MACARTHUR (1977)
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Léo le 09/01/2014 à 09:35
2.5
Réalisé par Joseph Sargent
Avec Gregory Peck, Ivan Bonar, Ward Costello, Ed Flanders, Dick O'Neill.
Film américain
Genre : Biopic, Guerre
Durée : 2h 10min.
Année de production : 1977
Titre français : MacArthur, le général rebelle
Musique : Jerry Goldsmith
Avec Gregory Peck, Ivan Bonar, Ward Costello, Ed Flanders, Dick O'Neill.
Film américain
Genre : Biopic, Guerre
Durée : 2h 10min.
Année de production : 1977
Titre français : MacArthur, le général rebelle
Musique : Jerry Goldsmith
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 2.5
Curieux assemblage de personnalités que celui proposé par ce MacArthur. Si ses scénaristes et son duo de producteurs, David Brown et Richard D. Zanuck, rattachent le film à la mouvance dite du Nouvel Hollywood, son réalisateur reste quant à lui un pur produit du boom de la télévision US de la décennie précédente tandis que son interprète principal Gregory Peck représente le Golden Hollywood d’après-guerre dans toute son assurance tranquille.
Une salade d’influence donc, qui débouche sur un film indiscutablement en deçà des attentes légitimes du spectateur, même si constamment intéressant à suivre. Premier écueil : le scénario. Hal Barwood et Matthew Robbins se contentent ici bien trop souvent d’énumérer les hauts faits guerriers de leur sujet sans jamais vraiment tenter d’en décoder la personnalité. On nous montre certes un individu complexe. Mais cette complexité (apparemment un peu atténuée dans ses aspects les plus sombres) ne débouche sur aucune réflexion pertinente, aucune interrogation de quelque nature que se soit.
Second problème : le budget. Devant ici constamment jouer de roublardise pour masquer l’absence de tournage « on location », Joseph Sargent ne parvient jamais à insuffler un caractère épique à son récit, alors que tout ici, du tempérament de MacArthur aux situations historiques qu’il vit, concourent à une mise en image audacieuse embrassant de multiples extérieurs. Enfin, troisième réserve : l’interprétation curieusement figée de Gregory Peck, n’aidant pas plus que le scénario à saisir les ambigüités intrinsèques à son personnage.
Subsistent néanmoins quelques séquences marquantes comme celle de la signature de la reddition du Japon, où la réalisation de Sargent, filmant alors l’Histoire à échelle humaine, en se concentrant sur le moindre détail, se montre beaucoup plus à son avantage et, principal atout de l’œuvre apportant seul dans ses interventions un peu d’émotion à l’œuvre, un percutant score martial de l’indispensable Goldsmith.
Un grand film sur le papier, une sage leçon d’Histoire en image à l’arrivée.




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