HENRY VIII AND HIS SIX WIVES (1972)
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Manu le 16/05/2020 à 22:54
3.1
Réalisé par Waris Hussein
Avec Keith Michell, Donald Pleasence, Charlotte Rampling, Jane Asher, Lynne Frederick.
Film anglais
Genre : Biopic
Durée : 2h 05min.
Année de production : 1972
Titre français : Henri VIII et ses six femmes
Musique : David Munrow
Avec Keith Michell, Donald Pleasence, Charlotte Rampling, Jane Asher, Lynne Frederick.
Film anglais
Genre : Biopic
Durée : 2h 05min.
Année de production : 1972
Titre français : Henri VIII et ses six femmes
Musique : David Munrow
Avis rédigé par Manu
| le .
| Note : 3.1
Version ciné condensée de la mini-série à succès de la BBC, The Six wives of Henry VIII, diffusée 2 ans plus tôt à la télévision anglaise, Henry VIII and his six wives n’a semble-t-il pas suscité le même enthousiasme que son modèle à sa tardive sortie en salles hors du territoire britannique. L’oubli relatif dans lequel l’œuvre est aujourd’hui tombée s’explique peut-être par l’austérité d’une œuvre très éloignée des mélodrames historiques nettement plus flamboyants concoctés à la même époque par Charles Jarrott ou Michael Anderson.
Bien que pensé pour le grand écran, Henry VIII and his six wives ne se dépare ainsi jamais vraiment d’un côté fiction éducative made in BBC fort prononcé. Ainsi faut-il un brin de motivation pour investir cette œuvre relativement austère dans laquelle les mots et les prestations d’acteurs occupent volontairement le premier rang, le travail de Waris Hussein se résumant ici essentiellement à servir au mieux les uns et les autres. Un effort qui s’avère payant car la force de l’interprétation et la rigueur scénaristique du film confèrent progressivement une coloration tragique assez marquante à ce qui se révèle au final un biopic / drame historique des plus intéressants, sec, effrayant et sournoisement cruel, bien moins académique que ce que l’on aurait pu craindre au départ.
Sans doute trop rigide dans la forme pour tenir de la totale réussite, mais un bel effort néanmoins, dans lequel on retrouve quelque part le même climat lourd de menace que dans l’autre réalisation cinématographique de Waris Hussein de cette année 1972, le tout aussi injustement oublié The Possession of Joel Delaney.




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