jeune cinéaste (Hope Davis, que l’on ne verra que furtivement, en toute fin de film), trouvant en Guy, un monsieur tout-le-monde croisé dans la rue (un « guy », quoi) le sujet de son nouveau documentaire. Filmé dès lors en permanence par cette dernière, Guy va bientôt ressentir plus que de la simple sympathie pour elle.

Réflexion sur le voyeurisme, l’art et le désir, mais également portrait satirique d’un mâle américain lambda de la toute fin du vingtième siècle, Guy marque indéniablement quelques points du côté de l’ambition, d’autant que Lindsay-Hogg opte ici pour un bien casse gueule point de vue intégral en caméra subjectif.

Mais, on ne répétera jamais assez, il ne suffit pas de se démarquer dans la forme pour réussir son coup. Et non seulement il est difficile croire à l’histoire que nous conte Guy - Qui accepterait sans aucune contrepartie de se faire filmé H24 par une inconnue ? - mais, qui plus est, la réflexion que développe le film sur le rapport entre l’artiste et son modèle, tout comme le portrait qu’il nous dresse de son personnage principal, ne sortent jamais de la banalité, cumulant plutôt lieux communs et clichés propres à la romcom.

Reste tout de même une performance centrale à saluer, quand bien même Vincent D’onofrio, également coproducteur ici, gaspille clairement son talent, et le côté balade au naturel dans le Los Angeles du milieu des années 90. Mais l’impression générale demeure malgré tout celle d’un objet arty à la fois creux et vain (voire vaniteux).


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