GREETINGS (1968)
(1) critique
(0) commentaire
Connectez-vous pour noter ce film et écrire une critique.
Manu le 13/05/2012 à 19:56
3.5
Réalisé par Brian De Palma
Avec Jonathan Warden, Robert De Niro, Gerrit Graham, Richard Hamilton, Rutanya Alda.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 28min.
Année de production : 1968
Musique : Eric Kaz
Avec Jonathan Warden, Robert De Niro, Gerrit Graham, Richard Hamilton, Rutanya Alda.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 28min.
Année de production : 1968
Musique : Eric Kaz
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.5
A l’évidence, Greetings est l’une des œuvres matricielles du cinéma de De Palma, passionnante à découvrir pour le spectateur contemporain connaissant un peu l’œuvre de cinéaste. On y retrouve, dans une forme plus brute, plus expérimentale et plus satirique, tout ce qui va faire, formellement et thématiquement, le grand cinéma du De Palma des années 70 et 80 : hommage-référence brillamment digéré à Hitchcock (la caméra va même jusqu’à surprendre l’un des personnages à feuilleter le fameux livre d’entretiens entre Hitchcock et Truffaut) et aux maitres avant-gardistes du cinéma européen des années 60 (Godard, Antonioni et son Blow up), réflexion sur l’image et le sens qu’on lui accorde, la notion de réalité et de fiction/manipulation, sur le caractère voyeuriste et manipulateur du cinéaste. Bref, un vrai petit lexique De Palmesque …
Ce film bouillonnant d’idées, annonçant aussi bien Blow out que Body double ou même Casualties of war, vaut également pour les percutantes prestations de De Niro, succulent en voyeur, inventeur du peep art (ou le voyeurisme considéré comme un art à part entière) tentant d’échapper à l’incorporation, et Gerrit Graham en nerd parano, obsédé par l’assassinat de JFK.
Sans doute pas un incontournable de De Palma, déjà parce ce que, même s’il est totalement représentatif de ce dernier, le film ne peut prétendre non plus à s’adresser à un très large public. Mais une œuvre importante à sa façon, que les fans du réalisateur ou le spectateur sensible au cinéma contestataire de cette époque auraient tort de zapper.





Média l'Abeille