LES RAYONS ET LES OMBRES (2026)
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Manu le 23/03/2026 à 17:47
Réalisé par Xavier Giannoli
Avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diehl, Olivier Chantreau, André Marcon.
Film français
Genre : Biopic
Durée : 3h 15min.
Année de production : 2026
Musique : Guillaume Roussel

Sortie Cinéma France : 18/03/2026
Sortie DVD France : n.c.
Avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diehl, Olivier Chantreau, André Marcon.
Film français
Genre : Biopic
Durée : 3h 15min.
Année de production : 2026
Musique : Guillaume Roussel
Sortie Cinéma France : 18/03/2026
Sortie DVD France : n.c.
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.9
Les Rayons et les ombres est le neuvième long métrage du scénariste et réalisateur Xiavier Giannoli. Le film est notamment écrit par Giannoli lui-même et Jacques Fieschi, qui avait déjà collaboré à l’écriture de 3 des précédentes réalisations du cinéaste : Une aventure en 2005, L’apparition en 2018 et Illusions perdues en 2021. Il se situe dans la carrière de Jean Dujardin entre le suspense fantastique L’homme qui rétrécit de Jan Kounen et le drame Montagnes russes de Cyril Gelblat.Ambitieux projet - un de plus - pour Giannoli que ce biopic sur Jean Luchaire et sa fille Corinne, tristes figures majeures de la collaboration franco-allemande. Une histoire vraie que le cinéaste s’approprie sans difficulté tant celle-ci vient naturellement enrichir toutes les interrogations hantant son univers cinématographique.
Peuplé de personnages à la pensée et aux comportements contradictoires, manipulateurs manipulés pas si innocents que cela, mais pas si coupables non plus, le récit fleuve de cette fresque à la fois voluptueuse et glaciale vient ainsi enrichir une passionnant réflexion sur le mensonge (aux autres comme à soi-même) et les faux-semblants, entamée par son auteur depuis, au moins, Quand j’étais chanteur, en 2006.
Pour autant, pas de sentiment de redite ici. Car, au risque de frustrer le spectateur espérant retrouver ici la virulence comico-noire scorsesienne d’Illusions perdues ou de la mini-série D’argent et de sang, Giannoli choisit une approche plus posée, un peu plus pesante également.
Tout en relevant haut la main son pari d’œuvre-fleuve de plus de 3 heures fonctionnant sans temps mort, il construit Les Rayons et les ombres comme une lente plongée en eaux troubles, dont les effets se font ressentir bien au-delà de la vision du film. Soit une proposition au final nettement moins évidente qu’attendue, très intelligemment perverse, qui nous renverrait davantage, dans l’œuvre de Giannoli, au quelque peu sous-estimé L’apparition, dans son fonctionnement « à retardement ».
Passionnante et exigeante, flamboyante et malaisante, nécessaire également, une réussite qui s’impose dans la nuance et le malaise, et révèle au passage une actrice épatante, que je veux croire promise à une très belle carrière.
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